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CAS 32 Melle Isabelle B., 14 ans, psoriasis
Les vacances sont terminées pour les uns, elle vont commencer pour les
autres, aussi allons nous reprendre en douceur avec un petit cas pas trop
difficile (je l'espère !) mais qui vous montrera qu'il faut parfois se
méfier de certaines erreurs du répertoire. L'intérêt ce ce cas sera de vous
montrer qu'il faut faire confiance aux signes généraux qui appellent un remède,
et que parfois les signes locaux, fussent-ils rares, peuvent être négligés s'ils
ne semblent pas cadrer avec l'ensemble. Cohérence, toujours la
cohérence !
Isabelle m'est amenée par sa mère pour un psoriasis qu'elle a depuis l'âge de
3 ou 4 ans. Comme en général on consulte plusieurs généralistes, que l'on passe
aux professeurs, aux voyantes, radiesthésistes, divers ...pathes et marabouts
avant de finir chez l'homéopathe, il est inutile de dire qu'elle a déjà pris de
tout, et essayé bien des traitements. Pas de facteur étiologique bien marqué
pour le début de ses troubles. Ca va et ça vient, comme tout psoriasis, elle a
des lésions aux coudes et dans le cuir chevelu. Sa mère me jette des regards
angoissés et se fait visiblement du souci pour sa fille qui n'est pourtant pas
vraiment défigurée. Trouvant cette inquiétude anormale, je l'encourage à parler
un peu. Il apparaît que celle-ci a une fille aînée, puis elle a fait deux
fausses couches avant d'avoir Isabelle, "je me suis fait un souci monstre quand
j'ai su que j'étais enceinte, j'avais pris de tas de médicaments sans savoir que
j'étais enceinte, ça a pu l'empoisonner".
Pour revenir à Isabelle, c'est une fille très sensible, qui pleure
facilement, rougit de même pour la moindre émotion. Elle rivalise avec sa
mère pour les soucis: très anxieuse, elle a très peur des maladies. Elle est
capable d'anticiper les problèmes, jusqu'au point où "rien que de savoir que des
gens ont une indigestion, ça la fait vomir d'avance".
Elle est coiffée impeccablement, très bien vêtue, avec une recherche
évidente. Son comportement méticuleux ne date pas d'hier, elle a toujours rangé
ses affaires, pris grand soin de tout...
Extrêmement frileuse, elle a toujours froid, elle est toujours glacée.
Ayant assez pour prescrire, je continue mollement mon entretien vers la
question des règles, histoire de complèter un peu le tableau. Les premières
règles sont survenues à un âge normal, elle a toujours quelques douleurs qui
restent non précisées. Je demande alors si elle peut avoir des symptômes avant
les règles, mauvaise humeur, vertige, faim, constipation ? Regard
embarrassé des deux protagonistes. J'insiste,
"Vous pouvez y aller, ne vous en faites pas.
C'est que... vous
comprenez chaque fois qu'on le dit à un docteur il se moque de nous et dit que
ça n'existe pas.
Mais enfin, ce n'est pas grave, dites...
Hé bien chaque
fois qu'elle a ses règles on est sûr qu'elle fait une angine ou qu'elle a mal
à la gorge. Mais les docteurs nous ont expliqué que ce n'est pas possible,
alors on n'osait pas vous en parler.
Haa, mais Madame, c'est très important
ce que vous me dites là, ca pourrait même me permettre de trouver le
remède."
Ce sera tout, je pense que vous avez toutes les cartes en main, comme
d'habitude je vous demande de raisonner simple, et de voir où peut se trouver le
hic dans la cohérence des symptômes ou plutôt pour cette fois dans le
répertoire.
Nom: Michèle Bärtschi
email: baechlisbrunnen de bluewin.ch
Observation
Bonjour les juillistes,
A la lecture du cas 32, l'histoire du mal de gorge pendant les règles ne
m'est pas incon-nue!. Je me souviens qu 'il y quelques mois, lorsde la lecture
de la correction du cas 24, j'avais été rechercher la rubrique: Gorge, douleur,
règles pendant : pour découvrir les remèdes: Arn., bar-c., calc., lac-c.,
nat-s., nux-v., sulf et bien sûr je n'en avais pas compris la conclusion.
Mais maintenant dans ce contexte, tout me semble plus clair. En effet de quoi
s'agit-il: nous nous trouvons devant un cas de jeune fille qui présente du
psorasis. Mais elles baignent, elle et sa mère dans
1- une atmosphère d'anxiété:la mère a eu deux fausses couches avant la
naissance d'Isabelle, ce qui explique son inquiétude anormale.
2-de là, la peur de la mort et par là-même peur de la maladie.
3-d'où le comportement méticuleux d'Isabelle.
D'autre part, elle est frileuse, toujours glacée.
Avec les symptômes :
- peur de la mort
-anxiété pour sa santé, anxiété avec peur
-consciencieuse, tatillon
-frilosité
Je pourrais rajouter la rubrique : anticipation, suite d'
Nous tombons sur le remède de la personne qui cadre avec son comportement à
savoir : Ars.
