CAS 6 Enfant Hugo M, Né le 2 décembre 89.
Proposé par : Jean Lafeuillade
Pour démarrer au retour des vacances de neige, qui j'espère ont
été bonnes pour tous, je vous propose un cas qui m'a été adressé par Jean Lafeuillade. Notre étude sera si j'ose dire en double
aveugle cette fois puisque je n'avais pas la solution au départ. Je vous
donnerai ensuite le raisonnement que j'ai développé de mon côté, bien entendu
notre ami Lafeuillade m'enverra toute réaction qu'il aimerait voir intégrée.
Hugo M, est un enfant cingalais de 5 ans, (né le 2/12/89), adopté
par un jeune couple français quand il avait six mois.
A un an, il est
hospitalisé pour une chute sur la crâne. Depuis cette époque, il devient
pleurnichard, très agité aussi bien la nuit que la joumée, et se réveille de
mauvaise humeur le matin. Il a un appetit vorace, mais il est vite rassasié. Il
a souffert de malnutrition durant les premiers mois de son existence, avant que
d'être adopté.
Durant la consultation, il est toujours en mouvement, parle
sans arrêt quand on l'interroge, ne termine pas une phrase, passe d'une idée à
une autre, avec un débit rapide (avale les mots), et de façon précipitée. Il
saute de sa chaise pour faire le tour du cabinet, alors que sa soeur reste bien
sagement sur la sienne.
Il transpire de la tête, durant le sommeil, et les
parents ajoutent que cette transpiration a une odeur particulièrement offensive.
La motivation de la consultation est une obstruction nasale avec toux
grasse, bien entendu l'agitation de l'enfant, les troubles du sommeil, et
surtout un tic particulier durant le sommeil:
il dort soit en
position genu-pectorale, soit presqu'assis, et tape de façon saccadée et
violente son sacrum sur lit. C'est d'ailleurs ce bruit rythmé qui alerte les
parents et les réveille régulièrement.
Le premier remède prescrit lors de sa première consultation, ne
donne qu'une amélioration transitoire de l'agitation, et du coryza. Entre les
deux consultations, Hugo refait une nouvelle chute sur la tête avec aggravation
indiscutable du comportement et des « secousses nocturnes », ainsi que
l'étiologie convulsive des symptômes.
La deuxième prescription (Fevrier 1994)
améliore l'ensemble des symptômes. Cas suivi depuis cette date (2 doses en M et
XM), bonne stabilité.
Comme dirait J.Baur, « si vous me donnez les prémisses, je suis
obligé d'être d'accord avec vous ».
Quels symptômes auriez-vous choisis
?
Quelle valorisation auriez-vous fait ?
Quel est le remède ?
Question : Quel remède ??? prescrivez-vous ? Quelle valorisation
auriez-vous fait ? Quels symptômes auriez-vous choisis ?
A vous de jouer !
DuBois Jacques-Henry jhdubois de bluewin.ch
Cher Edouard,
Pour ce cas j'ai retenu les symptômes
suivants:
Ge:Traumatismes/commotion
Psy:Surexcitation
Som:Position/genupectorale
Te:Transpiration
du cuir chevelu/sommeil
Une répertorisation me donne Lyc., Sep., Sil. puis
Cic., si l'on tient compte d'une notion de convulsions. Hugo en a-t-il fait
?
N'étant pas très confortable avec ce résultat, j'aurais pour ma part opté
pour
Arnica, Hypericum ou Rhus tox. car je pense que l'étiologie traumatique
est l'élément
le plus important pour ce cas.
Je commencerais donc le cas
par Arnica puis Lycopodium et je conserve Cicuta dans un coin de ma
mémoire.
Merci à Jean Lafeuillade qui doit nous poser une bonne colle car
avec son bel humour et sa perspicacité je pense que le résultat final de ce cas
doit sortir un peu de l'ordinaire.
Amitiés, JH
Cher Jacques Henry. Malgré ma méfiance
congénitale quant aux étiologies en général,, je crois tout de même que c'est
une bonne hypothèse de travail de retenir l'étiologie traumatique. La rubrique
Tête, Traumatismes suite de, est à exploiter. On peut la combiner avec Psy
Lenteur de compréhension suite de trauma crânien pour être exhaustif. Cela
permet d'ajouter Merc et Rhus-t.
Cela dit fais attention à la rubrique
Surexcitation. L'anglais Excitement, excitable, est dur à
rendre en français. Cela est purement psychique et non pas physique. Les agités qui bougent sans cesse se trouvent à la rubrique
Agitation (restlessness).
