L’écoute médicale selon Samuel Hahnemann – Publication du Docteur Bruno LABORIER

L’ECOUTE MEDICALE SELON SAMUEL HAHNEMANN

      Résumé :  

Que représentait l’écoute médicale pour Samuel Hahnemann ?

J’ai recherché des réponses dans certaines publications d’Hahnemann, par des témoignages de patients d’Hahnemann et par la lecture d’une partie du journal des malades de Samuel et Mélanie Hahnemann à Paris.

L’observateur médical et l’Organon se sont révélés riches et précis sur l’écoute médicale.

Deux témoignages choisis de patients permettaient de conclure qu’Hahnemann avait des qualités médicales et humaines impressionnantes, et que la façon dont Hahnemann écoutait ses patients passait inaperçue.

La lecture d’une partie du journal des malades d’Hahnemann a mis en valeur la rigueur, la discipline et la patience avec lesquelles l’écoute des patients d’Hahnemann avait été transcrite.

Ces trois sources d’étude de l’écoute médicale selon Samuel Hahnemann présentaient une cohérence et une continuité entre elles. Les qualités de cette écoute ont conservé une valeur utilisable pour la pratique médicale actuelle.

1. Exposition de pensées d’Hahnemann sur l’écoute médicale grâce à deux de ses publications étudiées par l’auteur :  

 

images-3L’observateur médical (un fragment) (1) : 

« L’observation de l’artiste de la guérison suppose …, une capacité et habitude, de percevoir précisément et justement les phénomènes aussi bien dans les maladies naturelles que dans les états morbides artificiellement provoqués par les remèdes quand ils sont testés sur des organismes sains, et de décrire ces phénomènes avec les termes appropriés et naturels.

Pour percevoir précisément ce qu’il y a à observer chez les malades, on doit diriger toutes ses pensées dans cette direction, pour ainsi dire s’abandonner soi-même , et s’attacher au sujet avec toute son intelligence, pour que rien de ce qui appartient effectivement au sujet et de ce que l’on puisse recueillir par chaque sens en éveil, ne nous échappe.

Ici, l’imagination poétique, l’esprit folâtre, et la supposition doivent temporairement se taire, et toute subtilité, ergotage, et volonté d’explication doivent être réprimés. L’observateur n’est là que pour comprendre l’apparition et la progression des phénomènes ; son attention seule doit veiller non seulement à ce que rien de présent ne lui échappe, mais aussi que sa perception soit comprise aussi exactement qu’elle est réellement.

Cette aptitude à observer n’est jamais complètement innée ; elle doit être acquise par l’exercice, perfectionnée par la purification et la correction des perceptions de nos sens, c’est à dire par une critique sévère de nos vues rapidement comprises des objets extérieurs ; et la froideur en outre nécessaire, le calme et la fermeté du jugement doivent être gardées sous la surveillance d’une défiance constante de notre intelligence.

La haute importance de ce sujet doit nous diriger corps et âme sur l’observation et une patience fréquemment exercée soutenue par la force de la volonté, doit nous maintenir dans cette direction jusqu’à l’accomplissement de l’observation.

L’observateur sait que les observations relatives aux sujets médicaux doivent être écrites dans un esprit sincère et sacré… et qu’elles doivent être rédigées sous l’inspiration d’une conscience honnête pour les communiquer au monde, en sachant qu’aucun de tous les biens terrestres n’est plus digne d’une ardeur appliquée que la vie et la santé de notre prochain.

La meilleure occasion d’exercer et de perfectionner notre sens de l’observation, est fournie par l’expérimentation des remèdes sur nous-mêmes…

A la suite de cette recherche soigneuse de tous les changements survenus en lui et sur lui, l’observateur obtient l’aptitude d’apercevoir toutes les sensations quelque compliquées qu’elles soient, qu’il éprouve par le remède qu’il expérimente, et aussi tous les changements les plus délicats de son état de santé, et de rapporter par écrit l’idée devenue claire en lui dans les expressions appropriées qui ne laissent rien à désirer.

