Introduction

hyoscyamus C’est probablement un immense médicament dont on néglige l’utilisation car on l’associe au délire et autres manifestations violentes tandis que bien de nos concitoyens en sont redevables.

Si Nash donne avec raison Hyosciamus, Belladona et Stramonium comme le trio du délire dans les cas aigus, la question à nous poser ici est : « que deviennent les petits Hyosciamus, quand la société ne leur permet pas de se battre, de s’exhiber, ou de jalouser ouvertement ? »

Les signes que l’on trouve chez les enfants reflètent la symptomatologie « pure » du remède, avec les grimaces, les troubles du comportement. En grandissant, la plupart d’entre eux apprendront à réprimer les signes non acceptables socialement. Si l’on ajoute à cela que Hyosciamus est indiqué dans un continuum d’affections se classant depuis le handicap mental ou l’affection neurologique jusqu’à la crise de jalousie en passant par le délire, on comprend pourquoi, Hyosciamus, qui est très probablement un remède fréquent, est l’un des plus difficiles à diagnostiquer. C’est donc un sacré défi intellectuel que nous allons aborder aujourd’hui.

 

L’action générale de la drogue

Hyosciamus stimule conjointement le plan mental et moteur. On trouve associés une idéation très importante (Chin, Coff, etc.) et des mouvements musculaires qui vont des tics aux convulsions. De plus, dans le remède existe presque toujours une composante sexuelle, parfois évidente, souvent réprimée ou sous-entendue.

Les deux cas suivants rapportés par Hodiamont vont nous donner une idée des effets toxiques :

« Un cas d’empoisonnement involontaire par les semences de Jusquiame a été relaté en 1892 par celui qui en fut victime. On avait mis dans son potage des semences de Jusquiame en croyant y mettre des semences de céleri. Dix minutes après avoir pris cette soupe, il se sentit pris d’étourdissement et put difficilement continuer d’avaler sa nourriture à laquelle il ne trouvait plus qu’un goût de poussière et de cendres. Voulant se lever il chancela, sa vue se brouilla, sa bouche et sa gorge furent horriblement sèches et il se sentit pris d’un froid terrible dont il ne pouvait se réchauffer même en se collant tout près du feu; puis une somnolence l’envahit. Ayant fait appeler le médecin, il put difficilement lui ouvrir la porte quand il arriva et celui-ci ne pouvait comprendre ce que le malade disait tant sa parole était embarrassée et confuse. Mais ce clinicien comprenant ce qui se passait et qu’il s’agissait d’un empoisonnement lui prescrivit une purge qui le sauva. Le lendemain sa vue était trouble et les mains légèrement paralysées. »

« Une autre expérimentation involontaire fut faite par le Docteur Mills. Un malade s’étant plaint du goût de l’eau dans laquelle on avait mis quelques gouttes de teinture d’Hyosciamus, le Docteur Mills en prit une cuiller à café et la goûta. Voici sa relation: «  Quelques instants après, je fus pris d’une sensation bizarre dans tout le corps, je sentis comme si je ne pesais plus rien et que je marchais en l’air, ma tête me semblait particulièrement légère, j’avais un désir fou de faire quelque chose de ridicule. J’étais forcé de penser à ma situation de médecin devant ce vieux malade et à la nécessité absolue de garder ma présence d’esprit; et c’était dur pour moi de retenir mon envie de rire; je sentais une sorte d’ivresse gaie. Je sais que j’étais stupide mais je n’y pouvais rien; pour ne pas perdre ma dignité devant ma famille et mes serviteurs, j’allai m’enfermer dans la salle de bains et me fis à moi-même des grimaces dans le miroir. Cet état passa après une demi-heure. »

 

Les affections du système nerveux central

La proposition « Désordres mentaux + contractions musculaires en tout genre » fait immédiatement penser à une pathologie du SNC. Les formes les plus graves de Hyosciamus se regroupent parmi ces enfants dont le retard ou les anomalies nous serrent le cœur.

L’autisme et le syndrome d’Asperger

J’ai traité quantité d’enfant dans de tels états, à la limite de l’autisme, avec Hyosciamus. On trouve dans Wikipedia la définition du syndrome :

Le syndrome d’Asperger est considéré comme se situant dans la partie haute du spectre des troubles autistiques, à la différence de l’autisme de Kanner, encore appelé autisme « classique ». La différence principale entre l’autisme de Kanner et le syndrome d’Asperger est l’absence de retard intellectuel, ce qui facilite les thérapies.

