Œdèmes sous les Paupières

Oedeme-paupieres1Dans le Répertoire, se trouvent trois rubriques traitant des œdèmes des paupières. Dans la Section Yeux, se situent « Œdèmes des Paupières Supérieures » et « Œdèmes des Paupières Inférieures ».

La troisième rubrique, la plus importante «Œdèmes sous les Paupières » est développée dans la Section Face. Anatomiquement il s’agit en fait, des régions malaires.

Nous traitons ici Œdèmes sous les Paupières. Les deux autres rubriques suivront dans une prochaine livraison.

Il peut s’agir, parfois d’œdèmes inflammatoires aigus, d’apparition brutale par piqûres ou phénomènes allergiques, locaux ou généraux touchant toutes les séreuses (luette, gorge, conjonctives) . Mais aussi, de phénomènes chroniques, relevant de diverses pathologies, anémies, chlorose, néphrites albuminuriques, insuffisances cardiaques, asystolie, H.T.A.

Trois remèdes au troisième degré : Apis Mellifica, Arsenicum Album et Kalium Carbonicum partagent la vedette. Trois super-grands qui sont des polychrestes.

Viennent ensuite cinq remèdes au second degré : Aurum Metallicum, Calcarea Arsenicosa, Fluoricum Acidum, Hepar Sulfur et Kalium Iodatum.

De constatation facile et évidente, à l’examen du visage, cette rubrique nous met sur la voie de huit remèdes immenses.

Oedeme-sous-palpebral2Sur le premier document, j’ai ébauché une classification diathésique. Nous voyons à gauche, une belle série luétique. A droite, des psoriques comme Arsenicum Album et son pendant Calcarea Arsenicosa.  Un maître en sycose comme Kalium Carbonicum. Des remèdes, à la fois psorique et luétique comme Fluoricum Acidum et Sulfur Iodatum. Enfin, Hepar Sulfur médication antipsorique création du génie de Hahnemann.

Nous commencerons par Calcarea Arsenicosa sur le document numéro cinq. Le moins connu, mais pas le moins important. Remède d’action profonde, prolongée, chronique, de longue durée. Patient faible, frileux, manquant de chaleur vitale, il a une aversion pour le grand air. Il est triste, il désire la compagnie. Il est pâle, maladif, une bouffissure généralisée cache sa maigreur, sa chlorose. Cardiaque, il a des dyspnées d’effort, une grande fatigue avec palpitations, des œdèmes, des épanchements. Calcarea Arsenicosa est le seul remède au troisième degré dans les albuminuries des cardiaques.

Calcarea Arsenicosa présente un curieux vertige, avec sensation de lévitation, de glissement, de flottement dans l’air, comme si les pieds ne touchaient pas le sol. Rare symptôme, partagé par deux remèdes seulement au troisième degré : Lac Caninum et Calcarea Arsenicosa.

Sur son visage, en plus des œdèmes sous les paupières, sur les tempes ou sur ses oreilles, il se plaint d’un eczéma sec et brûlant.

Comme son parent Arsenicum Album ses douleurs sont brûlantes, il est aggravé la nuit où des frayeurs et hallucinations diverses l’attristent en plus.

Calcarea Arsenicosa matérialise quatre importants key notes au second degré : Coryza avec insomnie ; désir de soupes chaudes, potages; enflure œdème de la main gauche ; et aura épileptique précordiale.

Sur le second document, nous étudierons Aurum Metallicum, au second degré dans la rubrique, comme Calcarea Arsenicosa.

Oedeme-paupieres3Aurum entre en scène par ses atteintes glandulaires et vasculaires :

a/ Les hypertrophies glandulaires classiques d’Aurum, au niveau du foie, du cœur ou de la thyroïde conduiront aux cardiopathies gauches, aux goitres exophtalmiques, à la congestion hépatique. Ainsi se réaliseront des troubles de la circulation de retour, de l’ascite ou des œdèmes.

b/ La congestion circulatoire artérielle avec ses dilatations vasculaires, sa résistance périphérique conduiront à l’hypertension, aux atteintes rénales, aux enflures.

Tout un cortège d’œdèmes, de palpitations, d’hypertrophies vont émailler la clinique d’Aurum.