…C’est ainsi qu’il s’exerce à observer les autres aussi précisément.

…Seul l’observateur soigneux peut devenir un artiste attentif de la guérison. »

L’Organon (2), sixième édition posthume :

« Précepte de la façon dont le médecin doit s’informer et noter l’image de la maladie » (paragraphes 84 à 89) :

Paragraphe 84 :

« Le malade se plaint de la progression de ses peines ; les parents racontent ses plaintes, son comportement, et ce qu’ils aperçurent de lui ; le médecin regarde, écoute et remarque par ses autres sens, ce qui est changé et inhabituel à ces plaintes. Il note tout, exactement avec les mêmes expressions dont le malade et les parents se servent. Il les laisse silencieusement finir de parler, et s’ils ne s’éloignent pas du sujet (*), sans interruption. » (*) « Chaque interruption perturbe la série des idées des narrateurs, et cela ne leur revient pas ensuite aussi exactement qu’ils voulaient le dire au début. »

Paragraphe 86 :

« Quand les narrateurs ont terminé ce qu’ils voulaient dire de leur propre impulsion, le médecin ajoute à chaque symptôme des informations plus précises, et s’informe de la manière suivante : il relit tous les symptômes qu’on lui a rapportés, et questionne en particulier sur tel ou tel symptôme… il met par écrit (les réponses) en termes clairs. »

Confiance au malade et esprit critique :

Paragraphe 89 :

… « c’est au malade (excepté dans les maladies simulées), qu’on doit le plus accorder sa confiance pour tout ce qui a trait aux sensations qu’il éprouve. »

Paragraphe 206, note :

« Quand on prend des informations sur une maladie chronique, on ne doit pas se laisser tromper par les affirmations des malades ou de leurs proches parents, qui attribuent l’origine des maladies chroniques, même les plus graves et les plus invétérées à des causes occasionnelles physiques ou psychiques ; ces causes occasionnelles sont beaucoup trop faibles pour produire une maladie chronique dans un corps sain (en gras dans le texte), l’y entretenir pendant des années entières, et la rendre plus grave d’année en année… »

Conseils pour l’écoute des malades mentaux :

Paragraphe 228 :

… « – au maniaque furieux, on doit opposer une intrépidité tranquille et le sang-froid d’une volonté ferme – aux lamentations plaintives douloureuses, on doit opposer une compassion silencieuse, par l’expression du visage et par le caractère des gestes, – au bavardage insensé, le silence absolu pas tout à fait inattentif, – à un comportement répugnant et exécrable et à un bavardage semblable, une inattention complète. »

Paragraphe 229 :

… « Le médecin et celui qui surveille les malades mentaux doivent toujours avoir l’air de croire que les malades mentaux jouissent de leur raison. » (en gras dans le texte)

Qualités morales du médecin pour l’écoute :

Paragraphe 98 :

« S’il est vrai qu’on doive croire surtout à ce que le malade lui-même dit de ses maux et de ses sensations, et qu’on doive croire principalement les propres expressions avec lesquelles il peut nous faire comprendre ses souffrances – parce que celles-ci ont coutume de changer et de s’altérer dans la bouche des parents et des gardes-malades -, il n’en est pas moins vrai d’autre part que dans toutes les maladies, et surtout dans les maladies chroniques, l’exploration de l’image vraie, complète de la maladie et de ses particularités, exige à un haut degré de la part du médecin, une grande circonspection, du tact, la connaissance des hommes, de la prudence dans le recueil des informations et de la patience. »

Paragraphe 83 :« Exigences pour la conception de l’image de la maladie »

« L’examen individualisé d’un cas de maladie … n’exige du médecin que l’impartialité et des sens sains, de l’attention dans l’observation, et de la fidélité en notant l’image de la maladie. »

  Commentaires :

L’écoute médicale selon Hahnemann regroupait donc l’écoute des symptômes des malades et l’écoute des symptômes des sujets sains expérimentant un médicament (expérimentation personnelle ou non).

Cette écoute médicale apparaissait indissociable de l’observation médicale.