Au sein même de la partie haute du spectre autistique, il n’existe pas de consensus sur les critères qui distingueraient le syndrome d’Asperger de l’autisme de haut niveau, ni même sur la nécessité de distinguer autisme et syndrome d’Asperger. Dans un bon nombre de cas, il s’avère difficile de trancher entre l’autisme de haut niveau et le syndrome d’Asperger (ceci est par exemple le cas du conférencier et auteur de livres sur le syndrome d’Asperger Stephen Shore). Le syndrome affecte plus de garçons que de filles, avec un ratio d’environ 8 contre 1. Simon Baron-Cohen soutient que le syndrome d’Asperger serait la manifestation d’un « cerveau hypermasculin », ce qui expliquerait la plus forte prévalence du syndrome d’Asperger chez les garçons. Des études récentes sur le taux de testostérone dans le sang de l’enfant à naître accréditent partiellement cette thèse.

►Il faut ici se rappeler de l’indication de Silicium metallicum qui est mon autre remède « favori » dans cette indication. On a qualifié de miracle les résultats obtenus chez ces enfants au comportement insupportable, qui ne regardent rien ni personne, vivent retranchés du monde, rient sottement, saute ou tournent sur eux-mêmes. Toutes les acquisitions verbales ou motrices ont été en retard, ainsi que l’éruption dentaire.

Quelle donc l’indication de Silicium metallicum dans ces conditions ? On retrouve chez la mère l’histoire d’une violente dispute avec ses propres parents et la volonté de couper tout lien avec la famille et/ou un désintérêt complet de tout lien familial. Dans mon interprétation du Tableau Périodique des éléments, le Silicium représente cette notion de groupe familial, ou de liens stables autour de soi. La perte de ce lien est l’une des causalités premières.

Affections dégénératives

Hyosciamus s’adapte aux situations les plus diverses comme les affections dégénératives, dont je vous cite les principales. Il s’agit d’une liste adaptée de celle que donne Farokh Master.

-La maladie de Tay-Sachs est la plus connue. Cette maladie génétique rare fait partie du groupe des dyslipoïdoses, et aboutit à la cécité et le plus souvent à la mort dans l’enfance. Elle correspond à une thésaurismose de lipides (une accumulation), principalement dans le système nerveux de l’organisme, ce qui va entraîner des tableaux neurologiques sévères.

Elle fut décrite la première fois par Tay en 1881 puis par Sachs en 1887 qui la nommèrent « idiotie amaurotique familiale ». Ces lipides sont des gangliosides GM2 qui s’accumulent par déficit d’une enzyme, la ß-N-acétylhexosaminidase A. Il existe des variantes de ce déficit. On décrit chez les jeunes enfants de quelques mois, un sursaut inépuisable au bruit, avec un retard psychomoteur et une hypotonie. L’examen de la vision des enfants est difficile à cause du syndrome neurologique, mais elle peut être assez bonne au début de l’évolution, pour rapidement s’aggraver et aboutir à la cécité. Celle-ci s’accompagne de nystagmus et de troubles oculomoteurs. Le décès suivra, souvent avant l’âge de deux ans.

-Hyosciamus représente aussi un remède important dans les mucopolysaccharidoses : syndrome de Hurler, de Hunter, syndrome de Sly pour ne citer qu’eux. Tous ont une atteinte de la croissance, des troubles moteurs et du retard mental.

-Le syndrome de Rett, « La décélération de la croissance du périmètre crânien observée après la première année de vie correspond à une atrophie cérébrale diffuse importante, affectant surtout la substance grise. La constatation par ailleurs d’arbres dendritiques anormalement pauvres dans certaines aires corticales, leur absence de spécification dans d’autres, ont fait évoquer un arrêt des afférentations nécessaires à la poursuite d’un développement cérébral harmonieux. »

Les encéphalites et leurs suites

Si Thuja est le maître remède des encéphalites suite à une vaccination –j’ai encore en mémoire un cas qui fut brillamment guéri par le Dr. Schmidt et que j’ai suivi ensuite pendant de nombreuses années- Hyosciamus quand à lui s’impose souvent devant les encéphalites à arbovirus, comme on peut en voir un certain nombre dans les pays où les moustiques transmettent ce genre d’affections.

