Samuel Hahnemann : biographie et sources – Publication du Docteur Bruno LABORIER

Henriette Küchler Henriette Küchler

SAMUEL HAHNEMANN :

biographie sommaire ; devenir de ses écrits

Introduction :

 

Samuel Hahnemann avait certainement une personnalité complexe et riche. La biographie sommaire présentée était ici seulement destinée à donner des points de repères pour les exposés suivants. Le devenir de ses écrits, en particulier tardifs, expliquait l’ignorance de la pratique tardive de Samuel Hahnemann pour une grande partie du monde médical.

 

 

1.     BIOGRAPHIE SOMMAIRE DE SAMUEL HAHNEMANN :

hahnemann

Samuel Hahnemann

 

Documents utilisés :

 

Samuel Hahnemann, sein Leben und Schaffen (R. Haehl) (1); Gesammelte kleine Schriften (Samuel Hahnemann) (2); lettres entre Mélanie et Samuel Hahnemann (Institut für Geschichte der Medizin, Stuttgart) (3).

Samuel Hahnemann naquit en 1755 à Meissen, en Saxe.

A l’age de 20 ans, il partit à Leipzig à l’Université, comme étudiant en médecine. Après un an d’études à Leipzig, il partit pour Vienne où  il put satisfaire son désir d’expérience pratique. Le Docteur Quarin lui apprit toutes les compétences importantes de la pratique médicale d’alors.

Hahnemann obtint le diplôme de Docteur en médecine en 1779.

Henriette Küchler

Henriette Küchler

En 1781, il s’installa à Gommern. Il rencontra et tomba amoureux d’Henriette Küchler qu’il épousa en 1782. Ils eurent ensemble 11 enfants.

 

De plus en plus malheureux avec son métier, il devint, par la force des choses, un écrivain et un rédacteur.

Lettre de 1790 : « Je ne peux plus compter sur les revenus de ma pratique médicale. Cela, je le sais après 14 années d’expérience.» (1)

1808 : lettre à un médecin de haut rang ( Dr Hufeland) : « Je me fis un cas de conscience de traiter mes frères souffrants d’états de maladie inconnus avec ces remèdes inconnus, qui en leur qualité de substances très actives, peuvent, quand ils ne sont pas exactement adaptés …. faire passer de la vie à la mort, ou amener des peines nouvelles et des maux chroniques qui sont souvent plus difficiles à éloigner que la maladie primitive. Devenir ainsi un meurtrier ou une personne aggravant la vie de mes frères humains était pour moi la pensée la plus effrayante, si effrayante et perturbatrice pour moi, que j’abandonnai complètement la pratique médicale dans les premières années de mon mariage, et je ne soignai médicalement presque plus personne pour ne plus nuire, et … je m’occupai simplement avec la chimie et le métier d’écrivain. » (2)

 

 

Les publications les plus importantes que j’ai étudiées avant l’Organon, dont la première édition parut en 1810, furent par ordre chronologique : Instructions pour les chirurgiens concernant les maladies vénériennes (1789) ; l’ami de la santé (1792-1795) ; essai sur un nouveau principe… (1796) ; les obstacles à la simplicité et à la certitude de la médecine praticienne sont-ils insurmontables (1797) ;  sur les effets du café (1803) ; Esculape dans la balance (1805) ; la médecine de l’expérience (1806), lettre à un médecin de haut rang (1808).

Les trois publications majeures d’Hahnemann furent :

–       l’Organon, qui connut cinq éditions successives du vivant d’Hahnemann, et une sixième édition posthume.

–       La Matière médicale pure publiée entre 1811 et 1830.

–       Les maladies chroniques publiées entre 1825 et 1839.

 

Hahnemann commença à mettre en pratique ses principes d’homéopathie à partir de 1796, et à pratiquer l’homéopathie vers 1799. A partir de cette date, il garda toutes ses observations dans ses livres de cas, les journaux de malades.

