Fausses routes répétées dans l’histoire de la médecine :

 

l’animal comme « modèle » de l’être humain.

 

Dans le domaine particulier de l’histoire de la médecine, un jeune Flamand, né à Bruxelles en 1514, va jouer un rôle primordial. Observons et regardons avec attention, prenons du recul pour comprendre sa trajectoire et les événements qui ont préservé momentanément l’homme de « la fausse route animale ».

 

André Vésale

André Vésale

Nous sommes en 1534, Vésale met en évidence sous l’autorité de son maître Sylvius de l’université de Paris, les valvules sur les veines des membres inférieurs qui portent encore le nom de ce dernier.

Ensuite, de retour à Louvain, il reconstitue un squelette humain complet, le seul qui ait jamais existé en Europe. En 1537, il est nommé professeur de chirurgie et d’anatomie à Padoue, une des plus célèbres universités de l’époque, à l’avant-garde du savoir et sous la tutelle de Venise.

 

Un difficile effort d’objectivité pour s’affranchir des habitudes

 

Voici comment le Dr Glasscheib présente dans son livre à la recherche du grand secret, la lutte de celui qui n’accepte pas ce qu’il ne comprend pas. Notamment un savoir reposant sur un conformisme non vérifié par la réalité.

 

Il n’avait pas encore vingt-trois ans. Pourtant, dès cette époque, il dominait de très haut toutes les sommités de la partie, pas tellement par son savoir que par sa passion dévorante et exclusive pour le sujet. Il commençait ses conférences, selon l’usage des universités, en exposant les vues et l’enseignement plus que millénaires de Galien. C’était la règle à cette époque, il n’était même pas pensable que l’on puisse agir différemment. Galien et Hippocrate avaient avancé peu à peu au rang de pères de l’église. Leurs enseignements étaient reçus comme des dogmes qu’il était hérétique de mettre en doute. Mais Vésale disséquait lui même et ne se contentait pas comme ses prédécesseurs, de désigner de loin les organes. Il eut ainsi tout loisir de les voir comme ils étaient vraiment, et parfois ils différaient de ce qu’avait dit Galien.

 

A la seconde et à la troisième autopsie publique, il rencontra les mêmes contradictions entre le texte et la réalité. Ce ne pouvait être un hasard. Vésale en était bouleversé : le doute l’avait touché. Un jour, Vésale comprit : Galien avait décrit le squelette d’un singe. Il reconnut plus tard que pour les organes internes, le chien et le porc lui avaient également servi de modèle et que de tout cela Galien avait composé une anatomie de l’homme.

 

A la quatrième autopsie que Vésale exécuta en public, il mit un point final à l’hypocrisie, cessa d’utiliser le texte de Galien et décrivit les organes tels qu’il les voyait. Ayant reconnu que l’anatomie de l’homme restait à écrire, il se mit à l’œuvre avec l’aide d’un peintre. Pendant son séjour à Venise il avait rencontré son compatriote des Pays-Bas, Jan Kalkar, qui se vouait à la peinture à l’école du Titien.

 

La Renaissance, l’effort pour un nouveau paradigme

 

Le 1er Août 1542, après quatre ans de travail, les deux cent soixante gravures sur bois  de Kalkar et le texte d’explication de Vésale étaient terminés. Le manuscrit des sept livres sur la construction du corps humain était achevé. C’était une anatomie qui n’avait pas été copiée sur les anciens, qui n’inférait pas indûment de singes, de porcs ou de chiens disséqués sur l’homme. Bref, c’était le premier véritable traité d’anatomie de l’homme.

 

Les sept livres parurent en 1543 chez Oporinus à Bâle, l’année où Copernic publia ses six livres sur les corps célestes. L’œuvre de Vésale souleva dès sa publication des controverses violentes et même la consternation, car Galien était toujours l’autorité vénérée et sacrée et on ressentait comme un blasphème  que quelqu’un osât contredire les enseignements du maître sacré de Pergame.

 

La réaction à cette provocation ne se fit pas attendre. Un des premiers qui remirent Vésale à sa place fut son ancien maître Sylvius. Il supplia dans des lettres pressantes son élève dénaturé de reconnaître ses erreurs et de renier publiquement toutes celles de ses affirmations qui étaient en contradiction avec celles de Galien. Quand Vésale eut refusé, s’en tenant au droit de représenter l’anatomie telle qu’il la voyait, Sylvius rédigea contre Vésale un libelle bourré d’invectives venimeuses. Il le traitait d’affabulateur et de sot, affirmant que Vésale avait disséqué des créatures mal conformées, ce qui l’avait induit en erreur.