Pour la position genupectorale, je ne l'aurais
pas retenue car l'enfant dort tantôt comme cela, tantôt non. Bien sûr, cela ne
gâterait rien que a posteriori le remède choisi soit présent dans la
rubrique.
Popowski pierre popowski de club-internet.fr
Salut les amis,
Ce cas est intéressant. On ne va pas faire
l'original cette fois !
Le premier remède qui vient à l'esprit est bien
entendu MEDORRHINUM, pour toutes les nombreuses raison qui me semblent
évidentes. Mais ce serait trop facile ! Alors, en approfondissant, ont trouve
sur son chemin KALI-PHOS. Simplement, la matière médicale de ce remède ne colle
pas assez bien (d'où l'intérêt d'aller voir la cohérence d'un remède dans ALLEN
ou
dans HERING). Le seul remède qui me semble présenter cette cohérence est
CICUTA VIROSA : suite de traumatisme crânien, agitation alternant avec des
mouvements de type convulsif, parole hachée (avale ses mots), secousses
nocturnes...
Donc : CICUTA.
?...
Pierre POPOWSKI
Hello Pierre ! Magistral. Tu nous fais un
raccourci magnifique de Cicuta: je crois que tu nous as ciblé l'essentiel pour
sa prescription. Ce aussi sont les signes qui m'ont sauté aux yeux en première
lecture. Pourquoi pensais-tu à Kali-p ?
"Jean-Claude.Ravalard" Jean-Claude.Ravalard de wanadoo.fr
Je reste dubitatif et curieux du résultat final.
En lisant le
texte, presque sans hésiter, on pense à Lycop.
Irritabilité au réveil
Transpiration de la tête en
dormant
Position genu-pectorale en dormant
Saccades musculaires pendant le
sommeil
Appétit vite rassasié
Pensées/dissipation
Elocution
précipitée
Obstruction nasale et toux grasse
Manque la notion de
traumatisme crânien, et d'aggravation après une nouvelle chute.
Donc, je serais parti sur Lycop 200Kent, et si pas de réaction
suffisante, je me serai demandé si on ne devait pas prendre en compte la note
traumatique, et l'hypothèse de secousses convulsives suite de
commotion,convulsions pendant le sommeil => Cicuta virosa MKent ?
Dubitatif mais pas éjaculateur précoce comme
disait notre regretté Desproges. Le Lycop a de très bons arguments pour
lui.
Pour ma part je ne retiendrais pas les signes
mentaux trop vagues, ni la position genu-pectorale, signe trop restrictif qui
nous conduirait tout droit à Lyc, ni les signes locaux du nez qui sont peu
individualisés.
Permets moi d'expliciter la différence entre
Saccades, Secousses et Convulsions.
Les Saccades concernent un petit groupe musculaire isolé
(twitching) qui se contracte de façon brève. Familièrement ce sont les
"tics".
Les Secousses: c'est beaucoup plus fort, par exemple quand les
gens sursautent en s'endormant. Bref c'est une forte contraction d'un muscle
tout entier. Ici c'est le signe qui nous intéresse
Les Convulsions: encore le stade au dessus, cela concerne souvent
l'épilepsie, la chorée.
D'après les signes retenus ici, je pense qu'il
y a de fortes chances d'avoir le quinté gagnant. Si l'on fait intervenir les
règles de bon sens, il faut faire prévaloir un petit remède végétal pour
commencer un cas compliqué. Ensuite il faut étudier les relations entre
les remèdes. Il y a alors tout intérêt à commencer par Cic qui est
suivi par Rhus (qui se complète par Bry) ou par Puls (lequel est bien suivi par
Lyc ici présent). Cic est donc une très bonne position stratégique de
départ.
Delaunay Alain adelaun de club-internet.fr
Edouard bonjour, content de rejoindre les surfeurs et je me jette
à l'eau ....
trois symptômes incontournables, car caractéristiques:
sommeil position genu pectorale rare à cet âge donc retenu; position
assise . curieux car non expliquée par une dyspnée asthmatique par exemple, ou
reveil suite de cauchemar
tape le sacrum
sur son lit. on ne l'a pas dans le Répertoire; il faut donc l'interpreter "tics"
mais ce sont des mouvements involontaires mais conscients; je prendrai
volontiers "inconscience automatismes" voire "convulsions", encore plus general.
la
transpiration du cuir chevelu pendant le sommeil ;le caractère "nauseabonde
transpiration pendant le sommeil" m'apparaissant trop restrictif je choisis la
rubrique "transpiration nauséabonde"associé à "transpiration tete
sommeil".
