Cas 24
Madame Isabelle V., pneumonie
Voici le cas de l'une de mes amies qui a démarré une toux sans motif évident
durant ses vacances. Cela se situe à l'automne 97. Elle consulte un premier
médecin généraliste qui lui prescrit de l'Oroken sans résultat. Devant
l'aggravation du tableau, elle consulte un spécialiste, dont le diagnostic est
immédiat: pneumonie franche lobaire aigue.
Fort logiquement, l'Oroken est poursuivi et elle est placée sous Eryhtrocine
(pour couvrir les germes atypiques) associé à Cortancyl 20 x 2. C'est après
avoir commencé ce traitement depuis vingt quatre heures qu'elle me consulte.
L'auscultation est épouvantable. Il y a de très nombreux crépitants de toute
la base droite. Avec une belle matité.
La toux est très violente, en expiration forcée, par
quintes de deux, râpeuse, avec une tonalité enrouée.
La toux est < en riant. Sous la violence de la toux, il y a quelques
pertes d'urine. La température est autour de 39°. Les joues sont très colorées
en rouge, alors que le reste du visage est pâle. Ma patiente a perdu déjà
plusieurs kilos.
Je fais arrêter les traitements en cours et lui donne Rem1 200. Comme le tableau est suraigu, je lui
fais préparer une solution du médicament: dans une bouteille d'eau minérale de
50cc vidée à moitié, dissoudre 1 ou 2 globules de la dose. Elle prendra une
cuiller à café toutes les heures après avoir donné 3 secousses à la solution.
Cette posologie en phase liquide sera développée dans d'autres articles sur
PH.
En quelque heures elle se sent mieux, tousse moins. Je suspends les prises
pour ne les répéter qu'en cas de nouvelle < de la toux. Le lendemain matin la
fièvre a bien baissé, les crépitant sont très nombreux encore.
A la fin de la seconde journée, le cas s'aggrave de nouveau. Que faites vous ? (à part prendre
peur et l'hospitaliser :)
Au bout de 48 heures son état s'est bien arrangé, les signes les plus aigus
sont contrôlés, mais elle cesse de faire tout nouveau progrès. Isabelle présente
une vive douleur sur le côté droit du thorax, qui s'étend jusque dans l'épaule.
Les moindres secousses lui sont très douloureuses. D'ailleurs elle ne parvient
pas à se tourner la nuit dans son lit tellement cela la fait souffrir. Elle dort
à plat, comme elle peut, étendue toute raide. Ses deux joues restent très
colorées, ce qui est inhabituel chez elle. Elle vaque tant bien que mal à ses
occupations et note que le plein air frais lui fait le plus grand bien.
Que faites vous ?
Nom: Rémy Beau
email: remy.beau de wanadoo.fr
Observation
Bonjour à tous.
Le diagnostic nosologique n'est pas le diagnostic du médicament
homéopathique, bien au contraire, et c'est une des premières leçon à retenir de
notre médecine, surtout pour ceux qui n'ont pas eu la chance de commencer
d'étudier l'homéopathie avant-même l'allopathie (hé hé) ; mais il est des
circonstances où le type de lésion guide notre choix sur un certains nombres de
remèdes que l'expérience a valorisé au travers des temps. De toute façon,
l'énoncé du cas clinique est basé essentiellement sur un diagnostic et des
symptômes de localisation.
Salut Rem, toujours fidèle au poste !
En effet beaucoup de gens censés connaître l'homéopathie
se comportent comme s'ils ignoraient absolument cette règle de base, dictée par
l'expérience: "le diagnostic nosologique n'est pas le diagnostic du
médicament homéopathique" . En fait, il nous faut
savoir faire feu de tout bois. Si l'on considère les malades d'un oeil non
opacifié par les tonnes d'idées reçues véhiculées par l'ancien système, il
s'avère que le patient possède des signes que le médecin peut identifier comme
appartenant à une maladie donnée. Mais au demeurant il existe des tas d'autre
signes dont la médecine classique ne fait rien. Orgueil
suprême !
Tous les signes et symptômes par leur présence indiquent
un certain dérèglement du patient. Et comme le remède agit sur la totalité, il
ne peut guérir que s'il possède ladite totalité.
Cependant, des signes sont plus pertinents que
d'autres pour définir ou s'approcher du malade. Les signes nosologiques
sont par définition vagues, communs, ne représentant que peu le patient. Si on
s'attache d'abord à ces signes, on n'aboutit à rien.
Si nous devons traiter une angine, le remède doit en
présenter tous les symptômes, mais décrire une angine n'est pas décrire un
malade, donc décrire une angine nous ramène au point de départ, quel est le
remède ? On doit s'attacher à ce qui est frappant, particulier, jamais les
signes nosologiques ne le sont, ou bien dans l'autre sens les signes
nosologiques absents (ou modifiés) donnent un aspect particulier au cas. Ainsi
tu te souviens de Baptisia qui présente une gorge enflammé, suppurante même,
mais sans la moindre douleur ? Ici, cela devient un signe rare du patient lui
même car il fait une maladie qui lui est particulière. Ou bien
l'affection survient dans un contexte particulier. Je me souviens d'un beau cas
d'Arsenic chez une jeune fille que faisait des angines juste avant ou pendant
ses règles. Du point de vue classique, on s'en fiche, je dirais mieux: on rit au
nez de la malade et on se permet d'expliquer "mais enfin madame cela n'existe
pas". Eh oui, c'est confortable quand même: je ne connais pas donc ça
n'existe pas.