2. Choix de deux témoignages de patients d’Hahnemann sur son écoute des malades :

 

UnknownLegouvé E. : Soixante ans de souvenirs (3) :

Homme de lettres renommé de son temps, Ernest Legouvé fit appel à Hahnemann quand sa petite fille fut laissée pour morte par les médecins de l’école officielle. Voici des extraits des souvenirs de Legouvé :

« En entrant, Hahnemann alla droit au berceau, jeta un coup d’œil perçant sur l’enfant, et se fit donner des détails sur la maladie, sans jamais cesser de la regarder.

Il revint le soir, il revint le lendemain, et commença ses médicaments, se contentant de dire à chaque fois : « Encore un jour de gagné »

Huit jours après, la malade entrait en convalescence. Cette guérison fut un événement dans Paris, presque une sorte de scandale !

Hahnemann reste pour moi une des natures les plus puissantes que j’aie rencontrées. Tout en lui respirait la conviction, la passion, l’autorité.

Hahnemann ne se regardait que comme un ministre qui contresigne les ordres de son maître (Dieu).

Sa mort me fit une grande peine, et peu d’hommes m’ont donné une idée plus vive d’un être supérieur. »

bradfo01Bradford T.L. : vie et lettres d’Hahnemann (4) :

Sous le titre « une réminiscence d’Hahnemann », un compte-rendu fut donné dans « The Medical Advance », en avril 1893, sur la présentation d’un patient d’Hahnemann aux étudiants du Hering Medical College of Chicago, le 23 février 1893. La personne s’appelait John B. Y. Il fut emmené de Paisley en Ecosse jusqu’à Paris, et fut soigné par Hahnemann à l’age de 12 ans.Voici des extraits de cet article.

« Il était malade depuis deux ans, et avait été abandonné par ses médecins, quand une dame charitable l’emmena à Paris par petites étapes. »

–       Quand vous êtes arrivé à Paris, êtes-vous allé voir Hahnemann, ou Hahnemann vint-il vous voir ?

–       Il vint me voir le deuxième jour après mon arrivée, et me donna un examen qui dura environ une heure et demie.

–       Vous a-t-il déshabillé ?

–       Oui, il dut venir me voir au lit. Il m’examina d’une façon plus approfondie que je ne l’avais jamais été auparavant ni ensuite.

« Il me dit qu’il savait ce dont je souffrais, que j’étais venu à temps et qu’il pouvait me guérir. »

–       Quelle impression vous fit Hahnemann ?

–       La première impression que j’eus à l’esprit quand je le vis, était que son visage avait une expression lumineuse. Il apparut, comment pourrais-je dire,   comme un homme divin – il y avait de la divinité dans son apparence. Il était sans aucun doute un homme bon, et on m’a dit que souvent, quand il donnait son remède, il disait à ses patients qu’il n’était que l’instrument, qu’il faisait de son mieux, et qu’ils devaient chercher la bénédiction de Dieu.

–       Vous a-t-il finalement guéri ?

–       Oui, je retournai chez moi vigoureux.

–       Combien de temps vous a-t-il traité ?

–       Environ neuf mois.

Commentaires :

Ces deux témoignages ont été choisis pour leur précision sur le travail d’Hahnemann.

Aucun des témoignages de patients étudiés par l’auteur ne rapportait la façon dont Hahnemann les écoutait. Il était donc probable que la façon dont Hahnemann écoutait ses patients passait inaperçue. Ce n’était pas un hasard. Hahnemann préconisait dans l’Organon une écoute empathique (paragraphe 86), avec circonspection, tact et connaissance des hommes (paragraphe 98) . Il y était probablement arrivé lui-même dans sa pratique.

Les qualités médicales d’Hahnemann le conduisaient à soigner des patients dans des états graves voire désespérés, à un stade où d’autres médecins avaient abandonné leur patient.

Enfin, pour les patients ou leur entourage, la personnalité d’Hahnemann exprimait un charisme étonnant.

