LES VIOLACEES
Par le Dr. Jean-Claude Ravalard
Un peu de
Botanique :
Toutes les classifications se présentent comme des classements
arborescents (hiérarchiques), depuis une racine incluant tous les êtres vivants
existant ou ayant existé, jusqu'aux individus. Chaque noeud de l'arbre définit
un taxon,
qui groupe tout ce qui dépend du noeud.
Le scientifique suédois Carl Von Linné (1707 - 1778)
posa les fondations de la systématique, et fut l'auteur d'une classification
dont les grands principes furent la base de la systématique scientifique
jusqu'au milieu du XXe siècle.
L'unité de base de la classification scientifique des êtres vivants ou systématique est l'espèce, taxon le moins sujet à discussion, les autres noeuds de la classification, famille,
classe, embranchement, etc, pouvant varier en fonction des progrès des
connaissances phylogénétiques.
Le classement traditionnel des espèces est fondé sur des caractères
morphologiques. Dans de nombreux cas, les critères sont basés sur la présence
d'un caractère, s'opposant à son absence, considérée comme primitive (par
exemple vertébrés et invertébrés). Le classement repose sur une hiérarchie fixe
de catégories de taxon, la hiérarchie suivante:
(vivant) -> règne -> embranchement -> classe
-> ordre -> famille -> genre -> espèce
Cinq règnes du vivant :
La classification en deux groupes (végétal / animal) a évolué pour
aboutir à la constitution des cinq règnes du vivant.
D'après la classification en 5 règnes, au cours de l'évolution
cellulaire des organismes s'est produite une coupure fondamentale qui distingue
le groupe des eucaryotes et celui des procaryotes.
Les procaryotes sont unicellulaires, et leur matériel génétique n'est pas enfermé dans un noyau. Ils
possèdent des enzymes localisés dans la paroi cellulaire et se
multiplient par scissiparité. Ils constituent le
premier règne.
Tous les autres organismes sont appelés des eucaryotes. Leur matériel
génétique est enfermé dans un noyau; ils possèdent des organites cellulaires,
la multiplication cellulaire a lieu par mitose et ils présentent souvent une reproduction de type sexuée.
Les eucaryotes peuvent être unicellulaires ou pluri-cellulaires. Les
eucaryotes unicellulaires sont appelés des protistes et constituent le second règne.
Enfin, les eucaryotes pluricellulaires sont divisés en 3 règnes, les champignons, les métaphytes (végétaux chlorophylliens) et les métazoaires (animaux pluricellulaires).
En biologie, la classification scientifique traditionnelle est
telle que cinq règnes divisent le monde vivant:
les procaryotes (bactéries et archéobactéries)
les protistes (eucaryotes unicellulaires)
les champignons (eucaryotes multicellulaires)
les végétaux (eucaryotes
multicellulaires)
les animaux (eucaryotes multicellulaires)
Dans la deuxième moitié du XXe siècle est apparue l'approche phylogénétique pour
laquelle le critère fondamental du choix de la classification est qu'elle doit
refléter strictement la phylogénie, c'est-à-dire la généalogie du
vivant. La notion même d'une telle généalogie est une conséquence de la théorie
de l'évolution, et le succès prédictif des arbres
phylogénétiques une des preuves de cette théorie.
On classe généralement les plantes en trois embranchements :
les phanérogames (ou plantes à fleurs)
les cryptogames
les préphanérogames, intermédiaire entre les deux précédents.
Les Cryptogames représentent
l'ensemble des plantes dépourvues de phanères (c'est à dire d'organes voyants)
liés à leur sexualité (on dit que leur sexualité est cachée). Il en résulte que
ce sont des plantes sans fleurs. Les cryptogames se décomposent en trois
sous-embranchements :
les caulophytes vasculaires ou ptéridophytes
les caulophytes cellulaires ou bryophytes
les thallophytes.
Aussi appelés Spermaphytes ou Spermatophytes, les Phanérogames représente
l'ensembles des plantes qui se reproduisent par l'intermédiaire de fleurs et de
graines. Mais c'est surtout par l'élaboration de ces graines que ce groupe se
distingue des autres.
3 classes:
Les Angiospermes
Les Gymnospermes
Les Chlamydospermes
Les Gymnospermes : Plantes
dont les graines ne sont pas enfermées dans un fruit. Les gymnospermes
constituent un groupe intermédiaire entre les Cryptogames Ptéridophytes et les
Angiospermes. 2 embranchements:
Les Cycadophytes (Mégaphyllinées) (plantes fossiles essentiellement)
Les Coniférophytes (Microphyllinées) (Plantes de grandes tailles dont
les feuilles ressemblent souvent à des aiguilles.)
3 sous-embranchements:
[Cordaitales] Plantes fossiles du Primaire.
Ginkgoales (Gingko biloba)
Coniférales (Conifères) (Abies, Tsuga, Pseudostuga, Cupressus…)
Les Angiospermes : Plantes
dont les graines sont enfermées dans une cavité close, le fruit. Ici, les
carpelles de chaque fleur sont plus ou moins soudés entre eux et l'ensemble est
fermé et constitue le pistil ou gynécée de la fleur, avec, à l'intérieur, le ou
les ovules. De plus, le développement de la microspore se limite à la formation
d'une seule cellule nouvelle, la cellule générative, qui correspond à la
cellule-mère de l'anthéridie chez les Gymnospermes; elle possède un noyau
reproducteur qui se divise en deux gamètes mâles, toujours dépourvus de cils.
2 sub-divisions :
•
Les Monocotylédones : Plante dont les graines possèdent une plantule à
un seul cotylédon, dont les feuilles ont des nervures parallèles et dont les
fleurs ont une symétrie d'ordre 3. (cotylédon :
Lobe à l'apparence de
feuille qui émerge d'un semis)
•
Fleurs hypogynes
• Liliiflores (dont font partie les Liliacées)
•
Fleurs épigynes
•
Les Dicotylédones Cet ensemble peut être divisé en trois groupes: celui
ayant des fleurs à pétales séparés (dialypétales), celui à pétales soudés
(gamopétales) et celui dont les espèces n'ont pas de pétales (apétales). L'une
des plus importantes familles parmi les dialypétales est celle des
renonculacées (clématite, anémone, ellébore, renoncule), dont les espèces, très
dissemblables, ont des étamines extrêmement nombreuses.
•
• Apétales (unisexuées
et hermaphrodytes)
• Hypogynes Isostémones (dont les
Apocynacées, les loganiacées, les solanacées)
Classification
APG (classification
phylogénétique des angiospermes) Concerne uniquement les Angiospermes.
Correspond à la classification la plus récente, basé sur l'étude génétique.
Quelques exemples de
changements spectaculaires par rapport à la classification traditionnelle.
- Tous les ancêtres des dinosaures sont aussi des
ancêtres des oiseaux, ce qui amène à considérer ceux-ci comme les
descendants d'un groupe de petits dinosaures volants vivants au crétacé.
(Le concept de "reptile" est abandonné.)
·
Précisons la relation entre oiseaux et dinosaures. Pour
certains auteurs, le velociraptor est considéré comme plus proche des oiseaux
que le tyranosaure, et ce dernier est considéré plus proche des oiseaux que du
diplodocus.