Ars. qui est d'ailleurs un grand remède de psoriasis.
Après reflexion, la première idée (sans contexte) de prendre la rubrique
courte: gorge,douleur pendant les règles symptôme certes frappant (mais
l'est-il vraiment chez une jeune fille qui est rentrée ou commence à rentrer
dans sa vie pubertère, nous aurait amenés à calc. avec ses peurs, son
anxiété..et aurait par là-même consister à prescrire sur un symptôme de l'angine
et non sur les symptômes de la personne.
Il n'en demeure pas moins que la requête ainsi que le problème de cette
enfant et sa maman sont à prendre au sérieux et en considération.
Qui sait peut-être que ars. aurait sa place dans cette rubrique?.. L'avenir
et le nouveau répertoire nous le dira.. :-)
Salutations et bonnes vacances aux Aoûtiens!
Michèle
Chère Michèle,
Ta réponse me fait grand plaisir, pas tant parce que tu
as trouvé le remède indiqué, mais plutôt parce que je trouve que ta démarche,
ton raisonnement, se sont grandement améliorés. J'ai horreur d'émettre un
jugement mais puisqu'ici sur PH nous entretenons des rapports fraternels, je me
permets.
En effet, tu ne t'éloignes plus de la clarté
Hahnemannienne. Certes il existe une anomalie dans les rapports mère enfant,
mais comment cela peut il nous servir sans nous lancer dans des théories
stériles ? Tu t'es appuyée sur la seule chose que Hahnemann reconnaisse
comme vraie et que tous ceux qui ont bien voulu l'étudier ont fini par
admettre : la symptomatologie.
L'intérêt de ce cas résidait dans le désaccord entre les
signes généraux, qui évoquent de l'Arsenic album à l'état pur, et le signe rare
et bizarre qui pourtant ne cadre pas.
Sur les signes généraux : Frilosité + Méticulosité +
Anxiété + Peur des maladies +Anticipation + Histoires de deuil, ou tout ce qu'on
voudra ayant trait à la mort = ARS. On peut toujours aller pinailler sur des
remèdes rares, mais avec un tel syndrome je te garantis que c'est Ars et pas
autre chose surtout pour une histoire cutanée invétérée.
Cependant il y a le piège devant lequel on est tous
confrontés un jour ou l'autre : le patient nous sort une perle qui est
caractéristique, et boum cela ne colle pas avec les signes généraux pourtant
formels. Que faire ? Etre souple et agile comme Tarzan, je l'ai déjà dit
ailleurs. En d'autre termes soyons toujours prêts à lâcher une piste
qui nous conduit à un cul de sac.
On peut aborder un cas selon les signes locaux d'abord ou
selon les signes généraux, là aussi il faut être souple et ne pas faire
d'interrogatoire strict et rigide. Si le symptôme local mais caractéristique
était apparu au début de l'entretien il aurait pu fournir un raccourci vers le
remède. Dans ce cas la méthode consiste à sonder les remèdes présents dans la
rubrique, les uns après les autres si besoin, jusqu'à voir si on peut mettre en
évidence des signes généraux qui cadrent avec l'un d'eux.
Au fait, quelle rubrique faut-il
considérer ?
GORGE,
DOULEUR
règles
avant: lac-c., Mag-c., Nat-s.3''
pendant: Arn., Bar-c., calc., lac-c.,
Nat-s.3'', nux-v.3'', sulph.
DOULEUR, Angine, endolorissement
règles
avant: Lac-c., mag-c.
pendant: Arn., calc., Lac-c., sulph.,
sul-ac.3''
INFLAMMATION
règles
avant : mag-c.
pendant: lac-c.
Que dit notre malade ? "chaque fois qu'elle
a ses règles". Il est impossible de savoir (et crois moi j'ai essayé) si les
signes surviennent un peu avant, mais en tout cas certainement pendant les
règles. Dans le doute, la sureté consiste à regarder tout de même les rubriques
avant les règles.
Pour le chapitre inflammation, c'est vite
réglé si j'ose dire: le seul remède à considérer est Lac-c, Mag-c étant
évidemment en dehors du coup. Une premère remarque, tu vois qu'ici Lac-c est
dans la rubrique "pendant" alors qu'ailleurs il est dans les rubriques "avant"
et "pendant". Si je n'avais pas les signes généraux
d'Arsenic, je me serais dit "tiens, oui, Lac-c comme dit Kent est un remède
correspondant à une perturbation de la relation mère enfant, suppression
soudaine du lait, sevrage trop rapide, mais surtout séparation de la
mère". Mais il n'y a pas eu de séparation d'avec la mère, seulement
celle-ci a été marqué par des deuils et a nourri une grande
crainte de voir cette enfant mourir à son tour. Ce n'est pas du tout la
même ambiance. De plus Isabelle est très angoissée, elle n'a pas
d'auto-dépréciation comme c'est caractéristique dans Lac-c (qui peut d'ailleurs
être confondu avec Puls quand il y aussi la peur de l'abandon). Ars et Lac-c
possèdent plein de peurs mais celles de Lac-c sont centrées sur les bébêtes,
araignées, serpents, fantômes. Enfin, Lac-c a toujours trop chaud, est < par
la chaleur, ce qui achève de le discréditer.