 

Les insultes sans mesures dont le couvrait son ancien maître affectèrent profondément Vésale. D’autres anatomistes réputés, comme Eustache à Rome et Colomb à Padoue, critiquèrent à leur tour Vésale et maintinrent qu’ils préféraient errer avec Galien qu’avoir raison avec Vésale. La science était tellement farcie de fanatisme sauvage que l’affirmation l’emportait sur la preuve.

 

Cette lutte décrite plus haut illustre bien la difficulté qu’éprouve l’homme à imposer une idée plus juste du réel et de lui-même. Ne croyons pas qu’il soit plus facile à notre époque de foisonnement de la recherche et d’informations permanentes, de faire admettre et d’établir une compréhension et des pratiques cernant mieux la réalité de l’être humain. Au contraire, un conformisme matériel, avec démonstration scientifique à l’appui devient un obstacle encore plus infranchissable en raison de la force totalitaire de la preuve apparente matérielle.

 

Les autres étapes scientifiques de la connaissance médicale

 

Si le combat de Vésale a permis de rectifier une erreur qui dénaturait la compréhension que nous devons avoir de nous-mêmes, il l’a engagé dans une voie dangereuse, en orientant la médecine sur l’étude du cadavre. En effet, la recherche s’est poursuivie avec l’exploration, après la mort, des organes malades. Cette percée conceptuelle et pratique a été introduite par Laennec, Bichat, Broussais, Trousseau, à partir de la démarche de l’anatomopathologie qui s’est constituée dans les années 1830-1850.

 

Peu de temps après cette percée, la démarche à partir de l’animal s’est encore accentuée avec les travaux de Claude Bernard (1813 – 1878) pour explorer le rôle fonctionnel des organes, en premier lieu avec le foie. C’est toute « l’épopée » de la médecine expérimentale qui se met en place à partir de 1848.

 

Une leçon de Claude Bernard

Une leçon de Claude Bernard

Il apparaît une grande proximité entre la démarche anatomopathologique et celle de la médecine expérimentale. Le point commun, qui réunit ces deux approches, résulte du fait que ces deux supports de recherche, le cadavre ou l’animal, sont explorés comme un simple objet. Le chercheur exerce une domination totale sur la « matière » qu’il explore.  Ces « supports » n’ont rien à lui exprimer comme perceptions, ressenti, sentiments ou conscience. Doit – on déduire de cette situation la dérive actuelle où le médecin tient, le plus souvent, très peu compte de ce qu’exprime le patient ?

 

On ressent l’impression qu’il n’y a que lui qui sait. Ce que rapporte le patient n’a que peu d’intérêt ou tend à l’égarer. Il ne peut lui faire confiance car la façon de voir du patient ne recoupe pas sa connaissance présentée comme scientifique, et donc, véritablement objective.

 

Cette attitude s’est maintenue à notre époque avec l’étude cellulaire et infra cellulaire envisagée hors du champ vital du corps dans son ensemble. L’analyse, la dissection du corps, font abstraction d’une réalité essentielle : «  la Vie ». C’est ainsi qu’une science, chargée de la préserver et de la maintenir, a réussi ce paradoxe de l’expliquer et de la comprendre par ce qui n’est plus la vie.

 

De plus, l’homme se voit voué à la mort par la prise en compte de son aspect uniquement corporel qui exclut cette réalité supérieure vitale de l’âme. Il faut donc mettre en évidence ce retournement fondamental que nous devons opérer pour comprendre la vie par la vie. La méconnaissance des relations énergie-matière proposées par la théorie de la relativité et la physique quantique se manifeste chez l’homme par des troubles émotionnels et psychiques pouvant affecter soit notre comportement global, soit certains organes.

 

« Le mystère du vivant » ne peut être saisi par une démarche analytique réductrice

 

Le vivant, un assemblage d'organes?

Le vivant, un assemblage d’organes?