- Les plus proches parents des cétacés seraient les
hippopotames. (Le concept d'"artyodactyles" est abandonné.)
- Les plus proches parents vivants des oiseaux sont les
crocodiles.
- Les poissons osseux sont plus proches des mammifères
que des requins. (Le concept de "poisson" est abandonné.)
- L'ancien groupe des "algues" explose en tous
sens, certaines étant groupées avec les plantes vertes, d'autres avec les
bactéries.
- Le concept de "protiste" est abandonné, au
profit de groupes pouvant mélanger êtres multicellulaires et
monocellulaires (par exemple les straménopiles regroupent les algues
brunes --dont les kelp, jusqu'à 60 m de long-- et les diatomées
unicellulaires).
- La division entre Procaryotes et Eucaryotes est
abandonnée, au profit de la division en trois du vivant.
Selon Sankaran (A partir
du livre ‘Insight into Plants II)
Chaque famille végétale aurait en commun une sensation.
Les miasmes donneraient une coloration particulière à cette sensation.
Il serait ensuite possible d’établir un tableau permettant en fonction
de la sensation et du miasme choisir le remède végétal.
Les Remèdes
•
Bryonia alba (Wild hops – Bryone)
(Cucurbitacée)
•
Cistus
canadensis (Ice plant – Hélinathème) (Cistacée)
•
Colocynthis (Bitter
apple – Coloquinte) (Cucurbitacée)
•
Cucurbita
citrullus (Water melon – Pastèque) (Cucurbitacée)
•
Cucurbita
pepo (Pumpkin – Potiron) (Cucurbitacée)
•
Elaterium (Squirting cucumber
– Giclet) (Cucurbitacée)
•
Luffa bindal (Ghosalata)
(Cucurbitacée)
•
Luffa
operculata (Vegetabiler Schwann) (Cucurbitacée)
•
Momordica (Balsam
apple– Pomme de merveille) (Cucurbitacée)
•
Passiflora
incarnata (Passion Flower – Fleur de passion) (Passifloracée)
•
Viola
odorata (Sweet-scented violet – Violette ) (Violacée)
•
Viola
tricolor (Pansy – Pensée sauvage) (Violacée)
•
Sensation
–
Aversion
à être dérangé
–
Au
niveau physique
•
Coupant
•
Piquant
lancinant
•
Tranchante
•
Transperçant
•
Pinçant
–
Au
niveau psychologique
•
Contrariété
•
Dépit
•
Sensation
d’avoir été dérangé
•
Réaction passive
–
Prostration
–
Morose
–
Évite
la présence d’autrui
•
Réaction active
–
Irritable
lorsqu’on l’interroge
–
Violence
–
Méfiant
–
Rage
–
Agitation
•
Compensation
–
Tranquillité
–
Calme
–
Immobilité
Les Miasmes :
•
Aigu
Elaterium
•
Typhoïde Bryonia
•
Ringworm Viola
tricolor
•
Malaria Colocynthis
•
Sycose Luffa
operculata
•
Tuberculose Cistus
•
Cancer Viola
odorata
•
Syphilis Passiflora
Comment Sankaran est-il
arrivé à cette sensation ? :
« EXTRACTION REPERTORIALE
En faisant une recherche avec MacRepertory de rubriques comportant au
moins deux remèdes du groupe des Violales, nous avons trouvé la liste suivante,
classée par ordre croissant en fonction la taille de la rubrique :
Yeux,
douleur, coupante, pression amél. (3° symptôme) (Bry, Coloc)
Tête,
douleur, transperçante, front, matin (5° symptôme) (Coloc, Viol-t)
Tête,
douleur, coupante, dardante, coups de poignards, front, matin (8° symptôme)
(Coloc, Viol-t)
Généralités,
douleur, piquante lancinante, externe, contrariété, après (40° symptôme) (Bry,
Coloc)
Cette 40° rubrique est la première de la liste dans laquelle il y a un
symptôme mental associé à un symptôme physique.
De cette recherche, on peut déduire que les douleurs coupantes,
dardantes, les coups de poignards, les douleurs transperçantes sont des
sensations habituelles et la contrariété est le premier symptôme mental. J’étais
curieux de lire la matière médicale des membres les plus connues de la famille
des Violales pour étudier leurs principaux symptômes et s’il y avait des
sensations communes dans cette famille.
Bryonia
Illusions,
soldats, illusion de, abattu par des, vingt deux heure, amél en se
rafraîchissant. (1) (Allen R)
Estomac,
douleur, coupante,mouvement, agg et debout amél. (1) (Allen R.)
Estomac,
douleur, coupante, couteaux, comme par des. (2) (Allen R)
Diarrhée,
précédée de douleur coupante dans l’abdomen. (Hahnemann)
Douleur,
coupante, pression, amél. (Complete)
Douleur,
coupante, couteau, comme un. (Complete)
Diarrhée,
bilieuse, douleur transperçante, avec. (Knerr)
Thorax,
partie interne, douleur transperçante, inspiration ou mouvement, agg. (1)
(Knerr)
Les sensations de Bryonia sont transperçantes, coupantes et des coups
de poignard – cohérentes
Le remède suivant est Colocynthis.
Abdomen :
partie supérieure, douleur coupante, ciseau, comme par un, enfoncé
profondément, de la courbe du dos, jusqu’au pelvis, puis en arrière de nouveau,
à 16h. (1) (Allen R)
« Douleur
transperçante, tension dans la région lombaire droite, perçue seulement pendant
l’inspiration, et surtout intense allongé sur le dos. » (Hahn.)
« Douleur
aigue coupante dans le globe oculaire droit. » (Hahn.)
« Constriction
nerveuse des intestins, ou douleur coupante comme par des couteaux, ou douleur
comme si l’intestin était comprimé entre deux pierres. » (Lippe)
Bryonia et Colocynthis ont en commun les sensations coupante,
transperçante et de coups de poignard. En étudiant les éléments les moins
connus de la famille des Violales, nous pouvons observer :
Elaterium
Vomissement,
estomac, douleurs, coupantes par intervalles. (Knerr)
Fièvre,
bilieuse, abdomen, douleur coupante, abdomen, dans. (Knerr)
Viola
tricolor
Lamenter,
abdomen avec douleur coupante dans l’. (1) (Knerr)
Douleur,
coupante, dorsale, de la région, omoplates, sous les. (1) (Complete)
Dos, épaules,
entre, contraction, pinçante. (1) (Allen R)
Viola
odorata
Doigts,
douleur transperçante, articulations, des, droites. (Knerr)
Luffa
operculata
Dos, douleurs
en coups de poignard dans le dos et le cou. (BHJ, proving réalisé par Raeside)
Les sensations que l’on va retrouver dans le groupe des Violales sont
des douleurs coupantes, en coups de poignard, transperçantes et pinçantes.
CONTRARIETE
/ DECONVENUE
Nous nous souvenons de notre recherche de départ que dans les deux
remèdes, Bryonia et Colocynthis, les douleurs piquantes lancinantes résultent
d’une contrariété. D’autres symptômes associés avec une contrariété sont
trouvés dans le psychisme et les symptômes physiques (généraux et particuliers)
de Bryonia, Colocynthis et de Cistus.