Voyons la douleur avant les règles. Cela
nous ajoute seulement Nat-s qui n'est pas non plus le moins du monde indiqué.
Voyons "pendant". On peut éliminer Nux vomica ou alors c'est que les poules ont
des dents depuis hier. Dans une optique de complémentarité on peut écarter Sulph
aussi. Restent Arn, bar-c, calc. Tiens deux remèdes calcaires, j'aurais commencé
par eux. Bar-c est plein de peurs, mais pas tant des maladies, il a peur car il
sait qu'il est inapte ; il a une timidité maladive, un manque de confiance
en soi considérable. Bien qu'il soit << par le froid, je pense que Bar-c
ne cadre pas non plus. Tiens en passant un signe de très grande valeur trouvé
dans Vermeulen: sensation de sécurité chez soi. C'est vraiment très très
caractéristique.
Calc irait pas mal avec le côté frileux (bien que le
contraire existe), il a l'anxiété sans couvrir complètement les signes
d'Isabelle. Les patients Calc sont très souvent compatissants car très sensibles
à toutes les choses (horribles) qui arrivent aux autres, ont peur pour leur
santé. Mais il n'y a pas dans Calc d'intrication avec la notion de mort qui est
ici certainement un facteur causal, notre malade n'a pas le côté lent pépère
d'un Calc, elle n'a pas d'autres signes concernant la sudation ou les modalités
alimentaires, bref, on peut l'écarter sans trop de problèmes (je m'étendrai une
autre fois sur le diagnosic différentiel).
Reste Arnica. Pas de notion
traumatique directe, je veux dire elle n'a pas eu à faire face à un grand
chagrin, à un choc émotionnel. Elle n'est pas autoritaire, et bien que les gens
d'Arn se fassent du souci pour des riens, ce n'est pas un remède qui présente
une telle angoisse. Elle n'a pas de bleus, pas la sensibilité (du toucher,
etc).
Par acquis de conscience il faut vérifier
les rubriques Angine. Les anglo saxons disent sore throat pour
l'angine, le mal de gorge sans que la douleur soit caractérisée. Cette notion
vous sera utile à tous en parcourant les rubriques du répertoire dans le
chapitre Douleur. La sensation sore = endolorissement, cela fait mal, on ne peut
pas toucher, c'est la notion douloureuse la plus vague. Mais alors me direz vous
"de quoi est faite la rubrique Douleur de la gorge ?". Ce n'est rien
d'autre qu'une rubrique de synthèse établie par Kent d'après toutes les
autres modalités et sensations particulières. Bref, cela nous apporte Sul-ac, ce
qui est bien maigre, rien à voir avec notre malade.
Du coup on revient aux signes généraux et
sur Ars, et on est mécontent de ne pas trouver Arn, pardon, je veux dire Ars
dans la rubrique. C'est vrai qu'en tapant un peu vite, une coquille est si vite
arrivée...
Tu peux à peine imaginer combien de
coquilles semblables nous avons trouvées en épluchant le Hering... Tiens une
belle : dans Hering, chapitre Arnica on trouve
La soif est très importante
avant et pendant le frisson, moindre pendant la chaleur et disparaît presque
pendant la transpiration. q Fièvre intermittente après
quinine.
Dans le répertoire (6ème édition) on a la
rubrique Soif,
transpiration
pendant: acon., anac., arn., ars-i., bry., cact., calc., cedr., chin., chin-a., chin-s., Coff., Gels., iod., ip.,
kali-n., mag-m., nat-c.16, nat-m., op., ph-ac.,
puls., rhus-t., sec., sep., stram., Tarax., thuj., verat.
après: ant-c., ant-t., bell., bov., Lyc., nux-v., sabad.
Avec un magnifique Arnica au troisième
degré... Dans Arsenicum, Hering écrit (deux barres grasse s'il vous plaît,
c'est moi qui souligne la partie intéressante) :
La sueur n'apparaît pas
pendant la fièvre, mais plus tard, et combinée avec la soif, souvent
avec un bourdonnement d'oreilles et une lourdeur de la tête ; vertige
et tremblement. q Fièvre
intermittente.
Au total, il faut corriger la rubrique Soif
pendant la transpiration, et remplacer Arnica par Arsenicum.. Encore un autre
exemple, cette fois entre Helonias et Helleborus (qui plus est avec 3 points de
valorisation relative...):
Bouche, agueusie, aliments: alum., ant-t.,
apis., Arg-n., ars., Aster., aur., aur-m., bell., bor., bry., cact., calc., Camph., Colch., Cor-r., cycl., dros., Eup-per., Ferr-m., Helon.34, (non; hell.).34, Ign.,
kali-bi., Kali-i., merc., nat-m., nux-v., plan., ptel., puls., rhod., Ruta., Sal-ac., Sars., Seneg., sil., Squil., Staph., Stict., stram., verat., Viol-t.