En 1820, sur plainte des pharmaciens, Hahnemann fut jugé coupable d’exercice illégal de la pharmacie par la Cour de justice de Leipzig. En 1821, Hahnemann s’installa à Köthen où le duc d’Anhalt lui offrit le titre de médecin privé de la cour Ducale, de conseiller Aulique, ainsi que le droit de fabriquer lui-même ses médicaments.

Voici un extrait de l’introduction du sixième volume de la Matière médicale pure (1821) :

« Les substances médicinales ne sont pas des substances mortes au sens commun, au contraire, leur véritable essence est seulement spirituellement dynamique, est une pure énergie. » (2)

Voici un extrait de l’introduction d’un article publié en 1825 : « … les dilutions homéopathiques sont si petites … qu’elles se révèlent par l’expérience beaucoup plus que de véritables élévations de leur pouvoir médicinal, mais comme de véritables spiritualisations de la puissance dynamique inhérente, de véritables révélations et vivification dignes d’étonnement de leur esprit médicinal. »

En 1830, Henriette Hahnemann mourut. Hahnemann continua à vivre à Köthen avec deux de ses filles.

diapo20En octobre 1834, Marie-Mélanie d’Hervilly-Gohier arriva à Köthen pour consulter Hahnemann.

Née en 1800, d’une famille noble, elle quitta sa famille à l’âge de 15 ans, pour aller en pension chez un professeur de peinture. Elle devint peintre à l’âge adulte et put vivre de sa peinture. Elle eut du succès en temps qu’artiste, poète, femme élégante et femme d’esprit. Puis Mélanie tomba malade ce qui l’empêcha de travailler pendant deux ou trois ans.

Elle se procura  alors une traduction française de l’Organon, et la lecture de cet ouvrage la décida à partir pour Köthen.

Rapidement, une liaison sentimentale se produisit entre Samuel et Mélanie. Des lettres échangées en français entre eux et recueillies à l’Institut pour l’histoire de la Médecine de Stuttgart permirent de se faire une idée de cette liaison.

1/10/1834, première lettre. Mélanie : « Croyez en votre sentiment intime qui vous a fait m’ouvrir les bras avec cette pure tendresse que je mérite et que personne n’a le droit de vouloir me ravir… Je mets ma volonté entre vos mains…A vous pour toujours. » (3)

6/11/1834, deuxième lettre. Samuel : « Je n’ai jamais rien tant aimé que vous et nous nous aimerons jusque dans l’éternité… Dieu vous a envoyé à moi pour mon bonheur… Sans vous, je ne puis plus vivre, restez toujours avec moi, il faut que nous soyons époux. »

Mélanie : « Quand vous m’avez dit : vous en repentez-vous ? et que je vous ai répondu : Jamais quoiqu’il en puisse arriver, ce que vous avez répété vous-même …Quoiqu’il puisse nous arriver maintenant, vous êtes pour toujours l’époux de ma pensée, nul autre homme ne portera jamais une main profane sur moi. Nulle autre bouche que la votre ne baisera ma bouche. Je vous donne ma foi – et je vous jure amour et fidélité éternelle. » (3)

Troisième lettre (sans date). Mélanie : « Je dois demander le dévouement et la fermeté que je vous donne – je ne puis plus vous pardonner d’être faible si vous l’êtes encore… Dieu vous a envoyé aussi l’idée de l’homéopathie, mais il a laissé à vos efforts d’en tirer parti … Interprétez ceci à mon égard. » (3)

 

Cinquième lettre (sans date). Mélanie : « Vos paroles d’amour sont tombées sur mon cœur, elles s’y sont enfoncées, s’en sont emparées, et maintenant elles en forment toute la substance…Je suis appelée par le ciel pour rendre heureuses vos dernières années… Je vous adore de plus en plus et ne puis plus vivre que pour vous et avec vous. » (4)

Neuvième lettre (sans date) Mélanie : « La plus grande de mes gloires, la plus chère de mes pensées est d’avoir obtenu votre estime, votre amour, par moi-même, toute seule, par ma propre valeur. » (3)