Bryonia
Rêves,
contrariants. (Allen R)
Rêves, pleins
de querelles et de contrariétés. (Hahn.)
Rêves, ménagères,
à des taches ; travail, à son, jour, du ; querelles et de
contrariété, de ; anxieux. (Hering)
Agg. ;
colère, contrariété, avec. (Boenn. R.)
Constipation,
général, contrariété, après. (Complete)
Transpiration,
contrariété, après. (Complete)
Toux, agg ;
contrariété, après. (Boenn. R.)
Colocynthis
Visage,
douleur, déchirante, contrariété, après. (Complete)
Diarrhée,
contrariété, après. (Complete)
Contrariété,
coliques, provoque des. (1) (Knerr)
Contrariété,
règles, suppression des, suite de. (Knerr)
Mauvais
effets d’une contrariété. (Phatak)
Cistus
canadensis
Sensations,
paralysantes, contrariété, comme après une. (Knerr)
Mauvais
effets d’une contrariété. (Allen R)
Contrariété,
paralysé, sensation comme si. (Knerr)
En consultant le American Heritage Dictionnary, la signification de
‘contrariété’ est : « l’action de mécontenter, d’irriter ou de
vexer. » ‘Mécontentement’ a la définition suivante : « Provoquer
de l’irritation à, par des actions embarrassantes, souvent répétées. Troubler
ou inquiéter une personne, afin de susciter une colère modérée. »
Le terme ‘dépit’ figure également dans les rubriques de Bryonia et de
Colocynthis – donnant lieu à des symptômes psychiques et physiques. En
consultant le Dictionnaire Webster pour avoir le sens du mot ‘dépit’ :
« Inquiétude ou souffrance psychologique après humiliation, déception ou
échec. Contrarier vivement après humiliation. »
Bryonia
Frilosité,
état psychologique, dépit, avec. (1) (Knerr)
Agg.,
émotions, humiliation, dépit, etc. (Boenn R)
Causalité, dépit.
(Clarke R)
Psychisme,
dépit, affections suite de. (Knerr)
Rectum,
diarrhée, dépit, après. (Complete)
Colocynthis
« Fièvre
puerpérale après dépit ». (Ruckert)
Causalités,
dépit. (Clarke R)
Caractéristiques,
dépit. (Boger)
Psychisme,
dépit, règles, suppression des. (Knerr)
Organes
génitaux féminins, règles, suppression des, dépit, après. (1) (Knerr)
Peau,
indurations, nodules, dépit, après. (1) (Complete)
Donc, au niveau physique les sensations sont coupantes, comme
des coups de poignard, transperçantes et pinçantes.
Au niveau psychologique, la personne subit contrariété,
irritabilité, dépit.
PERTURBATION
La matière médicale de Bryonia et les définitions du dictionnaire
citées plus haut ont fourni la clé de la sensation qui donne lieu à ces
symptômes psychiques et physiques – sensation d’être dérangé.
Donc les douleurs coupantes, en coups de poignard, transperçantes
dérangent le sujet, ainsi que les contrariétés, les irritations et le dépit.
Bryonia dans la
littérature est le remède le plus susceptible lorsqu’on le dérange :
« Ne
supporte pas d’être dérangé ; veut qu’on le laisse seul et en paix. »
(Morrison)
« Agacé
lorsqu’on lui parle, souhaite rester au lit, pire lorsqu’on le dérange. »
(Kent)
Psychisme,
dérangé, aversion à être. (Complete)
Sommeil,
perturbé, rêves, par des. (Complete)
Colocynthis a également :
Sommeil,
perturbé, rêves, par des. (Complete)
Psychisme,
perturbé, idéation, activité mentale, suite de. (Complete)
Taciturne, peu
disposé à être dérangé ou à répondre à des questions. (Boericke)
La façon dont on éprouve la sensation variera selon le miasme. Par
exemple, Bryonia ressent le trouble d’une manière typhoïde et peut réagir par
une hyperactivité afin de retrouver une situation agréable de repos et de
relaxation où tout ce dérangement et cette inquiétude aura disparu. Colocynthis
(miasme malaria) se plaint et se lamente de ces attaques, en se sentant
malheureux, dépendant et immobilisé.
AGGRAVATION PAR LE MOUVEMENT
Le mouvement constitue un dérangement pour le patient, c’est
donc un facteur aggravant.
Bryonia est dérangé par le
mouvement. Par exemple :
Mouvement, aggrave. (Knerr)
Aggravation, mouvement, yeux, des. (Boenn R)
Aggravation, mouvement, tête, de la. (Boenn R)
Colocynthis a une aggravation
par le mouvement très proche.
Douleur, névralgique, mouvement, agg. (Complete)
Crier, hurler, vociférer, général, douleur, avec la, hanche au genou,
de la, piquante lancinante, déchirante, mouvement, agg., ischions. (Complete)
Dans Viola
tricolor,
existe de nouveau cette sensibilité au mouvement.
Thorax, côtés, pression, aggravé, mouvement du tronc, au, droit. (1)
(Allen R)
Yeux, douleur, piquante lancinante, mouvement, au. (Complete)
Thorax, douleur, piquante lancinante, mouvement agg. (Complete)
Généralités, mouvement, agg. (Complete)
CALME
La sensation opposée à celle d’être dérangé, c’est d’être dans le calme.
Bryonia présente :
Psychisme, paix, désire qu’on le laisse en. (Complete)
Amél, repos, calme. (Boericke)
Fièvre, mouvement, veut rester tranquille à toutes les phases de la
fièvre. (Complete)
« Le patient Bryonia, en restant allongé dans le calme, ne ressent
parfois pas du tout de nausée, mais dès qu’il lève la tête de l’oreiller, les
nausées intenses réapparaissent, et donc, il ne parvient pas à
s’asseoir. » (Kent)
Colocynthis doit rester
tranquille.
Ischions du côté droit : douleurs aigues, élancements douloureux
de la région sacrée, il doit se tenir tout à fait immobile, car tout mouvement
l’aggrave. (Lilienthal)
Doit rester tout à fait immobile. (Lutz)
Jambes, sciatique, droite, l’obligeant à rester allongé immobile dans
une seule position, le moindre mouvement déclenche une douleur intense, avec
une sensation d’écrasement de la moelle osseuse. (Knerr)
Sciatique : rester allongé immobile, il doit. (Hering)
Tranquillité. (Boenn R)
Viola odorata
Psychisme : calme. (Complete)
Passiflora
N’a jamais été homœopathiquement expérimenté, mais on utilise pour
apaiser les patients.
« A un effet tranquillisant sur le système nerveux ; c’est
donc un remède antispasmodique efficace. » (Phatak)
« Le Dr. J.H. Phares a traité avec un très bon résultat très
rapide et satisfaisant un cas de tétanos très intense et sans espoir, avec
opisthotonos, trismus et convulsions, chez un enfant de deux ans. »
(Extrait de la MM de Hale)
« Il calme l’irritation des centres nerveux et améliore
l’innervation sympathique. » (Homeopathic Recorder)
LES VIOLACEES
•
En
fait dans la famille des Violacées
•
3
genres:
–
Hybanthus
–
Isodendrion
–
Viola
Dans le genre Viola: 182 éléments cités sur le site:
http://www.natureserve.org/explorer/speciesIndex/Kingdom_PLANTAE_106573_1.htm
Viola odorata (Synoptic
MMII Frans Vermeulen)
Viol-o.