Ainsi, quand j'entends parler de pneumonie franche lobaire aigue, quelques
médicaments me viennent en tête immédiatement, et la lecture des symptômes
relevés dans notre cas m'évoque d'emblée notre grand, très grand ami :
Phosphorus.
Ceci étant posé, il faut en effet avoir la souplesse
d'esprit pour dire "bien, pneumonie ? quels sont les remèdes souvent indiqués
?". Aucune honte à procéder ainsi, du moment qu'ensuite la prescription soit cohérente avec le reste du cas.
Nous pouvons vérifier sans peine la présence de Phos dans les
rubriques : TOUX: Riant, en (2). TOUX: Paroxystique, consiste de, deux toux (1) Ce symptôme là me semble
important et peut être sous-estimé dans le répertoire. VESSIE: Miction, involontaire, toux, pendant (3).
Et qu'est-ce qu'il me fait là sinon vérifier la cohérence le Rem ??? Et en plus on s'offre une belle citation de
Kent.
Dans l'hépatisation des poumons au cours de la pneumonie, Phosphorus,
Sulfur et Lycopodium sont les remèdes les plus fréquemment indiqués.Dans la
pneumonie, il peut y avoir brûlure de la poîtrine, brûlure de la tête,
chaleur des joues et fièvre.. KENT
A la fin de la seconde journée, le cas s'aggrave de nouveau. Que
faites-vous ?
Je propose :
-
Je fais semblant de ne pas entendre.
-
Je ré adresse au pneumologue pour un troisième antibiotique
-
Où pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Je relis
simplement l'énoncé précécent " je suspends les crises pour
ne les répéter qu'en cas de nouvelle < de la toux ". Bien
répétons donc ! (je me gausse).
Hé oui, c'est dur la vie d'artiste. Trop souvent on gâche
des cas en répétant trop tôt, j'en connais quelques uns qui se sont fait tirer
l'oreille, mmm. Cela étant, un remède qui a fait ses preuves ne doit pas être
abandonné, non, ne doit jamais être abandonné avant de tenter
une plus haute.
Le symptôme d'appel du deuxième remède est : " vive douleur sur le
coté droit du thorax, qui s'étend jusque dans l'épaule ". Sanguinaria : THORAX: Douleur,
côtés du thorax, droit, extension, épaule, à l' (2). Profitons également de
rares symptômes généraux : amélioration par l'air frais, aggravation
nocturne, latéralité droite qui sont contenus dans notre remède. Egalement les
fameuses rougeurs circonscrites aux joues .
Parfait, il me fallait un remède qui suive bien Phos dans
cette affection... et qui possède ce sige caractéristique. Une fois encore il
faut voir le cas avec un peu de recul, ne pas se perdre dans les méandres comme
nous le verrons plus bas.
Sanguinaria convient au 2e et 3e stades de la
bronchite, de la pneumonie lobaire, il se tient entre Phosphorus et Sulfur.Dans
les pneumonies de la base droite avec ictère il faut penser à Sanguinaria,
Chelidonium et Phosphorus. CHARRETTE.
REM
De fait, Sanguinaria en 200 a apporté une aggravation
terrible pendant 2 heures. Je m'en souviens encore, puis le soulagement a été
très rapide, une seconde 200 a emporté le cas.
Je n'ose plus dire "bravo Rem", les gens vont croire
qu'il y a quelque chose entre nous !
Nom: BINETTI OTTAVIO
email: binetti de ba.dada.it.
Observation
Saluti a tutti e congratulazioni per la nuova testata di giornale,che non ho
ancora w esplorato completamente.
Desidero rispondere al caso n°24.
La repertorizzazione da me fatta è la seguente:
tosse violenta febbre elevata dolore toracico a dx. e alla spalla dx che <
con il movimento > all'aperto pensa alle proprie occupazioni. Il rimedio è
BRYONIA.
Cordialmente O.B.
Bonjour Ottavio
Cela me fait grand plaisir de te revoir et à chaque fois
ça me rend nostalgique de ton beau pays !
La prescription de Bryonia est une excellente idée qu'il
faut examiner. Tous les arguments que tu donnes sont cohérents avec l'idée de
Bryonia; mais le sont il avec le malade ?
Beaucoup de remèdes ont une toux violente avec une fièvre
élevée et une latéralité droite.
Lors de la première visite il n'y a pas spécialement l'
< par le mouvement, c'est une toux violente, les joues rouges, des fuites
urinaires, une < en riant.
