Le rôle des patients dans les journaux de malades de Samuel Hahnemann et dans ses publications. Publication du Docteur Bruno LABORIER

Le rôle des patients

dans le journal des malades

de S. Hahnemann

et dans ses publications

Résumé :

 

Pouvait-on appréhender le rôle des patients à travers les écrits d’Hahnemann ?

J’ai exploré une partie des publications et une partie des journaux de malades d’Hahnemann à Paris. Les publications mettaient en place des repères précis pour la pratique médicale, et proposaient parfois un rôle actif au patient. Les journaux de malades rapportaient une partie des limites humaines de la relation médecin malade.

Il existait une continuité entre les convictions médicales exposées dans les publications et la prise en charge des malades rapportée dans les journaux. Le patient pouvait participer activement à la prise en charge de sa maladie. Hahnemann centrait ses préoccupations sur l’état de santé des patients, avec un profond respect de la personne humaine.

 

Introduction :

 

Le rôle des patients en médecine a toujours mérité d’être pris en considération.

Comment le fondateur de l’homéopathie, Samuel Hahnemann, grand théoricien médical et grand médecin de son temps, considérait le rôle des patients dans ses publications ? Quel rôle laissait-il au patient dans ses journaux de malades ? Pouvait-on comparer l’image du patient dans les publications et celle présentée dans les journaux de malades ? Y avait-il une signification globale de ces journaux ?

Telles étaient mes réflexions en construisant ce travail.

 

1.APPROCHE DU ROLE DES PATIENTS A PARTIR DE CERTAINES PUBLICATIONS DE SAMUEL HAHNEMANN:

 

J’ai exploré une partie des publications d’Hahnemann, dont la sixième édition posthume de l’Organon (1).

– Rôle des patients proprement dit :

L’ami de la santé (1792) (2) :

Unknown-1« Demander raison à soi-même sur ses habitudes nuisibles, étudier son corps, suivre le régime de vie le plus adapté à sa propre nature, et se refuser héroïquement tout ce qui pourrait miner sa propre santé individuelle, ou qui l’a déjà bien détruite… »

« Modération et attention à ce qui réussit le mieux à notre constitution individuelle en toute situation, est la seule règle diététique infaillible pour tous. »

« Plus nous éveillons nos sens d’une manière innocente, plus vivace et facile deviendra notre faculté de penser, plus nous serons capables et disposés au travail. »

« Si on croit qu’il y ait des variétés humaines, on se trompe : les hommes sont venus aussi tendres et doux du corps de leur mère que n’importe lequel d’entre nous. »

« Appliquer à soi-même la modération comme une des plus nobles des vertus… Modération, stricte modération, est une vertu corporelle sublime, sans laquelle nous ne pouvons devenir sains et heureux. »

Traitement et prévention du choléra asiatique (1831) (2) :

« Donner le camphre seul et toujours au tout début de la maladie… »

« Toute personne, pour une rapide guérison des siens du choléra, doit constamment immédiatement traiter elle-même avec le camphre, et ne pas attendre sur une aide médicale, qui, même si elle était bonne, arriverait pourtant généralement trop tard. »

Organon de l’art de guérir, sixième édition posthume (1) :

Paragraphes 121 à 140 :

« Méthode à utiliser quand on fait des expérimentations par d’autres personnes que soi-même. »

Paragraphe 127 :

« Les remèdes doivent être expérimentés aussi bien chez les hommes que chez les femmes pour mettre en évidence les changements de l’état de santé relatifs au sexe. »

Les expérimentations, pratiquées chez des individus lettrés ou illettrés (paragraphe 140) devaient être bénévoles (paragraphe 143), faites sur un nombre considérable de médicaments, et dirigées par Hahnemann ou quelques jeunes hommes fiables (paragraphe 145).

