Recettes « homéopathiques » anti-grippales

Cher Pierre Andrillon

Je viens de recevoir votre dernier numéro de Vous et votre Santé, qui contient plusieurs articles qui me feraient volontiers réagir. Pour être bref, je me contenterai de commenter uniquement celui qui me fait le plus bondir, à savoir ce que j’appelle la « recette » proposée par le Dr. Gardénal supposément en vue « d’éviter les maux d’hiver ».

tubes-homeopathie-envracLa prescription :

Streptococcinum 15 CH

Staphylococcinum 15 CH

Influenzinum 15 CH (la souche de cette année contient H1N1)

• Sérum de Yersin 15 CH

• Aviaire 30 CH

10 granules en alternant le dimanche d’octobre à fin avril.

C’est-à-dire, par exemple, 10 granules de Streptococcinum 15 CH le premier dimanche, puis 10 granules de Staphylococcinum 15 CH le deuxième dimanche, puis 10 granules d’Influenzinum 15 CH le troisième dimanche, ensuite 10 granules de Streptococcinum 15 CH le quatrième dimanche, etc.

Pour ceux qui sont fragiles des bronches ou de la sphère ORL, en complément et pour renforcer les défenses immunitaires, on peut ajouter :

• du cuivre ou du cuivre-or-argent en oligo-éléments

• échinéa (les préparations à base d’échinéa renforceraient les défenses du système immunitaire)

• eucalyptus (l’eucalyptus est un puissant antiseptique des voies respiratoires)

Je n’ai rien de personnel à l’encontre du Dr. Gardénal, mais c’est ici l’occasion de tordre le cou à ces pratiques qui ridiculisent et dénaturent l’homéopathie, car jamais les résultats ne seront au rendez-vous si l’on viole les principes élémentaires de la prescription.

On peut se demander en effet ce que les homéopathes ont de mieux à proposer que la vieille médecine ? Est-ce que le changement se borne à ingurgiter des petites boules de sucre au lieu de diverses dragées roses ? A prescrire des noms bizarres en latin au lieu de dénominations modernes ?

Sur quelles bases choisir un médicament ? En fonction de la mode, de la longueur de la jupe de la représentante du laboratoire, ou du bel ordinateur qui vous sera octroyé au bout de n prescriptions ? Selon « notre expérience personnelle » ? Mais que vaut-elle sachant qu’un aveugle peut errer toute sa vie en ayant tourné en rond ?

En ce qui nous concerne, il me semble utile de rappeler que tous ceux qui se réclament de l’homéopathie devraient pour commencer avoir l’humilité d’étudier les découvertes de Hahnemann. C’est dans 6 éditions successives de l’Organon que le Fondateur décrit en détail les principes qui permettent d’appliquer avec succès l’homéopathie que ce soit dans les affections aiguës que chroniques.

Le sujet qui nous occupe ici concerne le traitement des maladies épidémiques qui ont établi depuis deux siècles la réputation de l’homéopathie lorsqu’il s’agissait de sauver les patients atteints de choléra, de fièvre jaune, de typhoïde, de scarlatine, de pneumonies. Toutes les statistiques du passé montrent une très faible mortalité du traitement homéopathique (1 à 3%) là où en moyenne on perdait 1 patient sur trois.

Comment appliquer l’homéopathie dans les épidémies ? Hahnemann nous répond au §100 et suivants :

100. — L’idée que telle épidémie ou telle maladie sporadique ait déjà existé ou non sous une dénomination quelconque, n’influence en rien le médecin dans sa recherche des remèdes répondant à une maladie infectieuse régnante.

La manière d’étudier et celle de traiter de telles maladies restera toujours la même, quelque nouvelle ou singulière qu’ait pu être n’importe quelle épidémie précédente. En fait, on doit toujours regarder l’image caractéristique de chaque maladie régnante comme une chose nouvelle ou inconnue, et l’étudier à fond, l’étudier pour elle-même, si l’on veut être véritablement médecin.

Etre un praticien consciencieux et scrupuleux de l’Art de guérir, c’est ne jamais substituer l’hypothèse à l’observation; c’est n’admettre comme connu, soit en totalité soit même seulement en partie, un cas donné de maladie dont le traitement nous a été confié, qu’après en avoir scruté avec soin toutes les manifestations.

Cette conduite est d’autant plus nécessaire ici que toute épidémie régnante est, à bien des égards, un phénomène d’espèce particulière, qui, lorsqu’on l’examine avec attention, se trouve différer beaucoup de toutes les épidémies antérieures auxquelles on avait à tort imposé le même nom. Il faut cependant en excepter les épidémies dont l’agent infectieux reste identique, comme la variole, la rougeole, etc…

101. — Le médecin qui traite pour la première fois un cas épidémique, peut ne pas trouver sur le champ l’image parfaite de l’épidémie régnante, attendu qu’on n’arrive à bien connaître la totalité des symptômes objectifs et subjectifs de ces maladies collectives qu’après en avoir observé plusieurs cas.

Cependant, un praticien exercé et consciencieux pourra souvent dès le premier ou le second malade s’approcher tellement du véritable état de chose, qu’il en concevra sans retard la physionomie caractéristique, et que, très rapidement il aura le moyen de déterminer le remède homœopathique convenable et approprié pour combattre l’épidémie.

102.— Les personnes atteintes par l’épidémie régnante souffrent toutes, il est vrai, d’une maladie provenant de la même source et par conséquent semblable. Mais les caractères du génie épidémique et la totalité de ses symptômes (dont la connaissance est cependant indispensable pour se former une image complète de l’état morbide et choisir d’après cela le remède homœopathique le plus en harmonie avec eux), ne peuvent évidemment être observés chez un seul et unique malade.

Pour saisir la vue d’ensemble d’une épidémie et tous les symptômes qui la représentent, il faut, par abstraction, se faire un tableau des symptômes observés chez plusieurs malades qui en sont atteints, en tenant compte des différences de leur constitution.

Si l’on a soin de mettre ainsi par écrit les symptômes observés dans plusieurs cas épidémiques avec leurs caractères et leurs modalités, ce portrait va toujours plus en se perfectionnant. Comme les symptômes communs se répètent, ce relevé ne devient ni plus étendu, ni plus prolixe, mais plus significatif (plus caractéristique), et il embrasse davantage les particularités de la maladie collective.

D’un côté les symptômes généraux communs (comme l’inappétence, l’insomnie, etc.) acquièrent plus de précision; et, de l’autre, les symptômes saillants, singuliers, anormaux, non pathognomoniques dans l’épidémie considérée — d’ailleurs peu nombreux — surgissent, et constituent par leur ensemble le caractère même de l’affection contagieuse

J’espère que vos lecteurs apprécieront au passage la puissance et la sobriété du style de Hahnemann. Tous ceux qui l’ont étudié de près n’ont pas manqué d’être impressionnés (et même dépassé en ce qui me concerne) par son génie.

Vous comprendrez aussi pourquoi les homéopathes (même chauves) ont les cheveux qui se dressent sur la tête chaque fois qu’on entend parler de telles « recettes ». On ne saurait jamais prévoir quelle forme prendra une épidémie de grippe ou de bronchite. Seule l’étude des premiers cas permet de se faire une idée du ou des médicaments qui fonctionnent et pourront agir préventivement. Nous tenterons d’apporter une solution sur internet en mettant en place un observatoire des épidémies hivernales sur Planète Homéo.