Dans une pneumonie Bryonia, le malade est souvent
recroquevillé sur le côté atteint (souvent le droit, en effet, Bry est au 3eme
degré dans l'infallmation pulmoinaire droite en général). La pression le soulage
beaucoup, il est couché sur la partie malade et appuie dessus autant qu'il peut,
souvent aussi les joues sont rouges, ce qui est d'ailleurs un signe classique
dans la pneumonie.
Les sympômes sont ici peu évocateurs de Bryonia, et nous
sommes à un stade qui va déjà au-delà de Bryonia. En effet, Bry possède
l'inflammation, mais pas l'hépatisation du poumon. La matité présente à l'examen
indique déjà un infarcissement pulmonaire. Tout au long du cas nous aurons
affaire à des remèdes présents dans la rubrique Hépatisation du poumon. C'est
l'un des intérêts de ce cas, afin de vous apprendre à ne pas négliger ni les
signes de l'examen clinique, ni le diagnostic nosologique, lequel est souvent
insuffisant pour donner l'indication du remède mais donne néanmoins la tonalité
du cas. Bref, il nous faut un remède d'infarcissement.
Il y a une sous rubrique intéressante de prime abord:
c'est Poumon droit. Il y a Kali-, Kali-c, et Phos. Tiens Phos ? Surtout que
ce remède raffole du lobe inférieur droit (Inflammation du Lobe inférieur
droit), il faut le noter car en général le signes de Phos sont à
gauche.
Ensuite une fois que l'on évoque Phos, c'est gagné, tout
le reste colle bien.
Amitiés et surtout à bientôt.
Nom: RAVALARD Jean-Claude
email: Jean-Claude.Ravalard de wanadoo.fr
Observation
Bonjour à tous,
Essayons sur ce nouveau et très beau site de ne pas commencer à écrire des
bétises. Le cas 24 est apparemment un très beau cas de pneumonie franche lobaire
aigue., la toux parait assez intéressante faite de secousses brèves, et
déclenchée par le rire (!). Un caractère particulier est la coloration rouge des
joues se détachant bien sur le teint pâle habituel .
Bonjour Jean Claude !
Une toux brève, par groupe de deux, avec des joues rouges
doit faire penser avant tout à Phos. C'est le premier remède, et de loin. De
plus Phos partage avec Sep une caractéristique: la toux peut être grasse (ce qui
n'est pas le cas ici), mais sans expectoration. De plus l' < par le
rire est un grand point d'appel de Phos, lequel est un immense remède de
pneumonie et autres au niveau du poumon.
J'ai donc retenu comme rubrique:
-
Visage/coloration rouge/circonscrites
-
Toux/respiration/expiration agg
-
Toux/riant
-
Toux/paroxystique/consiste de/brèves toux
-
Th/catarrhe bronchique
Stop ! Où as tu pris que la toux est < à
l'expiration ? J'ai dû mal me faire comprendre: elle tousse très fort et
vide littéralement ses poumons en toussant, c'est ce que je voulais dire par
"expiration forcée".
Puis tu as eu le malheur de considérer la rubrique Toux
parox. consiste de toux brève. Ouille, c'est vrai que cela aurait pu coller,
mais cela conviendrait pour des séries de trois ou plus, c'est pour cela que tu
remarques qu'il n'y a pas de rubrique générale ici. Dans cet endroit du
répertoire, il n'y a qu'un juxtaposition de rubriques qui sont peu
généralisables. Si tu regardes la sous rubrique "Par deux", tu trouves Phos, que
l'on pourrait mettre largement au second degré.
La rubrique Catarrhe, c'est quand il y a des râles, des
gros râles bien bulleux. Ici la situation ets encore pire, c'est une
inflammation du poumon avec infarcissement (matité).
Comme tu n'avais pas en vue le diagnostic, tu passes à
côté du remède.
Ce qui valorise Drosera devant Lach. ; Kali Carb.; Carbo-veg. (A propos
comment passer les grilles de répertorisation, maintenant ?) Drosera me convient
tout à fait en remède aigu, comme c'est le cas. Drosera 200, que je renouvelle
lors du retour des symptômes... Aurais-je osé ?
Drosera peut aller jusqu'à traiter une tuberculose mais
il n'a pas cette inflammation violente, suraigue avec une hépatisation. Tu vois
comme le raisonnement nosologique rend tout de même
service ?
Pour les grilles de répert, je vais voir cela, le mieux
dans ce cas est de m'adresser par e-mail le courrier attaché au format
HTML.
Oser... Voilà le point important. Il ne faut pas
faire n'importe quoi. Pour cela il faut apprendre, étudier sans relâche, et peu
à peu, la brume se dissipe. Il faut avoir confiance en soi, pas une confiance
stupide dictée par l'ego, mais celle que confère la connaissance, et avec la
connaissance vient la responsabilité. Si le remède ne donne rien, bien sûr, cela
signifie que tu n'as pas visé juste, tant pis, la médecine classique que nous
avons tous appris sert à cela: pallier. Il n'y a aucune raison de faire courir
un risque à la patiente. Mais de l'autre côté, notre conscience de médecin nous
dicte de la soigner au mieux, et nous savons que pour cela il n'y a que
l'homéopathie: le remède choisi en fonction de sa ressemblance. Dans ce cas on
sait que le mieux est bien plus rapide, plus certain et les séquelles
inexistantes, alors qu'ici tu vois bien que notre patiente en aurait eu pour des
mois et aurait sans doute trainé des douleurs pendant longtemps.