L’incapacité d’un certain regard pour concevoir rationnellement la réalité de cette énergie vitale « invisible et impalpable », nous amène à l’ignorer et à laisser s’opérer ces atteintes majeures du corps qui implose sous l’effet de pratiques et d’investigations médicales mises au point à partir du cadavre. A travers un moment essentiel de la vie de Vésale nous avons fait surgir toute une époque avec ses attitudes, ses sentiments et ses préjugés qui nous surprennent. Nos descendants trouveront également inattendues les péripéties qui perpétuent ce problème dans les ultimes années du XXe siècle.

 

Cette compréhension de l’être humain, qui s’appuie sur une démonstration de son évolution à partir de l’animal et de ses instincts, limités mais admirables de perfection, aboutit à la lutte des espèces, cette loi du plus fort et du plus adaptable que la nature privilégierait. Cette notion va progressive- ment envahir la science biologique, l’entraînant souvent dans une attitude de domination injustifiée à l’encontre des « règnes inférieurs ». Cette attitude va alors amplifier, ce qui apparaîtra par le biais des vaccinations, l’action des résidus animaux qu’il porte encore en lui. En effet il subsiste en nous des émotions élémentaires d’origine animale : désirs, instincts, passions, peurs, que nous jugeons sans conséquence sur le plan biologique, bien qu’elles soient toujours très actives dans ce que l’on nomme maintenant le cerveau archaïque.

 

L’incapacité ou le refus d’envisager les relations qui lient l’énergie dans ses aspects psychiques ou émotionnels avec les éléments constitutifs et correspondant du corps, organes et cellules, va permettre et faciliter la matérialisation de ces perturbations dans les structures du corps et / ou lors de son fonctionnement. Ceci sera le fruit d’une cécité et d’une absence de clairvoyance tant individuelle – ceux qui devraient faire preuve de perspicacité – que collective – les médecins qui s’appuient sur les nouvelles techniques.  Ces dernières vont apporter la preuve matérielle de la présence des germes et des microbes alors qu’il peut s’agir de la transposition à l’échelle infinitésimale d’une émotion ou d’une énergie animale qui affecte la personne.

 

Enfin, nous devons constater que notre époque achoppe toujours sur une compréhension de l’être humain à partir de l’humain. A travers les différentes étapes des progrès modernes de la médecine, l’animal revient toujours comme référence. Ainsi par exemple avec la mise au point des médicaments nécessitant une étape d’expérimentation sur l’animal. Il en est de même avec « le modèle animal » pour explorer les mécanismes pathologiques. C’est toujours une réduction de la réalité humaine qui est saisie, interprétée et mise en œuvre.

 

Notons, par exemple, qu’en homéopathie au contraire, l’action des remèdes est testée avec des humains directement afin de faire apparaître et d’en recueillir le ressenti sensible. C’est à dire les composantes émotionnelles et comportementales  ainsi que les perturbations de sa sensibilité. Et ce sont les médecins et leur entourage qui les premiers ont exploré dès les premiers pas de l’homéopathie ces différentes facettes de la sensibilité et réactivité humaine.  Précisons enfin que cette démarche suit une logique d’une rigueur exceptionnelle puisqu’elle explore toutes les conséquences biologiques, fonctionnelles et psychiques d’un remède sur une personne en bonne santé  pour utiliser ensuite ce même remède lors d’une symptomatologie identique au cours d’une maladie. Combien de fois cette façon de faire a démontré sa justesse  en apportant la guérison ! Que faut-il de plus comme preuve et contre preuve ? De même il ne viendrait pas à l’esprit d’explorer les méridiens d’acupuncture sur des animaux, pour en vérifier le trajet et l’influence exercé en stimulant tel ou tel point.

 

La face cachée de la vaccination : introduire une influence animale invisible

 

vaccination

Imagerie d’Epinal: la vaccination qui protège votre enfant

Les vaccinations vont apporter dans l’action médicale, sous l’apparence d’une protection, une réactivation de la réalité animale. Prenons conscience que la plupart des vaccins sont faits à partir d’un support venant de l’animal. Le premier, celui de la variole, vient de la vache, d’où son nom : vaccin à partir du mot latin vacca. Celui du BCG est aussi réalisé à partir d’un bacille tuberculeux atténué provenant de la vache. Le vaccin polio est le premier vaccin qui utilise le détour par des cultures cellulaires. Et cela sera fait à partir de cellules de reins de singes. Les vaccins de la grippe, de la rougeole et de la fièvre jaune sont réalisés à partir d’œufs de poules. Le vaccin contre le virus de l’hépatite B se fait à partir de cellules cancérisées d’ovaires de hamster ou de levures.

