VACCINATION OBLIGATOIRE – B.Fincke, M. D., BROOKLYN, N. Y.

[Lu devant l’Union Homoeopathique, le 19 Avril, 1894. The Organon vol 14.]

[Les cas naturels de variole bovine n’étant pas fréquents, on découvrit que la vaccine pouvait être « transportée » chez les humains et être reproduite et disséminée d’humain à humain. Dans son procédé original, Jenner utilisait de la lymphe d’une pustule de vaccine développée par une employée de ferme, pour des vaccinations suivantes faites « de bras à bras ». Comme ce transfert de liquides humains provoquait son lot de complications, une manière plus sûre de produire de la vaccine fut introduite en Italie. La nouvelle méthode utilisait des vaches pour fabriquer la vaccine à l’aide d’un procédé nommé « rétrovaccination », dans lequel on inoculait le virus de la vaccine humanisé à une génisse pour le passer de veau en veau et obtenir des quantités massives. Ceci conduisit à son tour à un nouvel avatar, la « véritable vaccine animale », qui utilisait le même procédé mais en prenant au départ le virus naturel de la vaccine et non la forme humanisée.

Cette méthode de production s’avéra vite être très lucrative et de nombreux entrepreneurs saisirent l’occasion puisqu’on avait seulement besoin de veaux et de la lymphe « mère » d’une vache infectée pour fabriquer des versions brutes de vaccine. W. F. Elgin du National Vaccine Establishment présenta sa technique légèrement raffinée à la Conference of State and Provincial Boards of Health of North America.

On utilise un veau de 3 mois, attaché à une table opératoire. Des incisions sont pratiquées sur le bas de son corps, ensemencées de lymphe glycérinée provenant d’un veau préalablement inoculé. Au bout de quelques jours, les scarifications sont couvertes de croûtes, qu’on ramollit avec de l’eau stérilisée et mélangée à de la glycérine, qui les désinfecte. On les stocke dans des tubes capillaires hermétiquement fermés. A un certain moment, le virus en usage n’est plus celui de la vaccine mais un produit dérivé, qu’on peut nommer « vaccinine ». Les scientifiques n’ont pas déterminé exactement quand le changement ou la mutation est survenu, mais les effets de la vaccinine et du virus de la vache comme vaccin sont presque les mêmes.

Traduction de EB à partir d’un article de Wikipedia anglais. Avril 2016.

bernhardt-fincke

Bernhardt Fincke

La barbarie allopathique s’est saisie dans un premier temps des animaux pour les exploiter de la manière la plus ignoble qui soit, sous couvert de « science », tout en produisant ses premiers grands profits. Quelques années après, les patrons de de la houille (Carnegie) et du pétrole (Rockefeller) réalisèrent le potentiel de cette approche pour obtenir des profits toujours plus colossaux, en maltraitant la nature toujours plus avant. Un siècle plus tard, cette course folle donne toujours plus de pouvoir à une petite clique d’individus névrosés au pouvoir sans limites. Cela nous rappelle Chronos dévorant ses propres enfants : c’est au tour des humains eux-mêmes de devenir une source d’organes à transplanter.

Une médecine véritable ne saurait être autre qu’écologique, dans le sens de la prise en compte non seulement d’une intégration parfaite de l’humain avec son environnement mais aussi du plus profond respect de toute forme de vie. Quelle leçon nous donne l’homéopathie avec les expérimentations sur les volontaires humains qui font bénéficier toute la Création de ces explorations. Notre médecine ne cessera pas de susciter de la part de l’ancienne école toujours plus de haine à mesure que celle-ci touche bientôt ses limites. Mais la vraie raison du conflit ne s’explique pas seulement par une différence flagrante dans les résultats cliniques. Le problème vient de ce que tous les jours nous montrons à la face du monde que nous sommes au plus près de la Nature qui donne tout avec profusion, sans compter, et en toute gratuité.]

Lorsque Koch a mis son affaire sur le tapis, il s’est dangereusement approché de l’homéopathie, en utilisant l’isopathie pour ses expériences. Il a injecté dans le système le poison brut produit par une maladie pour guérir cette même maladie. Les homéopathes allemands n’ont pas tardé à dénoncer cette pratique, et ont forcé les allopathes à retirer leur plagiat. Ils ont ensuite montré expérimentalement par des cas cliniques, que si le produit de la maladie produit était dynamisé, il se révélait alors non pas fatal comme dans les mains de Koch, mais bien curatif.

