Questions en Homéopathie
par Eugène Beauharis Nash, Réponses par Kent et autres…


nash02bis2Eugene Beauharis Nash
8 Mars 1838 – 6 Novembre 1917.

Dans le numéro de Janvier (1889) de « The Homeopathic Physician », nous avons un rapport de la Société Hahnemannienne de Rochester, dans lequel le Dr. Schmidt disait:

« Je pense que les aphorismes 164 à 169 de l’Organon expliquent pourquoi il y a des cas où les hautes dynamisations n’agissent pas, alors que les basses sont efficaces. Je fais remarquer que nous pouvons avoir un remède, selon Hahnemann, très semblable au cas – mais non le simillimum – où une dose unique ou répétée d’une haute dynamisation n’aura pas d’action pour vous, mais dans une dynamisation plus basse, nous aurons un effet, quoique transitoire et n’amenant pas à une guérison.

Le cas suivant illustrera mon propos. C’est un cas de diarrhée chronique, pour lequel le choix se portait sur Sulphur. Je le prescrivais en MM, CM, 200 en doses uniques et répétées, sans quelque effet que ce soit, puis je donnai une 30°, une dose deux ou trois matins successifs, ce qui arrêta la diarrhée, mais n’amena pas la guérison. Je savais que je n’avais qu’un simille et non le simillimum, quelques temps plus tard, le patient se mit à tousser à 4 h du matin, avec haut-le-cour, cyanose du visage, transpiration froide et tremblement. Ant. Tart. CM une dose, guérit la toux et la diarrhée. Sulphur était le simille mais Ant. Tart. était le simillimum. »

Question. Était-ce un cas de maladie chronique? Hahnemann en page 23, vol. 1 de la traduction par Hempel des Maladies Chroniques, dit que les affections les plus chroniques ont leur origine dans les trois miasmes chroniques connus, la Syphilis, la Sycose et la Psore. Duquel de ces trois miasmes dépend ce cas?

Dans les Maladies Chroniques d’Hahnemann, Ant. Tart. n’est pas classé parmi les antipsoriques, bien qu’il semble ne pas faire de doute qu’il a guéri le cas. Maintenant, si le simillimum a été trouvé dans ce cas, peut-il ne pas guérir, si une guérison est malgré tout possible, la maladie étant chronique, et le remède n’ayant jamais été reconnu comme devant être classé parmi l’un des remèdes considérés comme anti-syphilitiques, antisycotiques ou antipsoriques? Voilà pour cette maladie chronique guérie par Ant. Tart.

Dans le volume 22, page 317, « Medical Advance », on cite la réponse du Dr. Hawley à la question suivante du Dr. Stow: « Le Dr. Hawley pourrait-il expliquer ce que nous devons faire des analogues? »

« Vous ne pouvez, selon les enseignements de l’Organon, utiliser autre chose que le remède le plus semblable. Le terme analogue s’applique aux remèdes d’une classe ayant les mêmes caractéristiques. »

C’est ce que je lis dans l’Organon. Alors est-ce vrai que seul le simillimum guérit tandis que le simille ne fait que réaliser une palliation et ne guérit jamais? Que penser des intercurrents, des remèdes compatibles et des complémentaires? Voyez dans l’Organon, l’aphorisme 171, où Hahnemann parle de l’emploi de plusieurs remèdes antipsoriques successivement.

Depuis le temps d’Hahnemann, nous avons ajouté de nombreux remèdes à notre Matière Médicale, parmi lesquels on peut citer Baptisia, Cactus, Cimicifuga, Gelsemium, Lilium tig., etc. Si, au temps d’Hahnemann, s’était manifesté chez un patient une situation clinique dont le simillimum se trouvait être uniquement un des remèdes cités ci-dessus, qu’aurait t’il pu faire pour les guérir?

De nombreux remèdes nous sont encore inconnus. Si nous avons un patient dont le simillimum n’a été encore développé dans notre Matière Médicale, que faire? Si nous ne connaissions aujourd’hui qu’une moitié des remèdes potentiels encore existants, et si seul le simillimum guérit, alors malgré toute notre sagacité, nous ne guéririons qu’une moitié de nos patients, à moins que plus d’une moitié de ceux-ci n’ait besoin des remèdes que nous connaissons. Je me souviens d’une histoire d’accident qui survint à l’époque de ces anciennes auberges. Dans certaines d’entre elles il était de coutume, alors que les voyageurs et les consommateurs se réunissaient au bar pour passer la soirée, que chacun pose une question à l’assemblée, et celui qui posait une question à laquelle il ne pouvait pas répondre lui-même devait avoir un gage.