Prescrire sous forme homéopathique l’agent causal supposé comme le streptocoque (Streptococcinum 15 CH), le staphylocoque (Staphylococcinum 15 CH) et le virus de la grippe (Influenzinum 15 CH), relève plus que de la pensée magique que de l’homéopathie. En note au §56, Hahnemann déclare ceci :

D’aucuns voudraient bien instituer une troisième méthode thérapeutique, dénommée Isopathie, qui consiste à guérir une maladie donnée au moyen du principe infectieux qui l’a produit  — principe identique (miasme). Mais, en admettant qu’on le puisse, comme on ne donne au malade de ce principe infectieux (miasme) qu’une dynamisation très élevée, c’est-à-dire en le réduisant à une extrême atténuation accompagnée de succusssions, il n’effectuerait quand même la guérison qu’en opposant un simillimum au simillimo. Vouloir guérir ainsi, par une puissance pathogène rigoureusement égale (per idem) est contraire au bon sens et, par cela même, à toute expérience.

Les initiateurs de la dite isopathie avaient probablement à la mémoire les bienfaits apportés à l’humanité par l’application de la vaccination. Par elle le vacciné était immunisé contre toute contagion future de la petite vérole et pour ainsi dire guéri déjà d’avance de cette maladie, La vaccine, maladie originaire de la vache et la petite vérole humaine, tout en étant semblable sur bien des points, ne sont cependant nullement identiques. Elles diffèrent l’une de l’autre à bien des égards, notamment par l’évolution plus rapide et la bénignité de la vaccine, mais surtout par le fait que celle-ci n’est jamais contagieuse pour l’homme par la simple proximité. La généralisation de l’inoculation de la vaccine a si bien mis fin à toutes les épidémies de cette effroyable et mortelle maladie, que la génération actuelle ne réalise plus les effets de cet horrible et épouvantable fléau du temps passé

D’autres produits provenant de maladies particulières aux animaux pourront aussi nous servir de remèdes pour la guérison d’importantes et très similaires maladies humaines, complétant ainsi heureusement notre stock de remèdes homœopathiques.

Si vous ne voulez pas vous exposer à des complications fâcheuses et des aggravations regrettables, gardez-vous bien de vouloir effectuer à l’aide d’un « psoricum » — produit pathologique humain — la guérison de la maladie qui l’a occasionné, comme par exemple la gale humaine ou ses séquelles, par l’extrait tiré de la vésicule scabiéique de l’homme.

Raisonnez par l’absurde : pourquoi s’arrêter en chemin à juste 3 ou 4 germes et ne pas créer le médicament « homéopathique » idéal qui contiendrait une préparation de tous les virus, de toutes les bactéries connus ? Poursuivons…

58. — En jugeant la thérapeutique allopathique, je n’insisterai pas ici sur l’erreur fondamentale qu’elle commet de ne procéder que symptomatiquement (voir § 7 b), c’est-à-dire de ne s’attacher qu’à un seul des symptômes, j’entends à une partie réduite du tout.

Cette conduite ne peut évidemment rien produire de bon pour l’amélioration réelle de l’ensemble de la maladie, qui est la seule chose à laquelle le malade aspire.

Interrogeons cependant l’expérience. Parmi les cas où l’on a fait ainsi une application palliative de médicaments envers une maladie persistante ou chronique, pourrait-on nous en citer un seul dans lequel un soulagement transitoire n’ait point été suivi d’une aggravation manifeste, non seulement du symptôme ainsi pallié d’abord, mais même de la maladie tout entière?

Chaque observateur consciencieux conviendra qu’après ce court amendement purement palliatif, l’état du malade empire toujours et sans exception, quoique le médecin allopathe ait coutume d’expliquer différemment cette aggravation subséquente en l’attribuant à la malignité de la maladie primitive qui se révèle seulement à ce moment, ou à la manifestation d’une maladie nouvelle

Outre la naïveté qui consiste à penser guérir le pareil par le pareil, comme le souligne Hahnemann, on perd surtout de vue dans ces pratiques fragmentaires que le patient réagit comme une totalité et que seul pourra le rétablir le médicament adapté à l’ensemble des symptômes qui définissent sa réaction personnelle.

Ne perdons pas plus de temps à démonter le reste de la « prescription », sérum de Yersin supposé faire des miracles immunitaires, aviaire supposé traiter le « terrain » tuberculinique qui prédispose à rechuter en hiver.

Je ne pousserai pas le sarcasme à vous demander pourquoi prendre les doses le dimanche, et pas le vendredi, jour de repos du Prophète, ni le samedi, jour du sabbat ? Je ne vous demanderai pas non plus pourquoi 10 granules au lieu de 1 ou 50 ou de 100 ? Et encore moins pourquoi Streptococcinum d’abord et les autres ensuite ! Ni non plus pourquoi 15 CH et pas 30 ou 200 ?

Ha que l’allopathie est encore puissamment implantée dans les esprits pour à la fois proposer des traitements de masse à l’aveugle et se permettre de parler de « renforcer les défenses immunitaires ». Dans cette perception infantile, la vieille médecine aime se parer du langage guerrier : détruire, renforcer, éradiquer, anéantir, lutter, extirper, éliminer. On croit revoir le mur de l’Atlantique avec béton canons et bunkers pour repousser les vilains microbes !

Quand donc ces idées périmées seront-elles remplacées par une compréhension de la véritable doctrine homéopathique ? C’est pourquoi je vous en prie, Cher Pierre, essayez dans vos colonnes d’expliquer aux gens ce que signifie réellement l’homéopathie ainsi que sa portée immense pour introduire la révolution médicale attendue depuis tant de siècles.

Bien amicalement

EB, père fouettard malgré lui…

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31 réponses à “Recettes « homéopathiques » anti-grippales” Subscribe

  1. Alain Delaunay 21/11/2010 at 10:48 #

    Merci Edouard,

    Je me permets de faire suivre à mes amis allopathes qui « bricolent » un peu
    en Homéopathie. Un sur dix voudra peut -être approfondir les choses…

  2. Athelas 23/11/2010 at 22:05 #

    Ouch! Le docteur Gardénal doit en trembler encore…(désolé pour cette gentille moquerie, je n’ai pas pu résister)

    Malheureusement le combat n’est pas gagné. Les livres d' »homéopathie » pour le grand public, friand de recettes faciles pullulent en librairie, c’est l’épidémie.

    Il y a un excellent et édifiant article de Georges Demangeat sur Influenzinum sur le site de R Seror :
    http://www.homeoint.org/books/dempubli/influenz.htm

    Une question :
    Influenzinum est donc un biothérapique élaboré à partir du vaccin anti-grippal de l’année en cours. Dans une logique homéopathique, ne devrait-on pas envisager de le prescrire qu’aux personnes ayant été vaccinées contre la grippe, en prévention des éventuels effets indésirables du vaccin?

    merci pour vos éclairs-cissements.

    • Edouard Broussalian 24/11/2010 at 08:23 #

      Bon, je vais essayer de faire court. Vous soulevez un point qui est la pierre d’achoppement de bien des débutants et aussi nue véritable boite de Pandore. Du coup je vous ressors un très bel article de notre vieil ami David Little, ce qui m’évitera de réinventer la roue! http://planete-homeo.org/2010/11/24/les-nosodes/

      Première chose à comprendre, ce que veut rappeler je panse aussi Didier en faisant allusion au §1 note a), c’est qu’on est loin de tout comprendre et qu’on essaye à peu près tout. Notre objectif en suivant Hahnemann consiste à trouver nu chemin scientifique, qui repose sur des principes clairs et intelligibles et qui soit reproductible.

