Correspondance des organes, et Direction de
la guérison
Par le Dr. James Tyler Kent.
Transactions of the Society of
Homoeopathicians, 1911, p 31-33.
Traduction littérale par Édouard
Broussalian.
Réécrit par Camille Genton.
Préambule
du traducteur.
Tous nos lecteurs savent que notre site
se consacre à l'approche Hahnemannienne de l'homéopathie,
caractérisée par son pragmatisme et fondée sur l'expérimentation
: "assez de théories, les gens doivent êtres soignés
suivant des principes clairs et intelligibles". Je ne doute
pas que certains seront " choqués " de la teneur
philosophique du texte. Ma conviction est qu'il nous faut réconcilier
le cerveau droit et le cerveau gauche. La médecine ne peut se réduire
à une simple technique telle qu'on peut la voir trop souvent
pratiquée dans les hôpitaux. A force de soigner des organes et
des cellules, on en oublie l'existence de l'homme.
Ce texte important du Dr Kent sur les
correspondances des organes, pour la première fois en langue
française, prolonge le simple énoncé de la loi de Hering et
apporte d'importantes perspectives dans le traitement des
maladies chroniques. Voici déjà bien des années que j'ai lu
ce texte et décidé de le confronter à l'épreuve de la réalité
clinique. Je souhaite que tous en fassent autant pour constater
la réalité des faits rapportés par le Dr Kent. Si vous
utilisez des centésimales, vous n'aurez que peu de chances
d'observer la loi de Hering, alors que c'est un fait habituel dés
lors qu'on utilise des hautes dynamisations. Mieux encore, vous
constaterez vous même que ces correspondances existent. Les
connaître vous évitera bien des ratés.
Je traduirai d'autres articles inédits
du Dr Kent, dans les mois qui viennent, afin de vous aider à le
découvrir plus en profondeur. Il est incontestablement l'un des
plus grands homéopathes que la terre a porté. Les Dr Kent,
Hering, Farrington, pour ne citer qu'eux, étaient adeptes de
Swedenborg. Et eu égard à leur génie, je pense que nous
devons apporter un intérêt tout particulier à leur
enseignement. Honteuses sont les attaques dirigées à
l'encontre de la mémoire du Dr Kent qui l'accusent d'avoir
appartenu à une secte et que sa pratique en aurait été imbibée.
Le texte qui suit est le seul texte où le Dr Kent fasse
allusion à ses convictions religieuses. L'étude de son oeuvre
montre clairement qu'il s'est toujours comporté en
scientifique. Lui même nous dit : "ces correspondances
sont exclusivement déduites de l'observation".
Le Dr Kent a cru utile de réagir
contre le matérialisme qui commençait déjà à son époque à
envahir le monde scientifique et médical de sorte que bien des
hommes de science étaient (et sont encore) obligés de se
rendre en cachette à l'église. Vous remarquerez
infailliblement que tous les grands hommes ayant marqué leur
temps évoluaient dans une dimension spirituelle et
philosophique. Avoir voulu oublier cela nous a conduits à
marcher sur une seule jambe, nous n'en finissons pas d'en payer
le prix.
Vous comprendrez la valeur du texte qui
suit avec les années de confrontation aux maladies chroniques.
Méditez le car chaque détail à son importance.
Assez parlé, à vous de lire
maintenant.
EB.
Hering a été le premier à introduire
la loi de direction des symptômes : de dedans en dehors,
de haut en bas, dans l'ordre inverse de leur apparition. Cela
ne se trouve pas dans les écrits de Hahnemann et est
connu sous le nom de loi de Hering. On trouve fort peu de
choses à propos de cette loi dans la littérature homéopathique,
si ce n'est des observations attestant la propagation de symptômes
du haut jusqu'aux extrémités, d'éruptions survenant à la
peau, d'écoulement des muqueuses ou d'ulcères apparaissant
sur les jambes en même temps que disparaissent les symptômes
internes. Dans la littérature ne se trouve aucune publication
spécifique sauf dans les cours sur la philosophie homéopathique
du Post-Graduate School.
