CAS 7 Madame V. Monique Née le 8 Mars 1936.
J'ai pris un peu de retard cette semaine à cause du temps que M.
Juppé nous oblige à dépenser pour nous battre. Voici un cas qui a pour intérêt
de vous montrer comment dans une histoire chronique s'enchainent des remèdes en
série.
Madame V se portait bien puis le moral a plongé d'un coup depuis
10 ans.
Elle a commencé par mal dormir, et maigrir car elle ne mangeait plus.
D'ailleurs malgré les drogues qu'elle prend, elle continue de se réveiller vers
1 ou 2 h du matin
Elle est pleine d'idées "noires", remarque le moindre grain
de poussière chez elle. Sont apparues ensuite des idées suicidaires. Elle a
déprimé à chaque décès d'un chien ou d'un chat.
Un fils lui crée beaucoup de soucis. Impossible de savoir ce dont
il s'agit, ses réponses étant peu cohérentes. Elle dit "les problèmes ont
commencé quand les enfants sont mis en otage".
Son traitement peut expliquer sa confusion:
Laroxyl 25 X 2
Laroxyl 15 gttes
Lexomyl 1/4 1/4 1/2
On
envisage d'augmenter et d'associer avec un "régulateur
d'humeur"
Son entourage la trouve impatiente, très agitée, elle ne tient pas
en place. C'est normal dit-elle, car "j'ai la tête pleine de soucis".
Elle ne supporte pas les vêtements serrés autour du cou.
La
langue est élargie, chargée, marqu l'empreinte des dents.
Perfectionniste,
etc
En l'interrogeant plus avant, j'apprends que sa mère s'est suicidée en
73. C'est peu dire qu'elle a été très marquée.
A été opérée d'un fibrome
utérin
Aigreurs d'estomac.
Bouffées de chaleur.
Question : Quel remède ??? prescrivez-vous ? Quelle valorisation
auriez-vous fait ? Quels symptômes auriez-vous choisis ?
Revue le 25 nov 96. Le remède ??? prescrit en M Kent le 13 Nov 96 provoque des réactions rapides.
Deux heures après la dose: les yeux ont piqué, elle était "crevée", les pieds
brûlaient, ses jambes s'agitaient toutes seules. Elle a observé la réapparition
de plein de petits symptômes comme au début de sa maladie. Dont une douleur
anale comme si quelque chose forçait pour sortir, ainsi qu'une sensation
uréthrale désagréable après avoir uriné.
Les selles puent le soufre, sont de
couleur jaune très clair.
Question : Que faites vous ?
Revue le 18 décembre. A dû prendre une XM le 13 décembre. En
réaction: urines d'odeur très forte. Brûlures d'estomac. Se ronge les ongles.
Les bouffées sont toujours là, et lui font sortir les pieds du lit la nuit. Elle
présente une toux très << après les repas. Pour le reste l'état mental
s'est considérablement >. J'attends que le tableau se précise.
La toux persiste, et même s'amplifie. Elle se met à saigner du
nez, en rapport avec les efforts pour tousser. A l'auscultation, nets râles du
lobe inférieur droit. La langue reste élargie avec l'empreinte des dents. Les
bouffées de chaleur sont toujours présentes. Se précise une très forte aversion
pour le lait. Sifflements comme des cigales dans les oreilles.
Question : Quel remède ??? prescririez-vous le 6 Janvier.
A la suite de ??? 200 elle a aussitôt presque complètement cessé de tousser.
L'auscultations 3 jours après était normale, reste une toux < à l'intérieur.
Elle s'est rappelé qu'enfant elle était très sujette aux bronchites et a même
fait de l'asthme jusqu'à 15 ans.
Elle a une furieuse envie de chocolat noir.
Elle boit de l'eau chaude citronnée. Dort très bien. N'a plus de bouffées de
chaleur. Se ronge les ongles.
Maintenant, elle se "fout" des problèmes avec
ses enfants, elle passe "dessus", "c'était idoit de me ronger pour cela". Elle a
convoqué ses voisins avec lesquels il y avait de gros conflits. "Tous se règle,
je me sens 10 fois mieux".