Signes
Viola odorata. Violette. Famille des Violacées.
Largement répandue en Europe, Afrique du Nord et Asie, V.
odorata est une plante populaire de jardin. Elle a seulement quelques
centimètres de haut avec des feuilles ayant un pétiole atteignant jusqu’à 5 cm
de long, un limbe ovale, incisé à la base et arrondi au sommet, et un bord
légèrement dentelé. Les fleurs de 2cm environ, sont agréablement parfumées,
d’une couleur violette soutenue, lilas ou blanche. Ces fleurs produisent
rarement des graines ; ces graines viennent à part de fleurs fermées et
auto-pollinisées [cleistogames (se dit d’une fleur qui demeure en bouton et
s’autoféconde, ndt.)]. Les violettes aiment l’ombre et apprécient le sol
sablonneux frais.
"La structure de la violette est vraiment une
curiosité botanique étonnante : elle fleurit deux fois, au printemps et à
l’automne, mais les fleurs sont différentes. Au printemps elles sont
entièrement formées et d’un délicieux parfum, mais elles sont la plupart du
temps stériles et ne produisent aucune graine, alors qu’en automne, elles sont
très petites et insignifiantes, cachées parmi les feuilles, sans pétale et
aucun parfum, mais produisent beaucoup de graines. La violette se propage,
aussi, d’une autre manière par l’émission de scions, ou de stolons, à partir de
la plante principale chaque été après la floraison, et ceux-ci à leur tour
émettent des racines et deviennent ainsi de nouvelles plantes, processus de reproduction
distinct de la germination classique." [Grieve]µ
Les fourmis aident également en dispersant les graines. Les
graines de violettes contiennent une appendice sucrée que les fourmis
apprécient fortement. Elles transportent la graine, mâchent la partie qu’elles
aiment et abandonnent la graine.
Les poètes ont souvent fait l’éloge de la modestie et de
l’humilité de la violette. Un ancien adage populaire évoque la douceur et
l’amour : "On ne doit pas chercher à embrasser les jeunes filles
portant des violettes." C’est Napoléon Bonaparte qui a fait de la violette
le symbole de l’espérance déçue :
"Bien qu’il ne fut pas passionné par les fleurs,
Napoléon aimait les violettes parce qu’elles lui rappelaient les bois Corses
dans lesquels il jouait enfant. Joséphine a porté des violettes le jour de son
mariage et un bouquet lui était invariablement offert par Napoléon à chaque
anniversaire. Mais ce fut véritablement dans la défaite que les violettes sont
devenues importantes pour la France. Alors que l’Empereur partait en exil sur
l’île d’Elbe, il dit à ses partisans qu’il reviendrait avec les violettes au
printemps. Cette promesse se réalisa lors de son évasion, lorsque de nombreux
amis et partisans fidèles vinrent au-devant de lui en portant des violettes ou
des manteaux et des robes de couleur violette. Mais leur jubilation fut de
courte durée puisque que peu après, Napoléon fut vaincu à Waterloo. Cependant
avant de partir pour Sainte Hélène, il demanda à ses geôliers la permission de
visiter la tombe de Joséphine où il cueillit des violettes, retrouvées après sa
mort dans un médaillon qu’il portait autour du cou." [Perry]µ
La violette a une longue histoire. Les Perses en faisaient
des confiseries, les Romains mangeaient les fleurs avec du citron et de
l’orange, les Athéniens firent de cette fleur l’emblème de leur ville. Les
orateurs essayant de gagner la faveur populaire s’adressaient à eux en tant
"qu’Athéniens couronnés de violettes." Un des qualificatifs de la
ville était d’être couronnée de violettes, iostephanos.
V. tricolor est de trois couleurs, V. odorata est de couleur
bleuâtre pourpre, et quelquefois blanche ou rose. Mais elle a en fait plus de
couleurs : extraite des pétales, par infusion dans l’eau, la substance
colorante bleue tourne au vert, et jaunit ensuite avec des alcalins et devient
rouge avec des acides.
Introduit par Gross. Expérimenté par Gross, Hahnemann et
Stapf.
Comparer
Pulsatilla.
Lycopodium. Phosphorus. Belladonna. Phosphoricum acidum. Viola tricolor. Ambra
grisea. Valeriana.
Régions
Nerfs [yeux ; oreilles]. Vision. Poignets [droit]. Peau * Côté gauche. Côté droit.
Symptômes Principaux
M – Tension. Agitation, puis épuisement soudain.
"Le sujet Viola Odorata est mentalement très tendu
avec une tendance aux pensées sombres. L’intellect domine les émotions, mais
les idées ne sont jamais converties en actions et sont rapidement remplacées
par de nouvelles pensées qui ne se réalisent pas non plus. Ceci peut se
traduire par un comportement enfantin, la nourriture est refusée par exemple et
le sujet tient tête obstinément. Le caractère doux, aimable sous-entend que
cette résistance se fait dans le calme." [Vrijlandt]µ
"Lorsque lui vient une idée, il n’en saisit qu’une
partie, mais ne peut pas l’exprimer ; il essaye d’en comprendre le reste,
mais à ce moment une autre idée incomplète l’envahit ; les pensées se
bousculent les unes les autres, mais il a toujours en tête une idée incomplète
qu’il ne peut exprimer ou développer." [Gross]µ
M – Faiblesse de mémoire.
Une émotion entraîne céphalée et faiblesse de mémoire.
"Après un certain temps de lecture, il a oublié le
début de ce qu’il lisait." [Gross]µ
M – Perd continuellement le fil de ses pensées.
"Dissipation des pensées ; des pensées étrangères
les chassent, quand il essaye de les exprimer, elles se dissipent à leur tour,
et il ne peut pas se rappeler les précédentes." [Gross]µ
Les pensées changent continuellement.
M – Aversion pour la musique [surtout le violon].
M – Tendance à froncer les sourcils [à cause de la tension
cérébrale].
G – Symptômes associés oculaire, auditif et rénal ou verminose. [Boger]µ
Douleur oculaire # otalgie. [Vrijlandt]µ
G – < Air froid [céphalée, douleurs rhumatismales ;
énurésie].
G – Tension [externe].
"Tension de l’occiput et du front ; tension du
cuir chevelu au niveau de l’occiput même lorsqu’il ne bouge pas, bien que <
en penchant la tête en avant et en arrière ; tension douloureuse, le
contraignant à froncer le front ; durant plusieurs
jours." [Clarke]µ
"Cette sensation de tension commence dans le cuir
chevelu ; de là elle s’étend à la moitié supérieure du visage, le front et
les tempes jusqu’aux oreilles, alternant avec une sensation semblable de
l’occiput et des muscles cervicaux. Le patient fronce les sourcils et si vous
lui demandez pourquoi, il vous dira simplement que cette tendance est due à une
sensation désagréable de resserrement du front." [Choudhuri ]µ
G – Douleurs erratiques.