J'estime à environ 2000 les coquilles ainsi
trouvées à ce jour... et que personne n'a songé à vérifier tant le travail est
fastidieux, avant d'ajouter tout et n'importe quoi au répertoire.
Bravo donc, et à bientôt.
Nom: RAVALARD Jean-Claude
email: Jean-Claude.Ravalard de wanadoo.fr
Observation
Bonjour à tous,
C'est avec grand plaisir que je reprends la plume pour tenter de trouver le
'bon' remède à ton cas clinique. La maman de ta patiente semble s'être fait
beaucoup de soucis pendant la grossesse de sa deuxième fille, et cela peut avoir
eu des conséquences pour ta patiente.
Bonjour Jean Claude
C'est une bonne façon d'abord le problème, nous avons en
effet une bonne rubrique Soucis, suite de qui peut faire l'affaire.
Par ailleurs, elle paraît 'tirée à 4 épingles', très anxieuse, méticuleuse,
et très frileuse. L'ensemble ne peut qu'évoquer Ars. Alb.
Je te suis !
Par ailleurs, la survenue d'angine pendant les règles est importante, la
rubrique est courte : Arn., Calc. Lac-c., Sulph., sul-ac. Apparemment aucun de
ces remèdes ne couvre le tableau général, cependant Ars. est au 1° degré dans Ge
: règles, pendant.
Excellent, tu te rends compte que je n'avais même pas
pensé à vérifier alors que je suis en train de réaliser l'outil de
généralisation, et que je vous rabâche d'utiliser les rubriques
générales.
Donc, je garde Ars. A bientôt. Jean-Claude
Rien à dire, tu as très bien su gérer le problème. Un
signe caractéristique doit parfois être négligé, soit parce que la rubrique est
incomplète, soit à cause de coquilles de typographie. Amicalement.
Nom: Delaunay Alain
email: adelaun de club-internet.fr
Observation
Bonjour Ed et les amis,
Au retour de vacances guère ensoleillées. Etudions ce cas : De sûr, je ne
retiens que le fait de rougir à la moindre émotion, la frilosité est bien banale
et ne saurait être retenue.
Bonjour Alain,
Houlà, te voilà d'humeur pressée. Certes les filles sont
volontiers frileuses, mais enfin là tu ne peux pas négliger le fait qu'elle ait
toujours froid, elle dit spontanément être glacée. C'est la rubrique Manque de
Chaleur vitale qui couvre ce symptôme dans les généralités.
Par contre la peur des maladies et le comportement méticuleux depuis toujours
attirent l'attention. Je choisis les rubriques
Afflux de sang émotions
Méticuleux
Personne n'a utilisé ce symptôme, sans doute faute de
savoir où le trouver dans le répertoire. Je constate avec plaisir que tu le
connais maintenant jusque dans les moindres recoins...
La tendance à rougir, bien marqué m'a aussi posé
problème, car le cas allait bien avec Ars, mais c'est Phos son proche voisin qui
rougit facilement. Ceci dit, Ars présente au premier degré la tendance aux
afflux sanguins (rubrique mère) et couvre aussi par conséquent la modalité
"émotion". Ce genre de soucis nous sera évité sous peu avec la généralisation
automatique (ne sois pas impatient, je te connais, tu vas me demander quand
c'est prêt, et je vais te répondre qu'il me faut encore 200 heures :)
Certes elle a peur des maladies, mais il semble que cela rentre dans un cas
plus général comme « peur que quelque chose n'arrive » ce qui aurait le mérite
d'inclure l'anticipation que je ne prendrai pas ici, ainsi que la tendance
soucieuse. Puls semble bien cadrer avec les S mentaux, mais Puls est peu
frileuse ;
C'est un peu plus subtil, Puls est frileux, manque même
de chaleur vitale, mais est aussi < par la chaleur, surtout confinée. Tu
vois, c'est un problème, je dirais même c'est le problème de parvenir à estimer
correctement les symptômes.
Qu' en est-il des désirs et aversions alimentaires ? Tu n'as rien relevé
d'intéressant à priori. Phos irait bien aussi.. Je me demande comment avec aussi
peu de signes généraux tu sembles aussi sûr de ton remède ?
En fait tu vois que j'avais pas mal de signes
généraux !
Heureusement que tu vas parler de ses «angines avant les règles » signe très
caractéristique qui fait pencher la balance en faveur de Mag-c . Ouf, il présente
aussi du psoriasis, cerise sur le gâteau ! Si tel est le remède, as-tu trouvé
d'autres signes pour confirmer ta prescription comme désir de viande, douleurs
crampoides, fuit les disputes etc Amitiés à tous
Bon travail, tu réfléchis de mieux en mieux, il te manque
juste un peu de souplesse pour voir comment faire cadrer sans forcer les signes du malade avec un portrait connu. Amitiés.
Nom: Pascal Neveu
email:
Observation
Il est tentant de penser à Lac caninum sur cette notion d'angine pendant les
regles mais je préfère retenir la notion de périodicité.