Dans le Répertoire quatre remèdes Calcarea Carbonica, Iodum, Spongia et Aurum sont au troisième degré pour le goitre exophtalmique. Iodum et Aurum se plaindront d’une véritable thermophobie. A l’inverse, un désir de grand air est un symptôme éliminateur essentiel de Calcarea Carbonica. Spongia est aussi aggravé par la chaleur, mais son goitre est souvent asphyxique, suffocant, avec atteinte laryngé, voix rauque.

Le visage d’Aurum est bouffi, pourpré, parfois rouge sombre et toujours congestionné et oedèmacié . Kent affirme même « rouge brillant ».

La bouffissure, l’œdème autour et sous les yeux, de coloration bleutée, s’étend autour du nez et des lèvres, envahissant le visage.

La chaleur, les bouffées de chaleur poussent au désir de grand air qui aggrave le malade ! La nuit, comme chez tous les luétiques apporte une intensification des troubles. J’ai observé un patient Aurum qui, outre ses œdèmes souffrait d’une névralgie de l’arcade zygomatique voisine de l’orbite et de la région malaire. Ces douleurs osseuses profondes complétaient le tableau d’Aurum, grand remèdes des douleurs osseuses linéaires et nocturnes.

Notons, l’amélioration générale d’Aurum en se réchauffant, mais soulagé de ses troubles faciaux après s’être lavé à l’eau froide.

Nous passons à l’étude de Fluoricum Acidum, sur le document numéro trois, également au second degré dans notre rubrique. Pour Kent,

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Fluoricum Acidum est un remède profond, d’action lente, prolongée, antipsorique, antisyphilitique et aussi antisycotique. Quelle belle carte de visite. Fluoricum Acidum est un malade qui dégage une grande chaleur et qui souffre de la chaleur.

Personnalité instable, variable, à la laxité morale et physique. Authentique reflet du luétisme, Fluoricum Acidum présente une congestion veineuse faciale et périphérique comme Pulsatilla. Si ce dernier est aggravé par la chaleur ou en se réchauffant, Fluoricum Acidum est incommodé aussi bien par la chaleur que le froid !

Dans le Répertoire, dans la longue liste d’aggravation, à la fois, par le chaud et le froid, seul Fluoricum Acidum est au troisième degré. On le retrouve au même degré en hiver et en été !

Fluoricum Acidum présente des varicosités faciales, des brûlures et un irritant larmoiement. Outre ses œdèmes sous les yeux, nous trouverons sur le corps, des varices, des ulcères, des fistules, des exostoses, bref, toute une escorte luétique.

Notons une curieuse diarrhée après le saumon, key note au second degré, comme «renvoie la garde malade chez elle »…

Kalium Iodatum, encore au second degré dans notre rubrique se trouve sur le document numéro trois. C’est un antipsorique et aussi antisyphilitique pour Kent.

Nous abordons là, un sujet injurieux, cruel, irritable au caractère rude et peu sympathique. Il ne supporte pas la chaleur, ni la chambre chaude. Il éprouve un impérieux désir de marcher, il est amélioré en marchant au grand air. Kalium Iodatum a toujours trop chaud, il ne supporte pas les couvertures et il est en mouvement constant.

Kalium Iodatum affecte les glandes, les os, il provoque des inflammations, des catarrhes dans tous les tissus. Tous ses écoulements sont verdâtres. Au niveau des paupières et sous les yeux, un important œdème avec inflammation déclenche des douleurs brûlantes et cuisantes comme par du sable. Un œdème conjonctival intense réalise un chemosis avec sécrétions purulentes et verdâtres. La conjonctive est bombée, elle forme un bourrelet et déborde autour de la cornée comme un petit sac liquide, c’est le chemosis. Avec Kalium Iodatum, Apis Mellifica, Argentum Nitricum et Rhus Toxicodendron exhibent aussi le chemosis au troisième degré dans le Répertoire. Nous les retrouverons, pour les différencier, dans Apis Mellifica ci-dessous.

L’affinité osseuse luétique de Kalium Iodatum va se révéler par des névralgies pariétales, faciales et des douleurs surtout des sutures osseuses de la face et de la tête.

Curieusement, ce Kalium Iodatum chaud est aggravé par le lait froid, la glace, les aliments et les boissons froides.