Bien entendu, l’agent causal infectieux ne nous intéresse que peu dans la mesure où le tableau clinique de Hyosciamus sera retrouvé (je vous fais patienter encore un peu avant de le décrire histoire de titiller votre intérêt). Hyosciamus est tout aussi indiqué dans les atteintes bactériennes (Hém. Influ., Pneumo., Méningo., etc.) ou virales.

Les souffrances cérébrales

Qui d’entre nous n’a pas vu dans son cursus hospitalier l’un de ces malheureux souffrant d’une lésion qui se développe dans le cerveau comme les hématomes sous duraux, ou les gliomes. J’ai encore devant les yeux le spectre de ces patients que l’on se contentait de regarder mourir progressivement. Je regrette que mon ignorance de l’homéopathie à cette époque ne m’ait pas permis de connaître Hyosciamus, qui apporte souvent un gros soulagement.

Les signes communs

Les troubles que nous venons de voir présentent tous des signes et des symptômes communs qui appellent la prescription de Hyosciamus. Comme toujours devant un handicap, il faut rechercher les conditions de la grossesse. Ces mères qui gèrent au quotidien une incroyable souffrance sont souvent surprises qu’on leur pose de telles questions qu’il faut amener avec tact sans qu’il soit question une seule minute de les culpabiliser, ce qui serait encore ajouter à leur fardeau.

La mère d’une petit Hyosciamus a souvent connu une émotion violente ou parfois un choc mental, comme la jalousie, une déception, une frayeur. Il n’est pas rare que les conditions de l’accouchement appellent déjà Hyosciamus. Souvenez-vous : atteinte mentale, spasmes et convulsions. Dans Hyosciamus les douleurs sont parfois faibles, parfois abominables, elles cessent et surviennent les convulsions avec des hurlements. Ceci s’accompagne volontiers d’hémorragies. Les fonctions sphinctériennes sont perturbées : rétention d’urine, selle involontaire après l’accouchement.

L’enfant présente des mouvements involontaires des mains. Il peut tripoter ses draps, bouger les doigts, jouer avec ses doigts. Il s’arrache les lèvres ou se fourre le doigt dans le nez. Les gestes violents sont aussi fréquemment rencontrés, se frappe la tête (Bell). Ou encore, l’enfant se saisit avec avidité des objets qu’on lui présente.

Il peut y avoir des cris soudains, ou un état stuporeux, une aversion pour répondre à toute question, une indifférence telle que le petit ne demande rien ni se plaint de rien (Op, Stram) et veut rester au lit. Il s’énerve quand on lui parle, essaie de s’échapper (souvent des bras de ses parents), dans ces états, l’enfant semble ne reconnaître personne. On a souvent les rires involontaires, sans retenue, et à un fort volume (Agar, Bell).

L’élocution est confuse, incohérente et exprime le manque d’intelligence. Certains des moins atteints sont de vrais moulins à parole.

►Un adulte qui a besoin de Hyosciamus présente souvent une élocution assez particulière. Le terme de préciosité vient à l’esprit, comme si chaque mot était choisi avec soin, avec beaucoup d’affectation.

►Chez Veratrum, ce sera plutôt une façon assez suave de s’exprimer, pour chercher à séduire l’interlocuteur, une sorte de grâce avec une douceur anormale du ton.

L’état moteur est celui d’un enfant qui fait de nombreux mouvements du corps, d’avant en arrière, comme s’il se balançait. Souvent il désire se dévêtir, fait des grimaces, des cabrioles ou tout un cirque que vous n’êtes pas prêt d’oublier au milieu d’une journée de consultation. Le nystagmus est fréquent, ainsi que la dilatation des pupilles (certaines formes ont la dilatation d’un seul œil). Tous les troubles oculomoteurs sont envisageables, strabisme, etc.

Les liquides avalés ressortent par le nez, l’enfant s’étrangle en avalant, parfois la déglutition est impossible. Les mâchoires sont serrées ou aussi chute du maxillaire inférieur. Le regard est absent, hagard ou comme ivre. L’enfant serre les dents, grince des dents en dormant. Difficulté de la phonation.