Il ne lui reste plus que Laroxyl 25 un jour sur
deux. Et un demi Lexomyl le soir.
Il faudra finalement donner ??? en M Kent pour que s'en
aillent tous les signes respiratoires.
Revue le 7 mars: "Moi qui ne mouchait jamais, j'ai maintenant
toujours le nez pris". Maintenant les pieds lui brûlent carrément, elle ne peut
pas dormir tant qu'elle ne les a pas mis hors du lit. Le matin au réveil, elle a
les pieds et les mains enflés. Cela la gêne pour fermer les mains. "Autrement,
je ne me suis jamais sentie aussi bien de ma vie". Nouveau symptôme: très forte
envie de choses sucrées, en plus du chocolat dont elle a encore envie, mais
moins.
Question : Quel remède ??? prescririez-vous ?
A vous de jouer !
"Jean.Lafeuillade" Jean.Lafeuillade de wanadoo.fr
Mon cher Ed,
J'ai du lire trop tard cette nuit, ton cas
clinique; soupé trop tard et trop riche (escalopes à la crème); Résultat : je me
suis réveillé à 3 hres en ayant rêvé que Mme Juppé t'avait consulté parce que
ses enfants avaient été pris en otage par les étudiants en grève, et qu'elle en
était déprimée; l'ayant fort bien soignée, Alain Juppé t'avait remercié en te
nommant garde des sceaux... ce qui m'a paru être la moindre des choses, pour te
dédommager de tous les soucis qu'il t'avait fait subir. Question: quel remède
m'aurais-tu donné ?
Je te
soupçonne de me tendre un piège en me parlant de cette langue élargie qui marque
l'empreinte des dents. Ne voulant pas passer pour un rhéteur, je me contenterai
de dire que ce signe de vide me semble prioritaire (même si on peut observer de
telles langues «chimiques» chez des patients ayant reçu moult drogues pour le
système nerveux). Cela donnerait : Ars., Sep., Hydr., Iod., Glon., Kali-iod., et
Plb.
En deuxio, « l'esprit plein de soucis pour ses proches, les suite
de deuils, l'agitation et les réveils réguliers (entre minuit et 3 hres du
matin, malgré la zombithérapie ), sont trop évocateurs d' ARS. pour ne pas le
retenir. Lach et Caust. qui paraissent assez voisins, seraient ainsi exclus
(première rubrique éliminatrice).
En dernio, « la constriction du cou, aggravée par les vêtements,
et les bouffées de chaleur » sont peut-être en relation directe avec les suites
de castration chirurgicale ? On pourrait alors évoquer Sépia; le tableau mental
et les circonstances de l'histoire actuelle ne plaident pas tellement en faveur
de ce remède. Ou bien tu as oublié de nous dire que ta patiente était arrivée
dans ton cabinet avec une raquette de tennis sous le bras ? (voir Casez).
Regarding
the second point (25/11/96), je pense qu'il faut tenir compte des conseils de
Kent, sur la seconde consultation:
«On ne répétera jamais assez que lorsque
le patient présente les mêmes symptômes généraux et locaux dont il avait
souffert autrefois, ce retour signifie, que la première prescription a été
adéquate, que le cas est curable et que la deuxième prescription doit être une
répétition de la première. Il faut donc considérer deux catégories d'anciens
symptômes: les très anciens, d'il y a plusieurs années, qu'il faut laisser
évoluer s'ils se reproduisent; les anciens, c'est-à-dire ceux que le malade
présentait à sa première consultation et qui indiquent une deuxième prescription
immédiate».
On ne peut néanmoins s'empêcher de noter sur un coin du cahier:
«Restlessness feet after heat; Pain dragging extend toward anus; Pain urethra
pressing voluptuous to anus, et stools odor eggs, like rotten ».
L'attitude
correcte serait alors l'expectative armée: une balle dans le canon du fusil, le
doigt sur la gachette: on donne SULF 35 (version Imbrechts).