Ne t'inquiètes pas, tu en réussis déjà de plus en plus.
Et moi alors, j'en ai raté combien avant d'apprendre peu à peu ? Des années
gaspillées faute d'un enseignement clinique digne de ce nom, et encore pour le
reste ai-je été à bonne école auprés de Kent, Hahnemann, Nash, Guernsey,
Schmidt. Tu comprends pourquoi les séminaires Aude Sapere me tiennent à coeur:
vous éviter les mêmes erreurs, c'est vous faire gagner 10 ans.
Secondairement persiste chez Isabelle: Une douleur dans le côté droit
remontant vers l'épaule: Kreos., Lob.; Phos.; Phyt.; Plb.; Sang. Persiste les
Rougeurs des joues Agg. au mouvement de la douleur thoracique Amel plein air
Valorisant Phos. devant Bryonia. On arrive à des remèdes classiques de
Pneumonie. Je prescris Phos. 200
Hélas Phos arrive ne retard d'un cran ! Autrement
bien vu le signe caractéristique incontournable. Tu aurais dû comparer les
matières médicales et voir Sang, qui possède bien les joues rouges et l' > en
plein air.
Amitiés; J.C. des H.
Amitiés, et passes de bonnes vacances !
Nom: Dominique Viola
email: dominique.viola de hol.fr
Observation
Cher Ed,
J'aurais donné Phosphorus en 7 CH ou mieux en 30 K avec le protocole
permettant de diluer-dynamiser à chaque prise successive jusqu'au premier
pallier de l'évolution.
Voyant que le cas n'évolue plus favorablement, en m'assurant que les
symptômes n'ont pas changé, prescrit plus haut dilué: 9 CH ou 200 K à la
demande, ou 5 x 1er j, 4 x 2ème, 3 x 3ème, 2 x 2ème, 1x les jours suivants en
examinant et surveillant bien sûr.
Au deuxième pallier voyant que l'état général s'est bien amélioré, la fièvre
descendue je suppose, l'amaigrissement stoppé, la fatigue moins intense, donné
prudemment une dose en 15 CH ou MK. Les reprises de symptômes, qui ne sont
bien sûr pas des répertorisations, confirment assez clairement ce grand brûleur
de Phos.
Cher Dom,
Impeccable pour le début, je n'ai rien à redire. Peut
être une remarque sur l'usage des centésimales. Je te jure qu'une fois que tu es
passé aux K, spécialement mes bonnes vieilles Kent, tu ne rebrousseras pas
chemin. Pour des cas aussi violents, une CH s'avère souvent pas assez énergique,
manque de "punch". La 200 fait en effet souvent merveille. Mais ceci est une
question de détail.
En fait il s'avère que Phos ne donne plus de résultat
malgré la hausse de la dynamisation. Tu sais que si ce cas se produit dans un
cas chronique c'est souvent qu'il faut redescendre sur une plus basse avant de
changer de remède.
Mais ici, Phos n'agit plus. Il nous faut trouver un autre
candidat.
Libellé de
la
Rubrique |
V
a
l
R
u
b
r
i
q
u
e |
Phos |
Kali-c |
Bry |
Dulc |
Lach |
Spong |
Nit-ac |
Puls |
Remède |
| 24 |
16 |
16 |
16 |
16 |
16 |
16 |
12 |
Valeur
Globale
du remède |
| 5 |
3 |
3 |
3 |
3 |
3 |
3 |
3 |
Occurence
(fréquence) |
| 11 |
5 |
4 |
4 |
4 |
4 |
3 |
6 |
Total
des
Degrés |
| Vig: COLORATION /
ROUGE / circonscrite |
1 |
3 |
2 |
1 |
2 |
2 |
1 |
1 |
2 |
Degré |
| Vs: MICTION /
INVOLONTAIRE / toux... |
1 |
3 |
|
2 |
1 |
1 |
2 |
1 |
3 |
Degré |
| Tx: PAROXYSTIQUE...
/ consiste de / deux toux |
1 |
1 |
|
|
|
|
|
|
1 |
Degré |
| Tx:
RIANT... |
3 |
2 |
1 |
1 |
1 |
1 |
1 |
1 |
|
Degré |
| Th: INFLAMMATION /
Poumons / droit / lobe inférieur |
1 |
2 |
2 |
|
|
|
|
|
|
Degré |
Ta répertorisation ci-dessus est impeccable à condition
de bien se rappeler que la rubrique inflammation confirme Phos, mais
qu'il faut appliquer plutôt la rubrique Hépatisation. Idem pour la rubrique
"Consiste de deux toux", cela va bien dans le sens de Phos, mais c'est une toute
petite rubrique dont il faut se méfier par principe. Bonne cohérence donc.