      Ensuite, ce qu’il ne faut pas faire, Catherine le souligne: cela n’a aucun sens de donner sous forme dynamisée le vaccin qu’on voudrait voir ainsi « amorti » ou mieux toléré. Cela se fait couramment et nous ridiculise car les personnes qui font cela démontrent du même coup qu’ils n’ont aucune formation en homéopathie. C’est le bon Dr. Lux qui dans le temps s’écriait déjà qu’il ne fallait pas faire si compliqué comme Hahnemann mais juste donner sous forme dynamisée le produit pathologique. Bien entendu cela ne fonctionne pas car pour réussir il faut deux choses:
      1-Une similitude dans les symptômes produits
      2-Une différence de genre.
      Par exemple Bacillinum, dynamisation de crachats de tuberculeux est fort peu utile et utilisé, tandis que Tuberculinum bovinum ,dynamisation de ganglions de vaches mortes e tuberculose est un médicament indispensable.
      Pour en revenir aux vaccins je pense que le bénéfice/risque est désastreux, que nous détruisons allègrement l’immunité des enfants ,que nous les poussons dans es allergies et les réactions auto-immunes. C’est le dernier créneau qui reste aux labos et imaginez qu’il y a un nombre illimité de virus et de bactéries!!!!

      Par conséquent Xavier, il n’y a justement aucune logique homéopathique à donner Influenzinum aux gens qui ont subi le vaccin. Allez, je vous l’accorde c’est juste le revers de la médaille par rapport au mot de Catherine. Mais il n’y a pas plus de logique, vous ne pouvez pas donner l’agent causal dynamisé pour en guérir les effets lointains. Tuberculinum bovinum, Scutellaria, etc seront bien plus indiqués justement grâce aux symptômes pour les choisir.

      Seule exception: il arrive que très nettement une personne se dise avoir commencé à ne jamais se sentir bien depuis une grippe et qu’aucun médicament ne fonctionne ou qu’il n’y ait pas d’indication claire pour un médicament. Alors le nosode débloque la situation, je dis bien débloque, car il ne peut guérir, ne possédant pas assez de similitude avec l’ensemble du cas.

      Pour prescrire rationnellement les nosodes il faut les expérimenter et déduire le tableau clinique auquel ils s’appliquent.

      Enfin, Demangeat n’était pas bien informé puisque Eupatorium n’était pas le médicament universel de la grippe de 1918. On a utilisé Gelsemium, Bryonia et Eupatorium. Navré de caser une jolie théorie d’un miasme régnant qui aurait tellement subjugué l’humanité qu’un seul et unique médicament fonctionnait. Dans cette optique, si l’on donne d’une part un médicament approximatif + le nosode qui stimule en somme l’immunité, on a des chances d’éviter le pire, ce qui a justifié la recette de Nebel à l’époque.

      Je vous mets un autre article témoignage de 50 médecins différents en 1918!

      J’espère avoir été assez clair! Rompez!

      :-)

  3. Catherine 24/11/2010 at 06:45 #

    Très bonne remarque j’aimerais l’avis du Docteur là dessus j’avais lu justement que ce n’était pas un iso pour drainer le vaccin….
    D’une manière générale que penser des iso du Dt polio ou du ROR a soit disant donner selon un protocole avant et apres ces vaccins?

  4. Didier 24/11/2010 at 07:20 #

    http://planete-homeo.org/2010/02/17/organon-%c2%a71-vocation-medicale-2/
    La note a) de cet article devrait déjà vous éclairer.

  5. Athelas 24/11/2010 at 08:34 #

    C’est compris!
    Merci

  6. Catherine 24/11/2010 at 10:53 #

    Dans l’idéal c’est clair qu’il faut vraiment éviter les vaccins surtout ceux inutiles comme la grippe, pour le reste, comme le DT Polio c’est une autre histoire…
    Par contre j’ai une anecdote, je ne sais pas si c’est un hasard, lorsque de la 1er injection du ROR pour mon fils, il n’a pas pris l’iso du vaccin et il a eu une forte fièvre 7 jours après je crois, lors de la deuxième injection je lui ai donné l’Iso du vaccin un jour avant, un jour après enfin selon le protocole « usuel », et il n’a pas fait de réaction de fièvre…
    Peut être était ce un hasard ou alors il a mieux toléré le vaccin avec un an de plus, je ne sais pas…

    • Edouard Broussalian 24/11/2010 at 13:25 #

      Entièrement d’accord. Le s vaccins sont censés reposer sur des preuves « scientifiques », en d’autres termes des statistiques toujours bricolées par les labos. Le jour où cette industrie sera nationalisée et les études financées par des entreprises indépendantes, on en reparlera…
      Prenons note de la réaction au vaccin, je n’ai pas de commentaire à ajouter. Nous sommes toujours à étudier et à relever les réactions cliniques.

  7. Didier 24/11/2010 at 12:22 #

    Humblement, àmon petit niveau, il faut recadrer.Le problème n’est pas tant les vaccinations que ce qu’on fait après ou avant. Elles deviennent un prétexte pour prendre quelque chose, et prévenir tant qu’on y est des effets qui ne sont pas encore apparus.
    C’est semblable au reflexe allopathique qui consiste à administrer du paracetamol en prévention d’une fièvre. Au Drug store Homéopathique, les recettistes dans les livres disponibles au leclerc du coin préconiseront ACONITUM. Sans doute pas mieux que l’isop du vaccin. Pourquoi, faudrait-il systématiquement assister le système immunitaire? Je ne retrouve plus un texte sur la fièvre, qui tant qu’elle reste bien supportée devrait être respectée. Les mamans ont bien du mal.
    « Aussi, un cercle d’études de pédiatres (non homéopathes), réunis à Nice en 1972
    admettait que “la rhino-pharyngite de l’enfant est souvent une maladie utile” dont il convient de ne pas troubler l’évolution par des traitements intempestifs. Cet aréopage qualifié concluait que “le médecin devrait savoir ne rien faire, tout au moins pendant les deux ou trois premiers jours de cette maladie”.
    Cette dernière pourrait sans doute s’appliquer aussi aux vaccinations

    Les effets supposés des vaccins sont le fonds de commerce de certains. Il suffit de saisir le mot barrage et homéopathie sur Google; ou bien pour aller plus vite, ce qui suit.

    « Pour ceux qui choisissent la vaccination, un protocole homéopathique, le protocole Elmiger, permet de limiter les séquelles en draînant les effets secondaires lymphatiques et organiques des vaccins. Notre personnel peut vous renseigner à ce sujet ».

    • Edouard Broussalian 24/11/2010 at 13:37 #

      Je me marre. Voici un extrait du manuel d’installation de mon nouveau scanner de documents: « Faites preuve de prudence dans la manipulation du papier. Attention à ne pas vous couper les doigts avec les bords du papier en chargeant vos documents » (Canon DR 2020U Mode d’emploi page 22). Une société qui est tombée à ce niveau de peur ne peut tout simplement pas avoir le courage de refuser un vaccin. Il suffira de brandir l’épouvantail à chaque nouveau virus dont il faudra se protéger. Les labos surfent sur une vague qu’ils contribuent à créer car plus vous vaccinez plus vous installez un état sycotique, en gros un tableau d’hypothyroïdie, avec le besoin de son petit confort, l’inertie, etc.

      D’où croyez vous que provient l’épidémie d’enfants allergiques et maintenant autistes? Au temps de mon père tout l’hôpital se déplaçait pour voir LE cas de rhinite allergique!!! Pensez vous sans rigoler que toutes ces injections n’altèrent pas la réponse immunitaire qu’elle sont censées stimuler? Et avez-vous essayé de déclarer une complication vaccinale? Juste pour le fun, essayez quand vous verrez un enfant commencer une chorée 24 h après sa vaccination.

      J’en viens à considérer l’excès de vaccination comme un véritable viol. Alors la discussion faut il prendre Thuja avant ou après me semble quelque peu académique. Comme des dames nous lisent je n’ose exprimer le fond de ma pensée alors je prendrai l’exemple d’Arnica: faut-il le prendre avant ou après s’être collé un coup de marteau sur la tête?

      Quant à Elmiger seule la charité chrétienne m’empêche d’en dire plus sur le personnage, qui en a moins fait pour l’homéopathie que Gustave Eiffel pour le développement du porte-jarretelle. Dès qu’on vous dit « protocole » (surtout d’un air docte): FUYEZ.