Pour la suite, le caractere soigneux de tout, la peur des maladies, les
suites d'anticipation tres marquées au point d'en etre malade,la frilosite et le
caractere impressionnable qui se degage de cette jeune fille me conduit à
Arsenicum Album .
La maman semble relever du meme remede que sa fille meme si ma reponse n'est
pas la bonne .
Impeccable. Voilà un cas résolu en douceur. Pour Lac-c
je te renvoie plus haut à mon petit diagnostic différentiel.
A TANTOT Pascal
Nom: Blesch
email: Emmanuel
Observation
Bonjour Edouard, bonjour à tous Manches retroussées ...on y va pour Isabelle
: Les choses qui me paraissent être importantes : son look, son anxiété pour des
bricoles en particulier vis à vis de la maladie, ses angines pendant les règles
; le dernier symptôme me paraît d'importance ; Je choisis les rubriques
suivantes : Peur de la maladie / soigneux / angines règles ; Il me semble que le
remède est Lac Caninum Je reconnais que, comme disent nos amis belges, c'est une
répert " ticket de tramway " mais je ne vois pas d'autre solution... A bientôt !
Amitiés à tous Manu
Hello Manu ! Je te soupçonne fort d'avoir forcé les
pièces à s'assembler en fonction du remède que tu estimais indiqué... Il faut
vraiment plus d'arguments pour donner Lac-c, je ne sais pas si j'en rate
beaucoup, mais à ce jour je crois en avoir prescrit en chronique avec succès
moins d'une douzaine de fois.
A bientôt !
Nom: Alain Jean-Mairet
email: ajm de ajm.ch
Observation
Un empoisonnement aux médicaments durant la grossesse, une enfant extrêmement
soignée et méticuleuse, avec de fortes angoisses d'anticipation, qui la rendent
malade, et avec cela frileuse, glacée même. Principal problème, un psoriasis.
Ars va lui faire du bien, c'est sûr.
Bonjour Alain. Un détail d'importance : un
empoisonnement, c'est toi qui juge. La maman a pris des médicaments durant le
début de la grossesse et eu peur que cela ne soit toxique pour le
bébé.
Mais voilà ce bête symptôme, si important quelque part, parce que spécial,
particulier, ces angines durant les règles, qui ne sont connues que pour des
remèdes très éloignés de ceux couvrant l'ensemble de la personne. Bon, Ars ne
doit pas être éliminé si vite, il est tout de même présent à Generals; Menses,
during, quoique seulement au premier degré. Et les rubriques
Throat; Pain;
Menses, during et Throat; Inflammation; Menses, during sont probablement
incomplètes et basées essentiellement sur l'observation clinique, car elles
auraient nécessité des provings vraiment longs et complets pour montrer cet
aspect. Or, ars ayant été testé à l'origine par Hahnemann (à trouver dans la MMP
et dans les Chronische Krankheiten), et des collègues médecins de sexe mâle (le
tout généreusement complété par des sx d'empoisonnement et des observations
cliniques, déjà), il est très vraisemblable que nous ignorons une bonne partie
des effets d'ars en conjonction avec les phénomènes hormonaux propres au sexe
féminin.
Très bien vu, c'est imparable. Le fait que Ars soit
présent dans la rubrique généralités < pendant les règles nous suffit pour
l'ajouter partout dans les rubriques concernées.
Cela m'inspire la pensée suivante: je trouverais judicieux d'indiquer dans
les répertoires, pour chaque remède, plutôt que les degrés actuels (devenus +/-
nébuleux depuis la fin du siècle dernier de toute manière), l'origine du
symptôme concerné: empoisonnement, test(s) en dynamisation, guérison(s) après
haute dose, guérison(s) après dose dynamisée.
Je ne crois pas que les degrés soient si nébuleux. Au
contraire, au fil du temps, il jouent tranquillement leur rôle de "poteau
indicateur". Au premier degré nous avons soit des signes cliniques soit des
signes pathogénétiques suffisament rares pour que l'on se doute qu'ils sont en
rapport avec la substance. Les deux autres degrés ne viennent finalement que
valider l'indication d'un remède quant à un symptôme donné.
Les signes d'empoisonnement sont des signes très communs,
douleur, inflammation, etc. Si on considère la peur de la mort, c'est un signe
toxicologique, chez les empoisonnés. Au jour zéro de la matière médicale,
Hahnemann aurait pu marquer Ars au premier degré. Si ce symptômes avait permis
d'indiquer Ars chez des patients et les guérir, il aurait au bout du compte
mérité un second degré. Ensuite une pathogénésie avec la substance dynamisée
faisant apparaître le signe chez de nombreux expérimentateurs, il n'y aurait
plus qu'à classer au troisième degré.
La notion de dynamisation n'importe pas dans le degré. Le
degré indique une fiabilité du symptôme pour un remède. Il faut se dire qu'un
expérimentateur a besoin de doses toxiques pour produire un symptôme. Mais un
sujet réceptif, un cas d'Arsenicum par exemple, est des millions de fois plus
sensible que le premier venu, il répondra dans ce cas aux doses
dynamisées.