Seconde Répertorisation:
Libellé de
la
Rubrique |
V
a
l
R
u
b
r
i
q
u
e |
Phos |
Puls |
Lyc |
Sulph |
Nat-m |
Ars |
Calc |
Bry |
Remède |
| 54 |
46 |
46 |
46 |
46 |
46 |
46 |
46 |
Valeur
Globale
du remède |
| 7 |
6 |
6 |
6 |
6 |
6 |
6 |
6 |
Occurence
(fréquence) |
| 12 |
16 |
14 |
13 |
12 |
11 |
11 |
10 |
Total
des
Degrés |
| Vig: COLORATION /
PALE |
1 |
2 |
2 |
3 |
3 |
3 |
3 |
3 |
2 |
Degré |
| Vig: COLORATION /
ROUGE / circonscrite |
1 |
3 |
2 |
3 |
3 |
1 |
2 |
1 |
1 |
Degré |
| Th: DOULEUR / Côtés
du thorax / droit / EXTENSION / épaule... |
2 |
1 |
|
|
|
|
|
|
|
Degré |
| Som: POSITION /
dos... |
3 |
2 |
3 |
2 |
2 |
1 |
1 |
2 |
1 |
Degré |
| Ge: AIR / plein air
/ amél |
4 |
2 |
3 |
2 |
2 |
2 |
3 |
1 |
2 |
Degré |
| Ge: DOULEUR /
SECOUSSES... / externes |
4 |
1 |
3 |
2 |
1 |
3 |
1 |
3 |
2 |
Degré |
| Ge: TOURNANT /
retournant dans le lit... |
4 |
1 |
3 |
2 |
2 |
2 |
1 |
1 |
2 |
Degré |
Pour la suite du cas, je me suis demandé s'il fallait
retenir la position sur le dos. Dans le doute, je n'ai pas considéré le
signe.
En fait le signe important c'est cette douleur qui lance
depuis le côté du thorax vers l'épaule. C'est le moment d'utiliser la rubrique
douleur Piquante lancinante, c'est exactement cette nuance. Ce n'est pas une
douleur piquante comme quelque chose de fiché, ni une douleur comme une écharde
qui serait de surface plus réduite, ni comme des coups de couteaux qui serait
ressentie sur une surface plus large. Ici c'est comme un éclair, un élancement
douloureux.
C'est sans doute en voulant trouver cette nuance que tu
as pris Douleur par Secousses, ce qui n'est pas une mauvaise idée, mais ne
correspond pas tout à fait à un élancement douloureux. La douleru par secousses
c'est quand la douleur elle même à défaut d'être constante se manifeste par des
secousses intermittentes.
Partant de là cela ne sert pas à grand chose de
repertoriser Paleur du visage. La rougeur circonscrite demeure, OK, cela mérite
de regarder. Deux candidats restent à priori: Phos et Sang.
A bientôt,
Amitiés,
Nom: gilles gobelin
email: gilles.gobelin de hol.fr
Observation
J'aurais pris peur sur ce coup là ! mais puisqu'on nous demande notre avis,
essayons de nous debrouiller... j'ai retenu de cette première consultation:
thorax:inflammation poumon droit toux:<riant vessie:miction involontaire en
toussant toux violente toux paroxystique/consiste de /deux toux (pour les 2
quintes) visage:coloration pale/rougeurs localisées
Bonjour Gilles ! Je suis ravi de te voir contribuer
à nos exercices cliniques.
Pour les rubriques retenues, rien à dire, sinon que je
rappelle de faire attention: plus une rubrique est petite plus on a de chances
de se planter. Au lieu de Inflammation, pense à regarder la rubrique
Hépatisation.
Tiens, je n'avais jamais encore utilisé cette rubrique
Coloration pâle, Rougeurs localisées. Je crois que cela correspond à un contexte
clinique très particulier qui n'est pas vraiment celui que nous avons ici. En
somme, pour les joues rouges il faut consulter Coloration rouge, Circonscrite.
Petites ficelles du répertoire :)
A part le dernier, cela me conduit, assez logiquement,sur Phosphorus, que
j'aurais donc volontiers donné. On peut même être plus précis en ce qui concerne
l'atteinte pulmonaire basale droite (matite de la base droite) et rajouter: th:
inflammation/poumon droit/lobe inférieur qui vient confirmer Phos.
Comme tu vois, seul le dernier symptôme contrarie Phos,
alors que celui-ci est au 3ème degré dans la bonne rubrique, parfois la
recherche de cohérence nous fait aussi apprendre à utiliser correctement les
rubriques.
Ensuite, tu utilises de façon magistrale ton répertoire,
c'est à dire en regardant la sous rubrique après avoir inspecté la rubrique
générale.
Puisqu'on a suspendu les prises en attendant une nouvelle aggravation et
qu'elle est là, eh bien, reprenons le même médicament,je redonnerai Phosphorus.