L' étiologie traumatique etant sure, je choisis :"Traumatismes
commotion"
Au total je donnerai LYC 200 d'autant qu'il se reveille de
mauvaise humeur et qu'il est vite rassasié ;on pourrait demander si la narine
droite est surtout le plus souvent bouchée et s'il a tendance à un peu commander
le autres... Je ne monterai pas plus haut vu qu'on ne connait pas si les
antecedents parentaux sont chargés ou non, et qu'il vaut mieux répèter plus tôt
que déclencher une aggravation qui pourrait dégoûter les parents de l'HOMEOPATHIE.
Bien sur,je me suis surement fourvoyé !!
Amicalement à
tous.
Bienvenue à bord Alain. Cela te fait sortir le
nez du Hering que nous épluchons !
Il faut faire attention au choix des symptômes
éliminateurs ou choisis comme incontournables. Il dort dans des position
bizarres (Plb), c'est le moins que l'on puisse dire. Au cours du sommeil
beaucoup d'enfants passent à 4 pattes, mais combien en position assise ?.
C'est certainement le signe rare et bizarre d'autant que comme
tu l'expliques très bien, il n'y a aucune raison mécanique à cela.
Enfin, les secousses du sacrum sont évidemment
rares et bizarres, aussi me suis-je précipité sur mon écran... pour constater
qu'on n'a rien à Secousses dans la section Dos. La rubrique Spasmes est maigre
et ne nous aide pas non plus. Dans le répertoire, j'ai créé Contractions qui
renvoie à Douleur-Tiraillante, Opisthotonos, Spasmes, Tension, Traction
spamodique). On retrouve un peu de partout Cic, ce qui est en accord avec le
"génie" du remède. On pourra noter que Cic a des secousses douloureuses du Coccyx et rapprocher cela de Saccades du Coccyx. Dans ce dernier
cas il ne peut s'agir que de la contraction isolée de quelques fibres
musculaires dans cette région. On peut prendre alors la rubrique Générale
Secousses musculaires. Cic figure au troisième degré. Cic est absent de la sous
rubrique Sommeil, pendant. Cela ne nous dérange pas puisqu'il est dans la
rubrique générale.
Attention à Automatismes qui concerne des
gestes plus élaborés que de simples contractions musculaires (épilepsie
temporale par ex).
Pour le reste, rien à dire, tu utilises très bien la
généralisation des rubriques.
fredo lossel Fredo.Lossel de wanadoo.fr
Bonjour à tous.
Le symptôme incontournable est pour moi "suite
de traumatisme cranien".
Ensuite ces mouvements automatiques pendant le
sommeil, dont on ne sait pas s'il sont convulsifs ou pas, je retiendrais le
symptôme "automatisme".
si on rajoute traspiration du cuir chevelu en
dormant, il ne nous reste plus que CICUTA.
Cela semble coller avec le tableau
décrit, grande agitation,etc...
D'après Clarke J.H. un des key note majeur de
cicuta est "secousses spasmodiques".
Et encore un nouveau ! Bienvenue Fredo,
on va se marrer ! Je ne trouve rien à redire si ce n'est que tu "misuses"
de la rubrique Automatismes (voir plus
haut). A bientôt.
"Jean.Lafeuillade" Jean.Lafeuillade de wanadoo.fr
Les réponses au cas clinique de Hugo, m'ont
rassuré et fait doublement plaisir.
La première satisfaction est de constater
que tout le monde ait pu évoquer le diagnostic de CICUTA.
Le deuxième a pour
moi valeur d'enseignement. Selon que nous sommes placés devant, en tant que
rapporteur du cas, ou derrière, en tant qu'analyseur, la vision est optiquement
différente, car dans cette éventualité, c'est une perte totale de la perspective
et du relief, avec une mise à plat des différentes valeurs; Même avec une bonne
grille de valorisation, l'histoire perd toujours un peu de son essence.
Les
questions de Jacques Henri et Jean-Claude, sont effectivement essentielles, et
je comprends fort bien leur embarras.
A un an, Hugo avait déjà présenté un
premier trauma crânien, et l'EEG avait été négatif. Malgré tout, c'est à partir
de cet instant que les troubles du comportement avaient commencé.
En février
94 ( 3 ans plus tard ), entre la 1° et 2° consultation homéo,
Hugo fait un
nouvel ébranlement crânien. Pas d'EEG pratiqué, mais réapparition très nette des
secousses spasmodiques nocturnes, durant le sommeil, en position
genu-pectorale.