27/11/1834, onzième lettre. Mélanie : « J’éprouve une tendresse inexprimable qui m’inspire un dévouement vraiment fabuleux qui met toutes les nobles facultés de mon âme en ébullition et l’exalte…une immense sympathie nous a unis au premier abord, nous nous cherchions et nous nous sommes trouvés, nous nous sommes aimés presque sans nous connaître…»

« Avez-vous toujours réellement le désir, la volonté de vous unir à moi ? »

« Vous pourriez bien, ce me semble … m’écrire un mot de tendresse, un mot seulement pour rassurer, consoler mon âme troublée et inquiète. »

Samuel : « Moi, je serai le même que je fus jusqu’ici, éternellement. Je vous aime tant que je n’aimai jamais durant ma vie. C’est le fait incontestable. Je désire si ardemment que vous-même de m’unir avec vous et me lier en mariage si tôt possible… En attendant, je me dois conduire comme vous avez désiré, froid en apparence, dissimulant, quoique cela me fasse beaucoup de peine, de contrainte ! » (3)

3/12/1834, treizième lettre. Mélanie : « Il faut que notre union passe pour … l’association de deux êtres raisonnables et qui se conviennent intellectuellement… Il faut que l’on croie que c’est l’union platonique d’un père avec sa fille, je le veux absolument. »

« Si, quand notre porte sera fermée, l’amour entre chez nous par le trou de la serrure, nous lui dirons tout bas = soyez le bienvenu = mais tout bas pour que personne n’entende = que si même l’amour nous donnait un enfant, qui certainement serait le bienvenu, plus tard … quand on aura le temps de me connaître, de voir mes soins, ma tendresse et mon dévouement pour vous, paraîtra une chose toute naturelle. » (3)

 

Quinzième lettre (sans date). Samuel : « Le dernier sacrifice qu’il sera nécessaire de faire pour notre union, est d’apprendre par cœur la confession de foi protestante luthérienne pour suivre le même culte que moi.

Mais vous savez comme moi-même que les cultes sont des habits qu’on met ou dépose – seulement pour s’accommoder aux préjugés du monde. » (3)

10/12/1834, dix-septième lettre. Mélanie : « Notre union doit paraître ce qu’elle sera en effet pure, chaste et raisonnable. Je vous sacrifie … tout ce que j’ai à sacrifier, ne pouvez pas en retour me faire le sacrifice de reprendre vos droits paternels méconnus, avilis, méprisés jusqu’à présent ! Oui je puis tout faire pour vous, mais non pas vous sacrifier mes principes ! Mes principes sont le sang de mon âme…Mes principes me défendent de permettre que l’homme que j’épouse demande à ses filles la permission de m’épouser. (3)

20/12/1834, dix-neuvième lettre. Mélanie : « Vous avez fait de mon cœur un foyer de passion inconcevable. N’est ce pas une de vos gloires d’avoir inspiré un pareil amour à qui en est digne ?… Ces écrits sont notre seul moyen de communication puisque la parole même nous est interdite. » (4)

 

28/12/1834, vingt-deuxième lettre. Mélanie :

« A vous !

Entre nous jamais de mystères ;

De nos secrets que nos deux cœurs

Soient ensemble dépositaires ;

Votre âme et la mienne sont sœurs

Que l’une à l’autre soit unie

Comme en un vase d’or se mêle la liqueur

Comme l’air dans les cieux se joint à la vapeur

Comme les sons divers produisent l’harmonie

Et les tons différents une même couleur :

Et que plus tard après la vie

L’une à l’autre toujours unie

Elles fassent d’aimer leur éternel bonheur. »

Samuel : « Mille grâces à Vous ! » (3)

 

30/12/1834, vingt-troisième lettre. Mélanie : « Nous sommes et nous serons encore pendant quelque temps, privés d’un grand bonheur – c’est celui de jouir mutuellement de ces nombreuses et insaisissables délicatesses et finesses de langage entre deux être spirituels et qui ont de singuliers rapports de sympathie. »

31/12/1834 Mélanie : « Demain, premier jour de l’an, je vous embrasse ! »