– Devoirs du médecin permettant au patient de jouer un rôle authentique :

L’observateur médical (un fragment) (1818) (3) :

« L’observateur (médical) sait que les observations relatives aux sujets médicaux doivent être écrites dans un esprit sincère et sacré… et qu’elles doivent être rédigées sous l’inspiration d’une conscience honnête pour les communiquer au monde, en sachant qu’aucun de tous les biens terrestres n’est plus digne d’une ardeur appliquée que la vie et la santé de notre prochain. »

Les maladies chroniques (1835-1839) (4) :

« Quant à ce qui concerne la diététique, toutes les classes de personnes quand elles veulent guérir d’une maladie chronique, doivent supporter quelques restrictions. »

« … pour une maladie chronique (psorique) de si longue durée, … il ne suffit pas du traitement médical le plus convenable, d’un régime de vie très soigneux, et d’une obéissance du malade, mais il faut encore nécessairement de la patience et beaucoup de temps utile.»

Organon de l’art de guérir, sixième édition posthume (1) :

organon  Paragraphe 84 :

« Le malade se plaint de la progression de ses peines ; les parents racontent ses plaintes, son comportement, ce qu’ils aperçurent de lui ; le médecin regarde, écoute et remarque par ses           autres sens, ce qui est changé et inhabituel à ces plaintes . Il note tout, exactement avec les mêmes expressions dont le malade et les parents se servent. Il les laisse silencieusement finir de      parler, et s’ils ne s’éloignent pas du sujet (*), sans interruption.

(*) « Chaque interruption perturbe la série des idées des narrateurs, et cela ne leur revient pas ensuite aussi exactement qu’ils voulaient le dire au début. »

Paragraphe 89 :

…  « c’est au malade (excepté dans les maladies simulées), qu’on doit accorder la plus grande confiance pour tout ce qui a trait aux sensations qu’il éprouve. »

Paragraphe 261 :

Le régime de vie le plus convenable dans les maladies chroniques pendant qu’on fait usage d’un remède dans les maladies chroniques, repose sur l’éloignement de tels obstacles à la guérison et sur l’addition des conditions inverses parfois nécessaires : retour à la sérénité innocente de l’esprit et de l’âme, exercice actif au grand air presque par tous les temps (promenades quotidiennes, petits travaux manuels), aliments et boissons convenables, nutritives, et non médicinales, et cetera.

Commentaires :

Dans l’ami de la santé, Hahnemann proposait ses conseils pour lui et pour ses patients. Il avait donc mis lui-même à l’épreuve sa connaissance de soi et ses conseils hygiéniques, avant de les proposer à ses patients. Il considérait tous ses patients sur un pied d’égalité.

Dans l’observateur médical, Hahnemann exigeait la sincérité et l’honnêteté de la rédaction des observations médicales. C’était un préambule dans cette investigation, avant l’étude du Journal des Malades d’Hahnemann.

Hahnemann proposait un rôle actif aux patients en début de choléra.

Pour les maladies chroniques, Hahnemann réclamait à ses patients des conditions hygiéniques rigoureuses, et une grande discipline ; le médecin pouvait en outre conseiller le patient sur ses conditions de vie.

Dans l’Organon, Hahnemann proposait des conditions médicales aptes à une bonne écoute du patient. Certains patients, sains ou parfois malades, eurent un rôle actif dans les expérimentations de nombreux remèdes ; les symptômes qu’ils ont permis de recueillir dans la Matière médicale pure de Samuel Hahnemann, et dans les remèdes antipsoriques des Maladies chroniques sont encore utilisables pour la pratique médicale actuelle.

 

2. SIGNIFICATION DU PATIENT POUR SAMUEL HAHNEMANN DANS LA REDACTION DE SES JOURNAUX DE MALADES :

 

J’ai étudié les cinq premiers volumes du journal des malades de Samuel Hahnemann à Paris : DF2, DF2A, DF3, DF4, DF5.

Ces volumes ont été rédigés de façon manuscrite par Samuel et Mélanie Hahnemann. Les écritures très différentes des deux rédacteurs permettaient aisément de les distinguer, et c’est le travail de Samuel Hahnemann auquel je me suis attaché.

