La critique est facile, par le Dr F.Deprez

Je vous salue depuis Madagascar où je termine mon séjour de formation auprès de mes amis. En 6 ans, sous l’impulsion des Dr. Mamy, Nary, et Solofo, la petite équipe de passionnés que j’avais aidée à se former est devenue un groupe de presque 30 médecins, compétents, sérieux et travailleurs.  Voici l’exemple des personnes de bonne volonté. Placés devant les résultats souvent magnifiques et rapides, ils ne peuvent faire autrement que d’étudier l’homéopathie. En ce sens je pense que l’homéopathie nous appelle. Combien différente est l’attitude des critiques idéologiques de l’homéopathie. C’est ce que souligne ici le Dr. Francis Déprez, à travers un texte brillant qui mérite sa place ici. Merci Francis! E. Broussalian.

chiens-aboient-caravaneTel un zoziau perché sur une branche, le Dr Pat s’égosille. Un canari aphone lui est resté en travers de la gorge. Comme tout bon scientiste, le Dr Pat sait tout, il connaît tout, il a raison sur tout. Il se moque d’Hippocrate et de Hahnemann, car il sait que lui seul, le Dr Pat, restera dans l’Histoire de la médecine. Sous prétexte de débat « scientifique », il n’hésite pas à recourir à l’insulte. Mais quand je ris de ses inepties scientistes, il se fâche.

Le Dr P. fait partie d’une association de vulgarisation « scientifique » qui exerce son « scepticisme » unilatéral à l’encontre de toutes les mauvaises choses : les croyances religieuses, l’acuponcture, l’homéopathie, la psychanalyse, l’auriculothérapie, le thermalisme, les énergies non polluantes, l’écologie, l’agriculture biologique, etc. Inversement, et sans aucun scepticisme, ladite association défend toutes les bonnes causes : la science, la médecine chimique, les vaccins, l’énergie nucléaire, l’agriculture chimique, les pesticides, les OGM, entre autres. Elle défend aussi le libéralisme économique, ceci expliquant sans doute cela. Car tout ce qui est bon pour les affaires est bon pour la santé, et ne peut être bon pour la santé que ce qui favorise les affaires. Cette association de zoziaux « zététiques » sent tellement la fosse septique bouchée, que l’un de ses principaux responsables en a démissionné. Il s’agit d’un rhumatologue, le Pr Marcel-Francis Kahn, pourtant un ennemi juré de l’homéopathie. Il avait fini par s’apercevoir que des experts scientifiques de l’association refusaient de révéler leurs conflits d’intérêts. Ces cachotteries sont approuvées par le président de l’association. J’ai révélé cela sur Internet sous mon vrai nom, question de courage et de responsabilité. Cela m’a valu l’insigne honneur d’être mis au pilori sur un site de « sceptiques » particulièrement grotesque.

L’homéopathie, on ne sait pas comment ça marche, glapit le Dr P. Et alors ? Un certain nombre de médicaments chimiques non plus. Je faisais remarquer à un ORL qui venait de nous vanter le Tanganil° que le mode d’action de ce médicament était inconnu. Il m’a répondu qu’on le connaîtrait un jour. Et ça lui suffisait pour prescrire. Les « sceptiques » devraient se méfier des ORL. Et de tous les autres allopathes aussi, qui ont prescrit de l’aspirine pendant 150 ans sans connaître son mode d’action. Comme des homéopathes, ils disaient seulement  « ça marche ». Il n’est donc pas nécessaire de savoir comment ça marche pour que ça marche. Le Dr P. ignore que dans le Vidal figurent des médicaments allopathiques dont le mode d’action est inconnu.

Ce qui n’est pas démontré n’existe pas, bêtifie le Dr P. C’est faux. Des études très longues et très coûteuses ont été nécessaires, aux USA, pour démontrer que le soja était comestible ! Les peuples d’Asie qui en consommaient depuis des milliers d’années savaient déjà ça. Mais ils ne l’avaient pas démontré !  Hippocrate n’a pas eu besoin d’essais randomisés en double aveugle pour traiter efficacement les crises de goutte de ses patients avec le colchique. Il n’y a pas que la connaissance scientifique. L’empirisme, ça fonctionne aussi. Hippocrate, Hahnemann et Laennec, étaient des cliniciens empiriques. Laennec a inventé l’auscultation, encore en usage aujourd’hui chez tous les médecins. Hahnemann a systématisé le principe de similitude toujours utilisé par les médecins homéopathes.

