Cas 18 Spondylarthrite ankylosante (ou rhumatisme psoriasique ?)
Je n'ai pas encore de recul suffisant sur ce cas que
je suis depuis 6 mois seulement.
Cependant l'action du remède homéopathique est
tellement manifeste, soulageant presque entièrement les douleurs articulaires
d'un jeune homme qui se voyait déjà infirme, que j'ai jugé utile de vous en
parler.
M. F. Frédéric a 25 ans. Il m'est adressé par son
cousin que j'ai débarrassé d'une hypersudation avec Calc, puis Lach, et enfin
Med. Je le vois donc en Février 97. Il entre en claudicant du fait de ses
douleurs du genou et des hanches.
Il parle tout d'abord de son psoriasis, qui a débuté
voici deux ans. Pas de signes particuliers, il a une atteinte du cuir chevelu,
des coudes et des genoux. Il n'y a pas de facteur déclenchant connu.
Ensuite il aborde son problème
rhumatologique.
Tout a commencé après une nuit de beuverie à son club
de sport. "J'étais bourré à mort". Trois jours après, il a commencé à trembler
de tout le corps, en même temps que s'installait une importante douleur du gros
orteil gauche.
Il va consulter, on le traite par la colchicine, le
confrère évoquant fort justement une crise de goutte. Pas de résultat, et même
aggravation. C'est au tour de la cheville d'être enflée et douloureuse, puis le
genou. Le rhumatologue fait partir une batterie d'examens qui reviennent
positifs, entre autres groupage HLA B27 positif, et pose le diagnostic de
spondylarthrite ankylosante.
J'abrège la liste des divers traitements entrepris depuis trois
ans. Son état ne faisant que s'aggraver, au moment où il vient me voir on
commence à envisager les traitements les plus lourds (sels d'or, etc).
Il n'y a pas d'antécédents personnels ou familiaux notables. Il
fait de l'asthme (à l'effort) dans l'enfance, il ne sait pas s'il a jamais eu
des problèmes dermatologiques.
Chef d'équipe dans une grosse entreprise, c'est un homme pressé,
il court tout le temps. Je lui fais remarquer que même au repos il ne parvient
pas à ralentir le rythme, on dirait vraiment qu'il voudrait courir de partout.
Content de son travail, "quand j'entreprends, j'aime réussir". Il prévoit tout,
il aime agencer ; à mon avis il aime aussi commander tout court. Il est
affreusement méticuleux selon l'aveu même de son entourage: tous les détails
sont réglés. Il doit exister une forte anxiété sous jacent puisqu'il ronge ses
ongles presque jusqu'à la racine, ceux ci ont d'ailleurs une forme bizarre, ils
sont tout aplatis.
Il adore la cuisine fine, les bons plats, les bons vins. Je trouve
quant à moi que la tendance à l'alcool est nette. Ne supporte pas le café qui
lui donne immanquablement une insomnie complète. Il a un net penchant vers les
choses sucrées. Beaucoup de ballonnements.
Une modalité générale: il ne supporte pas la chaleur. Ouvre les
fenêtres. Pendant des années il a sorti les pieds du lit tellement il avait
chaud.
Il dit en outre dormir volontiers sur le ventre, sans que cela
soit sa position exclusive.
Perplexe devant autant de symptômes, je lui donne Ledum M Kent
pour commencer à cause de l'< par la chaleur, l'alcool, et les
rhumatismes se propageant vers le haut. Cette dose ne fera que l'aggraver de
façon importante. C'est bien sûr une erreur que j'ai commise là, il aurait fallu
ne rien donner, mais il était tellement pressé.
Voilà, en reprenant bien les symptômes vous devriez trouver le
remède indiqué. Ce cas est interessant car il existe plusieurs pistes que vous
pouvez suivre. Une seule d'entre elles conduit au bon remède, celui qui est
cohérent avec la totalité des symptômes.
"Jean.Lafeuillade" Jean.Lafeuillade de wanadoo.fr
D'après la hiérarchie des symptômes, je serai tenté
de retenir l'alternance ou la proximité de deux manifestations chroniques :
l'état rhumatismal goutteux et l'asthme. Ce qui semblerait corroborer cette
hypothèse, c'est l'aggravation palliative par les sels d'or.
Les désirs de choses riches, d'alcool, la sensibilité
à la chaleur qui stagne en bas (découvre les pieds), et brûle en haut (désir
d'ouvrir les fenêtres), confirmerait cette hypothèse. Cette cohérence se
retrouve au plan mental: impétueux, impatient, onychophagie, etc.
J'aurai donné SULF.
Amitiés.
Rien à dire, j'ai envisagé comme toi
l'hypothèse Sulfur. Mais certaines choses m'ont déplu avec l'optique de Sulfur:
un sujet de Sulfur dira rarement "quand j'entreprends, j'aime réussir". Il n'y a
pas ce côté fonceur. Et puis même s'il existe des cas de Sulfur méticuleux,
l'anticipation majeure n'est pas couverte aussi bien que par un autre
candidat.
De plus, il existe la tendance à dormir
sur le ventre. Perfide comme je suis c'est à dessein que j'ai évoqué ce symptôme
car j'ai été égaré plus d'une fois dans le passé. Je crois pouvoir dire que
chaque fois que tu penses à Sulfur mais que le patient dort sur le ventre, tu es
tranquille: ce n'est pas Sulfur mais Med. Rien que cela me suffirait maintenant
pour donner Med... Ces positions pour rechercher le sommeil sont évidemment des
signes généraux importants... pour peu que le signe soit marqué ou inhabituel
(je me souviens encore de cette coqueluche Cuprum où l'enfant dormait sur le
ventre avec des mouvements du bassin). La position ventrale est très évocatrice
de Med, Lyc, Carc, Calc-p, Phos, Sep, Puls, etc. Il faut faire attention à un
piège courant: pas mal de gens disent dormir sur le dos ou le côté, ce qui est
banal. Mais si on les interroge plus à fond, il s'avère qu'en fait ils ont
toujours dormi sur le ventre mais que tel problème du dos les empêche depuis de
le faire. Dans ce cas il faut retenir l'envie de dormir à plat ventre.
Amitiés.
Bouchoucha marc.bouchoucha de wanadoo.fr
Salut, l'évocation du tableau fait penser d'emblèe à
Nux vomica, d'une part par son tempérament, sa précipitation, son sens du
pouvoir, son insomnie aprés café, et aussi pour nettoyer de tous les traitements
medicamenteux. La repertorisation plus globale fait ressortir Lyc et Sulfur.
Pour ma part je commencerais par Nux vom 15ch et Urarthone et je verrai venir
-
Selon la réaction je poursuivrai l'exploitation du
reméde ou je changerai pour Lyc (regisseur/ prévoyant/ reconnaissance/
pinailleur) . Il serait aussi intéressant de savoir si les lésions de psoriasis
ont été traitées localt ce que je pense - Amitiés, Marc -
Ahh le Marco, je crois entendre ton
accent chaque fois que je te lis ! Moi aussi j'ai été tenté par la piste
Nux. Pour tout dire devant de tels cas pour lesquels je donnerais maintenant Med
sans sourciller, j'ai souvent donné Nux dans le passé. Que se passe t-il
alors ? Le malade est mieux, moins nerveux après la première dose
seulement, puis Nux échoue. J'ai une bonne dizaine de pseudo Nux qui se sont
révélés être des Medorrhinum.