« Vous m’avez dit au commencement de notre connaissance : « jamais je n’ai été aimé comme cela ! » ah ! vous avez bien raison – mais aussi vous me devez pareille tendresse –

amour et bonheur à nous deux pour l’année qui va commencer. » (3)

Vingt-quatrième lettre (sans date). Mélanie : « Je veux que vous couchiez chez moi toutes les nuits…

Je n’habiterai jamais votre maison actuelle … Si votre faiblesse paternelle était capable dans cette circonstance de vouloir sacrifier mon repos au caprice et aux exigences mal fondées de vos filles, je quitterais Coethen !!! »

« Je vous prédis que quand vous aurez passé huit jours avec moi, vous ne pourrez plus me quitter une seule minute.» (3)

Le 18 janvier 1835, Mélanie d’Hervilly-Gohier se maria avec Samuel Hahnemann à Köthen.

Le couple partit de Köthen le 7 juin 1835; il arriva à Paris le 27 juin 1835.

En août 1835, Hahnemann obtint l’autorisation d’exercer l’homéopathie à Paris. La pratique parisienne de Samuel fut en grande partie partagée avec Mélanie. Leur clientèle apparut très importante, peut-être plus importante qu’elle ne le fut jamais auparavant pour Samuel, d’après les rapports des journaux de malades.

Samuel Hahnemann mourut le 2 juillet 1843. Mélanie obtint l’autorisation de garder le corps de son défunt mari jusqu’au 11 juillet où eut lieu son enterrement. Il n’y eut pas de service funéraire, aucune annonce publique de la mort de Samuel Hahnemann, juste un simple enterrement au cimetière de Montmartre. On fit inscrire sur sa tombe, selon les volontés du défunt: non inutilis vixi, c’est à dire : je n’ai pas vécu en vain.

 

2.     DEVENIR DES ECRITS DE SAMUEL HAHNEMANN :

 

diapo17La Matière médicale pure dans ses trois éditions, et les Maladies chroniques dans leurs deux éditions furent publiées du vivant d’Hahnemann, et par conséquent connues de ses contemporains puis des générations suivantes. Les Maladies chroniques comportent une partie sur les bases théoriques des Maladies chroniques et une partie de Matière médicale des remèdes homéopsoriques.

La première édition des Maladies chroniques était tombée dans l’oubli ; il était difficile de comparer les symptômes des remèdes dans les différentes publications d’Hahnemann. Grace au travail soigneux et exhaustif des historiens allemands, cette comparaison a été rendue facile ; un ouvrage a comparé tous les changements survenus entre la première et la deuxième édition des bases théoriques des Maladies chroniques en un coup d’œil (4) ; un ouvrage en trois volumes appelé Matière médicale rassemblée de Hahnemann (5) a reproduit tous les symptômes des remèdes de toutes les publications de Samuel Hahnemann ; chaque symptôme a été rapporté à sa publication ; enfin une présentation des Matières médicales par chapitres a rendu leur lecture plus agréable.

La Matière médicale pure et les Maladies chroniques restent pour moi des ouvrages de référence qui méritent d’être encore approfondis.

La sixième édition originale de l’Organon, les journaux de malades de Samuel Hahnemann, et ses écrits mineurs connurent des destinées plus compliquées qui méritaient d’être connues.

 

Histoire de la sixième édition de l’Organon : (6)

Hahnemann publia cinq éditions de l’Organon de son vivant entre 1810 et 1833. Il termina la sixième édition en 1842, mais ne put la publier.

Après la mort d’Hahnemann en 1843, Mélanie Hahnemann conserva le manuscrit. Pendant la guerre de 1870, tous les travaux d’Hahnemann (sixième édition de l’Organon et journaux de malades) partirent pour Darup en Westphalie. Ce fut la famille de Bönninghausen qui reçut ces documents et les conserva.

