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DESCRIPTION DU CAS CLINIQUE HOMEOPATHIQUE

CAS 39 Mlle Émilie D., 15 ans, vitiligo

Je vois Émilie pour la première fois en Octobre 1997. Sa mère l'amène en désespoir de cause pour un vitiligo.

Celui-ci est apparu en 96, les premières taches de dépigmentation étant survenues environ trois semaines après la seconde injection du vaccin anti hépatite B, pour se développer très vite sur l'abdomen, et le dos.

La maman d'Émilie étant une femme très énergique, en trois ans, elle aura essayé tous les traitements possibles et imaginables, ayant consulté tout le monde depuis le dermatologue, en passant par les professeurs, les mésothérapeutes, etc.

Enfant, notre patiente faisait de nombreuses otites, souvent suppurées. A force de traitements, ou peut être à cause du changement d'expression de la psore, elle n'en fait plus maintenant. A la place des otites, elle présente des sinusites à répétition depuis quelques années.

C'est une fille très timide, elle ose à peine me parler. Sa mère confirme qu'elle présente un grand manque de confiance en elle, qui la handicape bien évidemment en cours. Elle présente une forte anticipation : elle est très mal avant le moindre examen, ou la moindre épreuve. Il m'est impossible d'obtenir plus de détails sur les symptômes provoqués par cette anxiété. D'ailleurs l'anticipation peut s'élargir chez elle à une anxiété généralisée, pour des broutilles.

Sa peau présente des nævi, elle cicatrise mal, une plaie prend longtemps à se refermer et demeure inflammatoire très longtemps. Je note qu'elle n'a jamais présenté d'autre trouble de la pigmentation, notamment jamais de nævus de Suton.

Pour finir, je note que sur le plan général, Émilie est très frileuse et qu'elle est très malade en voiture, ce mal des transports pouvant aller jusqu'à la faire vomir.

Son père, qui n'assiste pas à la consultation est quelqu'un qui aime les plats relevés, s'énerve pour des riens, est très tatillon, sort les pieds du lit la nuit.

Je luis prescris R1 XM. Dans les jours qui suivent, elle se sent très nauséeuse et comme fébrile. Puis elle se trouve dans une "super forme". L'anxiété s'améliore beaucoup. Le peau reste inchangée. En Mars 1998 elle prend R1 LM. A nouveau quelques réaction, plus étalées cette fois sur une période de 15 jours comme toute LM qui se respecte.

En Avril, il lui semble que la peau se recolore en périphérie de ses taches. Cependant la reprise de la pigmentation est bien timide. Après une répétition sans résultat du remède fin 98, il devient clair que R1 n'agit plus du tout.

Je reprends l'anamnèse qui montre que le tableau a évolué. Notamment Émilie présente un goût immodéré pour les cornichons et elle se passionne pour une collection de cartes de téléphone. Je lui donne donc R2 en solution LM3 le 12 Mai 1999. Cette fois le rythme de l'évolution s'emballe dès la première cuiller, elle sent du prurit et une sorte de picotement au niveau de ses taches. La repigmentation s'amorce de nouveau, Émilie observe bien la consigne de reprendre une cuiller précédée par 6 à 7 secousses quand elle a l'impression de ne plus faire de progrès.

En Août 99 je prends quelques clichés que voici :

TACHE DE VITILIGO SUR L'ABDOMEN Sur cette vue, on aperçoit une tache en train de se repigmenter. La coloration de la peau reprend autour des follicules pileux et depuis les bords de la lésion. Il s'agit d'une des lésions

 

les plus récentes.Sur le côté droit de l'abdomen, les lésions les plus anciennes se repigmentent plus timidement.

 

VITIKIGO TRAITE PAR HOMEOPATHIE Enfin, sur le dos, une lésion qui a pratiquement disparu.

 

A vous de dire quels sont R1 et R2 !


REPONSES CAS CLINIQUE HOMEOPATHIE

Nom: Pierre Maugeais

email: pierre.maugeais de wanadoo.fr

Observation

Remède R1: je retiens, anticipation, plaies et blessures cicatrisation lente, naevi, timidité, nausées transport agg voiture: Carcinosinum. Remède R2 Désir cornichons au vinaigre, coloration peau taches blanches, manie: Sulphur Bien amicalement PM

Bonjour Pierre,

Concis comme à ton habitude, tu es néanmoins parvenu à résumer tout le problème que pose ce cas.

Carcinosin semble être en effet au cour du problème, de même que Sulfur et son cousin Silicea que tu aurais aussi bien pu évoquer sur les mêmes symptômes que ceux qui t'on amené à Carc. Dans le présent cas, je me suis toujours demandé en effet si je n'aurais pas dû donner Carc d'emblée comme tu le suggères.

J'ai appris à redouter Carc en première prescription. Aussi ai-je préféré commencer par Sil, d'autant que le tableau mental n'était pas celui si tourné vers les autres de Carc. Nous avons en effet affaire à une enfant sensible et timide, mais, au départ tout au moins, il n'y a pas d'anxiété pour autrui qui est un signe majeur de Carc. Tant que ce signe n'est pas vraiment présent dans un cas, je pense que Carc n'est pas tout à fait indiqué, ou du moins il me faudrait vraiment beaucoup d'arguments supplémentaires pour le prescrire. Il faudrait par exemple que les parents s'inquiètent du fait que la petite est anormalement responsable, ce qui n'est pas le cas ici.