Tous les symptômes que tu donnes
cadrent avec Nux, et en plus l'idée est excellent de démarrer avec ce grand
"nettoyeur". Mais aujourd'hui devant de tels cas, je reconnais que ce serait une
perte de temps.
En fait, la modalité de désir d'air
intense au point d'ouvrir les fenêtres sans arrêt contre indique formellement
Nux. Quand une grande modalité générale est en contradiction: le remède ne
marchera pas ou ne tiendra pas la distance. De plus Nux ne dort pas sur le
ventre, ni se ronge les ongles, et n'a pas l'anxiété d'anticipation à ce point
même s'il peut avoir l'esprit encombré d'une multitude de petits détails qui lui
empoisonnent la vie. Nuance... Amitiés.
Alain Jean-Mairet bruppacher.ajm de bluewin.ch
Bonjour,
L'état d'esprit du patient, surtout
lorsqu'il est bien marqué, doit impérativement correspondre à celui produit par
le remède (§ 210 - 213 et note du 213). Ici, il nous faudra absolument un remède
pressé. Basé sur la description du cas, on peut ajouter, en utilisant un
répertoire moderne, les rubriques "conscientious about trifles", et même
"fastidiousness"; en allant un peu plus loin, on peut aussi considérer
"dictatorial" et, avec un poil d'interprétation, se dire que cet homme
visiblement anxieux et voulant tout agencer, tout prévoir, a besoin d'un remède
figurant en bonne place dans une rubrique libellée à peu près comme suit:
"anxiety from anticipation".
Le second point important est l'intolérance de la
chaleur. Tout ce qui est superlatif («ne supporte pas», «devient fou», «à
hurler», etc.) doit être prioritaire. Ici, il faut faire attention à bien
respecter les modalités car il est rare que quelqu'un (ou un remède) soit "tout
chaud" ou "tout froid". Le patient a besoin d'air frais et il doit découvrir ses
pieds la nuit tant il a chaud.
Le point suivant est, à mon avis, son impulsion à se
ronger les ongles «presque jusqu'à la racine». Cela doit être douloureux - il
faut vraiment qu'il doive!
Enfin, notre remède devrait avoir une relation
certaine avec, disons, des rhumatismes.
J'ai examiné le cas avec le Phatak. Là, il suffit de
prendre les rubriques
Hurried (correspond à peu près aux 3e degré du kent
original)
Heat aggravates (petite rubrique, concoctée avec amour par le
docteur Phatak)
Bites nails
La rubrique "rheumatism" n'est même pas nécessaire,
un seul remède "survit" à la troisième rubrique.
Ne reste plus qu'à ouvrir la Materia Medica de Phatak
où on lit (entre autres):
Generalities:
Trembling all over. Arthritic, rheumatic pains.
Disease of the spinal cord, even organic lesions ending in paralysis. Loss of
power in the joints.
Better: Lying on abdomen. Fresh air. Being fanned. Damp
weather.
Mind:
Hurried, and anxious. Times passes slowly. Sensitive, nervous, impulsive,
apprehensive, anticipates events. Many ideas but uncertain
of execution (ce qui le pousse à tout prévoir dans les moindres
détails).
Stomach:
Craving for liquors, sweet, ices, refreshing things.
Excessive thirst, ravenous appetite, hunger after eating.
Abdomen:
Heavy lower abdomen. Flatulence with numbness.
Respiratory:
Air hunger. Asthma, infantile.
Extremities:
Bites nails. Burning hands and feet. Legs heavy, ache
all night, can not keep them still. Oedema of limbs. Oedema of feet. Et
celui-ci, presque trop beau pour être vrai: Nails depressed, as if they were
bent.
Le psoriasis est absent mais celui-ci, intervenu sans
précédents un an après le début d'un traitement allopathique, peut être laissé
de côté?
Voilà.
Meilleures pensées,
Alain
Alain
Jean-Mairet
Parfait ! Le raisonnement est
impeccable et ne manque pas de conduire au remède. Les signes mentaux marqués,
les grande modalités, puis les signes plus locaux.
Tout du moins, c'est aussi Med que je
crois indiqué, l'avenir nous le dira. Comme il est difficile de faire plus
sycotique comme remède, on conviendra qu'il s'adapte à toutes sortes de doulerus
articulaires. Par ailleurs, il faut se rappeller que n'importe quel des trois
miasmes peut produire des signes cutanés, ce n'est donc pas grave que le remède
figure ou non dans la rubrique Psoriasis, qui n'est qu'une rubrique clinique,
que je juge très incomplète, tien au fait pensez à y ajouter
Lachesis,
entre autres.
Eh bien pour une première dans PH,
c'est du travail finement ciselé comme on les aime ! Bienvenue et à
bientôt. Amitiés.
"Jean-Claude.Ravalard" Jean-Claude.Ravalard de wanadoo.fr
Bonjour,
Je m'orienterai en première intention sur Medorrhinum
200 pour les raisons suivantes :
- Le côté pressé et méticuleux "affreusement"
-
L'anxiété et l'agitation générale, avec les ongles réduits à leur plus simple
expression ainsi que le côté aplatis de ceux-ci .
Ongles aplatis:1 seul R. au 1° degré :Med (88) Tiens,tiens...
Vermeulen note ds Med. :Crippled nails ( ds PCKent
à crippled nails (ongles abîmés) il y a : Alum(1°) Caust.(2) ; GRaph.(3) ;
Nit-ac. (2) ; Sabad.(2) ; Sep.(2) ; Sil. (3) ; Sulph. (1) ; Thyj. (2)
).
- Prise antérieure de multiples thérapeutiques
..
Vont dans le même sens: la tendance aux boissons
alcoolisées, le côté chaud avec besoin de se découvrir les pieds, la position
sur le ventre même si elle n'est pas exclusive .
Cela va bien aussi avec mes vieilles notions
pluralistes : rhumatisme inflammatoire = sycose, agg. de la tendance sycotique
par les thérapeutiques prises antérieurement.
Donc, j'aurai tenté Med. 200 .
Là, je repose la question :Quelle dynamisation
?
Le précédent cas m'a laissé un peu sur ma faim, à
postériori .. Il s'agissait d'un sujet débilité, donc prudence dans la hauteur
de dynamisation ...d'accord.
Fréderic Schmitt parle lui d'une 7CH, puis dilution,
dynamisation à chaque prise nouvelle, ça me parait un peu compliqué pour ma
clientèle moyenne ; toi, tu as plutôt tendance à commencer par des dilutions de
Kent, mais même 30Kent, n'est-ce pas trop haut dans un cas de ce type, et tu as
plutôt tendance à ne redonner qu'une fois à la même dilution . Comme tu le dis,
les dilutions en LM que pratiquent nos amis américains me paraissent difficiles
d'application, même si elles sont d'action plus douce ... En pratique, dans un
cas aigu, le plus souvent, je suis obligé de donner une dilution relativement
basse en CH ( car les Kent, il me faut 2 ou 3 jours pour les avoir et encore aux
Archers, ils n'ont pas toutes les souches en Kentiennes ), et la répéter au
retour des symptômes mais les patients même comme cela, ont du mal à voir le
retour des S. et donnent les R. comme je le faisais auparavant en pluraliste 3
gran. 3 fois/j !!!
A bientôt ...