 

Or, il est surprenant de lire le texte suivant  tiré des cours en 1977 au Collège de France de Michel Foucault et repris et commenté par Giorgio Agamben ( Homo sacer, le pouvoir souverain et la vie nue p. 11): « L’accroissement vertigineux de l’importance de la vie biologique et de la santé de la nation en tant que problème spécifique du pouvoir politique se transforme désormais en gouvernement des hommes (Foucault 2, p. 719). Il en résulte une sorte d’animalisation de l’homme effectuée par les techniques politiques les plus sophistiquées. Alors apparaissent dans l’histoire aussi bien la multiplication des possibilités des sciences humaines et sociales que la possibilité simultanée de protéger la vie et d’en autoriser l’holocauste ». En particulier, le développement et le triomphe du capitalisme n’auraient pas été possibles, dans cette perspective, sans le contrôle disciplinaire réalisé par le nouveau biopouvoir qui, par une série de technologies appropriées, s’est créé pour ainsi dire les corps dociles dont il avait besoin.

 

On peut être sûr qu’à aucun moment ni M. Foucault, ni G. Agamben n’envisage l’importance de l’influence de la médecine dans ce qu’ils formulent comme une sorte d’animalisation de l’homme qu’ils attribuent pour leur part comme provenant de techniques politiques les plus sophistiquées ou de la multiplication des possibilités des sciences humaines et sociales.

 

Mais la fin de cette phrase est troublante : la possibilité simultanée de protéger la vie et d’en autoriser l’holocauste. Elle renvoie bien à cette critique des techniques biologiques progressivement mises en œuvre depuis un siècle. Techniques biologiques appropriées dont la vaccination est devenue progressivement la pierre angulaire initiale que tout citoyen doit recevoir par un contrôle disciplinaire (obligation étatique ou propagande effrénée) presque dès sa naissance, sous le prétexte justement d’en protéger la vie.

 

Mais avons-nous conscience de la contrepartie insidieusement cachée qui permet tout aussi bien d’en autoriser l’holocauste ? Tout se passe comme si nous n’avions accès qu’au côté face  et apparent de la chose, la protection, et que le côté pile nous était radicalement voilé, l’holocauste. Mais un avers peut-il exister sans revers ? La médecine soupçonne-t-elle d’ailleurs sa part dans ce retournement tragique ? S’est elle donnée les éléments de compréhension et de réflexion pour discerner les étapes qui la faisaient organiser cette animalisation de l’homme si propice au nouveau biopouvoir ?

 

Un pouvoir, discrétionnaire et absolu, comme celui que l’homme exerce actuellement sur l’animal.

 

Dr  Didier  Tarte

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5 Responses to “Le cadavre comme modèle de santé?” Subscribe

  1. Vicarini 09/12/2013 at 7:59 #

    En parfait accord avec cet article, car c’est bien là un sujet qui me travaille. Je joins un extrait de mon travail de diplôme en cours qui a pour titre Homme, Homéopathie et Réalité.

