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LA MÉDECINE "SOCIALISEE"
Un article visionnaire de 1949!!
Nous ne cesserons jamais de le répéter.
La médecine sociale serait une merveille si elle considérait le malade
comme un être humain auquel elle doit apporter un secours matériel, médical,
moral. La médecine sociale n'est pas « sociale », elle est «
socialisée », elle s'adresse à une « collectivité » et non à «
l'individu ».
Le médecin est devenu
l'administrateur d'un cheptel qu'il a mission d'étiqueter, de
surveiller, de traiter dans des conditions particulières, suivant un
rituel particulier. Il n'est plus qu'un commis à une fonction et il n'a
plus qu'à appliquer le règlement dont les limites lui interdisent non
seulement toute indépendance d'action, mais aussi tout progrès
scientifique ou matériel. Dès lors, il travaille « en série », remplissant
des papiers, donnant des signatures, établissant des certificats et des
rapports qui mettent bien à l'abri sa responsabilité et celle du
service dont il dépend. La médecine ainsi socialisée transforme la médecine
en service public, et les médecins en salariés.
Le Professeur DELORE, qui ne peut
être accusé de partialité, car il fut toujours promoteur de la médecine
sociale dont il reconnaissait avec enthousiasme l'esprit d'humanité, écrivait
en 1944 :
« Les abus auxquels pourrait conduire une médecine socialisée
dans laquelle tout serait subordonné à la collectivité et à l'État
sans considération de la personne, sont faciles à envisager. C'est
ainsi que pourraient devenir obligatoires le choix ou l'interdiction de
certaines carrières, les séparations familiales, la déclaration de
toutes les maladies, les examens médicaux, la pratique généralisée
de toutes les vaccinations, la stérilisation eugénique,
l'hospitalisation, l'isolement et les traitements. Il n'y aurait pas
de raison pour que les législateurs s'arrêtent sur cette voie d'une médecine
étatisée et obligatoire. Ce serait une véritable dictature de la santé
aux mains des non-médecins. »
Docteur L.VANNIER. Homéopathie
Médecine humaine.
éd. Albin Michel. 1949.
Que dire de plus concernant
l'esprit visionnaire de nos prédécesseurs ? C'est terrifiant de
justesse et d'actualité.
Dr. Rémy Beau.
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