C'est du Ravalard comme on l'aime: une
fois qu'il se jette à l'eau il nage comme un poisson. Eh bien, j'ai donné Med.
200. Nous sommes devant un sujet jeune chez lequel on a encore peu de chances de
trouver de fortes lésions organiques. Mais la prudence exige de ne pas trop
chambouler pour autant, la 200 convient donc très bien. On aurait très bien pu
donner une 30 CH ou prescrire en solution une 200 en prise quotidienne et en
redynamisant le flacon. Mais je réserve ce dernier procédé aux pires cas car les
patients le suivent mal et on se retrouve très souvent avec des signes
toxiques...
Quant à la répétition, 3 granules 3
fois par jour cela fait carrément mystique, ternaire et tout le tralala, je
préfèrerais 9 fois 9, car neuf est le symbole de l'achèvement :) Tu as vu comme
je fais des progrès je ne pars plus au quart de tour !
Après que la 200 ait épuisé son effet
au bout de quelques semaines, la récidive douloureuse m'a contraint à
renouveler. Notre patient vient de prendre une M, il est actuellement en plein
aggravation avec de fortes douleurs des poignets, les membres inférieurs allant
bien. Amitiés.
Delaunay alain adelaun de club-internet.fr
Salut les amis,
Me paraissent très marqués les S
suivants :
Toujours pressé, méticuleux, ongles rongés et leur forme allongé;
ces symptômes ne souffrent aucune discussion, il ne s'agit pas d'interprétation
dans laquelle je me laisse trop souvent embarquer...
Donc 1ère
repertorisation :
PSY :Pressé
Psy :Tatillon
B :Ronger les
ongles
MED sort en tête très intéressant ! Si j'ajoute
"ongles aplatis" et Mb: Chaleur/mbres inf/pied/brulante/decouvre, alors
MEDORRHINUM explose !!
La totalité des S agrée, à mon avis, car la chaleur
des pieds, l'asthme et les doul rhumatimales du dos et des mbs ou il figure au
3iém degré sont présents.
Manque à l'appel le psoriasis mais on a des
"éruptions squameuses icthyosiformes" qui peuvent convenir. Donc MED 200 KENT
pour ne pas trop < le sujet... Au fait, on va voir si ton ajout est fiable
(rire)
Amitiés
Excellent, cher Alain. Phase un: on
retient les symptômes personnels du cas. Phase deux: on répertorise. Le résultat
est là.
A propos de ma toute petite rubrique
ongle plats contenant Med, c'est vraiment un signe notable. Cela te rendra
service, il faut certainement ajouter aussi Tub. D'une façon générale Med a des
ongles déformés, il faudrait aussi l'ajouter à la rubrique générale ongles
abimés, déformés (crippled).
Amitiés.
Dominique Viola. Metz. Aux bons soins de Jean-Michel.Bolzinger jean-michel.bolzinger de wanadoo.fr
Le gars au psoriasis, à la goutte et à la SAA, je le sens Nux-v.
au premier abord, au nez, d'après le comportement, avec une note Sulfur en
arrière plan, mâtiné de Lyco.
Si on additionne bêtement les symptômes, on trouve Sepia, et
Puls qui ressort. En affinant, un outsider se profile, c'est Conium, mais il
n'est pas le mieux placé. Tuberculinum peut aussi être envisagé pour son
agitation. Si on cherche le minimum de symptômes de valeur maximum, on peut
arrriver à :

Au total je n'ai pas encore la solution, mais je mets le cas sur
le feu à mijoter. À suivre...
A bientôt, Dominique.
Bonjour Dominique ! Depuis le temps que
Jean-Mi me parlait de toi, je suis ravi que tu parviennes à bord de
PH.
C'est bien, comme un bon limier je te vois flairer
toutes les pistes. Snif snif ! Tu évoques parfaitement bien tous les
candidats qui à première vue pourraient convenir. Mais qui hélas ne
possèdent pas toutes les caractéristiques du cas.
Tu dois encore réfléchir pour dégager ce qui est
caractéristque, personnel au cas. Et faire attention à ne pas interpréter les
rubriques du répertoire. Ainsi, la rubrique des généralités sens de la douleur
est en rapport avec l'irradiation de la douleur, pas avec une
progression d'une affection.
De même ce symptôme Trembler avec les douleurs,
vient exclusivement de ton interprétation. Il a tremblé de partout, c'est tout
ce que l'on peut dire. Ce symptôme est inexploitable.
L'aggravationpar le café peut être retenue, encore
que l'insomnie suite de café ne soit pas un symptôme puisque c'est un excitant
qui produit là l'effet qu'il sait produire... Pour être retenue, cette
aggravation devrait concerner encore quelques autres symptômes.
La rubrique Projets concerne les gens qui font
sans arrêt de nouveaux plans, imanginent de nouvelles choses à faire, des
nouveaux projets à entreprendre. Ici ce n'est pas excatement cette nuance, mais
plutôt une anxiété d'anticipation caractérisée.
En un mot résiste à la tentation d'enfourner des
symptômes dans PcKent ! A très bientôt (un charter alzacien est prévu pour
le prochain Aude Sapere je crois). Amitiés.
<réactions de Dominique Viola>
Cher Edouard,
Heureux de te retrouver, par l'entremise de ce cher Jean-Mi.
branché, qui est, avec mon fils Pierre, ma locomotive informatique et un
indéfectible ami. Merci de tes précieuses remarques sur les impatiences d'un mec
qui n'arrive pas à faire rentrer dans le PC Kent certains symptômes, tels le
chameau du Nouveau Testament au travers du chas d'une aiguille ! J'ai parfois ce
travers, je l'avoue humblement, toutefois, pour défendre mon interprétation sur
ce cas-ci, (car tu peux m'inscrire à la rubrique ne démord pas facilement) je
reprends les mots-mêmes de l'observation~:
- "~Trois jours après, il a
commencé à trembler de tout le corps, en même temps que s'installait une
importante douleur du gros orteil gauche.~"~: donc tremblements avec les
douleurs peut bien être retenu, car la concomitance est précisée~;
- "~...
une crise de goutte. Pas de résultat, et même aggravation. C'est au tour de la
cheville d'être enflée et douloureuse, puis le genou.~"~: il s'agit donc bien de
la direction des symptômes, mais aussi de la direction des douleurs, puisque
nous sommes devant une crise de goutte.
En revanche, j'adhère complètement à
ton argumentation sur le café et la nuance concernant les projets.
A bientôt sur PH lorsque je serai raccordé à Internet, et à début octobre à
Annecy, sauf imprévu,
Dominique Viola
Merci de tes précisions Dominique. Je pense que
c'est vraiment difficile de parler d'un cas exposé par écrit, malgré tous mes
efforts rien ne vaut en effet la discussion directe avec le patient.
Juste un mot ou deux cependant (il ne faut pas que
je te fasse de la concurrence sur le plan entêtement). Il faut grandement se
méfier des concomitances. Kent en a mis fort peu dans son répertoire et c'est un
bien. Supposons qu'un expérimentateur ressente des courbatures ainsi qu'une
nausée après la prise du toxique. Peut on considérer le symptôme nausée avec
courbatures ? Ou bien est-il plus raisonnable d'admettre que les deux
symptômes sont provoqués par le médicament. De sorte qu'il nous reste fort peu
de concomitances clairement établies...