Ces journaux ont été lus sur microfiches éditées par l’institut pour l’histoire de la médecine de Stuttgart, avec l’aide des publications du cinquième volume (DF5) (5) puis du deuxième volume (DF2) (6) de la série française, par Arnold Michalowski. L’ensemble représentait environ 1500 pages d’écriture, alors que la série française en comptait environ 7000.

La lecture du journal des malades a révélé une image directe des malades par transcription de consultations au cabinet d’Hahnemann, ou une image plus indirecte par transcription de lettres du patient, ou plus indirecte encore par transcription de lettres de la famille du patient si le patient n’était pas en état d’écrire (enfant ou malade trop atteint).

Extraits de lecture du journal des malades, écriture de Samuel Hahnemann :

Par respect du secret médical, l’identité des patients n’a pas été rapportée.

DF2, pages 21 à 23 : pour une patiente présentant une ascite, Hahnemann écrivit : « doit se faire peser » ; et le poids de la patiente en livres est rapporté toutes les semaines pendant cinq mois.

DF3, page 70 : « de l’amygdale gauche sortent de temps à autre de petits morceaux jaunâtres qui puent. Moi, je retire de telle matière et un morceau de paille de cette grandeur ————– . »

DF3, page 96 : 4 mai « …ne peut rien avaler ni parler depuis hier matin. Les accès proviennent de la gencive inférieure comme si un abcès se formait produisant une douleur continue. »

DF3, page 116 : même patient, 10 juillet « … à l’exception de deux heures de sommeil (à 10 et 8 heures) ces attaques n’ont pas discontinué. Il n’y a pas plus de 6-8 minutes d’intervalle – voilà bientôt 24 heures que cette agonie dure.

En déjeunant le mal était parfois bien plus pénible comme si la bouche à gauche était écorchée et fortement enflammée. »

DF3, page 123 : même patient, 26 août, même année : « … à déjeuner l’aggravation terrible comme (si) des instruments pointus lui étaient enfoncés violemment dans une partie enflammée / la bouche intérieure et la langue sont très échaudées et les gencives comme enflées et enflammées. »

DF 3, page 124 : même patient, 4 octobre :  « Ses souffrances sont insupportables / Dort très peu par les douleurs… Depuis le (mois de) mars elles ne (le) quittent pas – toujours de la même qualité… »

DF3, page 201 : même patient, 11 avril (année suivante) : « il est en agonie. »

DF4, page 87 : Description des troubles visuels d’un patient « …les petits points brillants en or– la difficulté et l’impossibilité de lire. Les yeux se tirent, comme si on les arrachait – Ils se brouillent de suite – les contours disparaissent – alors une barre de fer sur les yeux, surtout dans le front… » Les circonférences des pupilles au jour et à l’obscurité ont été dessinées à quatre reprises sur l’observation.

5 février 1838 : « peut lire trois pages à la fois… le 30 janvier il écrivit quatre pages et en lisait autant. »

DF5, page 60 : « 26 août : … doit prendre un bain de pied pendant une demi heure tiède, alors prendre le médicament encore trois jours.

30 août : n’a pas pris de bain de pied ni de médicament… »

DF5, page 90 : « A pris d’elle-même carbo vegetabilis, calcarea carbonica, petroleum, sepia, lycopodium clavatum. »

DF5 page 113 : « Il s’est poudré tous les jours avec du soufre et prend une décoction de pensée sauvage. »

UnknownDF5, page 219 : … « Avant huit jours, il a été empoisonné par un lavement contenant deux gros de Belladonne, dont il eut les pupilles très dilatées – ensuite la langue enflée, voyait mille choses qui n’existaient pas et croyait qu’on lui allait faire une opération avec le bistouri (les objets vrais il ne voyait plus) mémoire perdue, assoupi, voulait arracher tout, grande envie d’uriner vaine ; après six heures face très rouge et bouffie ; par un bain chaud il est revenu et l’a rappelé à lui, il ne put uriner qu’après un tel bain… »

DF5, page 386 : « 7 octobre : a été accoutumé à fumer 10 – 24 cigares par jour ;

avant mon traitement  5 – 6 cigares ; depuis aucun; je lui concède une seule pipe

11 octobre : fume beaucoup comme son père m’écrit – lui le nie. »

Commentaires :

 

L’écriture de Samuel Hahnemann m’est apparue attentive, soignée et lisible.