Le 6
janvier, la toux apparaît comme l'élément ancien qui prend l'avant-scène du
tableau clinique:
«L'apparition, au cours de l'évolution réactive, d'une
série de nouveaux symptômes survenant ou prenant la place de ceux dont le malade
souffre, constitue une autre raison pour établir une deuxième prescription. Il
ne s'agit pas ici de retour d'anciens symptômes, mais de la manifestation de
symptômes neufs qui prennent leur place. » ( Kent )
Je choisirais alors: «epistaxis with
cough, cough loose after eating; aversion to milk; tongue
enlarged & inflammation lungs right side ». La complémentarité ou la
succession d' Ars. vers Phos. me semblerait interessante (à la condition que ma
première prescription fut correcte).
Je n'ai pas trouvé le bruit de cigales,
mais chirping (bruit de grillons ) qui indiquerait plutôt Silicea.
A la
revoyure du 7 mars: la persistance de l'enflure des mains et des pieds, avec une
chaleur (qui n'est pas à sa place), me ferait penser à la balle gardée dans le
canon du fusil, et je prescrirai en dernier recours SULF. (qui suit bien
l'action de Phos).
Quitte à passer pour un emmerdeur ( ou un rhèteur si tu préfères
), il ya quelque chose qui me gêne dans la non concordance des symptômes.
Le
tableau que tu décris se trouve trop bien décrit en médecine chinoise, pour que
je résistes à l'envie de le citer: Il s'agit du syndrome « Yin du Foie et des
Reins vide ». Curieusement, on y fait mention du bruit de cigales dont tu
parlais:
«Causalités: Une lésion interne due à une des septs émotions
Vertiges, éblouissements, amnésie, insomnie, acouphènes (bruit de cigales),
gorge et bouche sèches, flancs douloureux, lombes et genoux courbatus et
faibles, chaleur des paumes des main et de la plantes des pieds et de la région
thoracique, pommettes rouges, transpiration noctume. Chez l'homme spermatorrhée,
chez la femme oligoménorrhée. Langue rouge, peu d'enduit»
Ce qui me
gêne en effet, c'est l'aspect de la langue qui ne cadre pas trop... à moins
qu'il s'agisse effectivement d'une langue iatrogène ?
Dernière question: Si tu vois Juppé, peux-tu lui demander si nos
EPU Internet sont déductibles des impots ?
Garde des sceaux c'est pas mal, vu que j'ai
déjà une vocation de pacha !
Cela dit, la langue a beau être la meilleure et la pire des
choses, tu es en train de virer parano, déjà que c'était pas terrible avant. Le
signe mérite d'être noté et en effet cadre volontiers avec Sep ou Ars. Tout le
reste de ton raisonnement conduit à Ars. Les vêtements serrés: comme absolument
tout le reste cadrait avec Ars, j'ai négligé le symptôme non sans avoir regardé
la rubrique générale < par les vêtements serrés où Ars ne figure
décidément pas.
Dans la lutte Sep/Ars, ce dernier collait bien
mieux de par les rubriques "Soucis, pour des broutilles" où Ars est seul avec
une énorme valorisation relative, "suites de soucis prolongés", et "Chagrin,
suite de". De plus Ars est éminnement indiqué dans un contexte de deuil. Comme
toujours, il faut être subtil pour manipuler les causalités car c'est nous qui
déterminons arbitrairement que ce sont des causalités. Ici, l'usage de ces
rubriques permet de valoriser artistiquement Ars.
De la même façon, il ne faut pas hésiter à
écarter la rubrique lésionnelle fibrome. Ce genre de rubrique doit être utilisée
avec précaution, elle peut confirmer agréablement un remède indiqué d'après les
signes généraux du cas ou bien servir à trier en dernier recours les quelques
remèdes qui couvrent le cas.
Enfin, toujours dans l'optique d'Ars, le
réveil aux heures classiques nonobstant le matraquage chimique est aussi un
puissant argument.