Pour en revenir à notre patient ce que j'ai
compris c'est qu'il a eu une sorte de malaise général, avec comme des frissons
ou des tremblements (comme une grippe qui s'installe) et en même temps (ou peu
après) commençait la douleur de l'orteil (j'aurais dû expliciter mieux mais
comme la façon dont les troubles ont démarré me semblait peu intéressante par
rapport aux signes généraux du malade j'ai abrégé). Je n'ai eu l'usage de la
rubrique qu'une seule fois lors d'un accouchement avec un travail inefficace, la
patiente tremblait des mains en même temps que montait une contraction. Puls a
parfaitement fonctionné.
A bientôt.
"Jean-Michel.Bolzinger" jean-michel.bolzinger de wanadoo.fr
Salut vieux frère !
Alors toujours sur le pont, vieux forban. T'es
increvable !
Ci-joint :
- mes volutes autour du cas 18 qu'est pas évident,
maudit !
- un texte autour de la section "Fièvre" du répertoire et si les
dieux du péloponèse ne se fachent pas, je ferai l'autobus pour la réponse de
Dominique Viola qui en est au BBS local mais pas encore à l'internet.
Amicalement à
tous.
1.
Ce qui est du ressort de la nosologie :
- le psoriasis (corrélé au HLA B13 et
B17 pour les amateurs de bataille navale)
- les ongles psoriasiques
- le
rhumatisme qui a toutes les chances d'être un rhumatisme psoriasique et non pas
une spondylarthrite ankylosante. (Le B27 n'est pas synonyme de Sp.A.A, le
Rh.Pso. est corrélé au HLA B27 dans 50% des cas) L'atteinte de l'interphalangienne distale est très évocatrice du
Rh.Pso, la pelvispondylite
est présente dans 30% des cas.
Donc un seul cadre nosologique avec une
aggravation dans le sens décrit par Héring : de l'extérieur vers l'intérieur, de
la périphérie vers le centre.
2. Les signes non nosologiques utiles pour la détermination du remède:
Le
côté pressé, court partout.
mais anxieux (onychophagie)
le côté
méticuleux
L'alcool, alcoolisme ?, facteur de bascule du versant cutané au
versant articulaire
L'intolérance à la chaleur
3. les autres signes
les désirs alimentaires : alcool-bons vins, mets
fins, le sucré
l'hypersensibilité au café
le tremblement suite d'ivresse
...
Bon, on pense à Nux-V avec son côté manager, picoleur mondain, son < suite
de ripailles mais l'into à la chaleur ne colle pas bien. Il y a aussi Lyco avec
son côté autoritaire gaulliste mais ce mec est trop pressé à mon sens pour être
un lyco et les ballonnements, le désir de sucré sont moins hiérarchisés et pas
convaincants. Tant qu'on y est pourquoi pas Sulfur. Sûr que c'est plus un
bâfreur qu'un amateur de mets fins, il n'est pas vraiment anxieux, disons que ta
description aurait été plus typique et qu'on va se le garder pour bien plus
tard.
J'ai pensé aussi à Merc.Sol mais c'est pas le méticuleux par excellence et
puis les grands signes cardinaux manquent. (Je sais bien que ça n'est pas
rédhibitoire). Tiens au passage, entre les deux je pense à Cinnabaris qui a
guéri un Fissinger Leroy Reiter.
Et puis tant qu'on est dans les sulfurs luètiques, Aurum aurait pu faire
l'affaire. Mais j'en veux un plus speed, plus pressé, plus impétueux, plus en
ébullition, plus dynamique style Tarentula mais lui est au contraire très
sensible au froid, voire Lachésis mais les lachésis ne sont pas des chieurs de
petits points sur les "i"comme celui-là.
Bon keskireste? Médorrhinum pourrait bien coller car il couvre mes 5
conditions:
- il se court derrière, il est extrêmement pressé, hyper
impatient
- achment anxieux, la trouille du pépin, la tête dans le futur (il
se ronge les ongles au 1°)
- d'où le côté tatillon
- OK c'est pas un
alcoolique notoire, mais il ne crache pas sur les liqueurs, les bonnes
bières
- il cotise au CLPF (cherche les places fraîches au lit), le désir
d'air frais, et puis 3 jours après ses agapes, il a commencé par trembler de
partout.
Est ce que j'aurais tiré ma bastos de médor pour ouvrir les hostilités,
franchement j'hésite, preuve s'il en est que j'ai plus de commisération pour mes
semblables que les hallebardiers aux sels d'or.
Du grand Bolzinger indeed ! Que n'ai-je
ta faconde !
Que dire de plus ? Si ce n'est déjà que
je partage les mêmes doutes que toi sur le plan "bêtement" nosologique. Tu me
fais une excellente discussion différentielle qui fera les délices de nos
lecteurs. J'espère te voir bientôt à nos prochaines agapes saintjoriennes, qui
seront certainement plus frugales !
Amitiés !
Emmanuel Blesch aux bons soins du Dr Bolzinger "Jean-Michel.Bolzinger" jean-michel.bolzinger de wanadoo.fr
Qu'est ce qui est rare, bizarre, inusité
?
Tremblement trois jours après avoir trop bu. Plumbum remède unique.
Psy
: agitation anxieuse
ronger les ongles
air amel
désir alcoolisé
Ars
contre plumbum
</chaleur élimine Ars
Plumbum psy : Je veux pouvoir
transgresser. Désir de liberté, transgresser l'interdit. Une fois le désir
satisfait, il cherche autre chose. Insatisfait.
Saturne, les Saturnales, la fête des fous, tout est
permis. Le plomb se coule, se déforme. Les barreaux des anciennes prisons
étaient en plomb pour éviter que les détenus se fassent la belle, le plomb
graisse la lime.
Boericke p. 632: douleur dans le gros orteil droit,
la nuit très sensible au toucher.
Ce mec a pété les plombs.
Emmanuel
Blesch. Yutz. Moselle.
Bonjour Emmanuel et bienvenue à bord de
PH. Je constate avec plaisir que la réputation de "bosseurs" n'est pas usurpée
dans votre secteur... J'ai plusieurs choses à te répondre à divers
niveaux.
Qu'est-ce qui est rare, bizarre,
inusité ? Toute la clé du problème. Cela fait intervenir une notion
qualitative, et comme le dit Kent, ce qui est qualitatif relève d'une dimension
artistique (quand tu seras connecté au Net tu pourras lire ces articles inédits
en français).
Revenons en à ton symptôme Tremblement
3 jours après avoir bu. D'abord le rapport de cause à effet reste toujours
difficile à établir. Ensuite le symptôme que tu prends est dans les Généralités,
Tremblement après avoir trop bu: Trembling after excessive drinking.
J'ai retrouvé le symptôme dans la matière médicale, Allen page 127 dans les
modalités: excessive drinking < tremor se trouve entre
drinking en général et drinking hot or cold, par conséquent on peut exclure
toute notion de boissons alcoolisées. Dans le répertoire drinking est
toujours dépourvu de connotation alcoolique (contrairement au français...). S'il
est fait mention d'alcool, Kent précise toujours stimulants, alcoholic, liquor, etc. ce qui n'est pas le cas ici. D'autre
part Plb ne figure pas dans la rubrique ivresse et si j'en crois PcKent ce
remède n'a aucune modalité liée à la consommation d'alcool, tout au plus le
désir de boire de l'alcool (premier degré). J'ai peur que tu aies sauté à pieds
joints sur une "key-note" et qu'ensuite tu aies voulu profiter de ce raccourci
pour voir si le reste pouvait cadrer. Dur, surtout si tu démarres sur un
contresens.