Dans la même catégorie de discussion on peut ranger les
symptômes primitifs / secondaires. C'est juste une querelle byzantine de plus.
On est d'accord, il y a une action primitive de toute drogue, puis l'organisme
réagit par des effets opposés. Des théoriciens ont soutenu qu'il ne faillait
considérer que l'action primaire, reflétant seule la véritable action du remède.
En pratique on se rend compte que les effets primaire ou secondaires sont
parfaitement inversés selon la sensiblité de l'expérimentateur. Ainsi Opium
constipe en effet primaire, puis survient une diarrhée. Hé bien Kent lui même
explique que dès qu'il testait Opium il avait une diarrhée instantanément. Seul
compte finalement le fait que le remède produise le symptôme.
Chacun de ces points (et leur fréquence) correspondrait à un signe, à un
chiffre ou à une typographie particulière, lesquels pourraient bien sûr pouvoir
être cumulés. Le seul élément que je garderais des degrés actuels est celui des
keynotes, c'est-à-dire lorsque >=70% des testeurs ont produit le symptôme
(et, dans certaines interprétations, que seul ce remède est connu pour avoir
produit ce symptôme particulier).
Non, ce n'est pas une façon fiable de raisonner car elle
est statistique. Je préfère cent fois les données d'un seul expérimentateur
parfaitement sensible qui va faire littéralement la maladie du remède est qui
sera capable de la décrire clairement. Il faut cesser de nous laisser polluer
par l'argument statistique qui est devenu le talisman du pseudo scientifique. La
statistique peut être intéressante pour valider des signes cliniques: au bout de
dizaines de cas de Carc où j'ai constaté que les patients se rongeaient les
ongles, je me suis trouvé autorisé à l'ajouter dans la rubrique. Mais seulement
au premier degré.
Tu confonds troisième degré et keynote. Une keynote est
un signe qui indique a priori un seul remède. Ce signe particulier ayant été
pathogénétique et confirmé à de nombreuses reprises cliniquement est souvent au
troisième degré.
Ensuite, une version informatisée permettrait bien sûr d'isoler les critères
de recherche, p.ex. uniquement les sx produits par des tests et des
empoisonnements. Ce serait intéressant de voir les modifications qui
interviendraient alors dans l'image d'un remède selon quels éléments on choisit
de considérer. On saurait également ainsi rapidement quelle sorte d'image nous
avons du remède, c'est-à-dire à travers quel filtre il nous est présenté.
Alain
Amicalement.
Nom: Carmen Carrera
email: ccarrera de mundivia.es
Observation
Comme les réponses ne sont pas encore arrivés et que je ne suis pas sûre
d'avoir trouvé le remède qui convient, après avoir lu une autre fois le cas
clinique.
Arsenicum Album peut être convient mieux, parce qu'il a les signes généraux,
mais il n'a pas les locaux.
Bonjour Carmen !
Muy bien ! C'est tout ce que je voulais entendre: le
signe local particulier semble mal coller avec Arsenicum.
Très anxieuse, peur des maladies, anticipation, méticuleuse, coiffée
impeccablement, très bien vêtue.
Excusez-moi mes fautes. Merci et à bientôt.
Très bien raisonné donc,
A bientôt.
Nom: Véronique PILCHEN
email: veronique.pilchen de wanadoo.fr
Observation
Bonjour à tous !
Contente de retrouver PLANETE-HOMEO et ses cas cliniques, à mon retour de
vacances.
Dans ce cas 32, les signes psy et généraux qui me semblent importants sont
:
PSY : - anxiété/santé, peur/maladie ; - consciencieux pour des broutilles ; -
soigneux ; - tatillon ; - anticipation.
GE : intox ou abus chroniques/médicaments ... Fr : frilosité. P :
éruptions/psoriasis. Ceci nous donne : PULS 62 NUX V 58 ARS 52.
Bonjour Véronique !
Fais attention de ne pas te précipiter sur le répertoire
:) Regarde par exemple la rubrique Abus de médicaments, es tu si sûre qu'elle
soit indiquée ? La maman a eu peur d'avoir pris des drogues néfastes pour
son bébé. Mais il n'y a pas d'empoisonnement.
Pendant que j'y suis, le distingo entre Frilosité et
Manque de chaleur vitale: dans le premier cas c'est un patient qui a vite une
sensation de froid plus ou moins accompagnée de frissons, chair de poule, etc,
dans le secon c'est le stade au-dessus correspondant à des gens qui ne
parviennent tout simplement pas à se réchauffer, qui sont toujours gelés (c'est
le pendant de Chaleur, sensation de).
Autrement, c'est très bien vu comme base de départ, tes
symptômes psy mènent aux grands classiques: Ars, Ign, Puls, Thuj, Nux, Lyc,
etc.
C'est après que cele se gâte un peu. Si tu ôtes la
fameuse rubrique d'intoxication, il te reste Bry, Ars, Puls, Lyc (réserve faite
aussi de la rubrique psoriasis, qu'il faut regarder mais d'un oeil distrait, car
forcément incomplète). A partir de là, on peut éliminer Bry et Nux sans trop de
problèmes. Restent Ars et Puls.