Nous sommes donc placés devant une anticipation, une anxiété pour des broutilles, chez une fille dont le père (que je n'ai pas vu) semble répondre à un archétype Sulfur.

Si l'on ajoute à cela la lenteur de la cicatrisation et les antécédents d'otites suppurées, Sil me semble être un bien meilleur choix.

Nous parlerons des autres facettes du cas avec les autres réponses, cependant juste un "piège" que je voulais soulever : la vaccination. Il est toujours très difficile d'établir un lien de cause à effet, même si nous avons vu fleurir quantité de troubles auto-immuns depuis que le vaccin contre l'hépatite B est pratiqué. L'avantage avec Silicea est que ce remède recouvre aussi cette étiologie possible.

Amitiés.


Nom: frédéric schmitt

email: frederic.schmitt de wanadoo.fr

Observation

R1 : Silicea

Manque de confiance, frileuse, anticipe, tache blanche sur la peau, cicatrisation lente.

Bonjour Fred,

C'est parfait ! Je pense en effet que Silica est assez incontournable dans un premier temps, même si l'on aperçoit déjà Carc comme complémentaire possible.

R2 : Ars

Si on répertorise, désir cornichon/vinaigre et tache blanche peau, cela nous donne ars, sep, sulf. Bien difficile de faire la différence sans voir Emilie. Cependant, la manie de collectionner fait pencher la balance en faveur d'ars, qui de plus correspond au côté très angoissé d'Emilie. Sepia aurait pu être pas mal, mais ne va pas jusqu'à vomir en voiture, et possède un côté irritable et tyrannique que ne semble pas posséder Emilie. Donc Ars !

Amicalement FS

J'attendais les réactions à cause de l'envie de faire des collections. Souvent on ne me cite que Ars, alors que nos amis brésiliens (voir PH Brasil) ont observé le symptôme chez Carc ! Depuis, je le recherche systématiquement et j'ai de nombreux cas maintenant qui confirment cette observation.

On peut en effet exclure Sepia, le comportement n'a rien du remède. L'autre difficulté du cas est le désir de cornichons, difficile à exploiter. On peut prendre la rubrique Pickles, ainsi que désir de Vinaigre. Cependant il faut retenir pour ce désir très particulier deux grands candidats : Tub et Carc. Ce dernier point renforce la ressemblance entre Sep et Carc comme nous en avons parlé dans la "Galaxie des remèdes" à l'école.

Amitiés.


Nom: HAUGUEL

email: brice.hauguel de wanadoo.fr

Observation

L'important étant d'essayer, SILICEA, d'abord, même si cela me parait simple SULFUR ensuite, pour faire comme papa . Mais PC Kent n'est pas aussi bien que le minitel, il ne parle pas comme vous et moi : impossible de rentrer "carte de téléphone". Salut à tous.

Bonjour Brice,

L'important est d'essayer, et de mon côté je suis très content d'avoir l'occasion de vous passer mes petites ficelles et éviter de vous voir rencontrer les même écueils que moi.

Pas de problème pour Sil, ensuite tu te bases trop exclusivement sur le désir de cornichons (ou de vinaigre, selon la rubrique que tu as choisie) pour prescrire Sulph. Regarde aussi l'anxiété, la manie de collectionner qui ne cadrent pas du tout avec Sulph.

Il est rare que le remède d'une fille soit le même que celui du père, par contre il y a toujours une relation de proximité entre eux. Ainsi la connexion Sulph - Sil n'est plus à démontrer.

Amitiés.


Nom: Edouard TROESCH

email: eddy de titus.u-strasbg.fr

Observation

Bonjour à tous,

Que retenir de ce premier cas clinique sur le nouveau site de PH ?

* suite de vaccination me parait incontournable vu que le vitiligo s'est développé après la deuxième injection du vaccin

* le fait que les plaies sont lentes à cicatriser

J'ai donc le choix entre : Carc / Crot-h / Hep / Merc / Sep / Sil / Sulph / Tub

Parmi tous ces remèdes il n'y a que Sil qui cadre avec tout le tableau mental de la malade.

Ca colle aussi avec :

- les infections ORL à répétition (otites, sinusites)

- les nævi

- le fait qu'elle soit très frileuse

- et qu'elle a le mal des transports

Donc R1 = SILICEA

Bonjour Edouard,

Très bien raisonné sauf que tu peux parfaitement partir dans le décor en étant péremptoire sur le facteur causal (c'était l'un des objectifs de ce cas de soulever cette question). Il parfaitement licite de partir sur l'hypothèse vaccinale pour évoquer des candidats initiaux et voir ensuite comment l'un d'entre eux couvre les autres signes du cas. C'est la notion de cohérence que j'ai développée ailleurs (voir la rubrique Stratégies de prescription dans PH).

Ma conviction intime est qu'il existe un rapport avec le vaccin, mais ce n'est qu'une conviction et je n'ai pas le moyen de l'étayer. Je l'établis en fonction des nombreux autres cas que je puis mettre en parallèle. Cependant, comme toute opinion elle peut être erronée. Il est donc prudent de se souvenir que la suite de vaccination n'est qu'une hypothèse de travail.