Tu vois ainsi qu'il est facile de se
construire un cas qui a pourtant l'air de tenir debout. C'est un piège courant
dans lequel nous tombons tous hélas. D'autant que je t'accorde volontiers que
c'est un remède de goutte, au tropisme articulaire, < la nuit,
< par la chaleur du lit, etc.
Ensuite, fais attention de ne pas trop
te laisser influencer par ce qui n'est encore qu'une voie de recherche. Tu sais,
je crois que si l'on pouvait vivre encore trois mille ans nous assisterions
toujours à ce défilé de modes et de théories lancées par des gens au psychisme
bizarre. Volonté de faire école ? Désir de se mesurer à quelque chose qui
nous dépasse ? Je ne sais. Toujours est-il qu'une drogue perturbe un
organisme d'une certaine façon. Des symptômes en résultent. Point. Tout le reste
n'est que fumée, et surtout, permets moi de te le dire fraternellement, une
perte de temps dans la mesure où l'Art est long et la vie courte. Libre à chacun
bien sûr d'avoir ses théories, ses interprétations, sa philosophie, sa religion
(je pense pour ma part que des médecins sans spiritualité ne sont que des
techniciens). En pratique cependant, seuls les faits comptent: trouver le
semblable en se basant sur la similitude physio-pathologique formulée par
Hahnemann voici 250 ans.
Amitiés.
Dr Bolzinger "Jean-Michel.Bolzinger" jean-michel.bolzinger de wanadoo.fr
Cher Ed,
A la suite de la lecture des réponses au
dernier cas clinique, je me suis demandé :
Quelle place doit on accorder aux signes nosologiques
dans nos répertorisations ?
Dans le cas 18, j'avais opté pour une élimination
radicale de tout ce qui relève du cadre nosologique :
- le psoriasis
- les
ongles psoriasiques dont la description livresque couvre toute la géologie
-
le rhumatisme qui a toutes les chances d'être un rhumatisme
psoriasique
Alain Delaunay s'intéresse à l'éruption : "Manque à
l'appel le psoriasis mais on a des "éruptions squameuses icthyosiformes" qui
peuvent convenir"
Jean-Claude Ravalard ne néglige pas l'aspect des
ongles :
"ceux ci ont d'ailleurs une forme bizarre, ils sont tout aplatis.
Ongles aplatis:1 seul R. au 1° degré :Med (88) Tiens,tiens..."
et Alain Jean-Mairet écrit que la rubrique "rheumatism" n'est même pas nécessaire, un seul remède "survit" à
la troisième rubrique.
Certes lorsque le remède sélectionné sur des
symptômes hautement hiérarchisés possède l'organotropisme correspondant à la
pathologie du malade, c'est clean. Mais moins on aura de signes psy, généraux,
rares-bizarres-anomaux, plus on serra tenté de se replier sur des signes
nosologiques.
Deux options s'affrontent :
1° option : la similitude locale
avec la maladie du patient est impérative.
Dans le CDRom vendu par les lab.
Boiron (CF détermination des médicaments/B.La prescription/En
pratique...)
"En pathologie chronique, la prescription homéopathique va
associer plusieurs types de médicaments, correspondant à plusieurs niveaux:
-
le niveau symptomatique : où l'on prescrit les médicaments qui correspondent aux
symptômes cliniques permanents ou itératifs dont se plaint le malade pour lui
apporter un confort rapide avec priorité si elle existe à la similitude
anatomopathologique (voies 1 ou 2)
- Le niveau de terrain individuel qui est
cerné par les médicaments de mode réactionnel chronique et éventuellement de
type sensible. Les médicaments de fond sont indispensables pour la guérison à
long terme du patient (voies 3 ou 4)
- Le niveau étiologique, lorsqu'il peut
être précisé, en prescrivant un médicament étiologique (iso ou
biothérapique).
Cette technique de prescription pluraliste ainsi
définie est la SEULE qui permette de couvrir l'ensemble des symptômes du malade
en respectant les principes fondamentaux, sans négliger les connaissances de la
médecine classique.
Si le diagnostic nosologique comporte des signes
pathognomoniques lésionnels ou physio-pathologiques, IL FAUT IMPERATIVEMENT
qu'au moins un des médicaments précédemment définis lui corresponde".
2° option : négliger les signes
nosologiques et l'organotropisme
Dans La science et l'art de l'homéopathie de
J.T.Kent. Maisonneuve Ed. p 310, "...mais il est tout aussi possible que la
guérison s'effectue par un remède qui n'a jamais ces manifestations, à condition
cependant que sa pathogénésie présente les traits caractéristiques du
patient."
Dit autrement: Si l'on corrige la perturbation de la dynamis, les
symptômes périphériques disparaissent de façon centrifuge.
Il n'est pas question de choisir un camp mais il
s'agit de peaufiner l'argumentation de sa position. Je me mets à la place d'un
jeune médecin qui se confronte à cette question. Compte tenu de ce qui circule
dans les rayons de librairie, la 1° option se portera rapidement à sa
connaissance et s'il l'admet, il dirigera son regard sur le lésionnel puisqu'"IL
FAUT IMPERATIVEMENT qu'au moins un des médicaments précédemment définis lui
corresponde".
Quelle argumentation pourra le tenter de se mettre à
l'écoute des gémissements de la Dynamis désaccordée?
Mais si l'on opte pour un ciblage exclusif de la
perturbation de la dynamis, il y a le risque de passer à côté d'un belle
rubrique type"Ongles aplatis:1 seul R. au 1° degré : Med (88) ou Crippled nails
(ongles abîmés) dans Vermeulen qui permet un raccourci fulgurant.
Par ailleurs lorsqu'on compulse un bouquin de
nosologie du début du siècle, il faut sérieusement chercher pour trouver un
symptôme loco-régional du malade qui ne figure pas dans les formes cliniques qui
y sont décrites avec luxe de détail.
Enfin la séméiologie moderne décrit des cadres
nosologiques en acollant chaque symptôme un chiffre correspondant à sa fréquence
de présence dans la pathologie concernée. Ainsi apprend on que la desquamation
des doigts est présente dans 94 % des syndromes de Kawasaki, la langue
framboisée dans 77% des cas et que l'hyperpigmentation de la peau est présente
dans 44% des cas de maladie de Whipple. A partir de quel pourcentage, le signe
devient il rare, bizarre, anomal ?
Pour terminer, voici le commentaire de Demangeat (in
Conférences. Similia Ed. p65 et 82) à propos de la phrase de J.T.Kent sus-citée
:
Kent admet cette exception mais n'en fait pas une
règle. (explic : pathogénésie insuff. poussées jusqu'au lésionnel)
Cher Jean Mi, un problème bien posé est
à moitié résolu.
Tout d'abord il me faut rappeler le
pourquoi de la nécessité de la monopharmacie. Je ne compte pas
réécrire mon article "Soignez les malades et
vous guérirez les maladies", mais en résumé on constate que le patient se
comporte comme un tout dont on ne peut distinguer les organes que chez un
cadavre. Inversement l'expérimentation montre qu'un remède perturbe l'organisme
entier. L'approche de Claude Bernard a eu le mérite d'avoir fait évoluer la
physiologie, mais en pratique chez un malade des symptômes sont susceptibles
d'apparaître à tous les niveaux et les organes sont en interconnection
permanente.