Burnett leur a emboîté le pas en utilisant dans ses cas cliniques la 100e centésimale. Désormais, pour seule preuve médicale à l’appui de leur vaccination forcée, les allopathes ne s’appuient que sur des statistiques obscures et douteuses de ce siècle et du précédent, et sur l’affirmation péremptoire que la vaccination protège contre et atténue la variole. Mais les statistiques à notre connaissance, et celles que nous avons glanées avec les cas rencontrés tous les jours autour de nous sont claires et fiables et ne peuvent pas être contredites. Nos observations montrent que la vaccination et la revaccination n’ont pas d’influence sur la variole et qu’elles engendrent fréquemment des dommages incalculables. Le préjugé, une longue habitude du peuple, ainsi que sa crainte d’une maladie détestable sont les autres grands soutiens des « virulateurs ». Le médecin politique saute par-dessus l’obstacle à sa manière, tel un baromètre, avec l’absence de principe scientifique pour toute mesure, et des millions de moutons sautent après lui. Mais les hommes ne devraient pas être des moutons! Et les médecins ne devraient pas être des loups déguisés en brebis!

varioleMaintenant cette variole qui a ravagé l’humanité sur toute la surface du globe depuis des milliers d’années n’a certainement pas attendu le petit Commissaire de la Santé qui, en mettant en oeuvre son programme d’aide sans procédure légale, contraint le public sous prétexte d’éradication. Ils ne parviennent même pas à l’éradication dans des communautés aussi petites qu’une maison ou un refuge situé sur une île. Tous les habitants, c’est à dire quelques centaines de personnes, ont été vaccinés et re-vaccinés il y a quatre ou cinq mois et voici le résultat ! La variole se déclare et l’éradication sanitaire recommence en inoculant le poison animal non décrit dans les bras et les jambes des malheureux confinés sur leur île.[1] « L’incroyance aveugle est sûre de se tromper. »[2]

Si ces hommes qui, dans leur arrogance et leur ignorance, tentent d’imposer de force leurs mêmes mesures odieuses et despotiques sur une communauté aussi vaste et éclairée que celle qui demeure dans la république libre des Etats-Unis, si ces hommes ne méprisaient pas ce que le grand Hahnemann avait proclamé comme étant la loi immuable de l’action médicinale, et avaient adopté aussi bien ses principes scientifiques qu’humanistes comme règles dans la prévention et la guérison de la maladie, ainsi que dans la conduite d’une vie adaptée, ils jetteraient les yeux sur ces présentes divagations au service de l’ignorance et du profit avec le remords d’une âme désespérée par ses méfaits au seuil de l’autre monde.

Or, c’est un fait établi que les vieilles nations orientales ont essayé contre la variole la doctrine même que Koch a relancée contre la tuberculose, alors qu’on savait de par leur expérience que ça ne fonctionnait pas. On inoculait la lymphe même de la variole qu’on voulait prévenir et éradiquer. Mais hélas, le principe de Hahnemann, aussi vieux que le monde, était à cette époque aussi peu compris qu’actuellement, exception faite d’une toute petite minorité.

En inoculant le poison de la variole dans le corps d’une personne en bonne santé, cette personne était plus sûrement affectée que si elle était simplement exposée à des personnes malades à distance ou même par contact. Car la puissance de la force vitale nécessaire pour repousser l’infection lors de l’inoculation est insuffisante, lorsque la substance toxique brute est introduite dans le système par une brèche cutanée. Ceci n’est rien d’autre qu’une intoxication et en produit les effets légitimes, à savoir la variole sous forme de la maladie. Il en va de même avec la prophylaxie de Koch par la tuberculine, dont beaucoup sont morts d’une fin douloureuse alors qu’ils auraient survécu plus ou moins longtemps sans.

Il est très étrange de retrouver ce principe homéopathique millénaire, perçu obstinément de la même manière par la majorité de la profession homéopathique à l’heure actuelle. Ainsi va la lenteur des moulins de l’Eternel : même après la mort de Hahnemann il y a cinquante ans, et la publication de la dernière édition de son Organon, voici soixante ans, son principe Similia Similibus n’est toujours pas entendu, et encore moins accepté par nos contemporains, à l’exception d’une toute petite minorité. A l’instar des anciens Tatares et Chinois, ils reconnaissent le simile, mais pas la dose minimale qui permet au simile d’être utilisé pour l’expérimentation et la guérison. Cela explique pourquoi, probablement à quelques exceptions près, ils suivent l’exemple de ce même baromètre vaccinal, et ne sont pas si différents de la profession qu’ils abhorrent en apparence.