3. Analyse par la lecture d’une partie du journal des malades de Samuel et Mélanie Hahnemann à Paris, de la transcription de l’écoute des malades d’Hahnemann :

L’auteur a exploré les quatre premiers volumes disponibles (DF2, DF2A, DF3, DF4) de la série française du journal des malades d’Hahnemann à Paris. Ces journaux étant manuscrits, l’écriture de Samuel Hahnemann, facilement distinguable de celle de Mélanie, me permit de parler de son travail.

Le journal des malades révélait une perception précise des symptômes du patient.

Par exemple, la description des crises comitiales (DF3 (page = p .) p. 129) était transcrite de façon précise et aussi exhaustive que possible.

Dans les maladies artificielles, telles que l’intoxication mercurielle (DF4 p. 49) Hahnemann avait une perception juste des troubles induits par l’intoxication.

La perception d’Hahnemann était souvent bien comprise par le lecteur, car les symptômes étaient transcrits dans les termes appropriés.

Le lecteur pouvait par exemple reconstituer les diagnostics suivants : syndrome parkinsonien (DF3 p. 81), tuberculose pulmonaire (DF3 p.257), cancer du sein (DF3 p.357).

La perception d’Hahnemann révélait au lecteur des sens sains et en éveil.

La distance d’écoute de la montre à droite et à gauche par un malade présentant des troubles auditifs, était parfois notée à chaque consultation (DF3 p.360). La taille des pupilles du patient au jour et à l’obscurité était parfois dessinée sur l’observation si elle semblait anormale à Hahnemann (DF4 p.84). La mesure du tour d’ombilic dans une ascite était notée à chaque consultation (DF4 p. 55, 138). Les nodosités mammaires (DF3 p. 369) ou les adénopathies cervicales (DF3 p.307) étaient parfois dessinées sur l’observation grandeur nature. La vitesse du pouls était parfois notée (DF3 p.216).

Certains extraits du journal des malades faisaient penser qu’Hahnemann écrivait exactement les propos du malade.

Madame M. (DF4 pages 357 et 358) :

« … Pire depuis deux mois et demi et dans une telle excitation, que la moindre chose lui donne une crise nerveuse qui avant le traitement étaient de deux, trois mois d’intervalle / les nuits sont beaucoup plus mauvaises, n’avait jamais dormi si peu que maintenant / et cependant elle ne prend plus de café / elle est toujours moins souffrante le soir que le matin, surtout figure et teint pas autant décomposés / n’est pas même maigre. Son estomac fait bien sa fonction à la constipation près. Plutôt les forces morales que physiques diminuent.

La moindre inquiétude d’esprit la met dans des souffrances épouvantables et les inquiétudes qui se rattachent toujours sur les Etres qui lui sont chers.

N’est pas occupée d’elle-même, toujours pour les autres, attristée plutôt parce qu’elle se trouve pénible pour les autres qui l’aiment / Elle supporte très courageusement les maux physiques, mais tout ce qui tient au moral la met dans un état d’agitation intérieure et quelquefois extérieure dont elle n’est pas maîtresse

Toujours des rêves dans la nuit / elle ne peut trouver les phrases. »

Comme l’écoute, l’écriture d’Hahnemann se révélait souvent attentive. Soignée et lisible, elle supposait une patience fréquemment exercée et soutenue par la force de la volonté.

Les observations se prolongeaient souvent plusieurs années ; elles étaient parfois rapportées au jour le jour, lors de la consultation ou par transcription des lettres du patient à Hahnemann.

En début d’observation, tous les traitements (allopathiques ou homéopathiques) précédents et leurs effets respectifs étaient soigneusement relevés, avec souvent le nom des autres prescripteurs. Le traitement, la posologie, et les résultats du traitement étaient toujours précisément transcrits.

J’ai retrouvé des extraits de l’observationde John B .Y., écrite par Mélanie (DF2A p. 195) ; elle rapporte Unknown-1trois consultations le 22, 26 et 29 avril (année non précisée) ; l’enfant présentait une tuberculose pulmonaire.