  8. Didier 24/11/2010 at 12:53 #

    Conclusion qu’il est dur d’avoir une conduite non dictée par la peur. Avant d’être un peu instruit, je me revois donnant compulsivement Thuya, la veille,, le jour et le lendemain d’un vaccin à mon fils. A l’époque, je trouvais cela cohérent d’autant plus que je croyais avoir affaire à un homéopathe digne de ce nom.

  9. Didier 24/11/2010 at 14:03 #

    J’ai le souvenir un passage savoureux qui m’avait fait beaucoup dans lequel vous faites part de votre avis à vos confrères. Pour preuve, et par charité chrétienne,je ne prends que la dernière « D’ailleurs cet homme n’a non plus pas mesure du ridicule quand il dit « je n’ai plus personne dans mon cabinet car j’ai guéri tout le monde ».
    Et oui, je suis l’avion renifleur de planete-homéo; pas de pétrole mais des perles…

    • Edouard Broussalian 24/11/2010 at 17:24 #

      Non j’y crois pas!! Je suis mort de rire, vous m’avez bien eu!
      Maintenant je ferai super gaffe à tout ce que j’écris :-) mais si je venais à cafouiller je sais que vous veillez sur moi!

  10. Didier 25/11/2010 at 11:35 #

    Bonjour,
    Sans doute mon coté taquin, avouez que c’était trop facile, pas besoin de vous pousser beaucoup mais bon ça restait dans le sujet.

    écoeuré http://docteurdu16.blogspot.com/2010/11/mediator-une-affaire-dinceste-la.html
    Dans ce contexte, on comprend mieux pourquoi nous sommes incités à prendre davantage de médicaments et nous vacciner toujours plus. Ce sera mon dernier message avant un bout de temps.

  11. Edouard Troesch 25/11/2010 at 20:36 #

    Bon, à mon tour… 😉
    Ces recettes « homéopathiques » permettent de faire de l’homéopathie à la sauce allopathique donc sans se poser de questions.
    J’ai eu l’occasion de tester une de ses recettes, ça devait être en 1995…
    J’ai découvert l’homéopathie grâce au livre « Le guide familial de l’homéopathie » du Dr Alain Horvilleur.
    C’est un livre qui est, je pense, très réducteur sur l’homéopathie : un symptôme = un remède. Mais bon, il aura au eu moins le mérite de me faire découvrir l’homéopathie.
    Donc, dans ce livre, la recette pour renforcer l’immunité en hiver c’est (si ma mémoire est bonne) :
    Tuberculinum 30CH – 3gr 1x/semaine
    Psorinum 30CH – 3gr 1x/semaine
    Sulphur 30CH – 3gr 1x/semaine

    Comme à l’époque, je faisais des angines à répétition et autre joyeusetés, je me suis lancé…
    Au bout de quelques semaines, j’ai développé un prurit sans éruption et je me grattais comme un fou.
    Ce prurit était aggravé le soir au lit.
    Après quelques jours, j’appelle mon homéopathe de l’époque. Je lui précise ce que je prends comme remèdes homéopathiques… sa réponse fût immédiate : je fais une pathogénésie de Psorinum !!!
    Heureusement qu’on a pu antidoter avec Coffea…
    Avec ce genre de recette miracle, on risque plus de discréditer l’homéopathie qu’autre chose !!! Donc à fuir…
    Concernant les vaccins, c’est pareil.
    Moi aussi, j’ai pris Thuja quand je me suis fais vacciner avec HevacB de Pasteur en 1990. On se donne bonne conscience et on pense faire du préventif sur les effets secondaires….
    Sauf, qu’en homéopathie, on ne peut pas faire du préventif vu qu’on se base sur des symptômes exprimés par le patient pour déterminer un remède…
    Il y a aussi les recettes pour se désintoxiquer des vaccins. A fuir aussi !!! Quel impact un vaccin peut-il avoir sur une personne ? Quels seront les symptômes exprimés ? C’est imprévisible vu que chaque personne est génétiquement différente (sauf les vrais jumeaux), et donc elle va réagir différemment à ce qui lui arrive… Eviter de se faire vacciner est la chose la plus sage que l’on peut faire.
    On ne peut rien généraliser (régime alimentaire, traitement médicamenteux, etc…), seul compte l’individualisation de la personne.
    Ce qui permet aussi de flinguer toutes « médications familiales » genre Coryzalia, Stodal et Cie… du fait de l’absence d’individualité. On regroupe plusieurs remèdes homéopathiques qui ont le plus de « chance » de traiter une pathologie donnée. Belle façon de voir l’homéopathie !!!
    En plus, certains remèdes s’antidotent entre eux… Exemple dans Coryzalia :
    Belladonna est antidoté par Pulsatilla et Sabadilla
    Sabadilla est antidoté par Pulsatilla
    Kalium bichromicum est antidoté par Pulsatilla
    Pulsatilla est antidoté Belladonna et Sabadilla
    Au final, s’en tenir à l’enseignement de Hahnemann… il a vu juste !!!

  12. Catherine 26/11/2010 at 06:47 #

    Et oui voilà pourquoi la plupart des gens a qui je suggère l’homeopathie me répondent : » mais tu sais j’ai deja essayé j’ai pris Pollens pour le rhume des fois ca marche pas l’homeopathie sur moi » les rengaines habituelles quoi… Ou alors le mieux tu soigne une belle angine limite a strepto avec de l’homeo et en guise de reconnaissance on te sort « ah mais c’etait surement pas une angine alors ca devait etre moins grave si c’est passé avec des granules « 

  13. Didier 26/11/2010 at 11:01 #

    Re bonjour,

    J’ai bien aimé les remarques d’Edouard, cependant, fidèle à moi-même, je ne peux résister car la distinction uniciste pluraliste si elle semble confortable en établissant comme une frontière aisément reconnaissable prend, si je puis dire un coup dans l’aile ou alors les fontières ne sont pas très « étanches ».
    Ainsi, un homéopathe respecté dont certains se gargarisent. (Didier Grandgeorge dit que ce remède bla bla bla…) ne sait plus ou il habite dès qu’il s’agit de vendre un livre grand public. Même oscillococcinum hérite d’une symbolique. De plus, on trouve du préventif.
    Et la je reprends la phrase d’Edouard « Sauf, qu’en homéopathie, on ne peut pas faire du préventif vu qu’on se base sur des symptômes exprimés par le patient pour déterminer un remède ».

    Raccourcis qui frappent l’imagination, problématique et symbolique sont très vendeurs et adaptable à ‘infinini selon le public visé. Surement grace à l’aura de l’auteur dans le petit monde de l’homéopathie, une pathogénésie est exclue. 😀 Athelas a utilisé une jolie expression « contradiction apparente » (cf Une Robuste Intolérante). ça relève de cela ou de ce qu’on peut voir sur certaines ordonnance pluraliste comme posologie « à la demande ».
    Malheureusement, je n’invente rien, il manque tout de même, le caractère gras. Scan de «Guérir par l’homéopathie page 25 et 26.
    LA GRIPPE
    Due à un virus, Myxovirus influenzæ, qui a la particularité de varier chaque année, la grippe donne des épidémies hivernales avec forte fièvre, céphalées, coryza, toux, vomissements, douleurs musculaires pendant pâtre jours suivis parfois de complications : surinfection bactérienne secondaire – poumons, sinus – troubles cardiaques (myocardite). Les complications surviennent surtout chez les personnes âgées et les personnes fragilisées par une maladie chronique.
    Symbolique
    Tout se « grippe ». On est cloué brutalement au lit, ce qui répond quelque part à un besoin de s’arrêter, de se mettre à l’écoute, de s’offrir une parenthèse de contemplation dans la vie active.