Pour R2, il faut un remède qui suit Sil et qui cadre avec les nouveaux symptômes :

- Désir de cornichons

- Collectionne les objets

Il ne reste que Sulph qui cadre bien avec le côté psorique et le fait qu'il possède un fort tropisme cutané

Donc R2 = SULPHUR

Pour le père, je pense qu'il aurait aussi besoin d'une dose de Sulph avec les symptômes que tu nous a décrit.

En attendant la correction, très bonne journée à tous et à bientôt.

Edouard

Tu as raison d'évoquer le fait qu'il nous faut maintenant compléter l'action de Sil qui semble ne plus agir. Tu as un peu forcé les faits car Sulph ne présente pas l'envie de faire des collections, et d'autre part ne présente pas une telle anxiété, avec anticipation. Au contraire, Carc vient harmonieusement compléter le cas.

Comme je l'ai dit plus haut à Brice, les signes des parents sont très importants et corrélés au point que plusieurs d'entre vous ont souvent été surpris de me voir décrire le portrait du parent en fonction des signes de l'enfant. La relation est étroite entre Sulph et Sil, puis entre Sil et Carc.

C'est bien travaillé !

Amitiés.


Nom: Michèle Bärtschi

email: baechlisbrunnen de bluewin.ch

Observation

Bonjour,

Je retiens pour Emilie:

un grand manque de confiance en elle, une forte anticipation avant un examen, une grande anxiété pour des broutilles, une mauvaise cicatrisation, le mal des transports, suite de vaccination et grande frilosité.

En terme répertorial, je choisirais:

Psychisme: anticipation: examen, avant

Psychisme: anxiété, broutilles

Généralités: transports, voiture

Estomac: vomissements, en voiture

Généralités: plaie, cicatrisation lente

Il en ressort avec 8 points r1: Silicea, grand remède de suite de vaccination, de frilosité, de manque de confiance en soi. (suivi de près par ars.4 points)

Pour le deuxième remède: collectionneuse et désir de cornichons. 

Psychisme: collectionne, accumule les objets

Estomac: désir, vinaigre

Voilà que r2 Arsenicum vient en tête suivi de Sulfur. Côté collectionneur, anticipation, anxiété que n'a pas Sulfur.

Une question toutefois :quand une patiente dit adorer les cornichons au vinaigre quelle rubrique choisir: désir acide, de choses, plus générale;de pickles; de vinaigre, car en fonction de la rubrique choisie je tombe sur d'autres remèdes: Ignatia..

Bon courage pour le déménagement du site et à bientôt! Salutations. Michèle

Bonjour Michèle,

Excellent travail, très bon raisonnement, à ceci près que je te demande comme à Edouard de faire attention avec les facteurs étiologiques supposés. Mise en garde superflue dans le fond car tu n'as pas utilisé la rubrique dans ta répertorisation. Attention aussi avec la rubrique Anticipation examen, qui est très restreinte, mais qui ne nous pose pas de problème ici dans la mesure où Sil couvre bien le reste du cas.

Pour R2, en effet Arsenic se discute très bien d'autant que nous entrerions avec lui dans l'orbite d'un ternaire classique (Ars Thuj Phos) très connecté avec Silica. Pour envisager Arsenic, il manque l'aggravation par la solitude et l'agitation. Les enfants qui ont besoin d'Arsenic sont souvent ceux dont les mères ont subi un gros choc durant la grossesse, un deuil par exemple, il faut penser systématiquement à demander les conditions de la gestation. Enfin, l'anxiété d'Arsenic est centrée sur lui même, beaucoup moins sur les autres, alors que c'est ici le contraire chez Emilie dont la compassion est vraiment un trait dominant. Malgré tout, Ars reste une excellente suggestion qu'il faut garder à l'esprit.

Le déménagement est bientôt fini et j'espère que tu aimes la nouvelle présentation, ce ne fut pas sans peine ! A très bientôt.


Nom: Pascal Büchler

email: p.buchler de bluewin.ch

Observation

Bonjour à tous.

Visiteur attentif de votre site depuis une année, je me lance pour la première fois à cet exercice périlleux mais certainement profitable.

D'abord, au vu de la relation probable entre l'apparition de ce vitiligo et la vaccination contre l'hépatite B, j'aurais personnellement drainé ce vaccin en donnant "hépatite B" 30, 200, M et XMK.

Le premier symptôme à prendre devrait être:"Peau, coloration blanche, en taches". 6 remèdes me semblent à prime abord intéressants chez cette jeune fille, à savoir: Ars., Calc., Nat-c., Phos., Sep. et Sil. Sur le plan psy, outre la grande timidité (peu spécifique et compatible avec ces 6 remèdes), on pourrait prendre "anxiété pour des broutilles" où l'on retrouve Ars., Calc., Sil., de même que Sep. (ajout de Phatak). Comme autres symptômes marqués, on note le mal des transports pouvant aller jusqu'aux vomissements. On retrouve Ars., Calc., et Sil dans vomissement en voiture et Sep. dans nausée des transports.

Au vu de cette tendance aux infections récurrentes de la sphère ORL, de la cicatrisation difficile et de cet événement circonstanciel qu'a été la vaccination, je proposerais SILICEA pour R1.