Second point: je te félicite ! En vieux renard que tu es tu
armes prudemment le fusil au cas où, mais tu ne tires pas. Le fait que le cas
soit en pleine réaction nous interdit d'agir tant que le tableau
symptômatique n'est pas stabilisé. Wait and watch disait Kent.
La chose la plus difficile à apprendre dans notre métier, c'est la patience.
Quant à l'interprétation des symptômes, les citations de Kent que tu nous
prodigues sont parmi mes préférées. Que dire de plus ? Chapeau bas devant
une telle compréhension de l'homéopathie.
Troisième question: parfait ! L'apparition de nouveaux
symptômes appartenant à un tableau neuf et qui ne fait que se préciser oblige à
choisir un nouveau remède. La plupart du temps c'est un complémentaire. Je vais
encore radoter: il faut savoir ces relations sur le bout des doigts, ainsi on
n'est jamais pris au dépourvu. Tout baigne alors pour Phos. Le signe le plus
caractéristique à retenir est bien entendu l'épistaxis avec la toux. Les
modalités cadrent impeccablement, et de plus on a l'atteinte favorite de Phos
(base droite). L'autre signe de valeur est l'aversion pour le lait: nouveau et
marqué, c'est un signe général incontournable.
On notera que la patiente
évolue favorablement selon la loi de Hering: amélioration de la sphère mentale,
au prix de nouveaux symptômes plus superficiels. Il existe ainsi des
interconnexions entre organes, nous y reviendrons une autre fois.
Enfin, il
ne faut pas se laisser distraire par l'acouphène. A part les échos, et quelques
autres bruits rares, les autres rubriques sont périlleuses car les patients sont
souvent imprécis. Le même peut parler de grillons une fois et de bourdonnements
une autre.
Quatrième question: les symptômes deviennent de plus en plus
superficiels, touchant cette fois les muqueuses. Tout indique Sulphur: donnons
le !
C'est un régal de te lire. A très bientôt,
vieux rètheur (sur gages).
"Jean-Claude.Ravalard" Jean-Claude.Ravalard de wanadoo.fr
Bonjour,
4 rubriques retenues pour la question
1
Tristesse
Vétements serrés/cou
Tatillon ( remarque le moindre grain
de poussière, perfectionniste..)
Plein de soucis
1 seul remède:
Sepia
Cela parait convenir avec le reste du tableau.
Les symptomes suite
de la dose paraissent confirmer Sepia donc MKent puis XMKent à la 2°
question
3° question: je retiens :
Toux agg manger
Chaleur pieds
/brûlante/découvre les pieds
Epistaxis /toussant
Aversion
lait
Oreilles/briuts/pépiements, grésillements (grillons) et je choisis
Pulsatilla 200 puis M kent
4° question
Désir chocolat++
Doit sortir
les pieds du lit
Sulfur ?
Suite logique ?
Amitiés
Jean-Claude
Aye aye, mon vieux JC, tu es sorti de la route
en n'analysant pas assez les symptômes pour t'embarquer sur Tristesse, trop
vague. Valorise le côté Tâtillon, rapproche le de la rubrique "Consciencieux, ne
peut se reposer tant que les choses ne sont pas rangées à leur place". En
choisissant ce cas je voulais montrer comment il faut valoriser et écarter
certains signes dans le cas où deux remèdes proches sont en compétition. Sepia
est dans la rubrique "Plein de soucis", mais pas dans les suites de souci, ni
dans ce souci pour des bricoles qui est typique de cette patiente.
Troisième question: idem. Tu es bien parti avec Epistaxis en
toussant et Aversion / lait. Les pépiements t'ont fourgué. De même tu as
survalorisé le coup des pieds hors du lit qui sont un signe banal à la ménopause
avec les bouffées.