"Brûlure fugace en plusieurs endroits." [Jahr]µ
"Douleurs brûlantes erratiques, maintenant à tel
endroit puis ailleurs à un autre moment, à type de contraction et brûlure, par
une petite flamme. [Lippe]µ
G – Douleurs brûlantes [externes] ; piquantes lancinantes [à l’extérieur ; rayonnante].
G – Congestion à des endroits isolés.
P – Toux < journée.
Dyspnée pendant la grossesse.
P – Poignet droit, en particulier aux articulations du carpe
et métacarpe.
La douleur irradie vers le haut, ou la douleur du poignet s’accompagne
de douleur dans l’épaule droite.
< Air froid ; matin au réveil.
> Après s’être levé.
Syndrome du Canal Carpien.
P – Peau sèche, avec les paumes des mains moites.
P – "Lorsque la rougeole a une évolution anormale, penser
à Viola Odorata ; il a une peau sèche chaude, avec les
paumes moites, et une sensation comme une brûlure dans de petits endroits ici
et là sur le corps, allant et venant comme si quelqu’un en approchait une
flamme puis l’emmenait à un autre endroit." [Hom. Rec. 7/1931]µ
Répertoire
Psychisme : §Activité, désir d’, transpiration, pendant [2]. §Compréhension, aisée [3]. §Désobéissant [2]. §Émotions, gouvernées par l’intellect [1]#0 1537. §Froncer les sourcils, tendance à [1]. §Idées changeantes, état d’esprit
changeant [3]. §Imaginations, exaltation de l’imagination [1]#0 3156. §Magnétisé, amél par le magnétisme [1]#0 3823. §Manger, refuse de [3]#0 3835. §Pensées, rapides, vives, etc [1]#0 4248.
Vertige : §Assis, agg étant [2]#1 70.
Tête : §Constriction, occiput, alternant avec, tension
du visage [2/1]#2 702. §Douleur, musique, suite de [1]#2 1297. §Tension, cuir chevelu [2].
Yeux : §Douleur, œil gauche, extension au vertex [1/1] ; douleur, toussant, en [1].
Vision : §Feu, demi-cercles de, devant les yeux [1/1]. §Serpent, devant le champ visuel, comme un [1]. §Zigzags, cercles colorés [1,1 ; Sep.]#4
1001.
Oreilles : §Bruits, & intolérance à la musique [1]. §Tension, sensation de [2].
Nez : §Engourdissement, pointe [1,1]#7 955. §Tension [2].
Visage : §Tension de la peau, yeux, sous les [1 ; Nux-v.]#8 2038.
Larynx : §Voix basse et douce [2/1].
Respiration : §Dyspnée, grossesse, pendant [2/1].
Thorax : §Douleur, respiration, expiration, agg [2,2]#31 687.
Dos : §Tension, région cervicale [2].
Sommeil : §Bâillement, matin [1]#35 35, &
larmoiement [1/1] ;
sommeil, sans avoir [1]#35 156, & étire, s’[1]. §Position, bras, au-dessous de la tête [1]#35 454, dos, sur le,
avec la main gauche, sur la tête [1], dos, sur le,
avec les deux mains, sur la tête ; avec main gauche sur la région
épigastrique [1] ;
genoux, fléchis [1]#35 479, genoux et coudes, fléchis [2] ; genoux, écartés [1] ; membres inférieurs,
remontés [1]#35 488.
Aliments
Désir : Viande [1]#14 618.
Notes
Viola
Odorata
(John Henry Clarke –
Dictionnaire de Matière Médicale Pratique)
Caractéristiques
La Violette a été introduit en thérapeutique par Gross et expérimentée
par Hahnemann, Gross et Stapf. Gross dit des symptômes de la Violette qu’ils se
reproduisaient de façon égale dans toutes les situations, ils étaient modérés
et pourtant ressentis certainement plus que dans d’autres remèdes. Hahnemann a
ressenti des douleurs de meurtrissures dans tous les os le matin, au réveil,
> en se levant. Stapf a ressenti une détente musculaire. Cerveau très
perturbé et surexcitation, et Viol-o a d’abord été utilisé dans les cas
d’hystérie. L’aversion pour la musique, le violon tout particulièrement, est un
de ses symptômes caractéristiques. Activité fébrile et abondance d’idées,
généralement confuses : « Ne peut saisir une idée qu’à moitié ;
l’assimile correctement mais ne peut le garder en mémoire. » La Tension
est une key-note de Viol-o. : « Tension de l’occiput et du
front », « Tension du cuir chevelu de l’occiput même sans bouger <
en penchant la tête en avant et en arrière ; douloureuse, obligeant à
plisser le front, pendant plusieurs jours. ». Gross a noté la première
sensation, et Stapf la deuxième. Gross a écrit encore : « Tension qui
parfois s’étend à la partie supérieure du visage, en particulier vers le nez,
de là, extension vers le front et les temps, jusqu’aux oreilles, avec
alternance avec une sensation similaire de l’occiput et des muscles du
cou. » Cooper (H.M. p. 154-160) a illustré l’action de Viol-o sur la tête
et l’œil par un cas : Miss X a eu pendant vingt ans des attaques de
migraines très intenses qui débutaient brusquement et sans cause apparente une
fois toutes les semaines, parfois un peu plus fréquentes. La douleur était
battante au niveau de la tempe et de l’œil droit, passant de temps en temps
pour une courte période à l’autre côté. Vision très déficiente, en particulier
par temps maussade, pluvieux ; le diagnostic de choroïdite chronique a été
porté par un éminent ophtalmologue. Le 11 Septembre 1893, une unique dose de
Viol-o. a été donnée. Le lendemain, la patiente avait une céphalée, pas à
l’endroit habituel, mais juste sur le vertex. Après cette céphalée, elle n’a
plus fait de céphalées intenses, et juste quelques débuts. Amélioration de la
santé générale et aussi de la vision ; la douleur et l’énervement qui l’a
gênaient auparavant ont disparu. Cooper a conseillé de ne plus porter de
lunettes de correction. Le 10 Mars 1894, elle a refait une crise de céphalée
assez prononcée, avec envie de vomir, au moment des règles ; « le
premier jour, la douleur se situait dans toute la tête, le lendemain, un pouce
ou deux au dessus de l’oreille droite. » Une autre dose de Viol-o a été
adressée. Depuis ce temps, la guérison s’est maintenue. Meilleur appétit, et
amélioration des forces, la vue est redevenue progressivement normale. Le 11
Mai 1894, le patient écrivait : « Je me sens très bien, et ma vision
est parfaite. » Cooper considère que Viol-o. a une relation très
particulière avec les sinus et leurs nerfs vasomoteurs. Les symptômes du
proving révèlent une ‘focalisation marquée’ sur l’intérieur des globes
oculaires : « Oppression des globes oculaires, chaleur et brûlure des
yeux » ; « Vision d’éléments flamboyants (un demi-cercle de
feu » ; « Picotement brûlant dans les yeux. » Cooper a
également publié un cas d’affection auriculaire traité par Viol-o. (H.M., xxix.