Parfait, il faut savoir faire parfois le dos rond et
s'accrocher à un remède qui a fait ses preuves. Changer de remède trôt vite ou
renouveler trop tôt, voilà les grandes erreurs.
Ensuite, l'évolution stationnaire nous montre que ce ttt ne marche pas (ou
plus) complétement il faut trouver autre chose:
Je retiens cette fois:
ge:air/plein air/amél som:position/dos/seulement visage:coloration
pale/rougeur localisées ge:secousse/agg à chaque ge:tournant/retournant dans le
lit th:douleur/cote du thorax/droit/extension épaule th:inflammation poumon
droit
Le reste du raisonnement est nickel, mais ta valorisation
un peu, heu, en vrac. Quel est le signe frappant ? La douleur qui irradie à
l'épaule depuis le thorax. Donc nous présumons que le remède choisi doit
posséder cette caractéristique. Il reste à vérifier si cette hypothèse est
cohérente avec le reste. Autrement si tu prends 10 rubriques au hasard dans le
répertoire les probabilités sont fortes pour tomber sur Sulph.
Je trouve Sulfur, qui pourrait suivre. mais on n'a pas ce signe d'irradiation
à l'épaule on a les rougeurs localisées aux joues qui semble être aussi un signe
incontournable, puisque tu dis qu'il est inhabituel chez cette dame.
Du coup tu t'es donné un travail facilement évitable,
comme tu t'en rends compte après coup en te remettant à raisonner, et hop, le
remède saute aux yeux !
Je le verrouille et je verrouille aussi l'irradiation à l'épaule un
médicament me semble interressant, c'est Sanguinaria,qui présente une
inflammation du poumon droit mais pas les rougeurs aux joues en vérifiant dans
les matières médicales, je trouve dans Duprat: "dans les états aigus ou
paroxystiques, joues plaquées de rouge et brulantes" et" rougeur brûlante et
circonscrite des joues" !! je pense que je retiendrais ce remède aussi.
Il ne reste plus qu'à vérifier que Sang figure bien dans
la rougeur circonscrite des joues, ta mauvaise rubrique t'ayant induit en
erreur.
En tout cas, c'est vraiment bien.
Amitiés.
Nom: Pascal Neveu
email: Pascal.Neveu de wanadoo.fr
Observation
Cher J M
Voici la réponse que je souhaite apporter au cas clinique proposé par
Edouard:
A la lecture de cette observation, trois remèdes se sont d'emblée imposés à
mon esprit: Phosphorus, Sanguinaria et Ferrum phos.
Bonjour Pascal, et bienvenue sur PH. Nos rangs continuent
de s'étoffer, cela fait plaisir !
Très bien pour le choix initial, en effet j'ajouterai
juste Bry à cette liste disons de candidats "a priori". Cependant en allant plus
loin, on se rend compte que le cas est dépassé pour Ferr-p qui correspond au
début d'une inflammation, surtout quand on manque d'arguments clairs pour un
autre remède. Au grand maximum Ferr-p peut convenir dans une bronchite, avec
quelques crachats sanglants, voire un début de pneumonie, mais ici nous avons
une hépatisation: exit Ferr-p. Autrement, les rougeurs, etc vont très bien avec
Ferr-p.
Finalement, le mode de début, la latéralité droite, la fièvre somme toute
modérée, l'incontinence à la toux, ses caractères, puis par la suite la douleur
du thorax droit irradiant à l'épaule, l'aggravation de celle-ci par les
secousses et enfin l'amelioration par le grand air me font retenir
principalement FERRUM PHOSPHORICUM.
Ouille, c'est l'écueil de nos cas cliniques sur "le
papier": on a l'idée de regarder ce qui s'est passé ensuite au risque de
brouiller les pistes, car il peut exister dans une situation clinique
l'indication d'un remède A puis d'un remède B. Si l'on mélange les signes des
deux situations à la fois on atterrit sur C qui n'est pas forcément
correct.
A la première question, je pense que logiquement j'aurais répété le remède,
mais je n'aurais certainement pas interrompu l'antibiotique du départ; je
n'aurais pas non plus hospitalisé cette patiente.
Interrompre les antibiotiques: c'est une question
importante à laquelle il y a plusieurs réponses selon la situation clinique et
la connaissance que le prescripteur possède de l'homéopathie.
Je crois qu'il y a d'abord une grande règle: ne pas faire
courir de risque au patient, si l'on préfère c'est dire d'une façon différente
que nous avons une obligation de moyens. Ceci posé, dans cette situation nous
sommes devant une pneumonie avec des lésions très avancées. Clairement, si l'on
choisit l'option "parapluie" avec les antibios et les corticoïdes, personne ne
pourra nous blâmer légalement. Mais d'autre part on sait qu'un traitement
homéopathique bien conduit est capable de guérir cela très vite, sans risque, à
peu de frais, et sans complication ni séquelle (par exemple pleurale). Pour
avoir une chance de dénicher le remède dans ce cas, il est impératif de laisser
l'organisme s'exprimer, en d'autre termes, maintenir le drogage n'aurait
certainement pas permis de trouver le remède indiqué. En suspendant le
traitement classique mon idée était de trouver dans un premier temps un remède
pour calmer l'inflammation aigue et les signes les plus urgents. Souvent alors
dans un second temps se profile le remède indiqué. Du haut de mes nombreux
ratages je suis convaincu que si j'avais maintenu le bon vieux traitement, nous
en serions restés à Phos qui aurait fait quelque effet, pour finir par échouer,
jamais l'indication de Sang ne serait apparue et finalement les atb auraient
fini par agir et ma malade se serait péniblement retapée en plusieurs
mois.