« On ne trouve la manifestation (de la similitude) dans aucun autre domaine », s’étrangle le Dr P. Encore faux. Il suffit d’ouvrir le Vidal pour trouver des manifestations de la loi de similitude dans les notices de nombreux médicaments. Tous les anti-arythmiques peuvent provoquer des arythmies, les antimigraineux peuvent donner des migraines, le Valium° prescrit contre les convulsions peut provoquer des convulsions, etc.

« Vous prenez les symptômes, signes extérieurs et apparences pour seule vérité » déforme le Dr P. Attribuer aux autres des idées qu’ils n’ont pas, pour mieux les attaquer ensuite, c’est une technique éculée des gens de mauvaise foi. Pour un homéopathe, l’ensemble des symptômes n’est pas « La Vérité ». L’ensemble des symptômes, c’est une grille de lecture qui permet à l’homéopathe d’appliquer le principe de similitude. De chercher le médicament le plus semblable, celui qui, selon les cas, soulagera ou guérira le malade. Car si l’infection a bien lieu « par les mêmes voies et les mêmes mécanismes physico-chimiques », la réaction à l’infection est différente d’un individu à l’autre. Et ce sont ces différences qui permettent de choisir le traitement individualisé, selon la similitude.

« Ce n’est pas parce qu’untel ne présente pas de symptôme et ne ressent rien qu’il est indemne. » assène le Dr P. Là, on comprend que le Dr P. avait pour professeur à la Faculté le célèbre Dr Knock selon lequel « Les gens bien portants sont des malades qui s’ignorent. » Le Dr Knock avait d’ailleurs beaucoup d’élèves. Beaucoup de spécialistes soignent les pré-malades. Ainsi soignait-on la « préménopause », avant l’abandon de l’hormonothérapie substitutive cancérogène. Ainsi soigne-t-on encore les « préhypertendus », pour le plus grand plaisir des firmes pharmaceutiques.

« Comment expliquez-vous alors la résurgence actuelle (…) de la tuberculose, sinon par une baisse de la vigilance vaccinale ? » aboie le Dr P. Mauvaise pioche, mon vieux. Un numéro récent du très officiel Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire annonce une baisse « paradoxale » (sic)du nombre de cas de tuberculoses depuis l’abandon de l’obligation du vaccin BCG en France. Les experts consultés ne pouvaient s’expliquer cette baisse « paradoxale » (resic). Mais ils en concluaient, sans rire, qu’il fallait continuer à vacciner ! Je vous jure que c’est vrai.

Comme quoi rien n’arrête le Progrès de la Vraie Science Médicale. Pour mémoire, rappelons quand même que la seule expérimentation de masse du BCG, effectuée par l’OMS sur plusieurs centaines de milliers d’enfants en Inde a prouvé l’inefficacité du vaccin. En fin d’étude, il y avait même davantage de tuberculeux chez les enfants vaccinés que chez ceux qui ne l’étaient pas.

La tuberculose est une maladie dont les causes socio-économiques sont établies. Au XIXe siècle, elle décimait les populations ouvrières de l’Europe. Qui travaillaient 12 heures par jour, femmes et enfants compris. Qui vivaient dans la promiscuité de greniers surchauffés en été, glacés en hiver, ou de caves plus tempérées mais humides toute l’année. Qui ne mangeaient pas à leur faim, se réfugiaient dans l’alcool, et n’avaient aucun système de protection sociale. La tuberculose a disparu progressivement en France avec l’amélioration des conditions de vie, de l’hygiène, et de la protection sociale.

Actuellement, en France, selon le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, la tuberculose se développe surtout chez les personnes sans domicile fixe, et dans les populations les plus pauvres, souvent immigrées, des banlieues populaires. Mais le Dr P. ignore tout cela. Comme il ignore le succès rapide des traitements homéopathiques en cas de coqueluche ou de rougeole. Et les patients seront heureux d’avoir des homéopathes compétents quand émergeront prochainement des bactéries résistantes à tous les antibiotiques. Ou une espèce de virus mutant causant une forte mortalité, car il faut au moins un an pour que le vaccin, s’il existe, soit livré au public (Nous avons au moins appris ça avec la farce du virus H1N1).