Il faut se méfier des faux Puls qui sont des Ars (ou Phos
ou Carc) déguisés. Ici, il nous manque les pleurs, les ecchymoses, l'intolérance
pour le gras, et surtout l'< par la chaleur confinée que Ars ne présente
jamais (pièce chauffée, sortir les pieds du lit, etc). A ce jour j'ai trouvé un
seul cas d'Ars ayant trop chaud...
Pulsatilla correspond tout à fait à son tempérament. On retrouve entre autre
l'hyper- émotivité, le fait de pleurer facilement, de rougir pour la moindre
émotion....
En tout cas c'est bien de songer d'abord à un remède
végétal dans un cas chronique.
Par contre PULS n'est pas dans les rubriques : G : douleur/règles/pendant ; G
: douleur/angine/règles/pendant ; VIG : coloration/rouge/surexcitation. Si l'on
prescrivait sur ces 3 symptômes, c'est SULFUR qui sortirait . Mais SULFUR colle
beaucoup moins avec la description du tempérament de cette jeune fille que PULS.
On retrouve quand même PULS dans la rubrique d'aggravation générale pendant les
règles. C'est un grand remède de congestion et l'on peut penser que cette
congestion se localise au niveau de la gorge et pendant les règles chez
Isabelle. Bref, je prescrirais PULS. Mais le choix d'un remède c'est quand même
complexe ! Merci et à bientôt.
Très bien aussi de penser aux remèdes complémentaires.
Devant un telle situation, à savoir choisir entre Puls et Sulph, sans élément
supplémentaire, donne Puls !
Amitiés.
Nom: Pierre Maugeais
email: Pierre.Maugeais de wanadoo.fr
Observation
Il est bien difficile, le cerveau fondu par la chaleur, de travailler
l'Homeopathie. C'est un temps tout juste bon pour l'allopathie, pas trop
d'effort, un traitement standard et au suivant.
Aha, on va encore se faire des amis ! Mais tu as
raison, il suffit de savoir écrire et d'avoir une bonne mémoire pour faire un
allopathe moyen, heureusement qu'en plus ils censurent tout car s'ils savaient
ce que les malades pensent de la plupart d'entre eux...
Donc ce cas à une première lecture: méticulosité, frilosité, anxiété,
psoriasis, agitation, évoquent Arsenicum album.
Impeccable, mais...
Les angines au moment des règles me font tout reconsidérer car c'est un signe
inhabituel et propre au malade. Inflammation pendant les règles: Lac caninum
seul au 2ème degré. La matière me dit en outre, enclins à des peurs diverses:
d'une maladie grave..valorisé sur PC Kent au 2ème degré. De plus à la rubrique
anticipation, Lac caninum est au 2ème degré. Ds ce cas clinique, 3 signes st à
valoriser pour la prescription: inflammation pendant les règles, anticipation,
peur de la maladie. Le psoriasis finalement est accessoire. Voilà mon point de
vue et je le partage.
Le regretté Pierre Desproges préférait ne pas faire
partager ses opinions, ce qui se comprend car à force de partager il n'en reste
plus assez :)
Bref, Lac-c est exclu pour de bonnes raisons (cf
plus haut).
A bientot au retour des vacances et bon courage à ceux qui reprennent.
A bientôt. Amitiés.
Nom: olivier devant
email:
Observation
Lycop.
Je rêve, ça y est, Olivier est connecté ! Oui, vous
savez c'est notre dermatologue, tout le monde avait applaudi son exposé la
dernière fois à Aude Sapere. Bon il débute un peu, mais le pli est
pris !
Amitiés.
Nom: PONCET Jacques
email: néant
Observation
Trois médicaments se discutent : SEPIA grand médicament de Psoriasis mais il
me manque les signes ciliniques des lésions LACHESIS, devant les troubles des
règles mais il faut penser également à FOLLICULINUM 15 CH une dose au 15 ème
jour du cycle enfin PLATINA devant l'aspect de cette jeune fille. Tout ceci est
pensé sans matière médicale et sans répertoire Très amicalement,
Bonjour Jacques !
Bienvenue à bord de PH où nous faisons le maximum pour
travailler dans une ambiance fraternelle ! C'est toujours agréable de
discuter de remèdes que l'on évoque comme cela, sans aide répertoriale ni
matière médicale sous la main. Ainsi, on réalise mieux la mise en garde de
Hahnemann dans l'Organon contre la tendance que nous avons tous de nous
raccrocher de préférence à ce qui est connu, au détriment de remèdes moins bien
connus.
J'aurais bien aimé que tu me dises ce qui appelle Sepia
dans le cas de notre malade, mais je crois comprendre que tu évoques surtout ce
remède en fonction de son indication de psoriasis. Statistiquement j'évoquerais
pour cette affection Nat-m, Lyc, Lach, Sep, Ars., Calc, Sulph, Petr. Bien sûr il
y a une liste du répertoire mais qui ne contient même pas Lachesis... Lachesis
peut être évoqué pour n'importe quoi avant les règles, mais les symptômes dans
ce cas sont > dès que l'écoulement s'installe, ce qui est loin d'être le cas
ici.