Rappelons qu'il a bien fallu qu'un chef
d'orchestre fasse son travail d'une façon ou d'une autre puisque depuis l'âge
zéro où nous étions réduits à une seule cellule, des mécanismes de réplication
et de spécialisation cellulaires ont abouti au tout que nous formons (et que
nous sommmes loin de comprendre). Pour expliquer l'apparition de signes ici et
là on est bien obligé de faire appel à un dérèglement de ce chef d'orchestre (la
dynamis). En pratique donc, le malade présente une idiosyncrasie vis-à-vis de la
drogue capable de créer les mêmes symptômes: il se comporte comme un
récepteur capable de capter sur un plan dynamique uniquement ce signal
déterminé. La loi des semblables n'est que l'unique moyen de déterminer
le meilleur signal possible. Si l'on donne en même temps plusieurs remèdes,
autrement dit plusieurs signaux ressemblants, il est évident que l'organisme va
plus ou moins capter l'un, l'autre ou tous. Ainsi à travers la réceptivité du
malade, des drogues pourront-elles s'homoeodoter entre elles (bien
qu'elles n'interagissent pas entre elles quand elles sont stockées dans des
flacons voisins). Il est donc illusoire de prescrire à la fois un
remède symptomatique, un remède de terrain, et un remède étiologique.
Si l'on désire être symptomatique il
suffit de donner un remède possédant seulement la ressemblance avec le groupe de
symptômes à soulager. Cette similitude restreinte pourra soulager un temps puis
le médicament échouera car non adapté à la totalité.
S'il existe une étiologie nette, il est
souhaitable que le remède prescrit la couvre. Mais nous souffrons souvent des
lacunes de la matière médicale, nos rubriques sont incomplètes. Maintenant si je
dois ajouter à une prescription bien choisie Aconit, Opium et Ignatia parceque
mon patient a démarré ses troubles après une frayeur, nous en venons à une
prescription purement allopathique tant dans la volonté de rafistoler ici et là
que dans l'incompréhension du mécanisme d'action des remèdes basée exclusivement
sur l'idiosyncrasie. Ce genre de tripotage, symptôme par symptôme ou bien organe
par organe ne peut se concevoir que sur un plan chimique, pas
dynamique.
Dans le même ordre d'idée: la notion de drainage. Il convient, si l'état du patient ne permet pas la
prescription d'emblée du simillimum de donner un remède, souvent d'ailleurs
d'origine végétale, qui possède une homéopathicité moindre et dont l'action sera
plus douce. Donner en même temps Chelidonium à cause de son organotropisme est
absurde sur un plan dynamique comme nous l'avons vu plus haut. A la rigueur on
pourrait le donner à doses pondérales pour obtenir une action chimique. Mais
c'est faire bien des contorsions inutiles quand on connait l'homéopathie.
Bon, concluons ce long préambule: on
est obligé de donner un remède à la fois. Comment le choisir ? Quels
symptômes doit-il couvrir ? C'est bien simple: il doit couvrir tous les
symptômes dans leur ensemble puisque pour guérir il doit pathogénétiquement être
capable de présenter tous les symptômes du malade.
Seulement voilà, notre matière médicale
est très incomplète, bien des remèdes n'ont jamais été expérimentés jusqu'à
créer des abcès ou des tumeurs... et pourtant bien des fois on verra disparaître
un symptôme avec un remède qui n'est pas censé le présenter (une raison de plus
s'il en est de prescrire un remède à la fois pour enrichir le répertoire de
notes cliniques). Si la loi de similitude n'est pas une niaiserie, c'est que le
remède en question pouvait produire le symptôme qu'il a guéri, mais hélas nous
ne le savions pas. Si nous possédions une connaissance idéale et exaustive des
portraits des remèdes il suffirait d'additionner tous les symptômes dans
PcKent,
et bingo !
Je le rappelle, tous les symptômes sont bons à prendre, nosologiques ou pas, (une preuve de plus:
Kent se serait épargné bien du travail en omettant les symptômes communs ou les
symptômes pathologiques) seulement la question devient: lesquels sont de moindre
intérêt ou peu fiables au vu de nos connaissance limitées, lesquels sont
incontournables ? L'exemple de la photographie saute aux yeux. Seule une
image photographique nous donnerait tous les détails possibles et imaginables,
en a-t-on vraiment besoin pour reconnaître le remède ? Un croquis précis
nous suffirait pour nous épargner de la peine. Que doit figurer sur le croquis
sinon les traits les plus saillants, les plus caractéristiques ? Savoir que
le suspect que je recherche est un homme, d'âge mûr, avec deux bras, deux
jambes, le teint clair, deux sourcils, un front, etc. ne m'avance guère. Si je
sais qu'il n'a qu'une oreille, je n'ai même plus besoin de savoir le
reste....
Ainsi le distingo factice dans un être désaccordé entre symptômes pathologiques
et symptômes du malade ne sert qu'à établir ce qui n'est pas courant dans la
maladie et donc rare et intéressant car propre au patient et devant donc être
impérativement couvert par le remède. La valorisation des symptômes permet de
donner la priorité avec laquelle tel signe doit être couvert ou pas, c'est
abuser de la valorisation que de se permettre négliger un symptôme. Ainsi se
dégage la totalité des symptômes dont parle Hahnemann qui n'est pas l'ensemble des symptômes dont nous ne pourrons jamais avoir
connaissance (cela fait d'ailleurs tomber l'argument spécieux des pluralistes
qui tablent sur l'incompréhension entre totalité et ensemble pour justifier une
polypharmacie éhontée, aucun remède semblant capable de tout
couvrir).
Pour finir, il faut tester la cohérence
du remède choisi avec le cas du patient, ici peut même intervenir au besoin la
notion d'organotropisme du remède.
J'espère avoir été assez clair, fais
moi savoir si tu désires des précisions. Amitiés.
Réponse de Jean Lafeuillade:
Quelle brillante et spirituelle intervention que celle de Jean-Mi !
J'ajouterai que Jean-Mi sait également très bien poser les problèmes. "A
partir de quel pourcentage, le signe devient il rare, bizarre, anomal ? ". Il
manie aussi parfaitement l'art de la boutade et de la provoc, car je le sais
suffisamment fin pour ne pas tomber dans la caricature de la statistique. Il a
raison de nous mettre en garde !
Dans les maladies aiguës, notre corps possède les ressources suffisantes et
adaptées pour chasser le pathogène hors de son territoire, et retrouver son
équilibre d'adaptation. On parle alors d'énergie " correcte ", ou d'évolution
aiguë vers la guérison: de l'intérieur vers l'extérieur et de haut en bas (
loi de Héring). Dans les maladies chroniques, au contraire notre corps se
trouve dans un état de tiraillement et d'incertitude quant à l'issue du combat
entre le " correct " et le " pathogène ". Le corollaire de cette
condition particulière, est de conduire au principe que toute maladie
chronique repose sur une lutte entre l'énergie propre du pathogène et celle du
receveur. Cette lutte génère un champ de pré-rupture ou d'instabilité,
qu'Hahemann appelait " énergie vitale désaccordée". Cette souffrance
énergétique va se traduire également, du point de vue clinique, par une
discordance séméiologique que nous avons appellé " anomalie ", mais qui est
loin d'être une bizarrerie, ou une exception, comme pourrait le laisser
sous-entendre ce terme. Je préférerais lui substituer celui d' " ambiguïté ",
car cette ambivalence est la règle, dès lors qu'il y a rupture de l'équilibre
énergétique.