Diarrhée avec émission simultanée de l’urine (Ars, Carb-v, Stram) ; miction ou selles durant le sommeil. Anurie pendant la fièvre (Op, Plb, Stram) ou rétention d’urine (rappelez vous des signes lors de l’accouchement).

Hyosciamus rivalise avec les Antimonium pour l’œdème du poumon, que beaucoup de ces enfants peuvent présenter. La respiration est souvent haletante ou stertoreuse. Le patient dort à plat dos, et volontiers en opisthotonos. Je termine rapidement avec les convulsions, les secousses ou l’hémiplégie et autres paralysies.

Les pouces sont rentrés dans les paumes. Transpiration des membres inférieurs, transpiration de la nuque en dormant (Calc, Sanic, Phos). Maladresse, l’enfant laisse tomber des objets, se cogne en marchant.

 

Les enfants Hyosciamus

Maintenant que les formes les plus graves sont décrites, je vous propose d’essayer de cerner le remède dans ses multiples manifestations chez l’enfant.

Facteurs étiologiques qui peuvent mener à Hyosciamus :

  • Après avoir été abusé, physiquement, sexuellement ou verbalement.
  • En étant resté seul (abandon).
  • Emotions fortes (colère, frayeur, chagrin, jalousie, contrariété).

En somme, tout ce qui crée un impact violent sur le système nerveux peut être l’occasion de voir surgir l’indication de Hyosciamus. Pensez y aussi à la suite de traumatismes crâniens (ajouter Hyos). C’est dire comme la fréquence du remède est largement sous évaluée.

Colère, troubles du comportement

Les crises de colère sont monnaie courante. Le visage écarlate, l’enfant rue partout, donne des coups de pied, tape des pieds sur le sol, pince, crie, se cogne la tête contre le sol ou les murs (Bell, Mill, Tub). Le tout avec des paroles incohérentes.

Farokh rapporte que cela se voit tout particulièrement lorsque l’enfant est jaloux du bébé qui vient d’arriver et qu’il désire faire du mal à celui-ci et récupérer l’attention de ses parents.

Récupérer l’attention est d’ailleurs le maître mot des trois remèdes : Belladona, Hyosciamus et Stramonium. La plupart des manifestations de ces remèdes ont pour origine le besoin d’être reconnus. Pensez-y lors des grossesses où la mère a pu vivre ce sentiment. Est sachez voir que les gesticulations, le bavardage, les manipulations de l’enfant sont autant d’expressions maladroites de « houhou ! je suis là ! j’existe ! ». L’illusion, ou si vous préférez, le sentiment, qui domine le cerveau inconscient est l’abandon.

PSY : ABANDON, sentiment d’ (Voir Amour, Indifférence) : alum., arg‑n.1, aur., bar‑c., calc., camph., cann‑i., carb‑an., carb‑v., chin., cycl., hura., hyos.88b, kali‑br.1, kali‑c., lac‑d., lach., lact., lam., lil‑t., lith., lyss., mag‑aust., mag‑c.7, mag‑m., meny.3b+7, merc.5, nat‑c., pall., plat., psor., puls., rhus‑t., sec.3b+7, stram., valer., verat.

Nous voyons ici la façon particulière, propre à Hyosciamus de réagir au sentiment d’abandon.

Les troubles de comportement représentent souvent le motif de consultation. L’enfant insulte ou agresse les autres plus âgés, sans la moindre peur (Agar). Il a des attitudes qualifiées d’anti-sociales, il mord les gens près de lui, les membres de la famille, les objets, ses ongles. Il pousse des jurons, casse tout ce qu’il peut détruire, donne des coups de pied, se bat avec les autres, entre dans les crises de colère que nous avons décrites ci-dessus. Un tel enfant ne dort pas bien la nuit, ce qui en rajoute au sort des parents qui arrivent exténués dans votre bureau.

Ces enfants urinent ou défèquent n’importe où ; puis sont capable de jouer avec leurs excréments. Cette attirance particulière pour le « sale » se retrouve aussi chez ceux qui jouent avec les crottes de chien, les tripotent et partent d’un énorme éclat de rire. Même comportement avec la boue, ou tout autre déchet. Ceci est à rapprocher de leur habitude d’employer un langage grossier, ordurier.