Avec l'optique de préférer un remède
complémentaire d'Ars, j'avais:
Libellé de
la
Rubrique |
V
a
l
R
u
b
r
i
q
u
e |
Phos |
Bry |
Carb-v |
Nux-v |
Puls |
Sep |
Sulph |
Arn |
Remède |
| 26 |
22 |
22 |
22 |
22 |
22 |
22 |
22 |
Valeur
Globale
du remède |
| 4 |
3 |
3 |
3 |
3 |
3 |
3 |
3 |
Occurence
(fréquence) |
| 6 |
5 |
5 |
5 |
5 |
5 |
5 |
4 |
Total
des
Degrés |
| N: ÉPISTAXIS /
toux... |
2 |
1 |
1 |
1 |
1 |
2 |
1 |
2 |
1 |
Degré |
| Es: AVERSION /
lait |
3 |
2 |
2 |
2 |
1 |
2 |
2 |
2 |
2 |
Degré |
| Tx: MANGER / agg |
3 |
1 |
2 |
2 |
3 |
1 |
2 |
1 |
1 |
Degré |
| Th: INFLAMMATION /
Poumons / droit / lobe inférieur |
1 |
2 |
|
|
|
|
|
|
|
Degré |
Bien sûr: gaffe en utilisant une rubrique
telle que Inflammation du lobe inférieur droit. Une petite rubrique comme celle
là joue ici parfaitement le rôle de filtre que je veux lui faire
jouer.
A bientôt, Cher JC.
Dr BOUCHOUCHA Marc "marc.bouchoucha de wanadoo.fr"
Bonjour, c'est Marc de Nice. La lecture du cas N°7 me fait penser
d'emblée à 2 remèdes : Phosphorus et Arsenicum. J'ai surtout retenu comme
particularité chez cette dame, sa vulnérabilité, son agitatation, et
l'importance qu'elle attache à ses soucis. Je ne retiens pas les idées
suicidaires car svt dans les familles ou il y a eu suicide on a tendance à
vouloir reproduire le même schéma. Le fibrome est une indication sur le mode
reactionnel sycotique de cette personne - Pour ma part je prescrirais Arsenicum
Alb en essayant de l'exploiter au maximum. A la seconde visite après les
réactions décrites je ne donnerais qu'une dose d'arsenicum en dilution plus
elevée mais à ne prendre qu'à la fin des reactions observées. Le 6 Janvier les
resultats me confortent pour donner Phosphorus et je terminerai par Sulfur. A
bientôt - Marc -
Magistral ! Et je pèse mes mots. La seule
réserve concerne la seconde question. Tu attends, c'est bien, mais tu planifies
déjà la suite sans savoir déjà où elle nous mènera. Le plus sage est d'attendre,
et de voir comment le tableau se stabilise. Rappelons nous toujours qu'on s'est
souvent mordu les doigts d'avoir répété trop tôt, mais qu'il n'est jamais arrivé
d'avoir trop attendu.
Ecris nous plus souvent. Amitiés.
Delaunay Alain adelaun de club-internet.fr
Je valoriserais pour ma part 3 symptômes:
« consciencieux
broutilles » pour sa poussièrite, son perfectionnisme.
« Cou vêtements
serrés » et,
« pensées suicide » d'autant que c'est d'origine familial !!
SEP et CARC
Je pense à CARC (trop grand amour des animaux, gros atcd psy
dans la famille, idées de suicide,et sensation d'être prisonnière des problèmes
de ses enfants) . Mais CARC serait plus renfermé.
Je donne donc SEP MKENT.
d'autant que les autres symptômes agréent: impatience, empreinte des dents idées
noires bouffées de chaleur pendant la ménopause...
La réaction à la prise
semble confirmer SEP car retour des anciens S.
Les autres S semblent
appartenir à SEP: » secousses jambes »,
»coin cheville Rectum bouchon qui
presse pour sortir » Je prescris placebo et SEP XM si retour des S.
Le 6
Janvier je lui donnerais bien volontiers :PHOS 200KENT sur les notions de
:toux> à l'exterieur les atcd de bronchites, les ronchi, l'inflammation
droite du poumon. Reste le désir curieux de citronnade chaude qui appartient à
PULS, les épistaxis à la toux.: PHOS et PULS. En plus, PHOS est un bon
complémentaire de SEP: donc PHOS 200 puis MKENT.