Par ailleurs, dans le contexte de ce cas, je suis frappé de l'ensemble
anergique qui s'en dégage avec incontstablement des critères qui imposent
l'élément FER dans toutes ses implications physiopathologiques et ici sans doute
par carence.
Je ne serais pas étonné d'apprendre que cette patiente est sous stérilet plus
ou moins bien toléré et qu'elle court régulièrement après son
vitalisme !
Notre patiente n'est pas sous stérilet mais son Hb est à
100 g/l en effet !
Avec toutes mes amitiés, Pascal Neveu
Amitiés
Nom: Delaunay Alain
email: adelaun de club-internet.fr
Observation
Bonjour à tous,
Je selectionnerai les S suivants pour le remèd1: Je pense que la toux en
riant dans une bronchopneumonie est plutôt un S commun, on pourra en discuter;
je le garde en reserve pour donner du poids à un remède qui me conviendrait...
par contre, la perte d'urine, la coloration circonscrite rouge des joues, le
fait que les accès de toux surviennent par 2 sont des signes à valoriser: Voici
ma repertorisation:
Bonjour Alain !
Tout à fait d'accord, c'est un symptôme de second plan,
destiné à planter le décor qui sera compatible avec le remède indiqué par les
signes les plus importants.
Libellé de
la
Rubrique |
V
a
l
R
u
b
r
i
q
u
e |
Puls |
Thuj |
Lyc |
Phos |
Nat-m |
Sulph |
Sep |
Spong |
Remède |
| 16 |
16 |
12 |
12 |
12 |
12 |
12 |
12 |
Valeur
Globale
du remède |
| 4 |
4 |
3 |
3 |
3 |
3 |
3 |
3 |
Occurence
(fréquence) |
| 7 |
5 |
7 |
7 |
5 |
5 |
4 |
4 |
Total
des
Degrés |
| Vs: MICTION /
INVOLONTAIRE / toux... |
1 |
3 |
2 |
2 |
3 |
3 |
1 |
2 |
2 |
Degré |
| Tx: PAROXYSTIQUE...
/ consiste de / deux toux |
1 |
1 |
1 |
|
1 |
|
1 |
|
|
Degré |
| Vig: COLORATION /
ROUGE / circonscrite |
1 |
2 |
1 |
3 |
3 |
1 |
3 |
1 |
1 |
Degré |
| Vig: COLORATION /
PALE / fièvre... |
1 |
1 |
1 |
2 |
|
1 |
|
1 |
1 |
Degré |
Ce n'est pas mal du tout d'avoir pensé à utiliser la
rubrique Pâleur du visage pendant la fièvre ! A ce sujet cela me dépasse
toujours que l'on ose donner Bell et Merc en alternance sachant que l'un a le
visage en feu, l'autre une pâleur terreuse. Bref, allez je ne vais pas m'énerver
tout de suite, je prends mes gouttes. Ouf.
A l'aggravation de la seconde journée, je l'aurais hospitalisé car je
n'aurais pas voulu prendre de risques pour ma patiente. Mais on aurait pu tenter
de donner PULS en M et en solution, en espaçant les prises de cuillères selon
amélioration.
Comme quelques autres de nos amis, tu n'as pas raisonné
sur la lésion, la pathologie. Dans l'absolu, l'indication de Puls se négocie
très bien, d'autant que c'est un végétal, mais tu as entendu cette tout par le
miracle du net ? Jamais Puls n'a donné ce bruit là.
Puis les S changeant, on change de remède : on pourrait proposer un vegetal
BRYONIA surtout si elle avait très soif avec gorge sèche et sensation de
sécheresse de la trachée, mais tu ne l'a pas retouvé et j'opte pour PHOS 200 en
solution et M en dose sèche pour conclure si nécessaire
A bientôt pour le verdict,
Du coup ton Phos arrive un peu tard, bien que tu aies
très bien analysé la situation qui nécessitait de changer de remède.
Bien PH ment vôtre
Alain
Nom: Pascal Neveu
email: Pascal.Neveu de wanadoo.fr
Observation
Il faudrait reflechir aussi sur Iodum qui prend en compte l'amaigrissement
rapide et la modalite finale par le grand air. Amitiés.