En aucun cas il ne leur apparaît clairement qu’à travers l’exemple de cette maladie variolique, l’acceptation partielle du principe homéopathique est incommensurablement funeste. Il est étrange aussi que ce même principe soit importé de l’Extrême-Orient vers l’Occident avec le même fanatisme et le même despotisme qu’on trouve dans les ordonnances des Conseils de Santé de l’époque. Il diffusa à toute l’Europe depuis l’Angleterre, entraînant d’indicibles souffrances et bien des morts, jusqu’à la venue de Jenner, qui, inconsciemment semble-t-il, a utilisé ce même principe homéopathique, mais en substituant le poison de la variole par celui de la vaccine.

C’était reproduire en effet la même expérience révélatrice que celle qui avait été à l’origine de l’inoculation variolique en Orient, en étant même plus proche de l’Homéopathie, parce que la pustule de la vaccine ne survient que sur le pis de la vache et ne fait que ressembler à la pustule de la variole. Mais Jenner introduit sa vaccination après que Hahnemann ait découvert la loi homéopathique dont il n’avait très probablement aucune idée à ses débuts, et pour autant qu’on sache, il ne s’en est pas soucié par la suite. Cependant, la variole bovine « brute » entraînait de tels effets secondaires qu’elle fut abandonnée au profit d’un nouveau mode d’inoculation, la variole bovine humanisée [voir note introductive].

La pustule produite par ce poison de la vaccine modifié [par repiquage interhumain] était en effet similaire à la pustule de la variole, et pourtant personne n’a songé au principe homéopathique sous-jacent. Cependant, au fil du temps, et surtout grâce à l’influence de l’école homéopathique, on s’est rendu compte que la vaccine humanisée transplantait aussi des germes[3] de maladie provenant de miasmes latents dans l’organisme des enfants vaccinés ainsi que Hahnemann l’enseigne, capables de produire toutes sortes d’affections morbides, fatales dans de nombreux cas.

Donc, ce mode de vaccination humanisé a été abandonné de la même manière, et a conduit à un nouveau mode, qui ne peut plus s’appeler vaccination, mais qui est simplement une infection, une tentative de sepsis, réalisée par l’insertion d’un virus dans une peau blessée, en vue de créer une éruption qui devrait protéger de la variole. Ce virus est fabriqué dans des écuries dédiées, où les jeunes animaux, tels que des génisses, des veaux, voire même des bœufs, taureaux et vaches laitières sont inoculés avec le virus qui tire son origine d’une vache ayant eu la maladie de la vaccine spontanément de nombreuses années auparavant, puis propagée d’un animal à l’autre sur de nombreuses générations.

C’est du moins ce qui est revendiqué par ceux qui fabriquent et vendent le virus bovin ou animal prétendument pur. En même temps, ils contestent la pureté d’autres types de virus fabriqués par des concurrents pour des raisons diverses. Personne ne sait à ce sujet quel virus peut être utilisé dans la pratique, et personne ne semble s’en soucier. Ainsi le virus de la variole a-t-il été inoculé à de jeunes bovins, ou de la graisse de cheval et cette inoculation a été répétée d’un animal à l’autre en une succession sans fin. La grande protection revendiquée par les autorités « virulatrices » à l’heure actuelle n’est donc rien d’autre que l’inoculation de cette matière de poison. Qu’il existe vraiment une quelconque similitude entre les pustules de la variole et celles produites sur les animaux, cela n’est pour le moins pas affirmé par les « virulateurs », et cette substance empêche certainement aussi peu la variole que les modes d’inoculation précédents, tout en produisant toutes sortes de pathologies, sans parler qu’elle prédispose de nombreuses personnes en période d’épidémie à être plus facilement infectée par la variole.[4]

hahnemannHahnemann lui-même ne semble pas avoir été particulièrement opposés à la vaccination, et bien qu’il la cite pour la confirmation de son principe, il n’en était pas en pâmoison pour autant. Car il a déjà mentionné (Organon, § 46) que « dans la lymphe de la vaccine inoculée, outre l’élément antivarioleux préservateur, existe la substance propagatrice d’une dermatose généralisée d’une autre nature, qui consiste en éléments acuminés (pimples) généralement petits et non suppurants, entourés d’une aréole érythémateuse, souvent parsemée de petites macules rouges et arrondies, dermatose assez souvent accompagnée d’un prurit intense », qui indique clairement un miasme psorique inhérent à la vache. Jenner savait très bien que cette lymphe de variole bovine produisait des effets trop graves et il renonça à son transfert sur des sujets humains au profit de la vaccination de bras à bras.