Je ne souhaite pas qu’une telle règle soit appliquée ici, car je pourrai me retrouver dans la situation difficile du propriétaire, qui, lors d’une de ces réunions, avait poussé un voyageur hollandais à poser une question.

« Bien » dit le hollandais, « Puisqu’il le faut, voici. Comment un Suisse peut-il creuser un trou et ne laisser aucune trace de terre sur le bord? »

« Je donne ma langue au chat, » répondit le propriétaire, répondez-vous même. »

Le Hollandais: « Il commence par le fond. »

Le propriétaire: « Comment cela se peut? »

Le Hollandais: « Oh, ça, c’est votre problème. »

Il va sans dire que le propriétaire a eu le gage cette fois.

Maintenant, au risque de ne même pas parvenir à suggérer la réponse correcte à certaines de mes propres questions, je propose les suivantes:

1. La majorité des maladies aiguës, avec des soins appropriés et un régime va évoluer favorablement sans traitement.

2. Le simillimum va réduire leur durée en les guérissant rapidement.

3. Le simile le plus proche aidera et assurera une récupération plus rapide et réduira les souffrances, mieux que l’abstention thérapeutique.

4. Même ces maladies qui ne se seront pas améliorées du tout sans traitement guériront ou seront améliorées par le simillimum ou le simile.

Pour ce qui est des complémentaires. Nous voyons souvent dans l’étude des cas évoqués dans nos journaux, lorsque des résultats spectaculaires ont été obtenus avec un remède particulier, que ce remède a été suivi par un autre remède pour achever la guérison.

Un cas me vient à l’esprit, rapporté par le prince des prescripteurs, le Dr. A. Lippe, dans l’Organon (le journal), dans lequel un très mauvais cas de pneumonie avait remarquablement bénéficié de Kali carb., mais pour obtenir une guérison définitive, il avait fallu donner ensuite Lycopodium. Il avait du utiliser deux remèdes dans ce cas, deux antipsoriques. S’agissaient-ils de deux simile, ou lequel d’entre eux était le simillimum ?

Avant la découverte de Baptisia, il est indubitable que les cas pour lesquels ce remède était le simillimum, ont été traités par quelques-uns de ces analogues, tels qu’Arnica, Rhus, Arsenic, etc. Toutes ces maladies ont-elles seulement palliées, ou de tels cas devaient-ils mourir du fait du manque du simillimum?

Maintenant, nous devons soulever encore une question. Dans le traitement des maladies chroniques, celles sous la domination de la psore ou compliquées par cette dernière, nous avons appris à administrer le remède antipsorique, puis attendre sous l’action du remède que la guérison s’accomplisse ou que l’action de la dose administrée se soit épuisée. Si pendant l’action de ce remède, le patient est affecté d’une maladie aiguë telle une pneumonie, une dysenterie ou une fièvre typhoïde, le traitement approprié de l’affection aiguë va t’il interférer avec l’action du remède antipsorique administré pour la maladie chronique?

Il est vrai que certaines maladies chroniques ont leur origine dans une affection aiguë traitée de façon inadéquate, ainsi ce cas rapporté par Caroll Dunham, dans lequel il pouvait (ou tout au moins le croyait-il) retrouver la cause déclenchante dans la suppression d’un eczéma du cuir chevelu. Il donna le remède que l’enfant aurait du avoir lors de la maladie aiguë, avec comme conséquence la réapparition de l’eczéma et la disparition de toutes ces suites. On a rapporté de nombreux cas de ce type.