Le désir de cornichon évoque bien sûr Sep., mais Ars. s'y trouve également (au premier degré). Quant à l'âme de collectionneur, je n'ai pas trouvé de rubrique dans le répertoire, mais je crois savoir que ce symptôme appartient à Ars. De plus, l'anticipation marquée correspond bien mieux à Ars. Ainsi je donnerais ARSENICUM ALBUM pour R2.

Amitiés. Pascal

Bonjour Pascal,

Tu as bien fait de te lancer, on n'a encore jamais exécuté personne, mes commentaires sont toujours établis en vue de faire partager la passion de l'homéopathie ! Et puis c'est une bonne façon de progresser en décortiquant nos raisonnements et habitudes afin de nous améliorer.

J'apprécie que tu parles de relation probable entre le vaccin et le vitiligo. Néanmoins ta formation te pousse au systématique en donnant à tout hasard une dilution de l'agent causal supposé. Cela appelle comme tu t'en doutes, des commentaires de ma part (j'en connais quelques uns à l'école qui doivent rire en lisant ces lignes, c'est vrai qu'on a tellement parlé de tout cela, ils aiment bien m'aiguillonner). C'est vraiment terrible que l'enseignement du Dr Senn n'ait porté que sur ces causes vaccinales. Son enseignement a été ensuite encore dégradé pour aboutir à la Séquentiel Thérapie... Senn disait lui même n'avoir qu'une connaissance parcellaire de l'homéopathie. La notion de barrage vaccinal n'est en fait rien d'autre qu'une vision très limitée du concept de miasmes développé par Hahnemann.

En effet, n'importe quel agent agressif externe va pouvoir greffer un miasme, c'est à dire occasionner une réaction de l'organisme sur un mode chronique. Plus on apprend l'homéopathie plus on redoute de perturber un tableau en administrant trop de doses, la notion de dose minimale finit par s'imposer à l'esprit, mais de cela nous reparlerons avec la dose liquide. Pour en revenir au traitement des miasmes, Hering a défriché bien avant nous les indications des nosodes et des isothérapiques. Ce sera l'objet d'un prochain cours à l'école.

Pour schématiser, il faut retenir que l'homéopathie repose sur la notion de similitude d'après l'ensemble des symptômes, comme tu le sais c'est la seule voie sûre et certaine. Jamais le produit de la maladie ou une dilution de l'agent causal n'ont guéri de malades. Outre sa prescription en fonction de la similitude, un nosode est indiqué devant tout tableau parcellaire, fragmentaire où de façon évidente un miasme empêche la réaction personnelle du patient, ce qui n'est pas le cas ici. Dans certains cas de pathologie avancée d'un organe, il arrive que seule une dynamisation en organothérapie débloque la situation, je l'ai vu une fois ou deux devant certaines thyroïdes récalcitrantes. Enfin, et c'est encore plus rare, certains cas très défectifs appellent parfois de prescrire un isothérapique, comme le cas de ma propre épouse qui ne réagissait jamais aux doses pourtant bien indiquées, mais dont l'anamnèse de 18 BCG (!) a fini par lui faire prendre avec succès une 30ème de BCG.

Quel succès ? En fait elle a fait une série de réactions dont j'ai la liste, puis le tableau s'est stabilisé avec tous les signes d'un polychreste qui a cette fois parfaitement fonctionné. Je ne saurais donc assez te recommander la prudence quant à ce genre de prescription, d'autant que les doses prises en échelle sont vraiment une mode dont il faudra se débarrasser au plus tôt dans l'intérêt des malades. En effet, en dose sèche tu sais que l'administration de quelques grains suffit à faire passer le message médicamenteux à un certain niveau de dynamisation. Lors de la répétition du même signal, il convient d'attendre l'extinction de l'action de la dose précédente avant de renouveler. Le retour des symptômes signe le retour de l'idiosyncrasie du patient vis à vis de la dose, la répétition devient alors possible. Ce délai avant la réapparition des symptômes est impossible à déterminer d'avance, c'est pourquoi une prescription en phase sèche ne doit jamais être assortie d'une instruction de reprise à telle date par avance, c'est s'assurer d'un ratage ou au mieux d'un résultat médiocre qui n'a rien à voir avec ce que l'on obtient avec le remède répété au bon moment.

Là dessus, les doses en escalier ont été inventées assez tôt, et sauf erreur de ma part c'est Elisabeth Wright Hubbard qui les a beaucoup utilisées surtout en urgence avec Arnica. Là encore, il est important de relire ce qu'enseigne Hahnemann dans la 6ème édition de l'Organon (j'estime avoir assez perdu de temps avec des tâtonnements personnels et je reconnais que je ne suis pas encore parvenu à prendre Hahnemann en défaut) : l'une des idées de la dose liquide c'est justement d'augmenter discrètement la hauteur de la dynamisation à chaque prise de sorte que l'effet des doses n'est plus un impact ponctuel comme avec les doses sèches mais plutôt un véritable feu roulant sur une plage de dynamisation.

A mes débuts avec la phase liquide, je suis parti du principe que les doses n'interférant pas entre elles, on pouvait en administrer autant qu'on voulait, de sorte que j'étais ravi de faire enfin sauter les contraintes de la dose sèche. En raisonnant par l'absurde, je n'aurais pas vu d'inconvénient à donner 100 prises dans la même journée à un malade pour aller 100 fois plus vite.