Oedeme-paupieres5L’étude d’Hepar Sulfur, encore au second degré dans notre rubrique se trouve sur le document numéro cinq. Hepar Sulfur est un psorique qui élimine par des suppurations. Sujet lymphatique, hypersensible, coléreux, il est surtout frileux à l’extrême.

Son besoin de chaleur est immodéré, il est aggravé par le froid et même sur une seule partie du corps comme Silicea et Rhus Toxicodendron.

Les douleurs d’ Hepar Sulfur sont brûlantes, comme des échardes et surtout au moindre toucher des yeux (seul remède au degré trois). Ces douleurs brûlantes sont paradoxalement soulagées en se couvrant chaudement.

Avec l’œdème sous les yeux, Hepar Sulfur présente des boutons sur les paupières (key note degré trois). Sur la face, autour des yeux, des éruptions diverses plus ou moins inflammatoires ont toujours tendance à la suppuration éliminatrice.

Pour compléter Hepar Sulfur, signalons, une iritis, avec hypopion comme Silicea, tous deux seuls au degré trois dans le Répertoire. N’oublions pas le désir d’acides et surtout de vinaigre, key note d’Hepar Sulfur au troisième degré.

Avec Kalium Carbonicum, accompagnant Apis Mellifica et Arsenicum Album,  nous abordons le trio majeur de notre rubrique.

Sur le document quatre, nous soulevons l’étiologie des œdèmes de Kalium Carbonicum. Le potassium abaisse la tension artérielle, il induit une dépression cardiaque et il a une influence directe sur le métabolisme de l’eau. En un mot, c’est la tendance hydrogénoïde de Kalium Carbonicum.

Par le radical CO2 de Kalium Carbonicum se règle la respiration bulbaire. Ainsi nous comprenons, la cyanose, l’asphyxie, l’insuffisance ventriculaire droite, bref, la tendance aux œdèmes et épanchements de Kalium Carbonicum. L’action du potassium sur le sang et le muscle strié vient compléter la disposition aux œdèmes.

Kalium Carbonicum au teint pâle, maladif est capricieux, irritable, irascible, querelleur. Peur d’être seul, il désire la compagnie mais la traite désagréablement et fort mal. Il est frileux, aggravé par le froid, son corps est froid, il se couvre beaucoup et il transpire. Les deux modalités de Kalium Carbonicum les plus fréquemment rencontrés au cours de ma carrière, sont: l’aggravation vers trois heures du matin et l’intolérance absolue au moindre courant d’air. Je me souviens d’un patient qui était incommodé par un mince filet d’air sortant d’une prise de courant le long d’une plinthe. Armé d’une bougie devant la prise, il me montra la flexion de la flamme devant ce courant d’air qui le rendait malade dans son appartement !

Kalium Carbonicum présente des œdèmes, des épanchements de n’importe quelle partie du corps. Son œdème prend le godet, témoin de la faiblesse circulatoire, cardiaque et musculaire.

Le visage de Kalium Carbonicum est bouffi, cyanosé, cireux parfois comme Medorrhinum. En plus de l’œdème sous les yeux, ses paupières supérieures sont enflées comme Apis Mellifica. La différence est simple, Apis est soulagé par le froid. Kalium Carbonicum malgré une sensation de froid des paupières, recherche la chaleur (key note au degré deux).

Oedeme-paupieres6L’enflure autour des yeux en général est partagée, au degré trois, par Apis, Kalium Carbonicum et Rhus Toxicodendron. Le premier, Apis, se différencie par la modalité calorique, il n supporte aucune forme de chaleur. Rhus et Kamium Carbonicum partagent des enflures et des éruptions, améliorées par la chaleur. Rhus Toxicodendron, en plus de l’œdème, souffre de dermatoses et évolue sur un terrain rhumatisant. La chute des sourcils est une key note au degré trois de Kalium Carbonicum.

La toux, à chaque quinte, produit une un gonflement au niveau de l’angle interne des paupières supérieures « comme une petite vessie pleine d’eau » (Kent). J’ai constaté, personnellement, chez des insuffisants respiratoires chroniques, asthmatiques affaiblis ce gonflement permanent de l’angle interne des paupières supérieures et non seulement au cours de l’accès de toux.

