Le prurit

Le prurit

Par le Dr. George Broussalian

chat-gratteCe travail, sur le Prurit, était destiné à des étudiants en première année d’Homéopathie. C’est-à-dire à des débutants.

L’étude de la Psore, découverte fondamentale de Hahnemann, constituait l’ossature de cet exposé.

Attirer l’attention, frapper les esprits par des symptômes, des idées chocs.

Ainsi dès le premier transparent, poser, l’affirmation du prurit en tant que manifestation majeure de la Psore avec les éruptions.

Aussitôt, un symptôme essentiel est mis en évidence :

numérisation0001« Désespéré par le prurit ».

Seul remède au degré 3 dans cette rubrique. Complétons par quelques caractères aux moindres degrés, idées de suicide avec peur de la mort, anxiété, insomnie, anxiété.

Cependant, longtemps, malgré son désespoir, le psorique est très attaché à sa sécurité vitale, sa survie, et, nous mettons en évidence deux symptômes discordants du premier :

« Mange, appétit même la nuit »

« Mange, appétit au cours des céphalées ».

Si la faim la nuit est partagée avec CHIN, LYC, PHOS, par contre dans la céphalée PSOR est pathognomonique, seul remède au degré 3. En général ces deux derniers symptômes martelés avec force s’inscrivaient d’une manière indélébile dans les esprits avec le désespoir. Trois grands signes de la Psore.

Les autres transparents exposent des modalités pour familiariser la prise d’observation par nos jeunes :

numérisation0002Caractères douloureux du prurit, brûlant, piquant, rampements de vers, mordant, cuisant. Localisations, modifications par le grattage, tout cela occupe les documents 2 et 3 sans nécessiter de gros développements.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

numérisation0003Nous insistions sur 2 modalités importantes et éliminatrices :

1/ Prurit aggravé par la chaleur

2/ Prurit amélioré par la chaleur.

Ces deux modalités clivent le miasme et séparent Psorinum de Tuberculinum. Ce dernier prurigineux amélioré par la chaleur est un tuberculinique ! Corollaire de ces 2 caractéristiques, la chaleur du lit qui avance MERC dans ce tableau.

 
 
 
 
 
 

numérisation0004Enfin, pour finir, sur le cliché 4, quelques données psychiques pour attirer l’attention sur la valeur des symptômes mentaux, suite de :

Citons, refoulement, égotisme, culpabilisation, mortification et autres…

Dans cette démarche, partant du prurit pour aboutir au mental, je n’avais fait que copier timidement Kent. Etudiant ainsi une ptose utérine, symptôme lésionnel, il ajoute une modalité: amélioration en croisant les jambes. Enfin Kent finit sur la tristesse de la patiente et il prescrit SEP.

Nous verrons ultérieurement, comment en modeste praticien, à partir de «transpiration nauséabonde des pieds» ou se «découvrir les pieds la nuit», nous pourrons remonter à un simillimum.


 
 
 
 

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2 réponses à “Le prurit” Subscribe

  1. Catherine Mayer 04/11/2010 at 16:33 #

    Un grand merci Dr Broussalian, de nous faire partager votre connaissance. Je trouve vos articles concis, très compréhensibles et de ce fait, facilement mémorisables.

    On attend la suite avec impatience…

  2. Georges 04/11/2010 at 19:00 #

    Madame Catherine Mayer,
    Je vous remercie pour vos commentaires.
    Mon but était de former des cliniciens généralistes, aptes à manier des symptômes, des modalités caractéristiques.
    les transparents frappaient les esprits, avec un très bref commentaire.
    L’essentiel était la visualisation, facilement mémorable comme vous avez admis.
    C’est le plus beau compliment pour mon modeste ouvrage.
    Il y a 102 dossiers à publier…
    Amitiés

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