En 1920, Richard Haehl, avec l’aide financière de William Boericke et James W. Ward, acheta les documents d’Hahnemann à la famille Bönninghausen. Ils contenaient le manuscrit original de la sixième édition de l’Organon et une copie manuscrite de celui-ci. Haehl envoya immédiatement l’original à New York à William Boericke. Celui-ci ne put le publier et le manuscrit original a finalement été conservé à l’Université de Californie à San Francisco, dans les collections spéciales de la librairie UCSF, ouvertes au public.

Jusqu’en 1992, toutes les éditions allemandes puis françaises de la sixième édition de l’Organon furent basées sur l’édition de Haehl, écrite à partir d’une copie de l’original.

Joseph M. Schmidt  travailla dix-huit mois sur le manuscrit original  de la sixième édition pour présenter en 1992 une édition complète du texte original. Tous les ajouts manuscrits de la cinquième édition furent notés en italique. Toutes les ratures et corrections du texte de la cinquième édition furent indexées en notes.

 

En 2001, fut publié en Allemagne : Organon Synopse (7) qui reprend les cinq premières éditions de l’Organon et la sixième édition publiée par J.M. Schmidt, côte à côte sur des doubles pages.

L’Organon représente pour moi un ouvrage d’une importance fondamentale, dont le contenu reste un sujet de réflexion et de recherche.

 

 

Histoire des journaux de malades de Samuel Hahnemann :

 

Depuis 1800-1801, Hahnemann conserva toutes ses observations médicales manuscrites dans des livres : les journaux de malades. Quand Hahnemann arriva à Paris, il récupéra tous ses journaux de malades allemands, et reprit ses observations sur de nouveaux livres. Les journaux de malades de la période parisienne de Samuel Hahnemann furent rédigés principalement en français par Samuel et Mélanie, rarement en allemand par Samuel,  avec des observations exclusives de l’une ou de l’autre ; ils s’échelonnaient entre 1835 et 1843 pour Samuel Hahnemann.

Après la mort de Samuel Hahnemann, Mélanie poursuivit seule, par sa pratique personnelle, la rédaction des journaux de malades. Elle conserva tous les journaux de Samuel sans les faire publier.

En 1870, les journaux de malades furent transférés à Darup en Westphalie. La famille Bönninghausen reçut et conserva ces documents dans sa propriété.

En 1920, Richard Haehl, avec l’aide financière de William Boericke et James W. Ward acheta les documents d’Hahnemann à la famille Bönninghausen.

En 1926, Robert Bosch acheta l’importante collection de Richard Haehl qu’il offrit à l’hôpital homéopathique de Stuttgart.

Les documents d’Hahnemann furent cachés pendant la deuxième guerre mondiale puis ramenés à la fin de la guerre à l’hôpital Robert Bosch.

Le premier volume de la série allemande et le premier volume de la série française des journaux de malades de Samuel Hahnemann ont disparus.

En 1956, Heinz Henne se vit confier, en plus de ses responsabilités médicales, la direction des « archives Hahnemann ». Il publia les deuxième, troisième, et quatrième volumes des journaux de malades d’Hahnemann au début des années 1960.

En 1980, fut crée l’institut pour l’histoire de la médecine de la fondation Robert Bosch.

 

Les journaux de malades d’Hahnemann furent disponibles sur microfiches à partir des années 1980, et je fis l’acquisition des microfiches de la série française en 1990.

Voici les journaux de malades publiés par l’Institut pour l’Histoire de la Médecine de la fondation Robert Bosch (Institut für Geschichte der Medizin der Robert Bosch Stiftung) en juin 2011 (8) :

Période allemande : Volumes deux (1801-1802) trois (1802) quatre (1802-1803) cinq (1803-1806) six (1806-1807), seize (1817-18), vingt-deux (1821), trente-quatre (1830), trente-huit (1833-35) ; volumes publiés en allemand chez K.F. Haug, Heidelberg. Les volumes deux, trois et quatre, publiés dans les années soixante, ont été repris pour les publier dans les années 90 avec une présentation homogène pour tous les journaux de malades.

Période française : deuxième (1836-42) et cinquième (1837-42) volumes publiés en allemand et en français chez K.F. Haug, Heidelberg.