Maintenant, ce qui est remarquable c’est que l’inoculation des temps anciens continue à l’heure actuelle, basée, ainsi que nous venons de le voir, sur un principe homéopathique Similia Similibus à demi compris et qui ne se ramène à rien d’autre que la doctrine de l’Isopathie largement condamnée. Ainsi, aussi bien les anciens Asiatiques que les Européens modernes se ressemblent, eux-mêmes coupables de cette doctrine pernicieuse, quand, pour la protection ou la guérison d’une maladie, ils appliquent à l’individu par inoculation la substance brute produite par la maladie même. Les Chinois inoculaient la lymphe de la variole pour empêcher la contagion de la variole. Les Européens inoculaient la matière tuberculeuse pour prévenir ou guérir la tuberculose chez l’homme et les animaux. Cette pratique n’est rien d’autre que de l’isopathie pure et absolue, mais telle que le gentleman humain qui a le premier parlé d’Isopathie, le Dr Lux, n’a jamais revendiqué et pratiqué. Celui-ci désirait que les produits pathologiques soient testés et appliqués sous forme hautement dynamisée. En ce sens, il a seulement contribué à mener à bien une idée émise par Hering dès 1830 (Archiv X, 2, p 24.) : « Chaque variole, chaque maladie contagieuse contiendrait aussi en elle de quoi produire un médicament préventif ; les épidémies à peine déclarées pourraient être immédiatement étouffées, et le premier patient servirait à guérir tous les suivants. La peste et l’anthrax perdraient leurs terreurs, et quel que soit monstre de maladie que l’Est pourrait nous apporter à l’avenir, il porterait ses propres remèdes avec elle. »

Hahnemann lui-même, à la dernière page des Maladies Chroniques, approuvait l’administration de nosodes sous forme dynamisée. Cela devrait couper court à toute objection de la part de ceux qui persistent à ne pas vouloir les utiliser, fussent-ils expérimentés lege artis et donc prescrits à l’aide de symptômes guides observés, ce qui rend l’application de ces substances aussi sûre que n’importe quel autre médicament dans la Materia Medica Pura. Ces confrères fournissent un exemple curieux d’incohérence quand ils vaccinent avec un poison qui n’a pas le moindre pedigree pur[5] pour protéger de la variole. Il est impossible de dire sur quel principe scientifique ils se fondent. Tout comme dans l’école allopathique, une fois terminé le numéro de vantardise et de baratin scientifique justifiant leur point de vue, ils doivent se replier sur la bonne vieille attitude de la médecine qu’on déclare n’être pas une science exacte mais un simple savoir empirique de l’expérience. Dans ce cas, ils doivent démissionner de leur place d’homéopathes hahnemanniens puisqu’ils adoptent les insuffisances de l’école allopathique.

Hahnemann nous présente une loi naturelle universelle pour la fondation de la médecine, et en affirme le caractère d’une science exacte qui ne peut exister sans lois fondamentales bien connues. Si les scientifiques de cette branche de la science générale ne sont pas toujours en mesure de sauver la vie selon leur méthode fondée sur des lois et des principes, il ne faut pas oublier que la vie est entretenue par Dieu Tout-Puissant et lui seul, et que celle-ci n’est que supportée par les instruments de l’homme dans la mesure où des pouvoirs lui sont conférés à cette fin.

Un Conseil de Santé habilité par un gouvernement d’État comme nous le voyons pour la première fois dans cette grande république, et qui met en péril la vie, la liberté et la propriété en utilisant une loi homéopathique erronée à demi comprise, n’a rien à voir avec la grâce divine accordée aux hommes afin de devenir les instruments qui mettent en œuvre la loi bienveillante donnée au monde par Hahnemann, à savoir que les semblables sont guéris par les semblables et non par l’identique. Si donc on doit pouvoir empêcher ou prévenir une maladie comme la variole, cela ne peut se concevoir autrement que dans le cadre de cette même loi, c’est à dire que le simillimum doit être administré sous une forme hautement dynamisée, ce simillimum ne pouvant être rien d’autre que la lymphe de la variole elle-même en haute dynamisation.