154) : un enfant de dix-sept mois était affecté d’otorrhée récidivante des
deux oreilles (< droite) depuis la naissance ; et deux autres enfants
de la même fratrie étaient décédés selon les parents d’otorrhées, persistant de
la même manière inexplicable. Viol-o. a été prescrit et le lendemain, émission
d’une grande quantité d’écoulement malodorant de l’oreille droite, avec
amélioration immédiate de l’état de l’enfant ; de somnolente et apathique,
elle est devenue intelligente et brillante. Par la suite, l’écoulement et la
surdité ont disparu. Les problèmes d’oreilles associés avec de douleurs
orbitaires indiquent Viol-o. Viol-o a guéri un grand nombre de cas de
rhumatismes, surtout si latéralisation droite. Ce remède a une localisation
marquée pour les poignets, surtout le droit. Cooper le voit comme un remède qui
convient bien aux « patients au teint foncé du type Fer.
Pic. » ; Hering dit qu’il convient bien aux « petites filles
grandes, minces, nerveuses » ; aux « jeunes filles douces
sensibles et blondes ; et aux « patients tuberculeux. » Teste
qui a utilisé fréquemment Viol-o., décrivait le type sensible du remède comme
« un tempérament lymphatico-nerveux, un caractère doux, avec une peau
sèche et fraîche. » De nombreux patients qu’il avait guéris étaient grands
et maigres. [la guérison de Lady Margareth Marsham, âgée de 67 ans, d’une
maladie de la gorge considérée comme maligne (vraisemblablement tumeur de
l’amygdale), avec une infusion de feuilles de Violette a été consignée par
écrit (H. W., xxxvi, 556). De l’eau bouillie était versée sur des feuilles
fraîches et laissée à infuser durant 12 heures. Des compresses humidifiées avec
cette solution étaient appliquées sur la peau au niveau de la gorge et
recouvertes de soie. Le soulagement de la douleur, de la dysphagie et des
symptômes d’étouffement était immédiat. L’œdème externe a disparu en une semaine,
la tumeur de l’amygdale en une quinzaine.] Les sensations particulières
étaient : Comme si quelque chose tournait dans la tête. Comme si les
globes oculaires étaient comprimés. Comme si le nez avait été frappé et que le
sang jaillissait. Comme si le palais était desséché. Comme s’i y avait une
pierre sur la poitrine. Brûlure comme une petite flamme transitoire passai par
endroits ici et là. Les symptômes sont : < En penchant la tête en avant
et en arrière. < Dans la journée (Toux). < Par la musique. Douleurs
osseuses > en se levant le matin. < Dans une pièce froide (enrouement).
< Temps maussade, pluvieux (vision).
Cas de Sankaran (L’esprit
de l’Homœopathie pages 375-6)
Un
violoniste suisse est venu me consulter pour un problème d'anxiété due à
l'anticipation et de trac avant ses concerts. On lui avait prescrit de nombreux
remèdes dont Argentum nitricum et Gelsemium sempervirens mais
sans résultat. En étudiant ses symptômes, il est clairement ressorti qu'il
semblait n'avoir aucune émotion, qu'il ne se mettait jamais en colère, qu'il
n'était jamais triste ni vraiment content. Lorsque je lui ai demandé pourquoi
il en était ainsi, il m'a répondu qu'il n'en voyait pas la nécessité, puisque
tout arrive dans la vie comme ça doit arriver. Il disait par exemple : «
Pourquoi devrais‑je me mettre en colère contre quelqu'un qui se conduit
mal envers moi ? C'est dans sa nature. Pourquoi me laisser affecter ? Par
conséquent, je ne me mets pas en colère. » Cet homme avait eu une éducation
très stricte. Chez lui, la musique pop et moderne était tabou, car elle n'était
pas considérée comme convenable pour des intellectuels. Il n'avait jamais rien
vécu d'aventureux, même pendant son adolescence, et il le regrettait amèrement.
Dans le Répertoire Synthétique, j'ai choisi la rubrique : "Excitation
nerveuse de l'intellect" et j'ai trouvé le remède Viola odorata. À ce
propos, c'est le seul remède qui soit mentionné dans la rubrique:
"Sensibilité ‑ musique, au violon". Je lui ai donc donné Viola
odorata et j'ai appris qu'il allait mieux.
Cas de Viola odorata (Insight into Plants II)
C’est un extrait d’un cas proposé par le Dr. Parinaz Humrawala dans
Links en 1993.
Il s’agit d’une femme, la soixantaine, semblant en bonne santé et vive
pour son âge. Elle est venue pour un prurit des avant-bras accompagné par une
transpiration abondante seulement des paumes (le reste de la peau restant
sèche). Elle parlait doucement et se contrôlait parfaitement. Après avoir fait
les observations habituelles nécessaires concernant les symptômes physiques de
la patiente, j’ai commencé à l’interroger quant à son caractère, dans le but de
renforcer ses caractéristiques physiques avec le portrait psychologique. S’en
est suivi un interrogatoire vraiment inhabituel :
D : Pourriez-vous décrire votre caractère ?
P : Calme.
D : Ne vous mettez-vous donc jamais en colère ?
P : Non, jamais. Pourquoi ? Vous mettez-vous en colère,
Docteur ?
D : Oui.
P : Si on s’arrêtait seulement un moment et que l’on
réfléchissait avant de se mettre en colère, vous ne vous mettriez
vraisemblablement jamais en colère.
D : Comment faire une pause et réfléchir puisque la colère surgit
d’une émotion ?
P : Quelle est la valeur de votre éducation si elle ne vous a pas
appris à réfléchir, alors que, même avec mon éducation plutôt modeste, je suis
capable de me contrôler et de maîtriser ma réaction émotionnelle ?
D : Est-ce que la musique vous intéresse ?
P : Non, je ne l’apprécie pas.
D : Vous ne trouvez pas la musique relaxante ?
P : Pourquoi doit-on avoir besoin d’aide extérieure pour se
détendre ? Si votre intellect domine vos émotions, vous trouverez
certainement toute la détente nécessaire en vous-même.
Les rubriques qui reflétaient son ‘caractère philosophique’
étaient :
Psychisme,
émotions dominées par l’intellect.
Elocution,
parle d’une voix douce.
Aversion pour
la musique
Paumes
humides (Répertoire de Phatak)
Peau,
brûlante et pruriante.
Peau,
sécheresse (Répertoire de Phatak)
Le remède prescrit a été Viola odorata 30. On a demandé à la patiente
de prendre ce remède trois fois par jour jusqu’à qu’il y ait des signes
perceptibles d’amélioration de ses symptômes et d’arrêter le remède aussitôt
cette constatation. Quatre jours après le début de ce traitement, elle a
ressenti une amélioration et arrêté de prendre le remède comme il lui avait été
conseillé. Deux semaines plus tard, je l’ai revu en consultation et elle m’a
précisé que le prurit avait complètement disparu pour ne plus revenir.