Histoire des écrits mineurs de Samuel Hahnemann :

 

Les écrits majeurs de Samuel Hahnemann furent l’Organon, la Matière médicale pure, et les Maladies chroniques.

Les écrits mineurs furent édités du vivant d’Hahnemann dans différentes revues (le journal de Hufeland par exemple) ou par différents éditeurs suivant l’importance des publications. Ils ont été conservés dans certaines bibliothèques médicales (dont l’Institut pour l’Histoire de la Médecine de Stuttgart)  où ils peuvent être consultés et/ou photocopiés.

Le Dr Stapf, ami et disciple d’Hahnemann publia en 1830 en allemand : petits écrits médicaux de Samuel Hahnemann ; cette publication fut rééditée en allemand gothique par K.F. Haug à Heidelberg au vingtième siècle mais ne fut plus disponible à partir de 1995 (épuisement du stock et non réédition).

Le Dr Dudgeon publia en anglais en 1850 : les écrits mineurs de Samuel Hahnemann (3), plus complet que le précédent. Cet ouvrage fut réédité au vingtième siècle en Inde par l’éditeur Jain de New Delhi, et reste disponible.

En novembre 2001, furent publiés en Allemagne : les petits écrits rassemblés de Samuel Hahnemann (2).

Avec ces publications et la bibliothèque de l’Institut pour l’Histoire de la Médecine de Stuttgart, le monde médical  peut enfin avoir accès  à l’ensemble des écrits dits mineurs de Samuel Hahnemann.

CONCLUSION GENERALE ET PROVISOIRE :

 

La biographie de Samuel Hahnemann ne pouvait être que sommaire. Pour plus de détails, le lecteur peut toujours se reporter à l’ouvrage de Richard Haehl (1). Il m’a semblé intéressant de publier des extraits de lettres entre Samuel et Mélanie Hahnemann (4), non explorées par Haehl, et archivées à l’Institut pour l’Histoire de la Médecine de Stuttgart.

Le devenir des écrits de Samuel Hahnemann a permis de découvrir combien son œuvre était encore mal connue. La publication de la sixième édition de l’Organon en 1992, la publication d’une partie des journaux de malades, la publication des écrits mineurs d’Hahnemann, la synopse des éditions de l’Organon, et la publication exhaustive et comparée de la Matière médicale et des Maladies chroniques, nous ouvrent la pleine exploration de son œuvre depuis peu de temps. Beaucoup de travail sur l’œuvre d’Hahnemann reste encore à faire.

Remerciements

 

Merci à mon ami Martin Dinges de l’Institut pour l’Histoire de la Médecine de Stuttgart pour la lecture critique de ce texte.

 

 

REFERENCES

 

1.Haehl R. Samuel Hahnemann : sein Leben und sein Schaffen. Leipzig: Dr W. Schwabe, 1922: II,25.

2.  Hahnemann Samuel: gesammelte kleine Schriften; herausgegeben von Joseph M. Schmidt  und Daniel Kaiser. Heidelberg: Haug, 2001: 491.

3.  Institut für Geschichte der Medizin der Robert Bosch Stiftung, Stuttgart. Archiv, Bestand: M447, M448, M449, M451, M453, M454, M456, M458, M460, M462, M465, M466, M467.

4.  Hahnemann Samuel: die chronischen Krankheiten: theoretische Grundlagen; bearbeitet von M. Wischner. Stuttgart: Haug, 2006.

5.  Hahnemann Samuel: gesamte Arzneimittellehre; herausgegeben von C. Lucae und M. Wischner. Stuttgart: Haug, 2007.

6.  Schmidt Josef M. History and relevance of the sixth edition of the Organon of Medicine. British Homeopathic Journal 1994; 83: 42-48.

7.  Organon-Synopse: die 6 Auflagen von 1810-1842 im Überblick; bearbeitet und herausgegeben von Bernhard Luft und Matthias Wischner. Heidelberg: Haug, 2001.

8.  Institut für Geschichte der Medizin der Robert Bosch Stiftung, Stuttgart. Site Internet: <igm.bosch.de>

 

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