J'ai déchanté très vite devant ce qui s'est avéré être une grosse bêtise. En fait, une première dose, quelle qu'elle soit, amorce une série de réactions et il faut absolument laisser celles-ci se terminer avant de renouveler. Alors les résultats sont vraiment époustouflants. En étudiant les effets du nombre de secousses entre les prises, je me suis vite rendu compte aussi qu'il ne faut pas en faire plus d'une dizaine, autrement la dynamisation augmente trop, le décalage est trop grand entre les prises et le malade subit une aggravation absolument pas nécessaire. Le principe de la phase liquide, et ce que l'observation démontre après que l'on ait fait toutes sortes de tests, c'est qu'un léger décalage suffit. Dans un traitement chronique, il suffit parfois de une ou deux cuillers pour stabiliser le patient pendant des mois, le tout avec une dynamisation aussi basse que LM2 ou LM3. Habitué que j'étais depuis l'âge de 18 ans avec mes hautes dynamisations, j'ai dû finir par surmonter mes préjugés et reconnaître que l'action d'une cuiller peut se poursuivre parfois durant des semaines...

L'une des autres découvertes de la phase liquide c'est le facteur quantité. De fait je pense maintenant qu'un excès d'apport sature l'organisme et gêne terriblement la réponse à la dose, à la surface d'un globule il y a certainement trop de principe actif. C'est probablement l'un des "secrets" qui explique les réussites de cette nouvelle posologie. Cela a remis en cause toute ma pratique... Tu imagines alors l'effet que peut me faire de donner des doses entières à intervalles précis et en dynamisations aussi décalées.

Bon, j'ai été volubile, le reste de ton observation est impeccable et bien rigoureux. Je me contente de souligner que cette rubrique locale Taches blanches est très limitée et que j'ai eu à soigner de nombreux vitiligos avec des remèdes n'y figurant pas. Cela dit c'est faire un emploi correct des rubriques locale que de vérifier qu'un médicament qui y figure couvre aussi les autres signes généraux. Rien n'empêche de démarrer par la rubrique locale à condition que tu aies la souplesse d'y renoncer si elle ne te mène nulle part.

Merci pour ta participation, et je souhaite te retrouver bientôt sur PH.

Amitiés.


Nom: Emmanuel BLESCH

email: emmanuel.blesch de wanadoo.fr

Observation

Bonjour les amis Bonjour Edouard Je suis content de vous retrouver tous à l'occasion de ce nouveau cas clinique ; j'ai beaucoup de plaisir à participer à ces observations interactives et à découvrir les points de vues de chacun ;

Cette petite jeune fille est timide, elle a peur des examens, et de parler en public ; elle cicatrise mal, elle est frileuse, elle a subi nombre de suppurations ORL dans le passé; en plus, elle a des grains de beauté et elle est frileuse; enfin, tout a débuté après un vaccin ; Silicea me saute aux yeux immédiatement ; la grille est extensible à souhait avec les rubriques telles que : Psy : Confiance en soi Psy Anticipation Psy Anxiété broutilles

Gén : Vaccination ; Gén : Transport en voiture agg Gén : Froid agg Gén : Plaies et blessures/cicatrisation lente Gén : Abcès

P : Grains de beauté.....etc

Il me semble donc que le premier remède proposé R1 est SILICEA. Je pensais même que ce remède était « en béton »

La deuxième partie de l'observation pose la difficulté ; Puisque tu dis qu'il y a un autre remède, il faut donc le découvrir ; 1/ il faut trouver les deux bonnes rubriques (cornichons et collectionner) 2/ R2 devra être cohérent avec les rubriques utilisées dans la première grille ;

La petite n'est plus anxieuse ; l'anticipation ne lui pose plus problème ; Je supprime de ma grille :Psy Anticipation et Psy Anxiété broutilles ; Elle raffole des cornichons (Es : Désir Cornichons au vinaigre) et elle se passionne pour des collections d'objets ( Collects many things : Sulf / Synthésis P 29 Réf : OLSON Steven, Canada ) Ces deux nouvelles rubriques inclues dans la grille font sortir le remède R2

Je pense que le deuxième remède est SULFUR

A bientôt le plaisir de vous lire

Bonjour Emmanuel,

Aucun souci pour le raisonnement initial, avec toutes les réserves que j'ai déjà émises avec nos autres amis, et bien que l'on ne puisse s'empêcher de lorgner déjà vers Carc comme je le faisais remarquer à Pierre.

La difficulté que je comptais soulever avec ce cas est l'accès à une matière médicale encore peu répandue. Rien n'empêche de penser que Sulph convienne ensuite pour compléter le cas. Tu sais que je me garde bien d'être péremptoire dans l'évolution d'un cas clinique. Cependant maintenant que tu sais que Carc collectionne et mange des cornichons, cela te donnera des clés pour d'autres situations semblables.

Amitiés.


Nom: PERICK Jacques

email: bs606578 de skynet.be

Observation

Salut !   Je viens de découvrir ton site et c'est digne de grand intérêt .

Sans me creuser de trop les méninges, l'association d'une grand frileuse avec troubles de cicatrisation, timide et anxieuse, ayant eu de nombreuses otites puis sinusites et qui peut vomir en voiture me ferait probablement prescrire d'abord SILICEA . Ensuite, par contre cette passion pour les cartes de téléphone et ce goût des cornichons me conduirait peut-être à Sulf, Sep ou pourquoi pas Carbo animalis, remède bien représenté dans les problèmes cutanés et qui présente ce désir.