L'essence de l'homme se constitue de sa
volonté, sa compréhension, sa mémoire. Elles s'étendent
vers le dehors à travers l'organisme physique. Cette idée se
justifie dès que l'on considère la direction des symptômes,
c'est à dire de l'intérieur à la périphérie. Il existe
certains patients chez lesquels on ne pourrait savoir si la
prescription est juste sans avoir cette règle à l'esprit. Par
exemple, prenons le cas d'un patient que l'on revoit après
une prescription et qui trouve que son état s'est aggravé du
fait de l'apparition de nouveaux symptômes. Eh bien, c'est une
erreur de considérer qu'il y a aggravation seulement à cause
de la survenue de symptômes que le patient ne présentait pas
auparavant. Dans ce cas, le médecin peut même être tenté de
changer de remède à moins qu'il ne soit familiarisé avec la
notion de correspondance des organes. La connaissance de cette
notion permettra de dire si le patient est amélioré ou aggravé.
Les organes physiques de l'homme
correspondent à son être profond ; à la volonté et à
la compréhension. Les facultés intellectuelles considèrent
une proposition qui leur est présentée, et jugent à la lumière
des connaissances déjà acquises si elle est fausse ou vraie,
partiellement fausse ou partiellement vraie. La mémoire retient
cette proposition pendant qu'elle est examinée et prise en
considération, tandis que les facultés intellectuelles " digèrent "
ce qui est reçu, séparant le vrai du faux, s'approprient le
vrai et rejettent le faux.
L'estomac reçoit les aliments ; et en
association avec l'intestin grêle digère et assimile ce qui
est bon pour le corps, rejette ce qui n'est pas approprié, ce
qui n'est pas digérable, ce qui est "faux". Cela
correspond à la partie intellectuelle de l'homme, faisant
pour le corps ce que les facultés intellectuelles font pour
l'esprit.
Les reins opèrent un travail similaire qui
consiste à séparer le "vrai" du "faux"
dans le sang. La partie usée du sang est transformée en urée,
urates, puis éliminée. Le rein est au sang ce que les facultés
intellectuelles sont à la vérité.
Au début, vous ne percevrez aucun rapport
dans tout cela, mais l'observation et l'examen prolongé de
ces faits seront révélateurs. Quand vous traitez un patient
atteint de folie, déréglé dans se facultés intellectuelles,
des troubles des l'estomac ou intestinaux apparaîtront à
mesure que le patient s'améliorera, puis des crampes et de la
diarrhée surviendront à mesure que le désordre progressera le
long du tractus digestif. Chez un autre patient, résultera une
affection rénale avec une albuminurie dans le cours de la réaction
du trouble mental. Des douleurs du dos et de l'albumine dans
les urines apparaitront bien que l'infirmière rapporte que le
patient s'améliore. Si le contraire est vrai, c'est alors
très défavorable. Dès lors que des troubles mentaux
apparaissent dans le décours du traitement d'un patient qui
présente de l'albumine dans les urines, cela signifie que le
patient est en train de s'aggraver. D'autres auteurs ont
observé que des troubles de l'estomac ou des reins s'améliorent
tandis qu'apparaissent des perturbations mentales. Si vous
prescrivez pour des affections de l'estomac et que des
troubles mentaux apparaissent, antidotez immédiatement votre
prescription. Quand le contraire survient, cela est dans
l'ordre de la guérison. La réaction s'ensuivra peu après
et l'atteinte de l'estomac ou du rein passera rapidement ;
n'interférez pas. Ainsi donc nous constatons la relation de
dedans en dehors, ou de dehors en dedans. Il y a là
une correspondance infaillible.
Dans le développement de dedans en dehors,
d'après la loi de Hering, nous n'observons pas toujours des
modifications mentales suivies de symptômes cutanés, ceci
implique un développement très rapide. Le développement est
plus lent et progressif quand l'estomac ou les reins sont
affectés. Il se propage à travers une série d'organes ;
à mesure que l'estomac s'améliore, du catarrhe ou des éruptions
apparaissent. Ce type de patient restera en bonne santé.
Parfois, les facultés intellectuelles
correspondent aux poumons. Les poumons font pour le corps ce que
l'intellect fait pour l'esprit. Quand un patient est menacé
ou atteint de tuberculose, et qu'à la suite d'une
prescription les poumons s'améliorent et que les facultés
intellectuelles sont affectées, alors ce patient mourra, vous
ne pourrez pas le guérir. A la suite de votre prescription,
toutes les fois que le trouble intellectuel est suivi de
catarrhe pulmonaire ou bronchique, ou par un trouble du poumon,
du rein, de l'estomac ou des intestins, cela signifie que
votre patient s'améliore.