    Traitement allopathique
    Préventif
    Le vaccin a l’inconvénient d’être souvent inefficace, car un délai de six mois est nécessaire à sa fabrication. Or, entre temps, le virus a souvent muté. De plus, il faut se revacciner chaque année, ce qui expose à un déséquilibre du terrain (survenue d’aggravations, rhumatisme, par exemple).
    Curatif
    Peu de substances sont réellement actives sur les virus. Les antibiotiques ne sont pas indiqués sauf en cas de complication infectieuse. Seuls des médicaments symptomatiques de la fièvre comme le Doliprane® se justifient.

    Traitement homéopathique
    Préventif
    Pour préparer la saison hivernale, les sujets sensibles à la grippe peuvent prendre :
    Influenzinum 9 CH (le biothérapique de la grippe), 3 granules le dimanche matin en novembre, décembre et janvier.

    Oscilloccocinum 200 K représente une aide efficace à prendre dès les
    premiers frissons (une dose par jour pendant trois jours). C’est un bon remède antiviral.
    Symbolique Le secret : « Je n’arrive pas à tout dire. » (comme Carcinocinum)

    Sérum de Yersin 15 CH
    Ce remède appuie efficacement Oscilloccocinum pour enrayer la grippe au tout début.
    Problématique : ne pas se mettre à l’écart de la société.

    Le remède épidémique
    Une épidémie frappe au niveau de l’inconscient collectif. Le même remède homéopathique va donc convenir à tous les malades. Si on a Identifié ce remède curatif, on peut le proposer à l’entourage du malade à titre préventif (exemple : une dose d’Arsenicum album 15 CH en cas d’épidémie de grippe répondant bien à ce remède).

    Curatif
    Eupatorium perfoliatum 7 à 9 CH
    C’est le meilleur remède lorsque dominent les vomissements de bile, les douleurs « derrière les yeux » et les douleurs osseuses profondes c’est douloureux d’aller vers les autres.
    Arnica 7 à 9 CH
    Ici dominent les douleurs musculaires. Le lit semble trop dur. On est tout courbatu, mais on refuse l’aide on ne veut pas voir un médecin. Problématique : bosseur autoritaire -> ça vaut le coup.
    Gelsemium 9 CH
    Là, ce sont les tremblements et l’absence de soif malgré la fièvre qui indiquent ce remède chez un sujet qui est abruti par la fièvre et dort constamment.
    Problématique : la peur qui paralyse l’action.
    Rhus toxicodendron 9 CH
    Fièvre avec douleur musculaire.

    Je vous épargnerai la suite

    Didier Grangeorge ou comment Réussir le grand ecart facial et latéral, une sacré gymnastique.
    Comparons à SAMUEL HAHNEMANN Cinquième Edition § 101.

    Il peut arriver que le médecin qui traite pour la première fois un homme atteint de maladie épidémique ne trouve pas sur-le-champ l’image parfaite de l’affection, attendu qu’on n’arrive à bien connaître la totalité des symptômes et signes de ces maladies collectives qu’après en avoir observé plusieurs cas. Cependant, un médecin exercé pourra souvent, dès le premier ou le second malade, s’approcher tellement du véritable état des choses, qu’il en conçoive une image caractéristique, et que déjà même il ait les moyens de déterminer le remède homœopathique auquel on doit recourir pour combattre l’épidémie.

    • Edouard Broussalian 26/11/2010 at 12:13 #

      Bon, je disais que j’avais ouvert la boîte de Pandore…. Je vais essayer de répondre sur les points essentiels:

      Il faut toujours distinguer la personne de sa façon de prescrire, ne jamais cesser de rappeler que nous sommes médecins et que c’est la sanction clinique qui est sans appel. Dans le fond, tous ont à nous apporter quelque chose, ne serait-ce que stimuler notre imagination.

      J’apprécie beaucoup Didier Grandgeorge, sa connaissance de la matière médicale est immense mais bien ce soit un ami, je ne peux pas le suivre dans tous ses raisonnements ou plutôt ses associations d’idées. A mes yeux, cela nous rapproche certaines fois plus de la magie que d’autre chose, mais ce que la plupart de ses auditeurs ne réalisent pas c’est que Didier est un prescripteur extrêmement efficace et que finalement ses « acrobaties » ne sont destinées qu’à un public hautement averti capable de trier le bon grain de l’ivraie.

      Le même constat peut se faire pour la plupart des gens qui cherchent à développer des systèmes de prescription plus ou moins ésotériques (Masi, Sankaran) et toujours de plus en plus éloignés du raisonnement inductif si splendide de l’Organon. C’est dans l’air du temps: le rationnel n’a plus la côte.

      C’est comme si les gens avaient besoin de deux choses: rêver ou s’évader et surtout fournir le moins d’effort possible. Je le dis depuis presque un quart de siècle: les rêveurs lâchez nous les baskets, les théoriciens néo-gourous vont faire mourir l’homéopathie en drainant un public d’étudiants crasses, complètement incultes en médecine et souvent aussi en homéopathie. Du moment qu’ils ont leur dose de rêve, ils se sentent bien.

      Quand même! Cuisiner un patient jusqu’à lui faire dire que son truc serait de devenir un gland ou bout d’une branche de chêne, ou encore prescrire « TIME »!! Nous touchons le fond du ridicule, et ces gens auraient besoin massivement de HYOSCIAMUS, CANNABIS, PEYOTL, et autre drogues psychotropes.

      Il créent des ravages en sachant fasciner les foules. Le regretté Jacques Baur me disait qu’on juge la vitalité d’un animal au nombre de parasites qui pullulent sur lui, et qu’en l’occurrence l’homéopathie est très vivace. Je crains que cela ne soit vrai que jusqu’à une certain limite qui doit être déjà dépassée à l’heure actuelle.

      La distinction pluraliste / unicistes est effet théorique. Bien souvent j’ai rencontré des gens de qualité qui prescrivaient plusieurs médicaments à la fois, ceux de l’autre bord m’ont souvent paru sclérosés, engoncés dans des certitudes que le Fondateur n’a probablement jamais eues!

      Relisez le §1: ce qui importe c’est d’avoir la volonté de guérir. Or ce que l’on voit ce sont des gens à la recherche d’un soit disant « sens » ou qui pense « avoir compris » des choses (entre nous c’est typiquement une problématique de HYOSCIAMUS).

      Ces fameux raccourcis en une phrase comme « tout se « grippe ». On est cloué brutalement au lit, ce qui répond quelque part à un besoin de s’arrêter » ne sont pas pour plaire au clinicien! Je me mets souvent à la place d’un confrère homéopathe qui voudrait en savoir un peu plus sur l’homéopathie. Il y a de quoi être mort de rire tout de même à lire ces élucubrations, ne trouvez-vous pas?

      Le reste de la liste me ferait dresser les cheveux, cela fait sourire un praticien expérimenté, mais si des novices prennent cela au pied de la lettre, on est mal…

      Enfin vous comprenez pourquoi nous devions absolument développer Planète Homéo. Cela fait maintenant 15 ans que nous continuons sans relâche à clamer ce qu’est l’homéopathie… et ce n’est pas prêt de s’arrêter!

  14. Catherine 26/11/2010 at 12:37 #

    Et c’est toujours autant un plaisir de vous lire!
    Concernant Grandgeorges, c’est étonnant car il a des raisonnements extrêment pointus dans certains de ces livres quand d’autres publoications sont vraiment bas de gamme un peu du style de Horvilleur (j’espère qu’il ne nous lit pas …)
    Cela doit dépendre du plublic ciblé.