Tout ce préambule (indispensable) pour dire que nos remèdes sont la stricte
représentation de cette lutte et de cette ambiguïté. Il n'est donc pas
possible de faire de dichotomie dans ce domaine et d'éliminer aussi facilement
ce qui est au départ inséparable. On a certes parlé de maladie " défective "
dans la mesure où le pathogène envahissait tout le devant de la scène, mais il
arrive aussi dans ces cas là, que l'énergie correcte se manifeste d'une autre
manière : sous la forme d'une amélioration réflexe nettement individuelle
qu'il faut patiemment rechercher ou savoir attendre !
Notre ignorance des signes pathognomoniques de cette ambiguïté est la seule
condition de nos échecs. Ce n'est pas dans l'encyclopédie de la médecine
institutionnelle que nous les trouverons. Ils ne sont pas forcément des "
raretés ". Certains d'entre eux sont d'apparence banale, et pourtant hautement
valorisés dans les syndromes de clinique énergétique. Ces tableaux permettent
également de relier ces signes périphériques (signes des méridiens ), les
signes généraux et les réactions émotionnelles. C'est ce qu'on appelle la
concomitance que nous avons tant de mal à cerner. Nous avons aussi des
enseignements à prendre dans ces textes anciens : notre seule supériorité
sur eux est de nous faire botter le cul, et de savoir dire merci.
Tous ces cas cliniques présentés sur le site ( et les autres
évidemment !) devraient être repris et reconsidérés dans cette optique de
concomitance. C'est une suggestion.
Bravo pour la haute tenue de ce clinic-show !
Réponse de Alain Delaunay:
Cher Jean Mi,
Si tu relis ma réponse au cas, tu verras que ce sont trois
s généraux qui m'ont mis sur la voie du remède, les autres ne venant que
confirmer, mais avec tout leur poids,cette première impression.
Voiçi ce
que j'ai compris au fur et à mesure de mes lectures et de mon
expérience:
Pour moi l'essentiel est le trouble de la "Dynamis" ou de
l'"Energie vitale" qui peut être comparée à un terrain sur lequel va pousser
la mauvaise herbe des manifestations pathologiques; celles-ci sont de deux
ordres:
1/ les signes généraux et mentaux
2/ les signes physiques
fonctionnels et lésionnels.
En Allopathie
Ces signes peuvent être rassemblés en un groupe
nosologique pour les repèrer, et ce goupe, on lui donne le donne un nom, le
plus souvent celui qui a defini ainsi ce groupe.
Or en Homéopathie, ce qui permet de grouper les symptomes, ce
n'est pas seulement une association de Signes à un temps t, mais une
association de signes caractéristiques c'est à dire" Hahnemann: Bizarre,
curieux, extraordinaires" que ce soit dans les sensations,les modalites et/ou
les concomitances.
Notre"nosologie" homéopathique sera donc variable pour
chaque individu souffrant!
Cette nosologie sera composée, comme toute
Nosologie, de Symptomes physiques et generaux, mais groupés de la façon
particulière décrite çi-dessus.
Par conséquent, de voir, par ex un ongle "bizarrement" bombé, aplati etc
pourra faire partie de ces caractéristiques indispensables.
Quant aux
signes physiques lésionnels purs,ils peuvent devenir aussi,
caractéristiques,s'ils entrent dans le cadre de ce que Kent et Demangeat
appellent une "série symptomatique": le cas de cette patiente qui présentait
un ulcère de jambe qui la brulait, fort prurit; la base peu profonde est
noirâtre, sensation de bande autour de la cheville.
LYC avec les soins
locaux courants l'ont guéri, alors qu'elle trainait depuis un an avec le même
tt local... A la 2nd consultation sa famille m'a confié qu 'elle était plus
façile à vivre....Je n'avais plus qu'à continuer le remède!
Donc je ne cherche pas à tout couvrir (pluralisme:avec le risque de
prescrire des remèdes qui s'antidotent)mais je cherche à découvrir, et c'est
le plus difficile, ce qui est "bizarre,curieux,extraordinaire", ce qui s'est
modifié, tant au niveau des S généraux que physiques, sans me poser de
problème théorique!
Amitiés
AD
Qu'en penses-tu Ed ?
Ca y est j'ai
déjà donné plus haut ! Ed.
Réponse d'Alain Jean Mairet:
Bonjour,
Lorsque des considérations d'ordre quasiment philosophique
commencent à poser problème, il faut revenir aux sources, le plus vite
possible.
Hahnemann l'a si bien dit dans l'Organon: le vrai médecin est celui qui,
entre autres, sait voir ce qu'il faut soigner chez le patient (pour le
guérir).
Faut-il lui soigner ses maux de pieds, ou son angoisse chaque fois qu'il
pense au lendemain? Je pense qu'il faut choisir à ce niveau-là, une bonne fois
pour toutes, et s'y tenir. Ainsi, c'est une question, à mon avis, de choix
personnel. Au départ.
Le reste n'est qu'affaire de travail et, à la longue, de talent. Saisir ce
qui est important, déterminant pour le choix du remède, chez une personne qui
souffre, cela s'apprend, certes, mais je ne pense pas que cela puisse vraiment
s'enseigner, outre les bases élémentaires, hors peut-être d'une relation de
maître à élève absolument ascétique.
Ainsi, rien ne permet d'affirmer qu'il faut renoncer au «raccourci
fulgurant», à l'étude des signes nosologiques, et qu'il faut absolument
'extraire' du patient des symptômes mentaux bien nets ou une étiologie
betonnée pour prescrire correctement. Je crois que ce qui est indispensable,
c'est de toujours chercher le remède avec conscience et honnêteté, de penser
qu'il s'agit des souffrances de quelqu'un et pas d'un quelconque jeu de
l'esprit.
En l'occurrence, il s'agit de comparer le résultat du «raccourci» (et
qu'est donc un travail de répertorisation, peu importe sur quel genre de sx,
sinon un raccourci à travers l'étude de la MM) avec l'image globale du remède:
est-ce que ça peut coller? Si oui, où est le problème? Si non, il faut
chercher mieux, jusqu'à que la conscience (Conscience) dise
oui.
Alain
Réaction de Jean Michel Bolzinger
Aaahhh, super les copains, vous êtes vraiment des bons !
Mon
questionnement a suscité ce qu'il y a de meilleur en vous.
Il y a bien
quelque philosophie dans ce questionnement au sens premier du terme. Rappelons
au passage que la validité d'un concept se juge sur la qualité de son
argumentation et sa solidité à l'épreuve.
Quoiqu'il en soit, nous sommes là sur une double interface.
Interface avec la conception allopathique d'une part, c'est évident : quand
l'homéopathe ajoute à la localisation de l'ulcère des sensations de brûlure, de
prurit, de bande serrée, des modalités, un concomitant, voire un "depuis que"
indiscutable, le surnommer Dr Knock asymptotise le degré zéro de la
contre-argumentation. Nous sommes enfin au coeur de la réactivité du
patient.