Commentaires :
Nous n’avons pas tous les détails de ce cas mais cet extrait révèle une
patiente qui a réprimé ses émotions. Le caractère spontané et imprévisible de
la réaction émotionnelle semble une émotion qui n’a que peu d’intérêt pour elle
et qu’elle considère comme une expression de son inaptitude à se contrôler
elle-même. Ce symptôme suggère le miasme cancéreux. La nécessité de très bien
se débrouiller et de contrôler toutes les variables imprévisibles (émotions)
pour garantir la réussite. Toute perturbation doit être bien contrôlée.
Pour Louis Klein, dans
Clinical Focus Guide Vol. 1 :
2 rubriques parmi les plus importantes pour Viol-o :
Les émotions doivent être contrôlées par l’intellect.
Pleurer, humeur larmoyante lorsqu’on lui a refusé quoi que ce
soit.
Viola
tricolor
« La pensée, tricolore, Viola tricolor, provoque
l'augmentation des éruptions cutanées, elle a donc la capacité de produire des
maladies de peau et conséquemment elle peut les guérir avec beaucoup
d'efficacité et d'une façon permanente. » Hahnemann (Lesser Writings, p. 281)
Viola tricolor (Synoptic
MMII Frans Vermeulen)
Viol-t.
Signes
Viola tricolor. Heartsease. La pensée Sauvage. Famille des
Violacées.
C’est une plante européenne et asiatique, très variable
quant à la couleur et à la taille de la fleur. Un conte de fée dit que la
violette tricolore était employée comme parfum tout comme la Violette Odorante.
Elle croissait entre les céréales et était si populaire que les récoltes
étaient piétinées dans le but de la trouver. Cela attristait tant la violette
qu’elle demanda à la Sainte Trinité de retirer son parfum, pour que les
récoltes ne soient plus piétinées à cause d’elle. Sa requête a été accordée,
et, en compensation lui a été donnée ses trois couleurs.
Comme le nom l’indique, V. tricolor est de
trois couleurs : violet, blanc et jaune. Dans le langage symbolique des
fleurs, la fidélité est rattachée à la variété bleue des violettes, l’innocence
ou la modestie à la blanche, et le bonheur à la jaune.
Viola était le nom employé par les Romains pour désigner la
couleur violette. Le mot grec ionon, plante parfumée en est à l’origine.
Le mot violette n’apparut qu’au 17ième siècle et n’a pas de lien avec
l’instrument de musique. L’instrument à cordes appelé viola (alto en français,
ndt.) a reçu son nom de vitula, gambader comme un veau [vitulus], se
comporter gaiement. Homère et Virgile mentionnent souvent les violettes dans
leurs écrits. Elles étaient utilisées par les Athéniens pour ‘calmer la
colère’, procurer le sommeil et pour ‘consoler et renforcer le cœur’. Les
violettes portées autour de la tête dissiperont les vapeurs de vin et éviteront
mal de tête et vertige.
Il y a une légende qui dit que lorsque Jupiter transforma
sa bien-aimée Io en génisse blanche par peur de la jalousie de Junon, il a fait
en sorte que ces modestes fleurs jaillissent de terre pour lui apporter
nourriture. D’où son nom d’Ione.
Le parfum est une caractéristique commune aux violettes.
Beaucoup moins parfumée que V. odorata, V. tricolor répand un parfum
discret mais agréable. "Le parfum de la violette est aussi éphémère et
transitoire que le musc est persistant. Shakespeare décrivait le caractère de
la violette comme : effronté, variable ; doux, éphémère ; parfum
et supplication d’une minute.’ Cette qualité
insaisissable est due à une substance connue, l’ionine, substance contenue dans
la violette. L’ionine a le pouvoir d’inhiber rapidement le sens de l’odorat. Ce
n’est pas la violette qui perd son parfum ; c’est nous qui perdons notre
aptitude à le sentir. Si nous attendons quelques minutes pour retrouver notre
odorat, nous sentirons à nouveau son parfum. Et une fois de plus le parfum
deviendra fade. Un des plaisirs de la violette est qu’il n’est jamais possible
d’être rassasié de son parfum." [Trueman]µ
Les violettes ont à peu près perdues leur parfum pendant
leur transport à Grasse, la ville des parfums près de Nice dans le sud de
France, mais elles recouvrent leur fragrance après un court séjour dans cette
ville.
La cendre contient des taux élevés de calcium, magnésium et
manganèse.
Proving par Hahnemann.
Comparer
Sulphur.
Sepia. Rhus toxicodendron. Calcarea carbonica. Graphites. Oleander.
Régions
Peau ; scalp. Organes urinaires. * Côté gauche. Côté droit.
Symptômes Principaux
M – Morose. Peu enclin à parler.
Injurieux.
"Introspectif, mécontent de lui-même, se méfiant de
lui-même, surtout de son avenir." [Allen]µ
M – De mauvaise humeur et d’humeur hypocondriaque le jour.
Gaieté et loquacité dans la soirée.
Clarté d’esprit le soir et la nuit.
Exaltation de l’imagination le soir, au lit, responsable d’insomnie.
G – MANQUE de CHALEUR VITALE.
Aversion au plein air.
< Froid.
> A l’intérieur.
G – < Allongé ; assis.
< Repos.
> Mouvement ; en marchant [articulations].
G – < Nuit [violente démangeaison ;
transpiration ; anxiété dans la région précordiale].
Le lever > la transpiration.
G – < Pression sur le côté opposé au côté douloureux.
"Chaleur au visage la nuit au lit, parfois
unilatérale, ainsi qu’à la joue du côté sur lequel le patient n’est pas
allongé." [Clarke]µ
G – Douleurs coupantes ; piquantes, lancinantes.
G – Saccades musculaires.
& Transpiration.
P – Visage chaud et transpirant après avoir mangé.
P – Eczéma [cuir chevelu ou visage].
Pustules [écoulement épais et jaune] ; croûtes.
< Hiver.
& Prurit < nuit.
& Tuméfaction des ganglions cervicaux.
& Urine nauséabonde.
"Concomitance de symptômes urinaires avec des
affections de peau ; eczéma avec des troubles urinaires ;
polyurie ; ou arrêt soudain de sécrétion urinaire." [Clarke]µ
La suppression d’un eczéma déclenche des crises d’agitation.
Croûtes de lait chez des enfants au sein ou sevrés récemment.
P – Salivation abondante & sensation de sécheresse.
P – Énurésie [nocturne].
Urine offensive [odeur d’urine de chats].
P – Rhumatisme articulaire & éruption prurigineuse près
des articulations.
Répertoire
Psychisme : §Confiance en soi, manque de, en ses propres
forces [1]#0 858. §Désobéissant [2]#0 1381. §Gaieté, soir, de mauvaise humeur toute la
journée [1 ; Sulph.]. §Impatience irritable, fièvre, avec [1]#0 3194. §Loquacité, soir [1 ; Lach.]. §Suspicieux, méfiant, quant à son futur [1].
Tête : §Douleur, front, toucher, au, amél [1 ; Bell.]#2 2035, extension,
cou, au [1]#2 2056, vertex, assis, agg étant [1,1]#2 2689. §Éruptions, croûtes [2,2]#2 5948, eczéma [2,2]#2 5965, eczéma &
tuméfaction des glandes [1/1] ;
excoriantes [2,2]#2 5970, furfuracées [2,2]#2 5971, humides [2,2]#2 5984, humides
jaunes [2]#2 5987, impétigo [2,2]#2 5991 ; sèches [3]. §Lourdeur, levant, position penché en avant,
de la [1]#2 6325, penchant, amél [1]#2 6353.