    LIBRE ARBITRE

    La générosité de départ n’implique pas uniquement un amour inconditionnel mais aussi une liberté inconditionnelle. Cela signifie que chaque être humain jouit en essence de cette liberté inconditionnelle, donc d’un libre arbitre. La projection de la réalité en fonction de ce libre arbitre ne pourra se faire qu’en fonction de son niveau de conscience, de sa perception de la réalité, de ses dépendances corporelles, de ses croyances, de son identification à ses pensées, à son corps, à ses informations, à son environnement…
    Un remède homéopathique bien choisi à la possibilité de libérer l’être d’une partie de ses chaînes et de lui permettre d’aborder sa réalité d’un œil neuf lui permettant ainsi de mieux exprimer sa liberté. On peut ainsi dire que l’homéopathie a pour but de guérir l’homme, de lui restituer son autonomie et sa liberté et ce en fonction de son état de conscience. Pour cette raison l’homéopathie ne concerne pas uniquement le corps, qui n’est qu’un témoin de l’âme qui elle-même n’est qu’un témoin de notre nature originelle.
    L’intelligence humaine permet de distinguer cette nature et ce qu’elle implique. Sans cette intelligence les forces noires, sombres peuvent prendre le dessus et avec pour conséquence la destruction. On retrouve là le miasme syphilitique. Alors que dans la reconnaissance de notre origine on a la possibilité de sortir de tous les miasmes et de retourner en demeure. A ce niveau vie et mort ne sont plus que des mirages. Il y a alors les conditions qui permettent un saut quantique débouchant sur une nouvelle réalité. A un moindre niveau c’est ce type de phénomène qui se produit lorsqu’un remède homéopathique agit sur l’essence du désaccord, l’illusion d’un patient.
    En reconnaissant la liberté inconditionnelle dont chaque être jouit en essence, on peut observer les dégâts que produisent des fonctionnements justifiés par l’observation du monde animal. La lutte pour la procréation, la hiérarchie, tuer pour se nourrir, tout cela fait partie d’une conscience collective animale, l’homme y ayant apporté ses propres dérives en fonction de son libre arbitre. En s’appropriant ces modèles l’homme se rabaisse à une conscience collective de type animale alors qu’il jouit par le phénomène du retour conscient d’un accès à une conscience individuelle reliée à une conscience universelle. La conscience d’une espèce bien que cloisonnée n’est pas étanche si bien que tout influe sur tout c’est l’interconnexion d’où la responsabilité de chaque humain d’accéder à son Etre. Ce type de pensée équivaut à mettre le libre arbitre au service, à la reconnaissance de ce que l’homme fut avant de tomber dans la chair, en dualité. Chacun de nous à la possibilité par essence d’en prendre conscience et c’est certainement le vrai travail de l’homme. Chaque homme à la possibilité même s’il l’ignore encore de ne plus produire en lui ce qu’il n’accepte pas dans la réalité, chez l’autre. Que celui qui n’a jamais pêché lance la première pierre. A ce niveau même Jésus qui pourrait lancer une pierre ne le fait pas car il en connaît les conséquences, et produire de la souffrance gratuitement n’est pas conforme avec notre demeure. Seul l’amour gratuit est conforme au don d’origine.

    • didier tarte 09/12/2013 at 11:50 #

      Merci de nous transmettre ce passage de votre mémoire qui vient en écho à l’article fausses routes répétées et particulièrement fait écho à cette formule : Le cadavre comme modèle de santé?

      Ces observations sont très riches et utiles. Merci de nous les présenter à cette occasion.
      Alors que dans la reconnaissance de notre origine on a la possibilité de sortir de tous les miasmes et de retourner en demeure. Il serait peut être utile d’expliquer ce qui est entendu à propos de cette formule retourner en demeure . Cela implique sans doute une vision élargie de l’être humain, bien au-delà de son apparence physique corréler à l’interprétation animale.
      Sans cette intelligence les forces noires, sombres peuvent prendre le dessus et avec pour conséquence la destruction.
      Ces forces noires, sombres, ne sont elles pas formulées d’habitude sous le terme d’inconscient ? Mais cette intelligence nécessite un grand vécu, beaucoup d’expériences de vie et la chance de pouvoir comparer et d’échanger avec des personnes pouvant nous aider à comprendre, discerner, juger même la valeur de nos comportements et de nos actes. Cela nécessite souvent de sortir de notre milieu, de notre environnement pour disposer de moyens de comparaison ! ( il suffit de voir comment « la pensée allopathique » semble incapable d’ouvrir sa conscience sur une expérience différente !)

      Pour cette raison l’homéopathie ne concerne pas uniquement le corps, qui n’est qu’un témoin de l’âme qui elle-même n’est qu’un témoin de notre nature originelle.
      Avec ce passage nous sommes devant une problématique philosophique qui concerne la nature humaine et sur laquelle la démarche médicale classique est dans le non dit sur sa position réelle. Pour elle, la notion d’âme n’existe pas et pour cause. Elle attend une démonstration dont elle ne veut pas se donner les moyens, certes difficiles, pour en avoir les preuves. Mais à ce propos je pense que l’homéopathie n’est qu’un élément possible apportant la preuve de cette dimension de l’âme. Il s’agit de rassembler les pièces épars du puzzle. A ce sujet il y a en effet besoin de s’appuyer sur un ensemble de données accumulées depuis plusieurs décennies. D’abord en effet la physique quantique. Mais aussi les données venues de l’acupuncture, de la chromatothérapie, de l’ostéopathie………………. Mais aussi et peut être surtout les travaux si nombreux maintenant autour des NDE ( expérience au bord de la mort). ( avoir connaissance des congrès à ce sujet particulièrement le deuxième à Marseille en Mars 2013). Il faudra bien que la médecine sorte de ses œillères autour de ces sujets !