Quand un individu est atteint dans sa volonté,
quand ce qu'il chérit est transformé en haine,
qu'il désire détruire sa vie,
qu'il se détourne de ses propres enfants ou qu'il se met à
les haïr,
quand une femme prend son mari en aversion,
que le système volontaire tout entier est corrompu : dans
ce type de démence, que se produit-il ? Dès lors qu'on
effectue une prescription correcte, le cour ou le foie
deviendra affecté, cela correspond au système volontaire.
Quand on prescrit pour des affections touchant la volonté, ce
ne sont pas des troubles de l'estomac ou du rein mais des désordres
du cour et du foie qui apparaissent. Si une affection cardiaque
s'améliore après votre prescription, et qu'un désir de se
suicider apparaît, vous devez antidoter la prescription :
les symptômes prennent la mauvaise direction. Quand des
affections rhumatismales disparaissent des extrémités pour
aller au cour et que plus tard le patient veuille attenter à
ses jours, l'évolution se fait de dehors en dedans.
Le système volontaire correspond au cour et
au foie. Quand est fait référence à l¹amour de Dieu, nous
trouvons le mot cour dans les Écritures. Quand il est fait référence
aux facultés intellectuelles il est dit "ceindre les
reins", "les reins sont liés à la vérité".
Notons que ces correspondances étaient déjà établies dans la
révélation divine et le Verbe et que personne ne le savait
mieux que les anciens. Toutes ces correspondances se trouvent
dans la parole Divine et nous apprennent sur la nature de la vie
de l¹homme et du corps et que la vie, l¹âme, l¹esprit, et la
volonté de l¹homme correspondent aux organes de son corps.
Avec la connaissance des ouvres de
Swedenborg, j'ai trouvé les correspondances que l'on peut déchiffrer
de la Parole Divine en harmonie avec tout ce que j'ai appris ces
trente dernières années. Leur connaissance aide à déterminer
les effets d'une prescription. Un homme, malade dans son esprit,
n'évalue pas combien il est malade et il n'est pas non plus
capable de juger de son état. Il pense que son état empire
quand des symptômes hépatiques apparaissent ; il dit qu'il est plus mal. Cela n'est pourtant que le développement du
dedans vers le dehors ; ne remettez pas en question
votre prescription pour autant. Le dérèglement du foie disparaîtra
avec le remède choisi pour le désordre mental.
Ces choses doivent être clairement perçues pour
ne pas avoir à faire de l'homéopathie de bas niveau :
autrement vous interférerez avec votre propre travail, en
voulant tripoter le bon travail déjà accompli. Sans une telle
connaissance, la connaissance de la matière médicale homéopathique
n'est pas suffisante sauf pour les cas aigus. L'homéopathie est
adaptée aux états chroniques, aux anciennes suppressions :
gonorrhée, gale ou syphilis. Hahnemann n'avait pas
connaissance de ces correspondances et sans elles aucun homme ne
peut accomplir ce que Hahnemann disait qu'il était
impossible de faire. Il disait que les effets des drogues sont
incurables, mais il n'utilisait que la trentième dynamisation
et ne pouvait accomplir ces choses. Vous ne pouvez pas traiter
les états de suppression sans la connaissance de ces
correspondances.
Vous vous êtes émerveillés du travail que
j'ai accompli. Le travail que vous avez vu dans ma pratique diffère
de celui des autres à cause de cette connaissance. Ceux qui ne
l'ont pas avancent à l'aveuglette et détruisent les vies d'êtres
humains car ils ne savent pas ce qui se produit. Les
correspondances sont exclusivement déduites de l'observation.
Elles ne sont accessibles au médecin qu'avec la loi " Similia
similibus curentur ". Pensez à ces
correspondances ; méditez les pour en tirer du bénéfice ;
utilisez les. Rares sont ceux qui connaissent la vérité ;
le monde est ignorant. Moins un homme a de connaissance, moins
il a de responsabilité. Lorsque vous percevez la vérité vous
en porterez le devoir et deviendrez infiniment plus responsable.