Yeux : §Douleur, piquante lancinante, mouvement,
agg [1,1]#3 814 ; extension vers le bas [1].
Oreilles : §Éruptions, derrière les oreilles,
prurigineuses [1]#5 1727.
Visage : §Chaleur, air, côté du visage exposé à l’[1,1]#8 94, allongé,
côté sur lequel on n’est pas [1,1]#8 98, assis, étant [1,1]#8 101. §Coloration, rouge, sommeil, pendant [1,1]#8 463 ;
unilatérale [2]. §Éruptions, acné, menton [2,2/3]#8 1328, acné rosacée [2] ; croûteuses, jaunes [2]#8 1415, eczéma,
brûlant [2 ; Cic.]#8 1448, humides, jaunes [2/3]#8 1525, impétigo [2,2]#8 1529, impétigo,
front [2]#8 1530, prurit, nuit, agg. [2] ; pustules, lèvres, supérieure [2]#8 1565.
Urines : §Odeur, chat, comme de l’urine de [2]#23 193 ;
fétide, transpiration, pendant [2 ;
Sep.].
Thorax : §Douleur, marchant, agg en [2,2]#31 635 ;
axillaires [2] ;
piquante lancinante, axillaire [2*] ;
piquante lancinante, point de côté, côtés, marchant, en [2,2 ; Ran-b.]#31
2046. §Éruptions, axillaire,
pustules [1,1]#31 2617.
Dos : §Fourmillement, dorsale, épaules, entre les [1,1/3]#32 3507.
Membres : §Douleur, tiraillante, mbres inf, cuisse,
marchant, agg en [2]#33 9450. §Fléchis, doigts, pouces fléchis, dans les
paumes, transpiration, pendant [2].
Sommeil : §Rêves, agités [2] ; effort mental, d’[2]#35 795, vivaces,
& émissions nocturnes [2/1].
Transpiration : §Lit, sortant du lit, amél. en [3].
Peau : §Douleur, piquante, grattage, après [2]#39 160. §Éruptions, phagédéniques [2]#39 463, placards [2]#39 464 ;
squameuses, grattage, après [2]. Malsaine,
s’ulcère au moindre grattage ou cicatrise avec difficulté [3].
Généralités : §Coté, croisés, gauche en haut et droite
en bas [2]#40 1043. §Marchant, penché, amél. en [2 ; Con.]. §Saccades, tics musculaires, transpiration,
pendant [2].
Notes
Viola
tricolor
(John Henry Clarke –
Dictionnaire de Matière Médicale Pratique)
Caractéristiques
La pensée a été expérimentée par Hahnemann et ses expérimentateurs.
Elle avait la réputation autrefois d’être utile dans l’épilepsie et l’asthme et
également dans les affections cutanées persistantes. Teste citant des
observateurs anciens (Starck, Haase, Murray, et c. ) observe que les symptômes
suivants ont été guéris par Viol-t. : (1) Croûtes de lait chez les
nourrissons au sein, ou (récemment) sevrés. (2) Croûtes de lait avec toux
violente et oppression importante. (3) Impétigo du cuir chevelu et du visage
chez des enfants et des adultes de sexe féminin. (4) Favus et croûtes
serpigineuses chez des enfants et des adultes, avec tuméfaction et induration
des ganglions cervicaux. (5) Gros furoncles sur tout le corps chez un enfant
scrofuleux. (6) Pustules et exanthème ichoreux des pieds. (7) Taches cutanées
squameuses. (8) Rhumatisme et goutte ; rhumatisme articulaire avec
éruption prurigineuse au voisinage des articulations. (9) Exanthème
impétigineux du front. (10) Ulcères ichoreux avec prurit violent. En Russie,
une décoction de pensées est un remède populaire contre la scrofule ; et
Schlegel, de Moscou, l’a utilisé avec bon résultat dans des affections
syphilitiques, en particulier des ulcères vénériens. Teste (dont j’ai cité tout
ce qui précède) met Viol-t. dans deux groupes, dont les types sensibles sont
Lyc. et Cham. L’Homœopathie a révélé certaines caractéristiques qui permettent
de s’orienter vers ce remède. Une de ces caractéristiques est la concomitance
de symptômes urinaires avec des troubles cutanés : Tinea capitis avec
miction involontaire fréquente. Eczéma avec troubles urinaires ;
polyurie ; ou anurie brusque. « Urine à odeur de pipi de chat »
constitue une key-note. Hyperexcitation des organes génitaux chez l’homme.
Emissions séminales avec des rêves vivaces ; œdème, prurit et douleurs
dans le prépuce et le gland, avec érections. Symptômes particuliers :
Chaleur brûlante du visage et transpiration après manger. Dyspnée après manger.
Les mains se contractent et sont serrés en dormant. Paroxysmes nerveux après
suppression de croûtes de lait. Les régions axillaires et claviculaires sont
affectées en particulier ; et les douleurs les plus habituelles sont des
élancements douloureux et brûlants. Les symptômes sont : < Par la
pression du côté opposé au côté douloureux. < Allongé sur le côté
douloureux. Allongé = anxiété cardiaque. En levant la tête =, et en se
penchant >, lourdeur de la tête. En marchant = vertige ; élancements
douloureux dans le thorax et l’abdomen. Assis= élancements douloureux dans le
ventre et l’aine (la station debout les >). < A 11h ; la nuit. Plein
air > la céphalée ; = frilosité. Aversion pour le plein air. < En
hiver en marchant à l’air froid.
Dans Phatak : Aggravation par la pression du côté opposé au côté
douloureux.
Sankaran souligne les rubriques suivantes :
Eruption, tinea capitis, brûlante, surtout la nuit, pus jaune visqueux.
(Knerr)
Eruption, tinea capitis, enfants récemment sevrés. (Knerr)
Eruption, tinea capitis, chute des cheveux, desquamation sèche, couleur
crème clair. (Knerr)
Eruption, tinea capitis, miction fréquente, involontaire. (Knerr)
Cheveux, plica polonica. (Knerr)
Peau, trichophytie. (Complete)
Anxiété, thorax, dans le, précordiale, nuit, lit, au. (Complete)
Indifférence, apathie. (Complete)
Paresse, aversion pour le travail. (Complete)
Fastidieux, lassant, ennuyeux. (Complete)
Pensées, flot de, insomnie, avec. (Complete)
Bibliographie :
• http://persoweb.francenet.fr/~itodes/plantes/index.html
• http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_(biologie)
• http://ludovic.thebault.free.fr/descript.htm#classif
• John Henry Clarke – A Dictionnary of
Practical Materia Medica
• Timothy F. Allen – The
Encyclopedia of Pure Materia Medica
• Constantine Hering – The
Guiding Symptoms of Our Materia Medica
• S. R. Phatak – Materia
Medica
• Frans Vermeulen Synoptic MMII et Concordant
Medica
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