Avec Arsenicum Album, placé sur le document numéro quatre, nous entrons dans des phases toxiques, chroniques. Les œdèmes sont permanents et partout. Dans la table de Mendéléieff, Arsenicum métalloïde toxique est très proche, il se place immédiatement sous Phosphorus, non métal. Le Phosphore est un élément constitutif des noyaux cellulaires, par les ADN, ARN, ATP.  On retrouve le Phosphore dans tous les organes, en phospholipides, dans le foie, les reins, le cœur. Le Phosphore, non métal normal n’est pas toxique, il est envahi et remplacé par le métalloïde Arsenic, hautement toxique. L’organisme, psorique, dans ses efforts d’élimination centrifuges se manifestera par des vomissements, des diarrhées ou des éruptions diverses, eczéma, urticaire, œdèmes. J’ai compris ces rapports entre Arsenicum Album et Phosphorus à la lecture de la matière médicale de Kent. Il dit, textuellement « il est des cas où le remède dont il faut suivre Phosphorus est Arsenicum Album ». A l’inverse j’ai vu des malades revenir d’Arsenicum Album sur Phosphorus avec amélioration de leur état. Phosphorus reprenait sa place au dessus d’Arsenicum, comme dans la table de Mendéléieff.

Arsenicum Album est très ordonné, élégant, bien mis, méticuleux. Il est atteint d’une grande agitation, et se plaint de douleurs brûlantes, violentes paradoxalement soulagées par la chaleur. Nous ne décrirons pas ici le psychisme d’Arsenicum Album. Nous nous contenterons de préciser les modalités de la face et des yeux en rapport avec leurs  problèmes d’œdème ou éruptions.

Les céphalées, les brûlures internes de la tête sont améliorées par le froid. Ainsi, j’ai vu des malades emmitouflés sous d’épaisses couvertures, rechercher à la fenêtre un soulagement de leurs algies. Mais, les douleurs brûlantes extérieures de la tête, de la face et des yeux sont améliorées par la chaleur.

Arsenicum Album affecte particulièrement les paupières supérieures sur toute leur étendue et non le bord interne comme Kalium Carbonicum. En plus de l’œdème sous les yeux qui nous occupe, Arsenicum Album souffre de conjonctivite chronique englobant les paupières et le globe oculaire en totalité. Cette conjonctivite peut être sèche ou purulente, avec écoulement fétide et tendance aux ulcérations sanguinolentes et excoriantes.

Rappelons qu’Arsenicum Album a soif de petites quantités d’eau et souvent dans les cas aigus et au contraire, il est adipsique dans les cas chroniques.

Apis Mellifica, expose son étiologie sur le document numéro deux et sa clinique sur le document numéro cinq.

Apis est le remède le plus important, le plus violent de notre rubrique. Il touche aussi bien l’état aigu brutal que chronique hydropisique.

Dans les cas suraigus, la toxine du venin, outre les effets locaux d’œdèmes des yeux ou de la luette attaque brutalement le système nerveux central. L’œdème méningé provoque la stupeur, la somnolence et des bains chauds inappropriés peuvent déclencher des convulsions. Chez un sujet sensible aux piqûres d’abeille, l’urticaire, les enflures locales précèdent en dix minutes, à peine, les accidents cérébro-méningés. La somnolence, la stupeur sont interrompues par des cris encéphaliques, perçants. Le malade roule les globes oculaires en dormant. Les venins et Apis Mellifica, en particulier, sont absolument incompatibles avec les acides. Les acides antidotent les ophidiens et Carbolic Acidum est l’antidote spécifique d’Apis Mellefica. Carbolic Acidum efface en quelques minutes, comme par enchantement, les manifestations aigües du venin d’abeille. Un patient de Kent relatait « je sens le remède (Carbolic Acidum) me pénétrer dans toutes les parties de mon corps ». Je recommandais aux patients sensibles aux abeilles, randonnant en montagne, d’avoir, toujours à portée de la main, quelques granules de Carbolic Acidum.

En dehors de ces accidents généraux dramatiques, nous allons retrouver au niveau de la face et des yeux, des manifestations locales, aigues ou chroniques.

Des éruptions d’érysipèle de la face, englobant les yeux, peuvent affecter les paupières et la région malaire. Souvent l’évolution d’Apis se fait de droite à gauche. Les œdèmes causent des douleurs « brûlantes comme des charbons ardents », « piquantes comme des insectes ». Les algies de la plaque érysipélateuse et les œdèmes des yeux sont soulagées exclusivement par des ablutions froides.