Lorsque vous parviendrez à vous rapprocher des vérités éternelles,
de la loi et de l'ordre, une énorme responsabilité pèsera
sur vos épaules. Ce que nous entendons dans les congrès
n'est habituellement que l'opinion des hommes ; ce que
nous entendons à présent n'est pas un opinion et c'est à
partir de votre propre connaissance que vous en percevrez la véracité.
Je n'ai aucune opinion et j'évite d'en proposer jusqu'à
ce que je perçoive l'empreinte de la vérité éternelle.
Ceci n'est qu'un début, la même chose
traverse tout l'organisme. Les organes sexuels sont
habituellement associés avec la volonté. Les femmes qui ont
des affections des organes sexuels, utérus et ovaires, ont à
la fois les désirs et l'intellect affectés par des
suppressions. Les hommes qui ont des troubles sexuels sont
affectés de façon prédominante dans les organes
intellectuels.
Quelques réactions de Jean Lafeuillade Jean.Lafeuillade de wanadoo.fr
Mon cher Ed,
Mes félicitations pour ta traduction de l'article de KENT
sur "la correspondance des organes et la direction de la guérison
". Je crois que ce n'est pas seulement un geste de
provocation de ta part, c'est avant tout une manière très
particulière de faire avancer le schimlblick, tout le monde a déjà
eu l'occasion d'apprécier.
Il y a quelques années, et surtout à l'époque de Kent,
le scientisme, le matérialisme et le pragmatisme avaient fait
l'unanimité de tous les milieux scientifiques, et représentaient
l'idéologie dominante. En tenant un tel discours sur des
correspondances hypothétiques entre l'esprit des organes et
la direction de la cure, il fallait soit avoir une certaine dose
d'inconscience, ou se moquer éperdument de chercher à
convaincre. La découverte de Kent ne concernait certainement
que ceux qui voulaient bien se donner du mal pour parfaire leur
expérience, et ouvrir ainsi leur propre esprit à la
connaissance.
Plusieurs points essentiels me semblent devoir être médités
par ceux qui se veulent être de bons artisans homéopathes et
les suiveurs de Kent:
- "Vous vous êtes émerveillés du travail que j'ai
accompli. Le travail que vous avez vu dans ma pratique diffère
de celui des autres à cause de cette connaissance. ". Cela
veut dire que sans connaissance des lois cosmogoniques, il est
impossible d'aller bien loin dans l'art de guérir.
"Avec la connaissance des ouvres de Swedenborg, j'ai
trouvé les correspondances de la Parole Divine en harmonie avec
tout ce que j'ai appris ces trente dernières années. ".
Je dirai plus simplement, que Kent avait un éveil spirituel
suffisamment grand pour pressentir de telles choses, et que nous
ne devons pas le juger sur la forme, et sur les mots. Tous ceux
qui pratiquent l'énergétique homéopathique depuis quelques
années, prennent conscience progressivement du caractère
holistique de la séméiologie humaine et de ses interrelations
avec le milieu. Dans le microcosme humain, il existe une hiérarchie
immuable ascendante: " la Fonction prime la Forme, et le
Principe prime la Fonction ". Réduire l'un de ces termes,
revient à s'exclure soi-même d'une Totalité d'interdépendance,
en générant une nouvelle limite et un nouveau système.
L'avertissement donné par Kent est le même que celui donné
par le Su Wen, quelques siècles auparavant : " celui
qui s'éloigne du Tao, ne va pas très loin ". Une médecine
qui s'est écartée des principes supérieurs, ne peut prétendre
les réinventer, et encore moins aider à la compréhension du
traitement étiologique des maladies.
- Il semblerait également que Kent prenne quelques distances
par rapport à Hahnemann et à ses contradictions internes :
une imitation inconditionnelle à une nosologie informelle de la
maladie, et tous ses essais sur la théorie miasmatique. J'ai
été très heureux de constater au cours du dernier séminaire
à St-Jorioz, que cela n'avait pas échappé à certains de
mes petits camarades. Si Hahnemann n'avait pas eu la chance de
connaître l'ouvre de Swedenborg, comme Kent, on peut dire également
que ce dernier eût été beaucoup plus heureux encore, si à
son époque, il avait pu avoir entre les mains une traduction du
Nei Jing Su Wen (elle est assez récente ). Il l'aurait
certainement dévorée, et serait allé beaucoup plus loin.dans
ses correspondances.