Entraver l’action du remède dans un tel cas serait certainement hasardeux. Les cas que nous venons de voir ne sont pas concernés, mais plutôt ceux pour lesquels l’affection aiguë dépend d’une affection psorique.Bonninghausen conseillait (voir Hom. Phys., vol IX, page 203), d’utiliser des remèdes intercurrents pour les maladies chroniques; et il nous donne dans la page suivante une liste de remèdes lors des perturbations d’un traitement antipsorique (c’est ainsi qu’il les appelle) et il donne un certain nombre d’exemples, tels des suites de refroidissement, de frayeur, d’indigestions, fatigue, etc. Maintenant revenons à ma question.

Ces remèdes administrés pour l’affection aiguë gênent-ils de façon significative l’action du traitement antipsorique? Si ce n’est pas le cas, alors bien sûr, tout ce qu’on doit faire après avoir employé le remède pour l’affection aiguë jusqu’à sa résolution, est d’attendre encore sous l’action du remède antipsorique.S’ils perturbent le traitement chronique, alors l’antipsorique doit être répété. Ces questions peuvent avoir toutes été réglées dans l’esprit de quelques uns, mais pas de tous, et je ne connais personne de plus capable de les trancher que Boenninghausen.

Finalement: Que penser de notre liste de remèdes antipsoriques ? Combien et lesquels de tous les remèdes développés depuis le temps du travail d’Hahnemann sur les Maladies Chroniques, ont été ajoutés à sa liste?

L’année dernière, le Dr. Wesselhoeft dans un article sur Aloe disait sa conviction que ce remède justifiait d’être dans cette liste. Cette prétention selon ce que j’ai compris était fondée principalement sur le fait que les troubles chroniques dissipés par ce remède, étaient souvent suivis par la réapparition d’un trouble cutané auparavant supprimé, les symptômes à partir desquels ce remède avait été prescrit semblant dépendre de cette réapparition, et certainement, ce serait considéré comme une évidence si l’éruption était survenue sous l’action de Sulphur, Causticum ou Arsenic.

Maintenant, remarquez, le Dr. W. écrit: « Aloe n’était choisi qu’à cause des symptômes de la diarrhée, qui étaient très caractéristiques. »Si le Dr. W. avait reconnu quelque élément de la psore dans ce cas clinique, ne devait-il pas prescrire de la même façon exactement Aloe, bien qu’il ne soit pas encore reconnu comme remède antipsorique?

A la lumière de ce fait, permettez-moi de soumettre à votre sagacité ce qui suit:

Si les principes formulés dans la phrase « Similia Similibus Curantur » sont vrais, alors:

  • 1. Le remède indiqué par les symptômes doit être curatif sans se soucier de ses caractéristiques antipsoriques ou non.
  • 2. Lorsqu’un remède qui semble indiqué échoue, nous ne devons pas attribuer cet échec à la psore, mais simplement au fait que nous n’avons pas bien pris toute l’observation; et une recherche complémentaire dans ses antécédents fera apparaître un autre tableau, et de ce fait, indiquer un autre remède, qui sera peut-être un remède antipsorique.
  • 3. Si Sulphur, administré pour neutraliser une psore que nous suspectons, agit si souvent de façon bénéfique, c’est parce que Sulphur a une très large portée d’action, couvre beaucoup plus de symptômes dans le domaine de la psore que n’importe quel autre remède jusqu’à présent connu. En d’autres termes, c’est plus souvent le Simillimum.
  • 4. Si Hahnemann vivait encore aujourd’hui, en plus du premier volume, une nouvelle édition des Maladies Chroniques aurait été publiée.

Voici un extrait de la discussion qui suivit l’exposé du Dr. Nash, exposé qui eut lieu au Congrès de L’IHA en 1889, à Toronto au Canada.

Dr. Ballard: Qu’est-ce que la psore?

Dr. Nash: Demandez-moi quelque chose de plus facile, demandez-moi ce qu’est la scrofule.

Dr. . C. Allen: J’aimerai savoir où il situe la différence entre simile et simillimum?

Dr. Nash: Le Dr. Schmitt peut répondre, c’est une des questions pour lesquelles j’ai écrit cet exposé. J’aimerais savoir si nous devons comprendre que nous ne guérissons que si nous avons le simillimum, ou si n’ayant pas le simillimum, le simile le plus proche permet d’obtenir une réaction curative et donc utile. Il est certain que si Cactus est le simillimum pour un groupe symptomatique, il n’y a pas d’autre remède qui puisse être le simillimum. Il est vraisemblable que de nombreux cas pour qui Cactus est donné aujourd’hui, étaient auparavant couvert par d’autres remèdes, puisque nous ne connaissions pas encore Cactus.