      Il en est de même avec le passage suivant qui renvoie à une conception spirituelle de l’être humain : Ce type de pensée équivaut à mettre le libre arbitre au service, à la reconnaissance de ce que l’homme fut avant de tomber dans la chair, en dualité.

      Tout le dernier paragraphe apporte des remarques très profondes qui développent bien la dimension particulière de l’être humain libéré du modèle animal.
      En s’appropriant ces modèles l’homme se rabaisse à une conscience collective de type animale alors qu’il jouit par le phénomène du retour conscient d’un accès à une conscience individuelle reliée à une conscience universelle.

      Enfin je trouve cette phrase particulièrement profonde : Chaque homme à la possibilité même s’il l’ignore encore de ne plus produire en lui ce qu’il n’accepte pas dans la réalité, chez l’autre. Elle mériterait d’être développée.

  2. admin 11/12/2013 at 6:10 #

    Je t’en prie Didier: développe !

  3. didier tarte 11/12/2013 at 11:13 #

    On me demande de développer cette phrase bien intéressante, car il me semble qu’ elle met le doigt sur quelque chose de fondamental.

    J’ai bien du mal à développer moi-même cet aspect de la relation avec les autres. Cela nécessite plutôt dans un premier temps un échange afin de pouvoir s’éclairer mutuellement. Pour ma part, j’ai souvent constaté que c’est l’échange à plusieurs qui me permettait de mettre des mots ou de préciser une intuition ou une pensée qui ne venait pas spontanément à être formulée. C’est une manière de s’éclairer mutuellement en dépassant les limitations ou les blocages de l’égo. C’est une manière de s’aider à monter d’un cran dans « la lumière » ou « la découverte » d’un niveau plus large, plus universel, vers un progrès de notre propre humanité. Dégager un espace encore inconnu.

    Cela me fait penser à l’ effort vers une plus grande humanité, si difficile et fragile que cela puisse être. Effort qui nous ferait passer à chaque instant « de l’homme réel à l’homme possible ». C’est cet effort de conscience qui « fait surgir l’homme de l’animal » – pour reprendre ces expressions utilisées par Maurice Zundel dans son livre : Croyez-vous dans l’homme ? Une façon expérimentale dans l’échange spontanée qui nous libérerait d’une biologie calquée sur le modèle animal ou sur le monde des machines et des robots.

    • didier tarte 11/12/2013 at 11:15 #

      On me demande de développer cette phrase bien intéressante, car il me semble qu’ elle met le doigt sur quelque chose de fondamental.

      J’ai bien du mal à développer moi-même cet aspect de la relation avec les autres. Cela nécessite plutôt dans un premier temps un échange afin de pouvoir s’éclairer mutuellement. Pour ma part, j’ai souvent constaté que c’est l’échange à plusieurs qui me permettait de mettre des mots ou de préciser une intuition ou une pensée qui ne venait pas spontanément à être formulée.

      C’est une manière de s’éclairer mutuellement en dépassant les limitations ou les blocages de l’égo. C’est une manière de s’aider à monter d’un cran dans « la lumière » ou « la découverte » d’un niveau plus large, plus universel, vers un progrès de notre propre humanité. Dégager un espace encore inconnu.

      Cela me fait penser à l’ effort vers une plus grande humanité, si difficile et fragile que cela puisse être. Effort qui nous ferait passer à chaque instant « de l’homme réel à l’homme possible ». C’est cet effort de conscience qui « fait surgir l’homme de l’animal » – pour reprendre ces expressions utilisées par Maurice Zundel dans son livre : Croyez-vous dans l’homme ? Une façon expérimentale dans l’échange spontanée qui nous libérerait d’une biologie calquée sur le modèle animal ou sur le monde des machines et des robots.

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