    • Edouard Broussalian 26/11/2010 at 14:34 #

      Et c’est toujours détestable d’avoir à critiquer: gnagna gnagna… On va finir en Don Quichotte: face à la médecine classique les homéopathes (bon je parle des rares encore en vie) sont souvent amenés à prendre le contre-pied, et devant les gens qui dénaturent l’homéopathie on est obligés de faire de même. C’est d’un pénible…

  15. Catherine 26/11/2010 at 15:21 #

    Oups, je retire alors les critiques :-)

  16. Edouard Broussalian 26/11/2010 at 16:06 #

    Pas grave Cath: vous avez le droit de vous exprimer ! La seul chose que la tolérance ne doit en aucun cas tolérer, c’est l’intolérance.

  17. Didier 26/11/2010 at 17:28 #

    Vous avez raison de (me) rappeler qu’il faut distinguer la personne de sa façon de prescrire. D’autant qu’il s’agit d’un exemple tiré d’un ouvrage grand public. Qui peut le plus peut le moins. Par ailleurs, je ne remettais absolument pas en cause ni ses immenses connaissances, ni sa compétence, tout à fait perceptible dans les ouvrages destinés à ses confrères. Finalement, le fond de ma pensée est que je suis supris de ce genre de texte, quand on connait l’auteur. Le débat est clos 😀

  18. Paul Labrèche 28/11/2010 at 22:13 #

    En 2007, Cuba a peut-être fait l’expérience de prophylaxie isopathique la plus large qui soit. Voici, reproduit, un article paru dans le bulletin de la fédération des professionnèles (sic) du Conseil Syndical National, un organisme qui représente divers groupes de professionnels québécois, dont les homéopathes :

    «Récemment à Cuba, une situation épidémiologique dangereuse a été combattue grâce à l’utilisation de l’homéopathie. En octobre et novembre 2007, trois provinces de l’Est de Cuba ont été affectés par des pluies diluviennes causant de vastes inondations. Le niveau de risque d’une épidémie de leptospirose a augmenté de manière critique pour deux millions et demi de personnes exposées à une eau potentiellement contaminée.

    La situation exigeait des mesures d’urgence pour éviter une épidémie. Toutefois, le nombre de doses de vaccin disponibles était insuffisant et, de surcroît, l’atteinte des niveaux de protection appropriée pour la population vaccinée aurait pris environ deux mois et demi. Considérant cette situation, l’Institut finlay a préparé un nosode homéopathique, selon les normes de qualité internationales. Une équipe multidisciplinaire s’est rendue dans les régions affectées pour y administrer le nosode à une population d’environ 2,4 millions de personnes, soit 95% de la population à risque.

    ¨La surveillance épidémiologique après l’intervention a montré une baisse radicale de la morbidité deux semaines après l’intervention préventive et une réduction à zéro de la mortalité des patients hospitalisés. Le nombre de cas confirmés de leptospirose est demeuré bas et en dessous des niveaux attendus selon les tendances usuelles et les régimes de pluies. Les résultats ont abouti à la mise en place de nouvelles procédures pour le contrôle de la leptospirose dans les stratégies du ministère de la Santé publique à Cuba¨, explique le docteur Bracho. ¨Cette expérience pourrait être étendue à d’autres maladies et à d’autre pays¨, poursuit-il.»

    Une déclaration de l’Institut Finlay, disponible sur le site (pour les membres) du Syndicat professionnel des homéopathes du Québec, fait également état de l’utilisation du nosode de l’Hépatite A, en 2004 et 2007. Les régions où le nosode est distribué voient une diminution marquée des taux d’atteinte par cette maladie. Ce même document précise que pour la fabrication du nosode (nosoLEP), 4 souches circulantes de la leptospirose ont été utilisées.

    Qu’est-ce qu’Hahnemann dirait ou écrirait à la suite de telles «expériences cliniques»? Son génie s’emploierait-il à comprendre le mécanisme qui semble opérer quand on tente de guérir par l’identique plutôt que par le semblable? Se serait-il contenter d’invalider ce qui est en train de se passer actuellement à Cuba?

    Et que dire des travaux de Ramakrishnan sur l’utilisation de Carcinosinum et de Scirrhinum dans le traitement du cancer, qui lui ont permis de guérir plus de patients, suite à la prescription de ces nosodes et au développement de la Plussing Method, méthode inspirée de l’application des doses liquides de la 6e édition de l’Organon? Est-ce qu’on peut balayer ces travaux et ces résultats du revers de la main sous prétexte qu’ils vont contre les aphorismes x, y et z?

    Nous oublions parfois qu’Hahnemann a modifié sa pensée et ses méthodes d’une édition à l’autre; qu’il ne s’est pas arrêté à la 1ère édition; qu’il n’a jamais figé sa pensée et conséquemment, sa pratique. Pourquoi alors fossiliser cette 6e édition dans le roc du classicisme?

    J’avoue avoir également des interrogations sur la prolifération de certaines approches actuelles qui, en apparence, semblent farfelues, mais j’ai également de sérieuses interrogations sur la fermeture que je constate parfois au nom du respect de la pensée du Maître.

    La communauté homéopathique est fragile, très fragile. De grâce, soutenons-nous mutuellement, plutôt que de nous décrier les uns, les autres; soyons humbles devant ce savoir qui ne cesse de s’approfondir, et surtout, demeurons curieux de toutes les avancées possibles de cet unique moyen de guérir.

    • Edouard Broussalian 29/11/2010 at 09:32 #

      Bonjour!
      Merci pour cette très intéressante contribution, qui va me faire soulever, le plus brièvement possible, encore quelques points délicats!