Mensonge, Manipulation, Jalousie

Les enfants Hyosciamus, mentent, ne reconnaissent jamais leur tord même pris la main dans le sac, manipulent. Parfois la jalousie éclate aux yeux de tous, souvent elle est très fortement réprimée car l’enfant a compris le message au moins subliminal des parents « on ne t’aimera pas si tu es jaloux ». Ils trouvent toujours que les autres sont favorisés, que leur frère est le « chouchou », ou que la maîtresse préfère un tel. Ils surveillent les parts de gâteau afin d’être certains de pas être « lésés », etc.

Ce sont des enfants qui se vantent, veulent être remarqués par leurs exploits. Paradoxalement, ils détalent en hurlant de terreur s’ils croisent un animal et spécialement les chiens.

Ils sont trompeurs, cachent toute information à leur sujet, tandis qu’ils sont très capables de manipulation. Ce qu’on voit alors c’est cette faculté de raconter n’importe quoi sur le compte de leur cible. Ils adorent ainsi propager des ragots (Stram, Verat).

Ce sont surtout leurs (prétendues) prouesses sexuelles qui feront l’admiration de tous leurs copains : « j’ai embrassé Julie sur la bouche », « j’ai touché les nénés de Charlotte », etc. On reste sidéré par la précocité sexuelle de ces petits gamins qui ont maintenant Internet à leur disposition, les chats, et qui regardent ainsi des tas de photos ou de films pour adultes. La tendance à se masturbe à la moindre occasion et parfois en public est une caractéristique ainsi que le besoin de toucher ou tripoter ses parties.

Un nouveau –et assez ignoble- marché se crée depuis que les industriels ont jeté leur dévolu sur les enfants qui sont maintenant incités à se sexualiser de plus en plus tôt, de porter des sous-vêtements sexy, du rouge à lèvres, de devenir les copines de leur maman, etc. Je vous laisse imaginer combien de Hyosciamus notre société fabrique. Ce seront les mêmes plus tard qui vous expliqueront, preuves scientifiques et études à l’appui, que nous n’avons aucun argument en faveur de l’homéopathie ou du réchauffement climatique.

Ces enfants sont très capables de faire semblant d’être malades (Bell, Verat, Tarent, Lach, Op) pour attirer l’attention sur eux. Ils peuvent aussi s’évanouir après un choc même minime sur la tête (GE : ÉVANOUISSEMENTS, défaillance, lipothymie / traumatismes, chocs traumatiques / crânien : Hyos.2+7)

L’illusion bien connue de Hyosciamus se trahit dans chacun de leur comportement : / blessé / entoure, par ce qui l’ : hyos.7, lach., naja.7

Les enfants Hyosciamus aiment beaucoup jouer à être de l’autre sexe, les garçons se mettent à porter des habits de fille, les filles ne veulent porter que des pantalons et tout ce qui appartient au stéréotype masculin.

Exubérance, exhibition, hyperactivité

Tout est fait pour être remarqué. Nous avons parlé de la précocité sexuelle, il faut ajouter le langage sexe orienté, les blagues grasses. Ces enfants sont parfois les mascottes de la classe quand ils se mettent à chanter des chansons obscènes, style « la rirette », lors des sorties de classe !

L’exhibitionnisme est très souvent retrouvé. Les enfants d’un âge pourtant responsable montrent leurs organes à des étrangers, ou se masturbent tout en s’exposant aux regards des autres (Bell, Phos, Stram, Verat).

Au minimum, les enfants Hyosciamus sont exubérants, la moindre émotion sera retranscrite avec force effusions. Ils parlent sans arrêt, ce qui est le reflet de l’excitation du système nerveux central. Ceci peut se décompenser lors d’une fièvre et alors l’enfant peut facilement faire du délire. Dans le même ordre d’idées on a les rires, idiots, décalés, bruyants, etc. Ils adorent argumenter, se lancer dans des débats ou pousser les autres à la baston. Le contraire s’observe parfois : perte de la parole après avoir été témoin d’un évènement marquant comme une dispute des parents (Op, Stram).