Dr. Stow: Le meilleur simile n’est-il pas vraiment l’exact simillimum?

Dr. Nash: Pas nécessairement.

Dr. Stow: Je voudrais savoir pourquoi c’est le cas?

Dr. Nash: Je ne peux l’expliquer; parce que, comme je l’ai dit auparavant, il ne peut y avoir aucun autre remède hormis Cactus si Cactus est le simillimum. C’est le remède le plus semblable, mais si vous ne savez rien de Cactus, et que Cactus est le simillimum, alors les autres remèdes qui prennent sa place ne sont que des simile et non le simillimum.

Dr. Stow: Cela permet d’expliquer un petit point que je mentionnais hier, le Dr. Lippe me disait que nous savons que les remèdes se suivent les uns les autres, un remède agit jusqu’à un certain point, et un autre devient nécessaire. C’est exactement ce que le Dr. Lippe faisait lorsque nous avions d’autres remèdes; c’est la cure en zig-zag.

Dr. Campbell: Si le simillimum n’avait pas encore été découvert, ces patients devraient mourir si nous n’avions pas de remède suffisamment semblable à leur apporter pour atteindre un certain niveau d’amélioration. Donc, nous devons continuer à développer de nouveaux remèdes, car le simillimum reste encore inconnu pour certaines maladies.

Dr. Nash: le Dr. Hering a dit qu’il devrait y avoir un simillimum pour tous les cas. J’aimerai avoir l’avis du Dr. Kent.

Dr. Kent: Cet exposé est si déconcertant que je ne vois pas bien où vous voulez en venir; il a soulevé un grand nombre de questions et n’a répondu à aucune. Cela me prendrait deux ans pour répondre à cet exposé, et l’Organon a déjà tout dit à ce sujet. Il y a un point important à considérer, nous essayons de faire une distinction entre simile et simillimum, avec laquelle je ne suis pas d’accord. Je ne doute pas, par expérience, que deux remèdes puissent être assez semblables à la totalité des symptômes, et si l’un peut être le simillimum, les deux peuvent être suffisamment semblables pour guérir; mais comment pouvez vous dire lequel des deux est le simillimum, ou s’ils le sont l’un et l’autre.

Si vous procédez par paliers, vous pouvez l’envisager ainsi: le remède peut être si dissemblable, qu’en dynamisation, il n’aura pas ou peu d’effet sur la maladie; plus il deviendra similaire, plus il gagnera en capacité à changer les symptômes. Il peut être suffisamment semblable pour troubler, pour changer les symptômes sans guérir, et donc vous n’avez pas amélioré le patient, mais seulement changé les symptômes. J’ai pu constater cela dans le traitement de fièvres intermittentes plus qu’avec toute autre affection, en administrant un remède ayant quelques caractéristiques de ces fièvres sans correspondre réellement au génie de la maladie ou du patient, puis en donnant à la suite son complémentaire; et vous pouvez ainsi changer de remède de temps en temps pendant 5 à 6 semaines; je l’ai constaté tant de fois.

Les remèdes doivent avoir suffisamment de similitude pour obtenir des résultats curatifs, et améliorer la santé du patient, améliorer son état général que la maladie soit aiguë ou chronique. Lorsque le remède a effectué tout le bien qu’il était capable de donner, alors son complémentaire doit prendre le relais et continuer le travail. Il s’agit d’une question d’expérience bien reconnue dans l’Organon et par l’expérience de chacun, et il me semble que l’exposé n’apporte rien de nouveau, car c’est conforme à l’expérience de tous. Qu’il s’agisse de la psore ou d’un miasme aigu, vous pouvez avoir un médicament assez semblable pour perturber le cas, ou suffisamment semblable pour avoir une action curative, ou le simillimum, qui est la médecine qui guérit les symptômes actuels, les supprime totalement.

Dr. Nash: Le simillimum guérit la globalité du cas.