      Les nosodes dans les cas épidémiques peuvent fonctionner préventivement si le génie épidémique est très puissant. J’ai vu Morbillinum bien agir dans des épidémies de rougeole en Afrique, etc. Cette prévention a été développée en tout premier lieu par Constantin Hering. Dans la prévention d’une affection épidémique on peut toujours essayer de prendre le nosode correspondant, par exemple Influenzinum dans la grippe. Les résultats sont aléatoires (à quelle dynamisation le prendre ? à quelle fréquence ?), bien entendu en fonction de la susceptibilité des sujets, ceci nous ramène aux principes de base de l’homéopathie.
      Si le patient bénéficie d’un traitement chronique qui améliore son état de santé, il ne sera plus susceptible non plus à une grippe de moyenne intensité : ceci nécessite d’étudier chaque cas bien sur, tandis que la distribution de nosode rend le service de faire de la médecine de masse, c’est parfois nécessaire.
      L’inconvénient majeur du nosode, c’est qu’aux yeux du profane et de tas de praticiens mal formés, il suffit de prescrire l’agent (supposé) causal pour guérir. C’est que qu’en son temps avait soutenu le Dr. Lux.
      « Une déclaration de l’Institut Finlay, disponible sur le site (pour les membres) du Syndicat professionnel des homéopathes du Québec, fait également état de l’utilisation du nosode de l’Hépatite A, en 2004 et 2007…
      Qu’est-ce qu’Hahnemann dirait ou écrirait à la suite de telles «expériences cliniques»? Son génie s’emploierait-il à comprendre le mécanisme qui semble opérer quand on tente de guérir par l’identique plutôt que par le semblable? »
      Que l’on fasse diminuer le taux de morbidité, c’est OK, mais et après ? Aurons-nous amélioré l’état de santé de la population ? Aurons-nous guéri ces hépatites ? Faut-il administrer aux patients autant de souches de microbes et de virus dilués qu’il en existe dans la nature ? Ces expériences sont incontestablement intéressantes pour démonter qu’un agent dynamisé est actif mais ensuite ?
      Le débat que vous évoquez a déjà été soulevé du temps de Hahnemann et de Hering… Voyez notre article sur le développement des Nosodes. Une fois encore les anciens nous donnent une leçon d’humilité.
      La façon utile de les utiliser demeure la situation bloquée où un médicament bien indiqué ne produit pas d’effet. Hering nous rapporte son observation princeps d’une syphilis qui présentait tous les signes de Mercurius… sauf que le mercure ne donnait aucun résultat. Alors Syphilinum fut prescrit, ce qui provoqua une aggravation des signes cliniques, mais ensuite Mercurius produisit une cure brillante. Mais combien de prescripteurs sont assez compétents pour savoir si leur prescription est « bloquée » alors qu’ils n’ont pas administré de médicament reposant sur une similitude suffisante ?
      « Pourquoi alors fossiliser cette 6e édition dans le roc du classicisme? » Tout ce que je me tue à répéter c’est qu’il faut avoir l’humilité d’apprendre la base pour ensuite éventuellement innover et développer -en supposant qu’on puisse faire mieux que Hahnemann.
      Ce n’est en aucun cas ce que j’observe : des tas de praticiens n’apprennent jamais les bases mais adhèrent à des systèmes supposés « en avance » sur Hahnemann. Combien de patients perdent un temps considérable en prescriptions fumeuses basées sur des grilles de lecture extrêmement contestables ? Là où Pulsatilla, Lycopodium ou Sulfur auraient guéri depuis des années, on leur a donné « Machinum fluoratum » ou je ne sais quoi encore d’encore plus farfelu.
      La classe en homéo ne consiste pas à prescrire des médicaments rares (pour faire mousser son égo), mais bien au contraire à distinguer parmi un tableau confus le médicament numéro un qui va commencer le mécanisme de guérison.
      Revenons un instant sur Ramakrishnan, son protocole est le suivant :
      1) alternance de remèdes : remède d’organe/nosode (en 200 C et plus tard en 1 M)
      2) plussing method : diluer le remède dans l’eau : 11 cuillères d’eau douce à un quart d’heure d’intervalle, la 11ème cuillère est gardée pour le lendemain. Au huitième jour on change de remèdes, et on alterne pendant plusieurs mois.
      3) quand le cancer est sous contrôle la “split dose method” :
      Le remède est donné quatre fois par jour pendant un seul jour, soit une fois par semaine ou par quinze jours ou par mois ou par deux mois selon le cas.
      Ici nous devons comprendre que l’on est face à des gens qui sont en stade 3 avancé ou 4 selon la très utile classification de Vithoulkas. En d’autres termes, li n’y a presque plus de signes personnels du patient, seule domine la pathologie et ses signe purement locaux qui conduisent à prescrire d’abord selon la localisation. Donner aussi du nosode dans ces cas avancés permet sans le moindre doute d’aider à remonter le niveau d’énergie jusqu’à avoir un tableau plus clair.

      Ceci pour ma part ne me choque donc en rien. Mais j’ai plus que des réserves sur les résultats de Ramakrishnan. En effet j’ai pour habitude de toujours essayer de vérifier par moi-même, alors faute de le connaître personnellement j’ai demandé à mon grand ami le Dr. Farokh Master ce qu’il pensait de la réputation de Ramakrishnan. Sa réponse est la suivante « a big hoax ».

      Je renouvelle ici mon appel à l’esprit critique, notamment envers pas mal de médecins indiens qui exploitent le filon de la crédulité occidentale, car pour eux ce n’est pas une chose amorale que de faire cela mais juste une façon intelligente de gagner sa vie!

      « Nous oublions parfois qu’Hahnemann a modifié sa pensée et ses méthodes d’une édition à l’autre; qu’il ne s’est pas arrêté à la 1ère édition » Ce n’est pas parfois, mais sans cesse que Hahnemann a évolué et progressé, il nous a justement laissé un système ouvert, mais hélas fort peu nombreux sont ceux qui l’ont réellement étudié.

      « J’avoue avoir également des interrogations sur la prolifération de certaines approches actuelles qui, en apparence, semblent farfelues, mais j’ai également de sérieuses interrogations sur la fermeture que je constate parfois au nom du respect de la pensée du Maître »
      Il me semble que vous vous posez de très bonnes questions ! Et que vous vous débrouillez très bien en homéopathie si j’en juge votre Twitter (allez je vous laisse tranquille pour le coup de Ribes pour l’asthme)!

  19. Jean-Claude 29/11/2010 at 12:05 #

    Bonjour,

    Cette discussion est très intéressante. Pour ma part, j’ai eu une formation homéopathique pluraliste et c’est la rencontre avec mon ami Edouard qui a perturbé mes fragiles certitudes en l’homéopathie et m’a poussé à reprendre mes études homéopathiques.
    C’est assez difficile de se libérer de mauvaises habitudes de prescription ! Mais on y parvient si l’on arrive à avoir suffisamment de conviction.
    Ce n’est pas le lieu ici de monter les uns contre les autres, les unicistes contre les pluralistes, je considère cependant que la formation homéopathique initiale est souvent de qualité médiocre, pour ma part, on ne m’avait pas vraiment parlé de l’Organon au cours de ma première formation ni à fortiori étudié les différents aphorismes qui constituent cette ouvrage, aphorismes qui méritent chacun un approfondissement, une explication, une discussion.
    Je pense que pour que l’homéopathie soit crédible (que ce soit par nos patients mais surtout par nos autorités de tutelle), il faut qu’elle ait les meilleurs bases possible, l’Organon en est une, l’expérience d’un certain nombre d’homéopathes passés et actuels en est une autre.
    Il faut s’y référer sans cesse.
    Amicalement

  20. Paul Labrèche 29/11/2010 at 20:21 #

    L’ensemble des réflexions et des interrogations m’amènent à soulever, en fait, la question des divers contextes dans lesquels se fait la pratique actuellement, et de la tension constante entre pratiquer une homéopathie la plus «pure» qui soit (dans le meilleur des mondes) et la nécessité fréquente d’adaptation aux contextes; laquelle nous déplace sur le continuum .

    Croyez bien que tout ce que je vous écris, ainsi qu’aux autres, ne vise qu’à vous aider et s’il m’arrive de critiquer, ce n’est jamais méchant. Je ne vous ferai pas plus de cadeau qu’à moi-même ou n’importe qui d’autre car « dans un art qui sauve la vie, négliger d’apprendre est criminel. S.H. », mais comme vous l’avez compris, mon souhait le plus ardent est de vous aider sur la voie d’une excellente homéopathie.
    Ceci posé, vous devez incorporer en vous l’enseignement de Hahnemann, je veux dire jusqu’à la dernière des vos cellules, il y a un mot grec: on dit se faire l’herméneute, cela exprime exactement ma pensée. Quand cela sera fait vous ne pourrez plus tolérer de prescrire des médicaments autrement que dynamisés car vous aurez assimilé que la désorganisation se trouve sur un plan énergétique, le désaccordement de la force vitale. Tout le reste en découle.

    Ainsi que vous l’avez souligné, M. Broussalian, la médecine de masse, nécessaire dans certains contextes, impose une manière de faire qui soit différente et qui s’écarte de cette pureté telle que mentionnée plus haut.

    A nous d’être assez malins pour adapter les traitements aux masses. par exemple en Haiti, nous faisions des groupes: ceux qui ne dorment plus la nuit et font des cauchemars, ceux qui ont encore peur et qui tremblent, etc. Et il ne restait plus qu’à bombarder ACONIT ou GELSEMIUM. Vous voyez, pas besoin de renoncer à nos convictions!

    De la même manière, des missions d’organismes tels que Homéopathes de Terre Sans Frontière, visant, d’une part à «éteindre le plus de feux possibles» en un temps de mission très court (2 à 3 semaines) dans des régions où la population est très atteinte par toutes sortes de maladies, a imposé une manière de faire où l’utilisation de complexes (créés par l’organisation) permet de répondre rapidement et efficacement (surtout!) aux besoins criants. Également, ce que j’ai compris du travail avec ces complexes, c’est qu’une formation simple peut ensuite être donnée à certains leaders de ces communautés et ainsi permettre une plus grande autonomie et une meilleure vitalité d’une population en général. J’ai été en contact régulièrement avec une excellente homéopathe de formation classique qui s’est grandement impliquée dans ces missions, et qui a complètement épousé l’approche complexiste dans ces contextes. Combien de fois l’ai-je entendu dire : «mais Paul, ça marche!» Pour moi, c’est un exemple de grande souplesse et d’un esprit capable de pratiquer une homéopathie qui est d’abord et avant tout, ancrée dans la réalité et qui peut s’adapter en fonction de cela.