Au plaisir de lire la suite

Jacques Perick, Liège, homéopathe depuis 10 ans

Bonjour Jacques,

Ravi de rencontrer un ami Belge ! L'homéopathie est magnifiquement développée et représentée dans votre plat mais chanceux pays. La situation est loin d'être aussi rose chez nous... Fais mes amitiés aux copains de Liège et à la bande à Brunson.

Raisonnement sans faute, de la belle ouvrage. Le point suivant est plus délicat uniquement à cause d'un problème de matière médicale. Je pense que tout le monde verra l'intérêt de maintenir à jour le site Ajouts et références de sorte que toutes ces informations soient enfin partagées. Le répertoire de l'avenir sera peut être "on line" si la liaison ADSL se développe rapidement. Toutes les contributions sont les bienvenues.

A bientôt j'espère.

Amitiés.


Nom: COSNIER

email: fcosnier001 de rss.fr

Observation

Pour R1 je n'aurais pas hésité une seconde : Silicea (à condition d'avoir su faire dire les symptômes comme tu sais le faire) trac anticipation timidité excessive suppuration cicatrisation lente mal des transports

En revanche R2 me pose plus de problème (le symptôme de la collection de carte de téléphone m'évoque bien quelque chose mais je ne sais plus quoi) ! Sulphur ??

Bonjour Fred,

Oui, tu as rencontré le même problème que nos amis. Cela prouverait-il que vous ne lisez pas les articles parus dans PH, des fois ?

J'espère te vois bientôt.

Amitiés.


Nom: guise pascal

email: pdeguise de worldnet.fr

Observation

Bonjour

Je pense que le premier remède est Silicea j'ai répertorisé sur les rubriques suivantes qui me semblent caractéristiques du cas:

Ge: manque de chaleur vitale 

Psy: anxiété pour des broutilles 

Ge: cicatrisation lente 

Es vomissements pendant transports 

Cela est cohérent avec le fait que cette adolescente a un passé chargé d'otites et que le vitiligo est apparu dans les suites d'une vaccination contre l'hépatite B (Silicea est à la rubrique mauvais effet des vaccinations) d'autre part le père d'Emilie est manifestement Sulfur et les enfants de sexe opposé d'un Sulfur peuvent être souvent Silicea.

La rubrique vitiligo n'existe pas dans le Kent; mais il existe une rubrique P: coloration/ blanche/ taches où il est intéressant de remarquer que Silicea se trouve au 2° degré en VALORISATION RELATIVE ;cela veut dire qu'il n'est pas à la rubrique mère à savoir coloration de la peau, d'où la plus grande valeur;

En ce qui concerne le deuxième remède, je pense qu'il s'agit de Sepia c'est en tout cas le premier remède auquel je pense devant l'envie de cornichons même si on ne trouve pas Sepia à la rubrique es : désir/cornichons au vinaigre mais dans le Vermeulen, c'est bien un désir alimentaire de Sepia au 3° degré

Au plaisir de revoir tout le monde le 23/10/99

Bonjour Pascal,

Je suis frappé de constater ta progression à mesure que tes réponses gagnent en clarté et en rigueur. Excellente valorisation, très bien vu d'envisager seulement ensuite Silica comme pouvant couvrir l'éventuelle modalité vaccinale et fort bon emploi de la corrélation avec le remède (présumé) du père ; mêmes remarques sur la façon d'employer la rubrique locale concernant les taches cutanées tout en notant la valorisation relative de Sil (qui m'avait échappée...).

Avec mes cornichons, je pensais soulever la question de compléter en permanence la matière médicale, et ne voulais pas occasionner des maux de tête auprès de nos amis. Je vous demande pardon de vous avoir causé autant de problèmes... Malgré tout sur l'envie de cornichons, Sepia est le premier remède, talonné de près par Carc et Tub. Comme tu ne connaissais que Sepia, tu a eu tendance à appuyer à tout prix ce candidat, ce qui est un penchant que nous avons tous et contre lequel il faut lutter. Même si Sepia couvre le signe particulier des cornichons, tu vois qu'il ne s'adapte absolument pas au comportement de notre patiente. C'est justement le genre de situation qui pose souvent problème. Il faut savoir alors ne pas forcer, et renoncer à un médicament visiblement contre indiqué d'après les signes généraux.

A tout bientôt à Saint Jorioz ! Amitiés.


Nom: Alain Delaunay

email: adelaun de club-internet.fr

Observation

Bonjour à tous, Je trouve qu'Emilie présente beaucoup de symptômes généraux de sens large et il me paraît difficile d'individualiser .

Enfin je choisis de retenir les nausées et vomissements pendant les transports, l'anticipation en général, et les plaies qui cicatrisent trop lentement. Petroleum attire mon attention d'autant plus que c'est également un excellent remède "dermatologique". Donc X1: PETROLEUM XM

 

Devant l'insuffisance d'action de ce premier remède combiné à une modification de symptômes, Je suis de plus en plus attiré par CARC lui aussi excellent remède de dermatoses et qui collerait bien aussi aux symptômes du père. Par contre on ne retrouve pas le coté renfermé et "petite mère" pour Emilie ainsi que les atcd familiaux de cancer, mais on peut aussi considérer que tout timide peut avoir fréquemment un comportement renfermé.