vaccinIl n’y a pas besoin de forcer toute la création à se faire inoculer un poison ou un autre. La notion matérialiste qui a pris possession de l’esprit allopathique de génération en génération les pousse à injecter ou inoculer l’agent médicamenteux par une brèche cutanée avec la pénétration par force des fines terminaisons nerveuses, des vaisseaux sanguins et des autres constituants du derme. De plus d’une façon, cela représente une paupertatis testimonium [6] pour l’ancienne école. Pour les allopathes, il reste encore à découvrir que :

  • réside dans chaque substance une force médicinale capable d’exprimer sa propre influence sur l’organisme vivant, et qui ne peut pas être pas être confondue avec les seules forces physiques et chimiques contenues simultanément dans celle-ci ;
  • et cette force médicamenteuse peut être obtenue à partir de la substance brute grâce au procédé de la dynamisation afin qu’ensuite une application sur la langue pénètre dans l’organisme tout entier selon sa qualité.[7]

Ils imitent le chien enragé, le serpent, le monstre de Gila, qui doivent tous mordre afin d’instiller leur poison dans l’organisme —c’est à dire se répandre dans ses parties les plus vitales. Le poison et le scalpel font la fierté de l’école allopathique qui dépasse dans cette branche les sommets que personne n’avait atteint dans les siècles précédents. C’est le contraste dans leurs traitements qui en témoigne le mieux : l’empoisonnement est encore la règle, leur posologie se résume au maximum supportable pour ne pas mettre la vie en danger, et avec encore trop souvent l’effet inverse pour résultat.

« Le cœur a lâché, » hélas ! trop souvent à cause des effets des palliatifs prescrits pour atténuer la douleur ou induire le sommeil. Ce genre d’administration de poisons par inoculation en vue de la prévention ou du traitement représente une humiliation pour une nation civilisée à la fin de ce siècle, et dégrade les gens libres de ce pays dans un nouvel esclavage pire que tout ce qui a déjà existé. Plus personne ne sera libre si le Conseil de la Santé, par la force d’une loi inconstitutionnelle, peut se saisir de votre personne sous peine de déchéance de votre vie, de votre liberté ou de votre propriété, dans le but vous inoculer un poison qu’aucune personne sensée ne saurait approuver. Vous devez être vacciné afin qu’une personne 6 km plus loin soit exempte du danger de contagion de la variole. Il est étrange que la profession allopathique qui a toujours ridiculisé l’infinitésimal en vertu du principe de l’impossibilité, oblige maintenant tout le monde à se soumettre à son autorité sanctionnée par la loi sur l’argument de la possibilité.

Est-ce que la profession allopathique est devenue folle pour réclamer un tel pouvoir extravagant sur une nation civilisée ? Est-ce que le vieil adage « Celui que les dieux veulent détruire, ils le rendent d’abord fou » est devenu réalité?[8]

Si l’on ne s’y oppose pas à temps, la vaccination obligatoire aura pour conséquence d’écraser les privilèges et les droits non seulement de tous les citoyens, tout aussi bien que ceux d’un médecin formé dans les règles et autorisé à pratiquer ; ce sera la perte de l’homéopathie. Ici le slogan si souvent cité relatif à « la liberté d’opinion et d’action médicale » trouve sa place pour la majorité de notre profession en vue de la défendre contre l’empiétement de la profession allopathique par l’action de ses médecins politiques.

Le temps me manque pour souligner le danger à tous ces gens dont la crainte naturelle de la contagion et l’infection est maintenant mise à profit pour rogner et détruire complètement les droits naturels inaliénables de la Déclaration d’Indépendance et la Constitution des États-Unis.

Pour le moment, il suffirait de trouver les moyens d’abroger la loi inconstitutionnelle de la vaccination obligatoire dès que possible, et de veiller à ce qu’elle ne se glisse pas dans la nouvelle Constitution de l’État de New York lors de la convention qui se tiendra bientôt.

BROOKLYN, le 19 Avril, 1894.

 

[1] « Les campagnes d’éradication reposant entièrement ou essentiellement sur la vaccination de masse furent couronnées de succès dans quelques pays mais échouèrent dans la plupart des cas ». Rapport officiel OMS 1980.

[2] « Blind unbelief is sure to err and scan his work in vain ». William Cowper ; God moves in a mysterious way ; 1774 ; in 1006 Hymns.

[3] Le mot « germe » est ici à prendre au double sens de contamination microbienne ou virale tout autant que dynamique, c’est à dire d’un potentiel énergétique, susceptible par la suite de se développer en maladie chronique avérée.