    C’est se condamner à péricliter que de faire cela. Je ne doute même pas que des complexes agissent, mais de toute façon vous savez pertinemment que seul l’un des médicaments a été actif, et les autres n’ont fait qu’en gêner l’action. Sur des populations en groupe I ou II, donc très sensibles et psoriques, ça peut donner des résultats , mais vous vous masquez à vous même l’homéopathie parce que vous ne progressez pas de vos échecs.
    Il ne s’agit pas ici de souplesse, mais selon moi d’un grand manque de compréhension de la doctrine. Mes amis malgaches sont bien obligés aussi de faire de la médecine de masse mais se débrouillent très bien sans renoncer aux principes. Résultat: ils ne cessent de progresser et leurs patients se portent de mieux en mieux car ils ont reçu le stimulus minimal et leu état de santé s’est amélioré au lieu d’avoir une régression des symptômes liées à un barbouillage quasi allopathique. Voyez Organon §22 et notamment §35 maladies dissemblables.

    Qui est capable d’aller sans trembler devant un cas de paludisme en crise, ou un choléra? Ceux qui ont pénétré l’homéopathie ou ceux qui ont trouvé des prétextes pour s’accommoder de demi-mesures?

    Autre cas d’espèce, c’est le contexte actuel québécois où l’homéopathie demeure une approche très mal connue et encore pleine de préjugés, principalement à cause d’hurluberlus qui ont pullulé dans les médias à une certaine époque – Sceptiques du Québec, animateur avec une formation scientifique de niveau collégial, médecin hystérique. Et on sait comment le message médiatique écrase tout, même (et surtout) la vérité! Dans ce contexte de scepticisme et de fermeture érigés en système, comment faire pour attirer? C’est pratiquement impossible de ne pas s’écarter un peu de la pureté de l’approche pour aller vers quelques recettes afin d’attiser un tant soit peu la curiosité.

    C’est juste le contraire, permettez moi de vous le dire. Si vous vous battez pour ce en quoi vous croyez parce que votre coeur sait que c’est juste, alors rien ne vous résistera. Vous devez inlassablement exprimer la justesse des vues exprimées dans l’Orgaon, éduquer le public, le stimuler dans la réflexion, démontrer l’inutilité du drogage allopathique. Chaque fois que vous vous écarterez de ce que dicte la pure logique de Hahnemann vous fournissez une arme contre vous.

    Combien de fois m’a-t-on demandé à la hâte, j’ai un rhume, j’ai une infection urinaire, qu’est-ce que je peux prendre? Et combien de fois ai-je vu les visages se décomposer devant cette réponse ; «je ne sais pas ce que tu dois prendre. Il faut qu’on fasse une consultation pour que je puisse bien prendre tous tes symptômes, parce que bla bla bla». Il n’est pas rare que les gens n’aillent pas plus loin. On est dans l’ère du quick fix et l’idée de devoir s’arrêter 15 minutes, 30 minutes, 60 minutes et de devoir payer – oh horreur! – la consultation, en refroidit (ou guérit?!) plus d’un.

    Nous avons tous affronté cela. Vous devez selon moi persévérer et continuer de répandre nos idées jusqu’au jour où suffisamment de gens auront compris et voudront aussi se mobiliser. Les blocheviks ont pris le pouvoir en n’étant que 5%!

    Est-ce que l’homéopathe d’ici (d’ailleurs?) n’a d’autres choix que de dévisser son pot de miel de temps à autre et proposer un Influenzinum 200C en prévention de la grippe, ou un Ribes Nigrum dans une crise d’asthme ou encore faire un peu de remedy name dropping, pour faire simplement entrevoir les possibilités infinies de cette thérapeutique. Le danger qui guette toujours, bien sûr, c’est de considérer ces voies de service comme la voie principale. Ou de s’enfoncer dans la facilité. Ou encore, de diversifier à l’infini ces propres méthodes de pratique, sans en maîtriser aucune et sans maîtriser la base.

    Quand j’ai commencé à étudier l’homéopathie, en autodidacte, j’ai acheté quelques uns de ces ouvrages destinés au grand public. Ces ouvrages ont eu l’intérêt de piquer ma curiosité encore plus, et surtout de me permettre de me faire une idée de ce que pouvait offrir l’homéopathie. Très rapidement, j’ai pu en apercevoir leurs limites. Et il n’a pas été long qu’on m’a offert, en cadeau, une première matière médicale. Je crois qu’il faut donc faire confiance à l’intelligence des gens capables d’appliquer leur sagesse et leur intuition. J’ai des patients qui ont ces ouvrages et qui s’en servent à bon escient. Dans plusieurs situations, cela leur permet d’être autonome, ce qui est très bien.

    Excellent. Maintenant vous allez user votre Organon et votre répertoire. Tant que vous n’aurez pas lu 5 ou 6 fois TOUT le répertoire et au moins autant l’Organon, vous serez malheureux.
    Bien amicalement.
    EB

    Voilà pour la suite de cette réflexion. J’ai très apprécié votre dernier commentaire.

    Merci pour cet espace d’échange, d’ouverture. Merci également pour le partage de votre savoir. Vous offrez généreusement, aux professionnels, un contenu solide, précis et très étoffé.

  21. Didier 01/12/2010 at 12:09 #

    A chaque que vous avez la foi, une cohérence interne apparait, tout votre être tend vers l’objectif. Comme un attelage tous les chevaux tirent dans le même sens. Yes…but disparait.
    Un modèle PNL se nomme « Aligner les niveaux logiques » et permet d’accéder à cette cohérence, que vous exprimez si bien quand vous écrivez:

    « C’est juste le contraire, permettez moi de vous le dire. Si vous vous battez pour ce en quoi vous croyez parce que votre cœur sait que c’est juste, alors rien ne vous résistera. Vous devez inlassablement exprimer la justesse des vues exprimées dans l’Orgaon, éduquer le public, le stimuler dans la réflexion, démontrer l’inutilité du drogage allopathique. Chaque fois que vous vous écarterez de ce que dicte la pure logique de Hahnemann vous fournissez une arme contre vous.

    Cela donne une grande force à tout ce que vous faites. Guy Gilbert ou d’autres sont compétemment habités par leur conviction et font beaucoup avec peu de moyens. En homéopathie, aussi, nous avons besoin de gens de conviction.

    HOMÉOPATHIE EN HAÏTI

    On peut garder le cap et ne pas appliquer une homéopathie au rabais, dès lors qu’on est au clair avec l’objectif soulager ou guérir. Le lien montre qu’on peut appliquer dans des conditions précaires des soins avec un seul remède à la fois.

  22. grak 25/12/2010 at 15:23 #

    Je ne suis pas docteur , j’ai lu et relu l’organon et sa suite du docteur Hahnemaan , je constate que de nombreuses rubriques homéo sur internet sont érronnées et prêtes à confusion , plus grave encore , mettent le doute dans la réalité du pouvoir des médicaments homéopathique . Alors mesdames et mesieurs docteurs ou autres , reliser l’organon et sa suite du docteur hahemaan et vous comprendrez …….
    je ne souhaite point vous donner de leçons , mais je me soigne homéopathiquement suivant la doctrine de Hahnemaan et j’affirme que la réussite est de 100% pour moi et ma famille .

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