CONCLUSION GENERALE ET PROVISOIRE :

J’ai exploré et comparé trois sources indirectes d’étude de l’écoute médicale selon Samuel Hahnemann : deux publications d’Hahnemann, deux témoignages de patients d’Hahnemann, et la lecture de quatre volumes du journal des malades d’Hahnemann à Paris.

J’ai retrouvé une cohérence et une continuité entre ces trois sources.

Les témoignages de patients et la lecture du journal des malades mettaient en évidence, dans la pratique d’Hahnemann, la plupart des idées exprimées dans ses publications.

Les qualités de l’écoute médicale selon Samuel Hahnemann gardent, à mon sens, une valeur importante et utilisable pour la pratique médicale actuelle.

REFERENCES

(1)    Hahnemann S. Der ärztiche Beobachter. In der Arzneimittellehre von Samuel Hahnemann, vierter Theil. Dresden, 1818 : 21-26.

(2)    Hahnemann S.  Organon der Heilkunst. Bearbeitet und herausgegeben von J.M. Schmidt. Heidelberg :  Haug, 1992.

(3)    Legouvé E. Soixante ans de souvenirs. Hetzel : Paris, 1888 : 216-229.

(4)    Bradford T.L. Life and letters of Hahnemann. New Delhi : Jain, 1992 : 373-375.

REMERCIEMENTS

Merci à l’Institut für Geschichte der Medizin der Robert Bosch Stiftung, Straussweg 17, 7000 Stuttgart, Allemagne, qui m’a permis de publier des extraits de microfiches des journaux de malades de Samuel Hahnemann à Paris.

Exposé présenté le 2-5-1997 au congrès de printemps à Montpellier, ayant pour thème l’écoute.

Summary

What did medical listening represent for Samuel Hahnemann ?

I looked up for answers in some of Hahnemann’s publications, reading both testimonies from his patients and part of Samuel Hahnemann’s patients’ diaries in Paris.

The medical observer and the Organon proved to be full of details concerning medical listening. Testimonies selected by two particular patients enabled me to conclude that Hahnemann had amazing medical and human qualities, and that his way of listening to his patients went unnoticed.

Reading part of the diaries of Hahnemann’s patients made me underline the rigour, the discipline and the patience along which the listening of Hahnemann’s patients had been registered.

These three sources used by Samuel Hahnemann in the medical listening showed a coherence and a continuity in his work.

The qualities of his medical listening have remained very useful in current medical practice.

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Une réponse à “L’écoute médicale selon Samuel Hahnemann – Publication du Docteur Bruno LABORIER” Subscribe

  1. Florence 26/04/2014 at 15:10 #

    Merci de ce nouvel article, docteur Laborier.
    Les références de pure extraction et votre style pointu en font un moment de lecture très choisi.

    Je me permets, à la suite, de livrer mon questionnement de patiente en puissance.

    Samuel Hahnemann avait devant lui des patients probablement très peu avertis de l’homéopathie et le Fondateur était le maître de l’observation, du questionnaire, de l’enquête / auscultation, autant que celui de la prescription.

    Je me demande l’intérêt pour le médecin que le patient soit informé de l’homéopathie et participe à la consultation.
    (Je me questionne aussi sur l’intérêt pour le patient d’être informé, en vérité.)

    a – ll me semble opportun que le patient connaisse les principes fondamentaux de cet art (ainsi que ses limites, ajustées à l’individuation, par exemple).

    – Ce qui n’est pas forcément l’avis du médecin !?

    b – Lorsque la santé du malade le permet, le problème s’étoffe avec la description des maux mais aussi des caractéristiques ou des habitudes personnelles, voire d’une piste médicamenteuse, dans le cas d’un patient très investi dans la connaissance homéopathique.

    – La préparation du rendez-vous par le patient, par un relevé un peu détaillé et réfléchi de ses maux et de ses habitudes, par exemple, est-il certainement avantageux pour le praticien ?
    – D’autres préparatifs ou interventions de même ?

    c – Je bute aussi sur l’usage éventuel de placebo, au fil des rendez-vous médicaux…

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