Dr. Kent: Le Dr. Nash fait une erreur dans sa référence du Dr. Lippe à Kali carbonicum et Lycopodium dans une pneumonie (j’en ai oublié la référence exacte), évidemment Kali carb. était le simillimum et fit disparaître tous les symptômes présents à ce moment là; nous ne devons pas considérer le simillimum comme un remède qui va complètement guérir la maladie, mais qui va contrôler pour le moment le cas et amener en surface une deuxième série de symptômes, alors que les remèdes ayant une action curative partielle pour une partie des symptômes ne feront disparaître que quelques symptômes, justifiant un autre remède.

Le simillimum ne doit pas fait disparaître d’un coup la maladie, mais seulement une partie des symptômes correspondant à sa totalité. Le remède qui change la globalité symptomatique à tel point qu’il peut guérir, par conséquent qui va amener une disparition de quelques symptômes dans le tableau présent, et en faire surgir d’autres à leur place, ne va produire aucune action curative s’il n’y a pas de symptômes physiques apparaissant à la place de symptômes psychologiques; mais en règle générale, les symptômes mentaux disparaissent sous l’effet du remède semblable, même si les symptômes physiques peuvent être plus inquiétants, et cependant le patient dira: « Je me sens mieux. »

Dr. Nash: Le Docteur (Hahnemann, je suppose, ndt.) n’a pas fait mention de ce que nous devons faire si nous n’avons pas le remède le plus similaire; il y a des remèdes qui ont été découverts depuis l’époque d’Hahnemann; ce sont les remèdes les plus semblables pour l’état actuel du patient, bien meilleurs que les remèdes qu’Hahnemann avait à sa disposition; et il y a probablement encore beaucoup de remèdes inexpérimentés qui se révèleront encore plus semblables ou même le simillimum pour la guérison d’affections pouvant survenir chez les patients. Bien sûr, que vous l’appeliez simillimum ou remède semblable, nous devons agir, et en fait la seule question à se poser est de savoir si notre action va être bénéfique pour notre patient. Je crois avec le Dr. Kent que le remède le plus semblable est le mieux que nous puissions faire, et bénéficiera à notre patient en fonction de sa similitude. Il m’arrive parfois dans des cas difficiles – et je me doute que cela doit vous arriver à tous – de me dire que maintenant l’homéopathie devrait guérir ce cas.

Je pense avoir choisi le remède le plus proche, et pourtant mon patient ne vas pas mieux; je n’obtiens pas l’amélioration comme je le devrais. On ne peut affirmer que nous avons à présent dans notre Matière Médicale tous les semblables ou les ‘simillimums’ couvrant tous les maux de l’humanité. Je crois qu’il n’y a pas de remède qui peut guérir aussi complètement que Cactus lors d’un tableau symptomatique très semblable à Cactus, mais en zig-zagant, les symptômes peuvent après un moment être extériorisés. Si je devais donner une définition, je dirais que le semblable fait disparaître la totalité des symptômes pour lesquels il a été choisi, et le simillimum couvre parfaitement la totalité et la guérit complètement.

Dr. Campbell: et pourtant, on peut avoir le problème sous un autre angle. Nous avons à notre disposition un plus grand nombre de remède que nos « Doyens », mais qui peut se vanter de résultats plus brillants que les leurs? J’en veux pour exemple, 400 cas d’épilepsie guéris, par le Dr. Boenninghausen.

Dr. Nash: Il aurait un encore meilleur résultat aujourd’hui, avec les moyens que nous avons à notre disposition.

Dr. Beigler: C’est un exposé auquel il est difficile de répondre, parce qu’il y a tant de questions soulevées, mais nous devons faire confiance à l’Organon pour répondre à toutes. Je voudrais dire que la question de trouver le simillimum dans tous les cas me paraît bien improbable; ou aurons nous toujours un simillimum pour toutes les catégories et les formes cliniques de maladie?

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Dr. Caroll Dunham

Carroll Dunham
29 Octobre 1828 – 18 Février

 Dr. Adolph Lippe.

Dr. Adolph Lippe.

Adolph Lippe (en fait Adolph Graf zur Lippe-Weissenfield)
11 Mai 1812 – 23 Janvier 1888.

Les photos de Dunham et Lippe sont prêtées gracieusement par Julian Winston.

photos copyright (C) Homéopathe International 2001

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