[4] En 1905, les États-Unis prirent possession des îles Féroe. Avant la prise par ceux-ci, le taux de mortalité par la variole était de 10%. Entre 1905 et 1906, à la suite de campagne massive de vaccination, une épidémie fit mourir 25% des habitants. Entre 1918 et 1920, aux Philippines, l’armée américaine obligea 95 % de la population à se faire vacciner contre la variole. Il y eut une terrible épidémie avec 60.000 morts, emportant 54 % de la population. La capitale Manille – dont la population avait été vaccinée en presque totalité – fut la plus touchée (65,3%). Pendant le même temps, les habitants de l’île de Mindanao – dont la population avait refusé de se faire vacciner – furent touchés de la variole dans seulement 11,4 %, soit sensiblement le même taux de mortalité observé avant l’entrée des Etats-Unis. Fernand DELARUE, L’intoxication vaccinale, éd. LE SEUIL, 1977.

[5] Raffinement suprême dans la tournure employée par Fincke, ce qui lui permet de faire d’une pierre deux coups. Il dénonce l’inoculation de produits de composition et de provenance inconnues…

[6] Littéralement « une attestation de pauvreté », par extension la preuve même du déshonneur de la personne qui porte cette marque infâmante.

[7] La déclaration de Fincke pourrait être longuement développée, ce qui dépasserait le cadre de l’article. Je me contente de rappeler Organon 269.— Le système de médecine homéopathique développe pour son usage spécial un procédé tout à fait inédit et qui n’avait jamais été expérimenté jusqu’alors, qui dégage et libère les vertus médicinales immatérielles inhérentes aux substances brutes. Par ce moyen seulement, celles-ci acquièrent des vertus médicinales et une efficacité incommensurablement pénétrantes, même celles qui à l’état brut ne donnent pas le moindre signe d’action médicinale sur le corps humain.

Cette transformation remarquable des qualités des corps de la nature développe les puissances latentes dynamiques, jusqu’à maintenant passées inaperçues, comme si elles étaient recelées dormantes dans un état potentiel, mais capables d’influencer la force vitale, et de modifier le bien-être de la vie animale. Ce processus est dénommé dynamisation, « potentialisation » (développement de la puissance médicinale) et ses produits sont des dynamisations ou puissances obtenues à différents degrés.

[8] Puisque nous latinisons : quos vult Jupiter perdere, dementat primum.

Tags: , ,

3 réponses à “VACCINATION OBLIGATOIRE” Subscribe

  1. Jihem 26/04/2016 at 07:43 #

    magnifique article Ô combien d’actualité.
    Il y a dans la nature humaine une propension certaine à se laisser contraindre par la gravité (au sens de force qui nous attire vers le bas). Pourtant cette force peut être aussi dirigée vers le haut, grâce à la connaissance et non au savoir. Mais cette connaissance demande un effort. La langue des oiseaux, des troubadours donnent un nouveau sens aux mots utilisés. je dis souvent en cours, les « mots dits » s’habillent de non-dit. Ainsi en va-t-il du mot SANTÉ. Santé s’entend sans T. Et que devient santé sans T ? SANE !
    Ce mot est le vocatif de « sanus » qui signifie donc SOIS SAIN!

    Injonction à bien vivre en harmonie avec ce qui nous entoure, avec ce que nous mangeons, avec les autres. C’est en cela que l’homéopathie, l’acupuncture prennent leur sens et force. Dans l’accompagnement à l’élévation de notre conscience. De passer du monde du clinquant , à celui de brillant puis au rayonnement.

    Cette injonction c’est aussi le devoir de chacun de se prendre en main. L’infantilisation médicale, politique, et autres est la pire chose qui nous soit arrivée. Maintenus dans un carcan de peurs et d’incertitudes par des slogans et films qui les nourrissent, nous n’osons plus bouger. SAPERE AUDE s’écrie Horace. Ose savoir !
    Quel beau chemin alors s’ouvre à nous si nous osons devenir sains.

  2. Ovicar 26/04/2016 at 10:06 #

    La pertinence de point de vue d’un homéopathe éclairé, qui voit et est à même de décrire les choses pour ce qu’elles sont, en honnêteté de conscience.
    Merci pour la traduction, synthèse remarquable sur le sujet.

  3. JO and GIL 03/05/2016 at 13:11 #

    Pour compléter Jihem, la seule chose que l’on appelle SANTÉ en France c’est la prison à Paris. Pour ce qui est de notre sécurité sociale, elle, est faite d’une assurance MALADIE ! Chercher l’erreur !

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.