Interface avec la conception pluraliste d'autre part dont la suprématie ne
manque de questionner. Car qui vérifie la validité de l'argumentation qui
sous-tend la méthodologie de prescription.
Ce n'est pas en saupoudrant notre discours de référence à tel ou tel maître
que nous permettrons au plus jeunes de se positionner, mais par la qualité de
notre argumentation, et l'épreuve des cas cliniques.
Amicalement à tous.
C'est un problème essentiel de méthodologie. On ne peut pas s'en tenir à une
réponse du genre: "Quand on est dans la tranchée, on se démerde avec ce qu'on
a." Même si c'est vrai en pratique, il faut être didactique.
T'as un type qui sort de la fac, je regrette mais il faut être clair avec lui
: le gamin qui a une rougeole, c'est pas sur l'éruption maculo papuleuse rouge
avec intervalle de peau saine qu'on va trouver son remède. En gros, je crois
qu'il faut dire: on prend l'ensemble des symptômes du gamin, on soustrait tout
ce qui figure dans la description allopathique, et on valorise le reste.
OK
dans certains cas on a un signe local un peu particulier, d'accord. Mais c'est
pas la règle.
Ou alors il faut entrer dans le détail et faire le distingo entre
- un "signe" : catarrhe occulo nasal
- et un "symptôme": localisation +
sensation ou secrétion + modalités + concomitant(s) ± étio)
On fait tous pareil, on a en tête les strates de la hierarchisation et à
chaque étage on pèse le symptôme pour voir s'il ne dépasse pas tous les autres
etc.. min de sympt de valeur maxi. Bon. Mais à force de faire de l'homéo et de
considérer que les allopathes sont des demeurés, on perd de vue ce qu'est la
noso classique. Demande voir à ton ami dermato de Marseille, mais à mon avis les
ongles bombés dans le psoriasis, c'est aussi banal que les ongles en dés à
coudre. Je sais bien que Jean-Claude Ravalard a mis ce signe à sa juste place,
parce que c'est un bon, mais les gars qui le lisent ne le savent pas
forcément.
Globalement, ta réponse est bien.
Simplement, quand tu dis "Je le
rappelle, tous les symptômes sont bons à prendre, nosologique ou pas, seulement
la question devient: lesquels sont de moindre intérêt ou peu fiables au vu de
nos connaissance limitées, lesquels sont incontournables ?"
2° partie de la phrase, OK et la suite, super, la photo, le croquis, c'est
lumineux.
Mais quand tu dis que tous les symptômes sont bons à prendre, nosologique ou
pas, il faut qu'on s'explique sur ce que tu appelles symptômes nosologiques.
Si c'est un "signe" (CF supra), je demande à voir.
Si c'est un "symptôme"
(CF supra), OK. Et encore, attention aux similitudes partielles. Ou alors on
fait du Boger ou du Boeninghausen mais c'est autre chose.
Il y a encore un
point sur lequel il faudra qu'on cause, c'est la notion de "totalité" des
symptômes.
Une fois qu'on aura des flash clairs et percutants sur ces questions
essentielles, il faudra enfoncer le clou. Minimum de mots de valeur
maximale.
Bon alors je vais résumer avec le minimum de
mots.
Le remède puisqu'il guérit couvre tous les symptômes du patient qui réagit comme un tout. Un remède qui guérit un pso
avec les ongles déformés, guérit car il peut produire les lésions cutanées et
unguéales. Autrement la loi de similitude est une fumisterie. Nosologique,
étioogique, etc. ou ce que tu veux n'est que pure invention de notre part de
médecins. Faire un diagnostic permet d'établir un pronostic et de connaitre ce
qui est souvent rencontré.
Hélas, les symptômes ou signes de la maladie sont souvent
communs à des centaines de remèdes. S'en occuper reviendrait à compter le nombre
d'orteils des participants à un concert puis diviser le chiffre par dix pour en
connaitre le nombre. Sans parler qu'il y a des gens à qui peuvent manquer des
orteils. C'est une voie peu sûre.
La stratégie la plus rentable consiste dès lors à dire qu'à tout le moins il faut que le remède possède ce qui est
rare dans le cas, ce qui réduit le champ d'investigation (on comprend
en effet qu'il ne sert à rien que le remède couvre les N symptômes communs s'il
ne couvre pas ce qui est rare).
Toute la dimension artistique consiste à décourvrir ce
qui est rare dans chaque cas....
Jean Claude Ravalard
Bonjour, Jean-Mi et tous les autres,
Moi, j'avoue avoir plus
d'années d'expérience de "pluraliste" que de pratique "uniciste"
.
L'Homéopathie pluraliste n'est qu'une façon déguisée de faire de
l'allopathie .
En étant "provocateur", cela veut dire qu'ils n'ont rien
compris à l'Homéopathie .
Je connais leur réponse : il ne faut pas rester
figé derrière Hahnemann, l'Homéopathie
doit évoluer, doit se moderniser !!!
doit surtout réussir à
se faire admettre par la Médecine "Conventionnelle" (Joke pour Ed. reste
cool...)
Ed. m'a fait découvrir au contraire la modernité de l'Homéopathie,
sa puissance réelle (en fait dans les diverses écoles d'Homéopathie à la
Française, on nous inculque une grande prudence, méfiance même serait un terme
plus convenable vis à vis des possibilités de l'Homéopathie, pardon à mes
enseignants, certains étaient je le pense très compétents, mais c'est ce que
j'ai ressenti, et c'est pourquoi malgré un nombre important d'élèves en
Homéopathie, il y a quelques années, le nombre d'Homéopathes est en forte baisse
actuellement ..)
De 12 ans de pratique pluraliste, je retiens quelques très bons
résultats cependant, une connaissance certaine de la MMH, même si elle est très
imparfaite (ma connaissance ..) mais à de rares exceptions près, je n'ai pu voir
devant moi se clarifier le tableau d'un remède, je n'ai pas pu progresser
réellement, bien incapable que j'étais, de reconnaître l'effet d'un remède dans
l'amélioration ou l'aggravation du tableau clinique, puisque je donnais un ou
deux remèdes symptomatiques, un remède dit "constitutionnel", un remède
"étiologique" et éventuellement un ou plusieurs remèdes "diathésiques" .
C'est certainement faire un mauvais "coup" à l'Homéopathie que de
pratiquer ainsi..et de promouvoir cette méthode .
Amitiés à tous
J'adhère complètement à ce que nous exprime là
mon cher Jean-Claude. Nous sommes face à des procédés allopathiques qui
condamnent le praticien à stagner. C'est aussi le fruit d'une approche
"business" à court terme des laboratoires, qui ont vu tout l'intéret de former
vite fait mal fait des légions de médecins sortant d'une formation allopathique
sans qu'ils se remettent en question le moins du monde...
Le résultat ne s'est pas fait attendre: de
déception en déception les meilleures volontés se sont découragées et les amphis
se sont vidés. Heureusement il y a du changement, notamment chez Dolisos qui
nous soutient ouvertement, et chez qui on rencontre plein de gens d'agréable
compagnie !
Je suis très fier aussi que tu aies perçu que
les vérités sont éternelles. Une fois formulées, point n'est besoin de les
changer. Seuls ceux que leur ego conduit à inventer des sous-sytèmes dérivés de
l'homéopathie ont besoin de marketing et de poudre aux yeux...
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