Samuel Hahnemann avait une perception précise des symptômes du patient, et sa perception était bien comprise par le lecteur.

L’automédication apparaissait très rarement rapportée malgré sa recherche soigneuse habituelle par Hahnemann.

Les patients par les intoxications accidentelles ou iatrogènes, eurent aussi parfois un rôle passif dans le recueil des symptômes induits par les remèdes.

L’honnêteté de la transcription des observations m’a semblé réelle, bien qu’elle soit difficile à affirmer. La comparaison des lettres de patients et de leur transcription dans les journaux de malades, effectuée dans la transcription du deuxième volume de la série française (6), rend cette honnêteté plus plausible

 

3. COMPARAISON ENTRE L’IMAGE DU PATIENT DANS LES PUBLICATIONS DE SAMUEL HAHNEMANN ET CELLE PRESENTEE DANS LES JOURNAUX DE MALADES :

 

J’ai trouvé des éléments de comparaison sur l’hygiène de vie du patient, l’observation de ses symptômes, et le suivi du patient.

Voici un extrait du journal des malades (DF4, page 130) portant sur l’hygiène de vie, très proche de l’esprit de « l’ami de la santé », et de l’Organon (paragraphe 261) :

images-1« Comme il ne peut pas s’exempter du sort des humains, il ne doit travailler que jusqu’à dix heures ; alors causer avec un ami pendant une heure, et après avoir pris son médicament, se coucher, la tête libre des idées empreintes par la lecture ou autre travail d’esprit. Il faut se promener tous les jours à pied trois quarts d’heure à une heure, mais pas tout (de suite) après le repas où il doit rester tout à fait tranquille pendant trois quarts d’heure à une heure. Sans lire, sans écrire, sans se donner assez d’aise ou des heures de loisir, l’organisme chroniquement malade ne saurait se réparer pas même avec les remèdes les plus convenables. »

 

En ce qui concerne les observations des journaux de malades, Hahnemann semblait rapporter précisément les sensations du malade. Il notait probablement parfois exactement les propos du malade ou de son entourage, parfois seulement tout ce qui semblait important à Hahnemann pour le patient et son état de santé, en particulier dans la retranscription des lettres de patients.

Enfin, le suivi du patient révélait une attention aussi assidue que l’observation initiale, et faisait preuve d’une grande patience de la part d’Hahnemann. A ma connaissance, il n’abandonna aucun patient à son sort, tant que le patient ou son entourage demandait ses services.

 

En conclusion de ce chapitre, la comparaison entre l’image du patient dans les publications d’Hahnemann et celle présentée dans les journaux de malades montrait une continuité. En d’autres termes, Hahnemann appliquait dans sa pratique ce qu’il préconisait dans ses publications.

 

4. Y AVAIT-T-IL UNE SIGNIFICATION GLOBALE DE CES JOURNAUX DE MALADES ?

 

Etant donné les 1500 pages de la série française que j’ai étudiées, série qui comportait plus de 7000 pages, et étant donné que la série allemande de ces journaux était encore plus volumineuse, le travail présenté ne pouvait pas être représentatif de l’ensemble des journaux de Samuel Hahnemann.

A cette restriction près, j’ai retrouvé une signification globale de ces journaux pour le patient, pour Samuel Hahnemann, et pour le lecteur.

–       Signification de ces journaux pour le patient :

 

Par la précision avec laquelle il rapportait ses symptômes au médecin, par le respect des prescriptions hygiéniques et médicamenteuses, par l’observation régulière de ses symptômes, par sa fidélité à son médecin,

le patient pouvait participer activement à la prise en charge de sa maladie, et parfois à son amélioration et à sa guérison. Cette participation était parfois partagée par l’entourage du patient.