J’avoue que si je découvrais une tuberculose miliaire pulmonaire, où une méningite bactérienne, j’enverrai le patient à l’hôpital sans hésiter. D’abord parce que je ne suis pas sûr de trouver le bon remède homéopathique, et là, la vie du malade est en jeu. De plus, comme souvent, se pose un problème médicolégal. Si je soignais homéopathiquement le malade et qu’il mourrait, je serais condamné. Alors que si le malade meurt à l’hôpital malgré un traitement antibiotique bien conduit, personne n’y trouve rien à redire. Mais je n’hésite pas à soigner, et à guérir, des maladies pour lesquelles la médecine officielle est peu efficace, ou toxique, comme des hépatites virales. Quant aux zonas, même ophtalmiques, qui ont traîné pendant des jours ou même des semaines malgré les antiviraux, les analgésiques, voire les antiépileptiques, ils sont guéris en un ou deux jours par l’homéopathie.

Moi aussi, je suis abonné à Prescrire. Globalement, j’y trouve des informations plus satisfaisantes que ce que l’on peut lire dans la « presse » médicale financée par les labos. Mais comme tout le monde, les rédacteurs de Prescrire ont des œillères. Les rédacteurs de Prescrire ne croient pas à l’homéopathie, mais ils croient aux vaccins. Pour Prescrire, l’homéopathie, qui n’a pas fait la preuve de son efficacité selon les normes actuelles, doit être rejetée. Mais les vaccins antipapillomavirus, qui n’ont aucune efficacité prouvée dans la prévention du cancer du col utérin, sont recommandés.

Prescrire a aussi refusé de publier les dossiers pourtant bien documentés du Dr Marc Girard sur les ravages causés par le vaccin contre l’hépatite B. Le Dr Girard révèle sur son site Internet comment le nombre de scléroses en plaque des enfants a été multiplié par 35 (trente-cinq) depuis le début de la vaccination en 1994 (Ce sont les statistiques de l’assurance maladie).

Impossible, répondent les experts (Ah, les experts !). L’enfant ne peut pas développer de sclérose en plaques quand on le vaccine en bas âge. Car les nerfs des jeunes enfants ne sont pas encore bien myélinisés. Un argument « scientifique » qui fait que les statistiques alarmantes de l’assurance maladie ne devraient pas exister. Mais un argument « scientifique » que des experts nous avaient déjà servi dans les décennies d’après-guerre. Pour nous expliquer que les enfants ne pouvaient pas ressentir la douleur, en raison de la non-myélinisation de leurs nerfs. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il y a eu des médecins et des chirurgiens qui ont cru à ces sornettes « scientifiques ». Suffisamment pour que nombre de gosses soient opérés sans anesthésie. Oui, torturés au nom de la « Science ». Hurlant le ventre ouvert sur la table d’opération. Heureusement, la « Science » progresse.

En 1984, lors d’un congrès de pédopsychiatres à Nice, les « experts » ont reconnu ce que tout le monde savait empiriquement depuis longtemps : oui, les enfants peuvent souffrir. Ouf ! Curieusement, cette importante découverte ne nous a valu aucun prix Nobel. Comme le susurre le Dr P. : « Il n’y a qu’une seule médecine, celle qui est éclairée, efficace, évolutive, qui s’appuie sur les connaissances accumulées et convergentes de toutes les sciences. » Mais il est parfois préférable d’attendre que les connaissances accumulées convergent en marche arrière avant de faire opérer son bébé d’une appendicite.