Donc X2= CARCINOSINUM

A bientôt à St Jorioz Amitiés à tous Alain

Bonjour Alain,

Tiens c'est curieux, on me trouve l'un ou l'autre remède prescrit mais pas les deux. Comment est-tu parti sur Petr ? Essayons de voir. C'est un sulfur like, qui est caractérisé par un appétit important, qui réveille même la nuit. C'est une remède qui ressemble aussi à Nux par son côté querelleur, irritable ainsi qu'à Phos à cause de sa sensibilité aux changements de temps. Même s'il est cité dans la rubrique anticipation, ce n'est pas le premier remède à envisager. Silica colle tout de même beaucoup mieux à la totalité et présente une meilleure cohérence. Peut être est tu resté trop centré sur l'aspect dermatologique.

Pour la suite, j'adhère tout à fait à ton raisonnement, j'ai tenu à peu près le même.

A bientôt pour le séminaire clinique, je vous ai préparé un menu copieux !

Amitiés.


Nom: Dr Pascal Neveu

email: Pascal.Neveu de wanadoo.fr

Observation

Bonjour à tous

La première partie du problème posé semble à priori relativement simple:

Suite de vaccination

Taches blanches sur la peau

Anxiété pour des broutilles

Suppurations récidivantes

Tout cela nous conduit vers Silicea que j'aurais donné pour ma part en dose 30CH unique.

La reprise du cas avec ce symptôme très valorisé du désir immodéré pour les cornichons me conduit à Sulfur qui me semble ici d'autant plus indiqué qu'il s'adresse à ces cas dont l'effet du médicament initial s'épuise, mais qu'il répond également aux suites de vaccination avec ici des taches blanches sur la peau.

En diagnostic différentiel, nous pouvions évoquer Arsenicum ou Phosphorus, mais vraiment le tableau apparaît trop dissocié pour ces deux médicaments.

Deux petits commentaires si tu le veux bien Ed: Si Sulfur est le bon médicament en R2, aurait-il fonctionné d'emblée ou est-ce qu'il y avait un passage obligé par Silicea ? Par ailleurs, Phosphorus est un médicament que je donne systématiquement en dose 7CH à chaque fois que je suis confronté à une obligation de vacciner contre l'hépatite B (collectivités, voyageurs, demandes expresses, etc...) en raison de son organotropisme hépatique clairement démontré expérimentalement par le Dr Aubin aujourd'hui décédé. Il est vrai que je n'ai pour l'instant observé aucune pathologie secondaire dans ces conditions, ce qui est loin d'être le cas par ailleurs; je viens en effet de recevoir une patiente atteinte de SEP reconnue en maladie professionnelle et qui a déclenché les premiers symptômes quinze jours après la troisième injection; une seconde est en cours d'expertise après avoir déclenché une spondylarthrite ankylosante, expertise demandé par le centre hospitalier où elle travaille. Qu'en penses-tu ?

Amitiés à tous, Pascal

Bonjour Pascal,

Très remarquable contribution. Voilà que c'est moi maintenant qui plaide pour la répétition des doses ! En fait, je ne sais pas quelle est ton expérience dans ce genre de pathologies, mais en dose sèche on obtient des résultats très lents. Aujourd'hui avec la nouvelle posologie, le traitement se trouve considérablement abrégé. Cela dit, c'est la façon rigoureuse qui me plaît toujours, et donner une seule prise de Sil en dose sèche est la seule manière recevable (voir Organon 4ème et 5ème édition).

Le diagnostic différentiel est vraiment un outil précieux, envisager Ars et Phos nous place au beau milieu d'un tableau sycotique avec la relation Ars - Thuj - Phos. Chaque fois que l'on doit évoquer ces deux remèdes, il faut penser aussi à Carc. En raisonnant ainsi sur un plan miasmatique, l'indication de Sulfur me semble fort amoindrie.

Savoir si Sulfur ou Carc donné d'emblée aurait fonctionné est une question qu'on se pose toujours. A ceci on peut faire plusieurs réponses. D'abord, dans un traitement chronique, il est exceptionnel d'avoir affaire à un unique remède. La réalité des strates ou des miasmes décrits par Hahnemann ne fait aucun doute. On a donc à prescrire une série de remèdes, et il n'y a pas de honte à le faire (nous avons parlé en cours de la notion de remède pour la vie qui est encore une utopie). D'autre part, il faut se concentrer d'abord sur le tableau le plus apparent, celui qui exprime la strate la plus superficielle. Même si Carc (ou pourquoi pas Sulph) transparaît, il est clair que Sil est plus indiqué, et présente une grande homéopathicité en raison des signes mentaux. Enfin, dans le choix du premier remède doit intervenir la notion de complémentarité, et j'ai souvent constaté dans un cas sycotique des liens entre Sil et Carc ou plus précisément Sil est souvent complété par Carc. Donner d'emblée Carc aurait pu fonctionner si tant est que le remède présente une similitude suffisante, ce dont je doute. A mon sens, soit on n'aurait observé aucun effet, soit (ce qui est plus vraisemblable à cause de la bonne homéopathicité) il y aurait eu aggravation sans effet favorable marqué.