En l'absence d'EEG, on ne devrait donc pas parler de crises
convulsives durant le sommeil. Mais sur la description des parents, l'hypothèse
de crises convulsives nocturnes, fut retenue à l'époque, et orienta le
diagnostic. En homéo, on applique la règle de jurisprudence : « testis unus,
testis nullus »: un seul témoignage, témoignage nul, mais plusieurs témoignages
amènent une intime conviction; En allopathie, c'est l'inverse: une seule preuve
matérielle est suffisante pour exclure ou entraîner une certitude. Là encore,
c'est une question d'optique.
Mais il y a aussi la contre-expérience de
Cicuta. J'avais fait une fixation sur la localisation originale du sacrum chez
Cicuta. Dans les deux matières médicales de Allen et de Héring, on y parle
également de la coccygodynie post-gravidique, ou de douleurs sacrées comme des
secousses dans les dysménorrhées . Comme la petite Rosalie présentait des
insomnies et une position génu-pectorale avec ce mouvement caractéristique du
bassin sur les talons, j'avais sauté sur Cicuta. Echec complet ! mais la mère
très compréhensive et pragmatique ( comme savent l'être les femmes en général
!), me ramena son camescope avec la séquence des ébats nocturnes de sa fille
Rosalie n'avait pas des secousses rythmées, violentes, spasmodiques et bruyantes
( qui réveillaient les parents d'Hugo ); c'était juste un balancement rythmé sur
les talons, alterné avec une autre série de coups de la tête sur l'oreiller...
comme si l'enfant essayait de se bercer pour s'endormir. De plus, Rosalie
n'arrivait à trouver le sommeil que si elle déambulait un certain temps dans la
maison, avant d'aller chercher ses parents pour qu'on la recouche. Ce fût
Tuberculinum qui calma les ardeurs globe-trotter de Rosalie.
La rigueur
m'imposait de téléphoner aux parents d'Hugo. Ils m'ont confirmé qu'il n'avait
pas refait de crises, mais surtout que ses acquisitions psychomotrices avaient
été radicales; aucun autre polychreste n'avait eu sur le plan général une telle
action.
Cependant, aujourd'hui encore, lorsqu'Hugo est très irrité ou très
dépité, la seule façon qu'il ait de se consoler... c'est de faire comme la
petite Rosalie !... de manière tout à fait éveillée.
Je vous laisse le soin
de méditer sur la relativité d'un symptôme bizarre.
Jean.
Bon, à mon tour maintenant ! En survolant
j'avais évoqué Cic qui me semblait bien coller avec les secousses, la
transpiration de la tête, les suites de TC, etc. En reprenant "sérieusement",
j'étais ennuyé car je trouvais incontournable la position assise en dormant.
Ouf ! Cic est bien là.
Pour résumer, je ne garderais que 3
symptômes:
Libellé de
la
Rubrique |
V
a
l
R
u
b
r
i
q
u
e |
Cic |
Lyc |
Rhus-t |
Merc |
Remède |
| 24 |
12 |
12 |
8 |
Valeur
Globale
du remède |
| 3 |
2 |
2 |
2 |
Occurence
(fréquence) |
| 5 |
4 |
3 |
3 |
Total
des
Degrés |
| + Te: TRAUMATISMES de la
tête... |
3 |
2 |
|
1 |
1 |
Degré |
| Som: POSITION /
assise |
3 |
1 |
2 |
2 |
|
Degré |
| Te: TRANSPIRATION
du cuir chevelu / sommeil / pendant |
1 |
2 |
2 |
|
2 |
Degré |
Faute de trouver les Secousses du Sacrum, tous
les autres symptômes sont plus ou moins sujets à caution. D'ailleurs, je crois
qu'il ne faut pas se fixer sur cette prétendue localisation, si cela se trouve
c'est carrément un début d'opitsothonos. Est-il vraiment vite rassasié,
qu'est-ce que les parents appellent irritabilité au réveil, est-il juste
pleurnichard ou mal réveillé. En l'occurence, une fois qu'on part de Cic, bien
d'autres signes collent avec. Cic possède bien ce type de secousses ou
convulsions qui démarrent suite de traumatismes (il faut comprendre traumatismes
du rachis ou TC), pendant le sommeil, etc.