Quant au contenu de ces correspondances, je pense qu'elles
sont très contestables, ne serait - ce que dans leur
formulation. Ce que démontre très bien Kent, au contraire,
c'est l'extrême complexité de l'interrelation entre les
organes, dès lors qu'il s'agit de l'atteinte des
fonctions intellectuelles. Or ce jeu de régulation entre les 5
organes qui sont animés par les 5 souffles et les 5 esprits qui
les habitent, était manifestement ignoré de Kent comme de
Swedenborg. Ces trois plans en tout cas, ne sont pas
superposables. Parler de correspondances comme d'une égalité
mathématique, apparaît très vite comme une source de
malentendus et d'illusions illimitées. Apprendre ce jeu
suppose la reconnaissance préalable de l'analogie : la
science du miroir et du renversement des images. Ce qui demande
beaucoup de patience, d'esprit d'ambiguïté et de finesse.
La conclusion sur laquelle j'aimerai terminer, est que je
doute que notre cher Ed ait traduit ce texte par hasard. Il
devait bien se douter que je répondrais. Ce texte contient en
tout cas une invite authentique à une plus grande ouverture
d'esprit. Il n'est donc pas rédhibitoire de s'instruire
sur les lois de l'énergétique chinoise, sur sa conception de
l'étiologie des maladies, et sur la progression de la maladie
chronique (théorie des 6 méridiens).
Toutes nos médecines qui ne datent que de deux cents ans,
ont toujours achopper sur la question de l'étiologie et de la
nosologie. J'aimerai soumettre à votre réflexion ce texte du
3° siècle avant JC.
L'Etiologie véritable ne peut séparer les 5 fléaux de
l'horloge céleste (les 5 cycles), d'avec les 5 souffles de
l'Homme, mais doit au contraire en montrer les interrelations et
les fluctuations.
" Le ciel dispose des 5 éléments qui gouvernent sur 5
trônes (points cardinaux) pour engendrer Froid, Chaleur, Sécheresse,
Humidité, Vent.
L'homme dispose des 5 viscères pour l'élaboration des 5
souffles qui produisent Joie, Colère, Soucis, Tristesse,
Crainte."
L'Etiologie véritable doit nous instruire sur
l'accommodation des Esprits aux 4 Souffles saisonniers. (Su Wen
- Livre I - ch. 2). Ce sont les règles de l'hygiène et du
bonheur de vivre.
L'Etiologie véritable doit nous éveiller sur le jeu et les
vicissitudes du YIN / YANG apparent, et du Yin / Yang caché.
" Le Yin.Yang est la " voie universelle ", le
cadre de la vie, le générateur des métamorphoses, le principe
des générations et des destructions, le palais du Démiurge,
la base du traitement étiologique des maladies. Le ciel est une
accumulation de Yang, la terre une accumulation de Yin. Le Yin
est sérénité, le Yang est agitation. Le Yang procrée, le Yin
fait croître. Le Yang détruit, le Yin conserve. Le Yang
transforme le souffle, le Yin achève la " forme ". Le
froid à son comble engendre le chaud, le chaud à son comble
engendre le froid. Le souffle du froid engendre la turbidité,
celui du chaud la limpidité."- Su Wen - Livre II - ch.5
Surtout ne croyez pas qu'il s'agit de poésie, mais
d'une science exacte qui a fait ses preuves. Alors bonne
digestion mentale, comme dirait Kent !
Et hop, le poisson est amorcé, même
sans appât. Merci Jean. Tu sais que je n'arrive pas à te
suivre sur le plan Médecine Chinoise, et c'est sûrement un
tort, je suis très gêné par les termes employés qui ne
sont pourtant que symboliques, question d'habitude
certainement. En plus, mets toi un peu à la place des epsilon
comme nous autres : on a juste assez d'intellect pour digérer
l'homéopathie... alors. Mon but est atteint toutefois d'élargir
notre discussion. Savoir n'est pas une fin, il faut rester
dans la recherche. Amitiés.
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