–       Signification de ces journaux pour Samuel Hahnemann :

 

Par la rigueur non interprétative de la prise de ses observations, par la clarté de ses conseils d’hygiène, par l’apparente simplicité mais aussi par le choix éclairé de ses prescriptions médicamenteuses, par la recherche de la certitude de l’observance de ses prescriptions hygiéniques et médicamenteuses, par la précision de la transcription de l’évolution des symptômes, par la fidélité d’Hahnemann à ses principes concernant la maladie, le rôle du médecin, et le traitement homéopathique,

Hahnemann plaçait l’état de santé du patient, et non la maladie du patient, au centre de ses préoccupations.

–       Signification de ces journaux pour le lecteur :

 

Ces journaux révélaient au lecteur un dévouement profond d’Hahnemann à son travail, un profond respect de l’auteur pour la personne humaine. Enfin, ils firent appréhender une partie des limites humaines de la relation médecin malade.

 

5.CONCLUSION GENERALE ET PROVISOIRE :

 

Le rôle des patients dans une partie des publications et une partie des journaux de malades de Samuel Hahnemann ne pouvait être appréhendé que partiellement.

Les publications permettaient des repères assez précis pour la pratique médicale. Les patients pouvaient jouer un rôle actif dans les expérimentations des remèdes, et dans le traitement du choléra à son début.

Les journaux de malades, rédigés avec soin et précision, montraient une grande discipline dans le travail de Samuel Hahnemann, et une fidélité de celui-ci à ses convictions. L’automédication semblait rare.

La recherche de l’image du patient a révélé un profond respect de la personne humaine par Samuel Hahnemann.

Bien que Samuel Hahnemann soit décédé depuis plus de 150 ans, les théories et la pratique hahnemanniennes restent pour moi vivantes, utiles pour la pratique médicale, et encore à approfondir.

 

REFERENCES

 

 

(1)  Hahnemann S. Organon der Heilkunst . Textkritische Ausgabe der 6. Auflage. Heidelberg : K. F. Haug, 1992.

(2)   Hahnemann S. Gesammelte kleine Schriften; herausgegeben von J.M. Schmidt und D. Kaiser. Heidelberg: K.F. Haug, 2001: 119, 806.

(3)  Hahnemann S. Reine Arzneimittellehre von Samuel Hahnemann, vierter Theil. Dresden: Arnold 1825: 22.

(4)  Hahnemann S. Die chronischen Krankheiten, Band 1. Heidelberg: K.F. Haug, 1999: 134-170.

(5)  Hahnemann S. Krankenjournal DF5. Transkription und Übersetzung von Arnold Michalowski. Heidelberg : K.F. Haug, 1992.

(6)  Hahnemann S. Krankenjournal DF2. Transkription und Übersetzung von Arnold Michalowski. Heidelberg: K.F. Haug, 2003.

 

Remerciements

 

Merci au Docteur M. Dinges pour les conseils d’élaboration de cette publication.

Merci à l’Institut für Geschichte der Medizin der Robert Bosch Stiftung, Straussweg 17, 7000 Stuttgart 1 pour les microfiches du journal des malades de S. Hahnemann à Paris.

 

Summary:

 

Was it possible to grasp the role of patients through Hahnemann’s writings? I studied part of Hahnemann’s publications and part of his patients’ diaries in Paris. The publications set out precise indications for medical practice, and sometimes proposed an active role to the patient. The patients’ journals described part of the human limits of the doctor-patient relationship. There was a continuity between the convictions reported in the publications and the description of the patient’s treatment in the patients’ diaries. The patient could take an active part in the treatment of his illness. With a profound respect for human beings, Hahnemann’s main concern dealt with the state of his patient’s health.

Exposé présenté à Stuttgart en juillet 99; Second conference of the international network for the History of homeopathy: homeopathy and its patients.

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