Voyons maintenant la question de Phos et du foie. Je ne doute pas une seule seconde que ce médicament attaque très spécifiquement cet organe, de la même façon que Merc sera capable de faire réagir un cas d'angine ou Sulph une éruption cutanée. Ceci étant posé, je comprends qu'il soit tentant de donner Phos préventivement, dans la mesure où aucun symptôme n'est encore développé, un peu comme d'autres donnent Thuja avant de pratiquer une vaccination. Il s'agit ni plus ni moins d'un pari, que l'on peut éventuellement affiner d'après la constitution du patient. Rien ne permet ensuite de prédire comment et dans quelle direction l'organisme réagira (s'il réagit) à l'agression du vaccin, et il serait trop simple de croire que Phos soit le seul remède au tropisme hépatique. Pour en revenir à l'exemple de Merc ou de Sulph, tu sais comme la prescription routinière de ces remède peut gâcher un cas. J'ai vu trop de confrères formés à des prescriptions quasi allopathiques donner Phos systématiquement dans des hépatites, en arguant du fameux tropisme et bien entendu rater le cas tout en le brouillant complètement alors qu'un examen sérieux du patient aurait mis en évidence facilement le remède à prescrire. Pour ma part je trouve respectable qu'en préventif tu choisisses Phos plutôt qu'un autre, la même prescription systématique sur un état déclaré serait bien évidemment à bannir. Maintenant il est difficile de se faire une idée de l'efficacité d'une telle prescription ? Je me fie à ton expérience. Je redoute tellement de perturber un cas par une prescription intempestive que je préfère attendre que des symptômes se manifestent pour les cueillir ensuite.

Dernier point : je ne me fais aucun doute que le vaccin anti hépatite B est une véritable plaie, tous les praticiens observant leurs patients ont pu constater une véritable explosion de cas étranges dans les suites des injections. Il est regrettable que l'ardeur que peuvent mettre les médecins à critiquer leurs confrères et à se diviser ne soit pas investie aussi envers les laboratoires... Une honte de plus que nous devrons assumer.

Amitiés.


Nom: Jean-Claude Ravalard

email: Jean-Claude.Ravalard de wanadoo.fr

Observation

Bonjour,

Emilie me fait penser à une petite Silicea et ce sera donc le remède R1. Le remède suivant avec son côté collectionneur et amateur de choses assaisonnées me fait m'orienter sur Ars alb. Le raisonnement est peut-être un peu court, ou abrupt, néanmoins, Silicea semble bien convenir pour traiter l'état sycotique se traduisant par ces sinusites répétitives, l'apparition du vitiligo après un vaccin. Amitiés Jean-Claude

Bonjour Jean Claude,

Avec les commentaires qui précèdent, je n'ai plus grand chose à ajouter sinon que la prescription de Silica me semble en effet incontournable pour démarrer le cas.

A très bientôt ! Amitiés.


Nom: Farid MERZOUGUI

email: merzougui de mail.internaute.fr

Observation

Commençons par essayer de trouver le remède R1. J'ai répertorié :

1- Psy : timidité, 

2- Psy : anticipation, 

3- Peau : tendance à l'inflammation, 

4- Général : suite de vaccination, 

5- Estomac : vomissements dans les transports.

Ce qui nous donne SILICEA qui cadre très bien avec la frilosité et surtout la tendance suppurative (sinusite).

Le deuxième remède est plus difficile, si on part sur la rubrique "désir de cornichons", le remède qu'il semble logique de prescrire est HEPAR SULFUR, qui se trouve aussi dans rubrique "méticuleux" traduisant le fait de collectionner les cartes téléphoniques. Je cite le LATHOUD : "HEPAR SULFURIS CALCAREUM ajoute par le fait de sa composition même, aux effets de la chaux, ceux du Soufre, et il tient ainsi le milieu entre les deux grands antipsoriques que sont pour HAHNEMANN, SULFUR et CALCAREA OSTREARUM."

Ce remède nous permet de prescrire le remède du père en tenant compte de la frilosité de la fille.

Le fait de collectionner des cartes téléphoniques inutilisables traduit certainement un désir de communication difficile à satisfaire.

Bonjour Farid,

Très content de te voir prolonger nos cours par les petits exercices sur Internet, d'autant que ta contribution est aussi intéressante qu'inédite.

Juste une remarque pour le choix des symptômes : tendance à l'inflammation est très bien vue, penses aussi à regarder Cicatrices chéloïdes ainsi que la rubrique Peau Malsaine qui correspond à ces gens de type Sulph ou Psor qui ne parviennent jamais à avoir une peau propre.

C'est très astucieux d'avoir évoqué Hepar Sulfur et tout autant d'employer la rubrique Méticuleux. Cependant ce n'est pas tout à fait la bonne nuance séméiologique comme nous l'avons vu plus haut. Hep ne présente pas la compassion et l'anticipation de Sil ou de Carc. D'autre part il ne suit pas bien Silica, c'est au contraire Silicea qui le complète volontiers. Il nous manque ici l'aspect coléreux, les impulsions qui caractérisent ce remède.

Au total, la morale de l'histoire est de ne pas prescrire à tout prix un remède qui convient à un signe particulier surtout s'il ne couvre pas les autres symptômes du cas et à fortiori si la rubrique utilisée est incomplète.

Amitiés.

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