"Jean.Lafeuillade" Jean.Lafeuillade de wanadoo.fr
Les réponses au cas clinique de Hugo, m'ont
rassuré et fait doublement plaisir. Pour mieux comprendre le génie de Cicuta, il
faut reprendre la matière médicale de Kent ( Mrs M.L. Tyler dans « homéopathic
drug pictures », ne fait d'ailleurs que le citer ):
« Ce remède a le plus
grand intérêt à cause de sa tendance convulsive. Il met tout le système nerveux
dans un tel état d'accroissement d'irritabilité qu'une pression sur une partie
du corps détermine des convulsions. »
« Ces convulsions s'étendent du centre
vers la circonférence, et de haut en bas, et ainsi les opposent à celles de
Cuprum. Les convulsions de CUPRUM s'étendent des extrémités au centre;
c'est-à-dire que les petites convulsions, qui ne sont guère que des crampes,
sont d'abord ressenties dans les doigts, puis dans les mains et ensuite dans le
thorax et dans tout le corps. Chez CICUTA les petites convulsions de la tête,
des yeux et de la gorge descendent le long du dos jusqu'aux extrémités en
violentes contorsions. Les convulsions de SECALE commencent parfois au niveau du
visage.»
La prochaine fois, je vous enverrai une photo, ou une séquence
vidéo; En attendant, je vais essayer de vous le décrire.
Au moment de la
crise, les convulsions de Hugo partent de l'axe médullaire et diffusent de haut
en bas: - il se redresse, presqu'assis sur ses talons, en léger opisthotonos, et
une salve de secousses propulsent brutalement son sacrum sur les talons, à la
manière d'un marteau piqueur, ou d'un pilon.
Dans Cicuta, il est surtout fait
mention de l'atteinte médullaire initiale et l'opisthotonos
tétanique:
Clarke: « Spasmodic bending backwards of the back, like an arch »
.
Tout ce long préambule pour expliquer le choix de trois symptômes, au cours
de cette deuxième consultation:
. les suites de commotion cérébrale. ( Entre
la première et la deuxième consultation, Hugo a fait une nouvelle chute sur la
tète, avec aggravation du comportement et des secousses nocturnes). ( concussion
of brain )
. la position assise, ( sleep, position sitting), qui est très
liée au caractère spasmodique de l'aggravation convulsive nocturne. .
. Les
secousses du sacrum constituent le symptôme " anomal", et assez
bizarre: on
le trouve à la rubrique:
- p, 949 : ( BACK) Twitching Coccyx.- Cic. Alum. (
2 remèdes).
Merci de ton complément. A la nuance des
secousses du sacrum, j'aurais donc procédé comme toi. Le Twitching du Coccyx me
semble un poil osé (voir plus
haut), mais enfin je veux bien te l'accorder.
Tu nous as bien régalés !
Amicalement.
Delaunay Alain adelaun de club-internet.fr
Ohé les Homéointernautes,
C'est à la suite
des interventions des confrères que l'on sent que, l'ambiance, certains diront
le génie ou l'essence d' un remède est plus important qu'une répertorisation
aussi bien conduite soit elle ! ( ce qui n'était pas mon cas)
En effet si on
généralise trop on se retouve avec au moins 7 rubriques et tout de suite un gros
polychreste !!
Dans ce cas d' Hugo, on a de sur que :
le traumatisme
cranien "commotion cérebrale"
la transpiration céphalique nauséabonde et des
"mouvements convulsifs" les autres symptômes demandent à être confirmés par l'
entourage si on veut les inclure avec un poids certain.
L'ambiance du
comportement pathologique spasmodique impose Cic d'autant qu'on a
l'étiologie.!
Dans un second temps un autre comportement sous-jacent imposera
peut-être un autre polychreste à moins que Cicuta soit son remède pour la Vie
???
Cher Alain, Kent répétait d'utiliser le
répertoire de façon artistique et pas mécanique. Tu vois avec cet exemple toute
la difficulté de parvenir à cette façon de travailler. Dans mon expérience sur
les enfants épileptiques chez lesquels on démarre par Cic, Stram, Oena, etc. on
se retrouve quasiment toujours au bout de plusieurs mois (pendant lesquels les
symptômes convulsifs ont disparu progressivement) à prescrire un remède
complémentaire. La plupart du temps on finit par retomber sur un grand
polychreste, et je profite de l'occasion pour souligner qu'il faut d'abord
connaître les polychrestes sur le bout des doigts avant de prescrire des remèdes
"exotiques". Je ne sais combien d'entre nous pourraient se mesurer à Hahnemann,
eh bien n'oublions pas qu'il obtenait de splendides résultats avec seulement
quelques remèdes connus.
Pour finir, malgré ce qu'en disent certains, le
remède pour la Vie me semble aussi probable qu'un Univers statique. En pratique
on observe qu'une famille de remèdes convient tout au long de la vie d'un
patient.
Bon, je vous sors un autre cas.
Amitiés.
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