Le 7 mars au point de
vue PSY elle va bien! La Psore semble ressortir avec les écoulements du nez et
les pieds brulants au lit; ceci associé au fort desir de sucreries me font
penser fortement à SULF :200KENT
Salut à tous !
Tu as raté le départ à peu de choses. Vois
plus haut pour la discussion sur Sep / Ars.
Bien vu aussi d'évoquer Carc. Je
crois que ici c'est la notion de deuils répétés qui est plus importante que
d'aimer les animaux.
Un point important: tout remède possèdant une
homéopathicité suffisante pourra provoquer les retour d'anciens symptômes. Cela
ne signifie pas qu'on a donné le simillimum. L'unique règle qui permette de dire
qu'on a donné le remède idéal c'est lorque les symptômes commencent à revenir inchangés quand la dose finit son action.
Je suis aussi très content que tu aies
attendu, placebo demeure souvent notre meilleure seconde
prescription !
Ensuite, excellent, tu es bien obligé de
négliger le coup de la citronnade chaude car tout le reste pèse lourdement vers
Phos.
La fin: RAS.
Conclusion: ça bosse et ça progresse bien. Le
vieux croco te dit bravo.
DuBois Jacques-Henry jhdubois de bluewin.ch
Cher Edouard,
En lisant l'ensemble du cas, j'ai pensé que
celui-ci pouvait être soigné à l'aide d'Arsenicum et terminé par Sulphur.
L'épisode entre deux ne me saute pas à l'esprit.
La première chose qui me
frappe chez cette patiente est qu'elle est pleine de soucis depuis longtemps,
pleine de souçis aussi pour des choses sans grande importance (broutilles),
perfectionniste, un grain de poussière la dérange,etc.
Une repertorisation
avec suite de soucis,soucis pour des broutilles et son côté perfectionniste me
donne Arsenicum.
Je commence donc le traitement par ce remède.
La réaction
ne tarde pas, les yeux piquent, les pieds brûlent, tout ceci semble appartenir à
Ars.
Je poursuivrais donc avec Ars. en dynamisations ascendentes jusqu'a ce
que cela ne donne plus de résultats.
De nouveaux symptômes commencent à
apparaitre et j'hésite entre Phos. et Sulphur.
Je retiens ici en premier les
saignements de nez puis la toux>> apres les repas (la rubrique Manger agg.
fera l'affaire). Non satisfait du résultat, la très forte aversion pour le lait
et surtout la localisation au lobe inférieur droit me font pencher pour Phos.
J'ai un peu l'impression d'être cavalier en utilisant ce dernier symptôme comme
symptôme éliminatoire mais je n'ai rien d'autre à me mettre sous la dent!
Le
dernier nouveau symptôme net est une très forte envie de sucré ce qui fait
basculer toute la répertorisation vers Sulph. L'envie de chocolat y est aussi
présente ainsi que pour Phos.mais puisqu'elle a diminué, c'est le sucré qui
l'emporte.
Dans mon raisonnement j'ai négligé toute une pathologie et
plusieurs symptômes car je ne savais pas trop qu'en faire.
Je sais qu'il ne
faut pas prendre trop de symptômes mais je m'amuserai une autre fois avec ce
même cas en faisant une répertorisation beaucoup plus exhaustive juste pour voir
ce que cela donne.
Amitiés, JH
Bien bien le Jacques Henry. Tu attaques très
fort. Tu n'es pas cavalier du tout en utilisant la localisation pulmonaire:
c'est du bon travail de finir ainsi la sélection d'un remède choisi sur les
signes généraux.
Tu as négligé la pathologie, et tu as eu
raison: la maladie est une invention du médecin, le malade est la seule réalité.
Tu ne t'es pas planté justement parce que tu n'as pas fait de répertorisation
exhaustive ! Continue, tes analyses deviennent de plus en plus
pertinentes !
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