Folliculinum est l'arme secrète du laboratoire B. pour
vendre leur salade et inciter nos malheureux confrères allopathes à prescrire un
peu d'homéopathie. Cela repose sur une absence totale de logique sur le plan
similitude, mais plaît bien à nos confrères issus du vieux système, qui n'ont
surtout pas à se remettre en cause pour donner un peu d'hormone diluée... et qui
sont totalement démunis devant les troubles "hormonaux". Je mets des guillemets
car une fois qu'on a dit "c'est les hormones" il faudrait tout de même réaliser
que lesdites hormones "dérèglées" n'ont pas à l'être, ce qui nous fait encore
remonter d'un cran dans l'enchainement des causalités. Hélas peu de nos
confrères réalisent que cette chaine est infinie, qu'à chaque question posée,
une centaine d'autre vont surgir, ce qui réduit à néant l'approche
physiopathologique.
Ceci dit, Foll peut > ponctuellement certains troubles
menstruels, mais il faut bien comprendre que ce n'est que du "rhabillage" comme
disait Schmidt, et comme on n'a pas prescrit sur la totalité, on n'a guère
avancé en se contentant d'améliorer un groupe arbitraire de symptômes. Notre
amie Vera a un superbe article dans la section matière médicale.
Elle y fait le point sur les connaissances actuelles de ce remède.
A très bientôt de te retrouver !
Amitiés.
Nom: Popowski Pierre
email: Pierre.Popowski de wanadoo.fr
Observation
LAC CANINUM est le remède.
Pourquoi? La cohérence, bien sûr !
Hello
Pierre
Oulala, pourquoi il me dit ça le
Pierrot ?
"Inflammation gorge, pendant les règles" 2°, remède unique ! et jeune fille à
"sang chaud", manquant de confiance en soi, "surcouvée" par sa mère à la suite
de séparations prolongées à cause de fausses couches.
Je vois le malentendu: où as tu vu qu'elle avait le sang
chaud ? Elle est perpétuellement glacée... J'ai développé un peu plus haut
la discussion
sur Lac-c.
Tout à fait la situation "d'under dog" des anglo - saxons. "Chienne de
vie"... Typiquement le "double bind", la double contrainte des gens de Palo
Alto.
Salut les amis et à bientôt. Bien amicalement. Pierre Popowski.
Observation (suite)
Excusez - moi de prendre ? ou de reprendre la parole, car je ne vois pas
s'afficher ma contribution. Je disais donc que le remède est LAC CANINUM pour
les raisons essentielles suivantes :
- "inflammations gorge, pendant les règles" 2° remède unique ! - tempérament
"chaud" mais anxieux, frileux, - et surtout contexte "d'under dog", de "double
bind" : enfant surcouvée par sa mère, par surcompensation d'un abandon prolongé
"qualitatif" à cause des fausses couches. Mauvaise relation mère - fille.
A+
Amitiés. Pierre Popowski
Amitiés, et à bientôt !
Je n'ai pas résisté au plaisir d'ajouter en conclusion de
ce cas un extrait d'une lettre que m'adresse Jean Michel avant de partir en
vacances. Merci Jean Mi !
Nom: Jean Michel Bolzinger
email: Jean-Michel.Bolzinger de wanadoo.fr
Observation
Or donc, t'as trouvé ton cas 32 au fond d'un coquillage.
Je n'ai pas le temps de répondre de façon détaillée mais si c'est pas une
Arsenicum (deux avec la mère), il est temps que j'aille me refaire les neurones.
Le beau signe de Lac C ou Mg C passe bien sûr au 2° plan derrière les signes
mentaux et bien sûr si ce symptôme disparaît, il faudra penser à faire un ajout
d'Ars Alb dans la rubrique.
Mais la remarque «c'est que... vous comprenez chaque fois qu'on le dit
à un docteur il se moque de nous et dit que ça n'existe pas. » est
sublimissime.
Ca c'est typique de l'allopathe pseudo-scientifique. Mes copains de terminale
ainsi que mon frangin qui ont tous poursuivi une carrière scientifique ont
toujours manifesté beaucoup de circonspection et d'humilité devant le fait
homéopathique. Ils observent un fait et émettent des hypothèses explicatives
qu'ils se proposent de tester. Voilà une attitude scientifique.
Quant aux pseudo scientifiques, lorsqu'ils ne comprennent pas un fait, ils
commencent par le nier avant même de l'avoir observé. Je me souviens de mon prof
de math, champion au tracé de cercle parfait au tableau noir, qui nous disait :
"Les littéraires, vous deviendrez des créateurs ou des écrivains, les
scientifiques, vous deviendrez des découvreurs ou de fidèles exécutants, les
autres, vous ferez médecine ou pharmacie." A l'époque, ces propos m'irritaient,
aujourd'hui, ils nourrissent aimablement mes sarcasmes.
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