Les éruptions d’urticaire ou d’eczéma, envahissant la face et les yeux entraîneront des œdèmes rosés ou rouges des paupières supérieures, inférieures et des espaces sous les yeux. Ces œdèmes d’apparition brutale, avec des douleurs piquantes ou brûlantes «comme par des aiguilles rougies au feu » s’atténuent toujours par des compresses froides. L’œdème d’Apis Mellifica se présente comme un petit sac plein d’eau et prêt à se rompre parfois. Apis induit un gonflement des muqueuses palpébrales si intenses qu’elles peuvent s’éverser en dehors, « comme une tranche de bœuf cru » (Kent). Cet ectropion touche surtout la paupière inférieure, Apis est une key note au second degré dans cette indication. Un abondant liquide court sur les joues, A son tour, l’ectropion peut favoriser les inflammations de l’iris ou des conjonctives. L’iritis, la conjonctivite peuvent envahir tout le globe oculaire. Le seul soulagement des yeux est apporté par des bains oculaires froids. Tout bain chaud, ou chambre chaude ne pourront qu’aggraver les lésions et les douleurs. La chaleur radiante, l’observation d’objets blancs ou de la neige augmentent les inflammations et les algies.

Dans cette apparence de petits sacs pleins d’eau de la conjonctive, réalisant un chemosis, nous avons signalé Kalium Iodatum, autre antiluétique majeur. Dans le Répertoire, le chemosis est riche de quatre remèdes au troisième degré : Apis Mellefica, Argentum Nitricum, Nitric Acidum et Rhus Toxicodendron. Les deux premiers, Apis Mellefica et Argentum Nitricum sont améliorés par le froid, les applications froides. Nitric Acidum et Rhus Toxicodendron sont, à l’inverse, soulagés par les compresses chaudes. Les lésions d’Argentum Nitricum et Nitric Acidum, en plus, s’accompagnent d’ulcérations et sanguinolentes pour le dernier. Tous les quatre ont des écoulements abondants, mais de couleur verte uniquement pour Kalium Iodatum. Enfin, les troubles oculaires de Rhus Toxicodendron évoluent sur des sujets âgés, rhumatisants, avec des douleurs malaires autour des troubles oculaires.

Dans les troubles oculaires chroniques, avec nos enflures palpébrales et malaires, nous verrons des granulations sur les paupières d’Apis Mellifica.

Bien sûr, en cas d’hydropisie ou d’anasarque chronique sur tout le corps, avec ou sans albuminurie, les yeux seront atteints avec les modalités décrites ci-dessus.

Toujours, les enflures sur tout le corps d’Apis gardent le godet sous la pression.

Notons, en dernier et le plus important, tous les troubles d’Apis Mellifica évoluent sans soif. Cette modalité est éliminatrice et capitale. Un désir de lait et d’acides au second degré s’affichent dans le Répertoire.

Enfin, pour mémoire, Apis Mellifica est si intolérant à toute forme de chaleur, qu’il en éprouve une véritable obsession. Aggravation par la chaleur, les applications, compresses chaudes, en regardant le feu, un grand désir d’air frais ! Cerise sur le gâteau, Apis rêve de marcher sur un plancher brûlant et en souffre dans ses songes !

Georges Broussalian

Vous pouvez également consulter l’article traitant de l’oedème des paupières supérieures

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4 réponses à “Oedème sous les paupières” Subscribe

  1. francis coudiere 12/02/2011 at 17:26 #

    bravo …du grand art! je salue l’expertise et la pedagogie. amities confraternelles.francis coudiere

  2. Georges 21/02/2011 at 21:13 #

    Merci, la suite arrive avec œdèmes des paupières supérieures et inférieures.
    Salutations

  3. marie thachthisanh 09/03/2011 at 11:40 #

    j’ai beaucoup apprécié ce mémo , georges, il est bien détaillé et explicatif,
    cordila salutation

  4. Georges Broussalian 09/03/2011 at 19:52 #

    Merci Marie Thachthisanh,
    la suite arrive avec œdèmes des paupières supérieures et inférieures.
    Salutations

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