Ah ! Je vois comment tu en arrives à Iod: c'est le
spécialiste de la base ou de l'apex droit, n'est-ce pas ? Remède de
pneumonie droite, avec fièvre intense. Mais attention, tu mélanges aussi avec
les signes de "seconde main". C'est très certainement un remède auquel il aurait
fallu penser si Phos avait échoué. Une excellente suggestion, car c'est un
remède que l'on néglige trop souvent. Dans l'indication de la pneumonie il
arrive après encore la bande à Phosphore, sur des cas qui ne réagissent plus,
avec une hépatisation qui progresse et une fièvre qui commence à virer carrément
à la fièvre hectique, dans un état pas loin d'être sépticémique.
Amitiés.
Nom: Jean Michel Bolzinger
email: Pbolzinger c% bplorraine.fr
Observation
Bonjour les gens !
Après une longue incubation, voici que tonton Ed récidive et revient en force
en sauvant la peau de ses amis.
Héhé, salut mon complice et ami. En effet, vous n'avez
pas fini d'en baver.
Nous avons 3 modalités de toux :
Toux paroxystique/ consiste en deux toux brèves
Toux à l'expiration
Oulà, gaffe à ce symptôme, comme je l'expliquais à Jean
Claude, notre patient tousse tellement fort qu'elle s'en vide tout l'air des
poumons. Ce n'est pas une modalité.
Toux en riant
Nous avons 2 concomitants ;
VESSIE/miction involontaire pendant la toux
VISAGE/coloration rouge pendant la T° + circonscrite (même si ce signe n'est
pas frappant dans ce type d'affection puisqu'il fait partie de la description
classique de la pneumonie franche lobaire aiguë du poumon PFLAP). Tout ceci est
très évocateur de Phosphorus qui possède une cohérence excellente avec la
pneumopathie de la base droite (RESPIRATION/râles crépitants et
THORAX/inflammation poumon droit lobe inférieur) en R1 que l'on suspend et ne
répète qu'à la reprise des symptômes (pour la seconde question).
Rien à redire: tu vois ce signe est un classique de la
pneumonie, pourtant notre remède pour guérir doit aussi le posséder. Pour autant
ce signe d'avoir les joues rouges n'est pas saillant, il s'intègre dans un
ensemble cohérent avec Phos. Content que mon histoire de cohérence fasse mouche
:)
La douleur sur le côté droit du thorax irradiant à l'épaule appartient à
Sanguinaria Can et à Phos l'aggravation au MOINDRE mouvement évoque Bryonia mais
Phos a l'< au mouvement au 2° les 3 ont la coloration circonscrite du visage
et l'amélioration au grand air.
Bien, progression prudente, il faut se souvenir que Bry
n'est certes pas le seul < au mouvement, tiens même Rhus a des signes < au
mouvement, alors !
Seul Phos couvre l'ensemble, je monte en MK.
Autopsie de l'échec de la thérapeutique allopathique de ce cas: ou la
pneumopathie était virale : l'antibiothérapie était une non indication ; je ne
parle pas de la corticothérapie ou la symptomatologie était atypique et
l'érythromycine était une bonne indication mais on n'a aucune raison de mettre
en doute le diagnostic du pneumologue qui dit clairement que la pneumonie était
franche l'hypothèse d'un pneumocoque résistant aux céphalosporines de 3°
génération est probable (en 94, 23% des pneumonies à pneumocoque étaient
résistantes aux béta-lactamines. Geslin.P ; Med Hyg 1995 ;53 ;2111-2118).
J'aurais personnellement utilisé une antibiothérapie adaptée à ce type de
résistance plutôt que de remettre en cause le diagnostic en visant des atypiques
alors que le tableau de PFLAP était typique. De toutes façons dans la
prescription du pneumologue, je ne vois pas l'intérêt de poursuivre Oroken à la
même posologie dès lors que celui-ci avait fait la preuve de son
inefficacité.
Ah bon tu me rassures pour l'Oroken. Je ne la ramène pas
usuellement, mais j'ai eu de bonnes bases chez le Pr Micoud (une grande figure).
A cette occasion j'ai découvert que l'antibiothérapie pratiquée en ville a peu
de choses à voir avec ce qu'un infectiologue aurait fait.
D'autres germes sont possibles mais le pneumocoque reste très fréquent et
redoutable (les statistiques de l'OMS sur 88 pays =1.2 millards de personnes,
imputent 500.000 décès par an aux pneumonies à pneumocoque).
Il faut se rappeller des stats des anciens hôpitaux
homéopathiques: mortalité 3%. Chifrfe d'autant plus intéressant que les grands
parents de nos actuels allopathes enregistraient quant à eux 30% de casse. Bien
entendu, les chiffres de homéopathes ne sont que des mensonges ou des biais
statistiques. Ahaha !
Evolution des pneumopathies pneumococciques avec antibiotique : dans les pays
à niveau de vie élevée, le taux de mortalité oscille entre 10 et 20% malgré une
antibiothérapie efficace. (Actualités Innovation Médecine nov 93 ;n°3 ;p10 qui
cite le Pr Micoud de Grenoble)
Amicalement à tous, JMB
Merci pour cette bonne révision !
Amitiés.
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