Bien sûr que les progrès scientifiques peuvent être utiles. Aucun médecin ne peut rejeter les apports de la réanimation, les succès de la chirurgie (De préférence avec anesthésie), l’intérêt de l’imagerie médicale, les chimiothérapies substitutives (thyroxine, insuline, cortisone, etc.) quand les organes ne fonctionnent plus ou ont été enlevés. L’homéopathie qui suscite une réponse de l’organisme vivant ne peut ressusciter un mort ou relancer un organe absent. Ce n’est pas pour cela qu’il faut tout avaler des « données actuelles de la science ». Ces données peuvent provenir d’expériences bien faites, honnêtes, et apporter de nouvelles connaissances utiles. Les « données actuelles » peuvent aussi être tirées d’études inventées, qui arrivent même à être publiées dans revues internationales renommées. Elles peuvent être tirées d’études trafiquées par des experts intéressés aux résultats financiers de firmes industrielles.

Le VIH, le Dr Pat ne pourrait pas en parler si le Dr Luc Montagnier ne l’avait pas découvert. Lors d’un congrès en 2007 à Lugano, le Dr Montagnier a rendu hommage au Dr Jacques Benveniste et à ses travaux sur ce que les journalistes ont appelé « la mémoire de l’eau ». Le Dr Montagnier, sceptique au départ, mais aussi curieux comme doit l’être un scientifique, a validé les travaux du Dr Benveniste. Il bute sur des problèmes techniques très difficiles à résoudre. Mais il est certain qu’une substance très hautement diluée laisse un signal électromagnétique dans le solvant. Et que ce signal peut avoir une action biologique. Il a montré que ce signal était détruit par la chaleur. Ce qui confirme des expériences antérieures des laboratoires Boiron sur l’inactivation des médicaments homéopathiques. Et ce qui est déjà précisé par Hahnemann dans son Organon.

Si les travaux en cours du Dr Montagnier aboutissent, il pourra y avoir une explication scientifique à l’action des hautes et très hautes dilutions homéopathiques. Et le fait qu’il s’agit d’un signal électromagnétique anéantira l’objection des prétendus « sceptiques » qui rabâchent : « Y’a plus de molécules ! » Encore une chose, le Dr Montagnier a remarqué que pour que le signal passe, il devait le faire en entrant en résonance avec d’autres signaux composant « un bruit de fond » dans la solution. Ce qui répond à une autre objection des « sceptiques », qui disaient fort justement qu’en diluant-dynamisant un remède, nous diluions-dynamisions en même temps des impuretés. Peut-être le « bruit de fond » nécessaire. Si les études de Montagnier aboutissent, ce sera une grande satisfaction intellectuelle, mais cela ne changera probablement rien à notre pratique empirique basée sur la similitude. Nous resterons empiristes et cliniciens, pour notre grand plaisir et la satisfaction des patients de plus en plus nombreux qui se confient à nous.

Dr F. Déprez

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3 réponses à “La critique est facile, par le Dr F.Deprez” Subscribe

  1. Edouard Broussalian 12/11/2011 at 14:38 #

    Cher Francis, visiblement le Dr Pat n’apprécie pas ton mot. Désormais banni du site, il n’en persiste pas moins à poster rageusement ! Je ne résiste cependant pas au plaisir (j’en sèche mes larmes, il a réussi à me faire bidonner à 10.000 km de distance) de te citer un extrait de sa littérature. Voici ce que nous conseille le bon dentiste nantais, version moderne du « medice cura te ipsum » :

    Mr Déprez fait ici la démonstration qu’il est aussi beau parleur que piètre professionnel de la médecine. On comprend pourquoi son semblable Broussalian s’émerveille de ce  » brillant  » exposé. Tous deux devraient retourner quelques mois sur les bancs de la faculté de médecine, ne serait-ce que pour s’informer des effets pharmacologiques des médicaments en fonction de la dose et apprendre à lire le Vidal autrement que comme un profane.

    Merci Cher Maître!

  2. Athelas 13/11/2011 at 21:09 #

    petite blague (pour Ellodie, en page 1) :

    Application du principe de similitude :
    Selon les lois de l’homéopathie, on peut maintenant guérir les terroristes avec des granules d’eau de mer (souche Oceanus indicus) depuis que les américains y ont jeté Ben Laden.

    :-)

    Xavier

  3. Athelas 14/11/2011 at 10:33 #

    zut j’ai pas posté au bon endroit. Mon Ellodie est en page 1 de la chronique d’Edouard, « qu’est-ce que l’homéopathie ». La bêtise m’aura submergé à mon tour.

    Xavier

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