L’enfant est très agité, court de partout et se saisit de tout ce qu’il peut attraper. Ce besoin de toucher, e manipuler provient autant de leur curiosité que de leur agitation. On en garde un souvenir ému après la consultation…  Impossible de coucher un tel enfant qui saute sur le lit, qui n’a qu’une envie : courir dans sa chambre ou grimper partout. Dur dur ! Néanmoins, l’enfant peut être assez maladroit et se cogner contre les meubles ou des objets quand il marche (Agar). Cette incoordination motrice est à rapprocher de la dyslexie.

Toujours au chapitre de la motricité, l’enfant fait des pitreries, ou des grimaces, il s’entraîne devant un miroir, ou bien il joue constamment avec ses doigts (ronge ses ongles, tripote un objet, ou met les doigts dans la bouche).

Les peurs

Incontournable classique : la peur des chiens, nous en avons parlé plus haut.

Mais d’autres peurs sont fréquemment rencontrées :

  • Peur de la hauteur
  • Peur des grands espaces
  • Peur d’être seul
  • Peur des fantômes
  • Peur des rats
  • Peur de l’eau

Pensez absolument à les rechercher !

Les tics et autres signes physiques

On ne rencontre pas de bière sans mousse, ni d’enfant Hyosciamus sans qu’au moins quelques fibres musculaires isolées ne se contractent. Les tics peuvent être partout, le plus fréquemment au niveau des yeux. Les mains sont toujours en mouvement. Hyosciamus est ainsi le remède de choix de ces enfants qui s’isolent derrière leur ordinateur.

La tendance à tomber dans les pommes est un grand classique, que ce soit par simulation ou bien par excès de sensibilité (après moindre choc à la tête, ou durant la selle, par exemple).

Hyosciamus est aussi –on l’oublie souvent- un remède hémorragique (ceux qui ont connu des accouchements qui ont appelé le remède s’en souviennent encore) de sang rouge vif (Phos).

Hyosciamus est aggravé à la pleine lune ou la nouvelle lune, ce qui fait qu’on peut le confondre souvent avec Cina.

Sensibilité au froid, à l’air froid, et difficulté à se réchauffer.

Signes digestifs

« Boulimie qui alterne avec un refus absolu de manger » est un signe fréquent qui doit vous faire penser à Hyosciamus. Ceci ressemble à Ignatia et Natrum muriaticum.

Ce signe est à rapprocher du symptôme « Refuse de prendre ses médicaments ». Les sujets Hyosciamus adultes ont une répugnance à se soigner, repoussent toujours au lendemain la prise de leur médicament, etc.

La soif est très forte. Dans les cas aigus on a le signe de la soif fréquente par petites quantités (Ars) à cause de l’incapacité à avaler ou des fausses routes.

Les hoquets violents après la tétée (ou après manger) sont une précieuse et classique indication. Ce signe est banal dans de nombreuses situations neurologiques.

Aversion pour les fruits, les tomates et l’eau.

Désir de fromage et de choses indigestes (crayons, etc.).

Les coliques sont fréquentes, avec des éructations inefficaces et des nombreux borborygmes dans un contexte de diarrhée.

Les selles involontaires sont aussi un bon point d’entrée pour évoquer le remède. Elles surviennent en dormant, pendant la miction ou après n’importe quelle émotion.

La toux

Hyosciamus est un grand médicament de toux. C’est une toux sèche qui survient toutes les nuits, classiquement après avoir eu la rougeole. Mais, grâce soit rendue à nos très bons et très puissants laboratoires, nous n’avons plus –pour l’instant- de rougeoles à traiter.

Les quintes sont spasmodiques, violentes, étouffantes, avec des épistaxis. Aggravation après minuit (Dros), à l’air froid, en mangeant ou en buvant, en s’allongeant (tête basse), en en parlant. On a des efforts pour vomir, parfois une fuite urinaire. Le visage est tout rouge.

Le sommeil

L’enfant présente un sommeil calme et reposant.

Ceci est un test pour vérifier si vous ne vous êtes pas endormi au point où nous en sommes.

Bien entendu, le sommeil est des plus perturbés : les doigts serrés, mouvements convulsifs, la transpiration de la nuque, les grincements des dents, les rires ou les sourires, les gémissements, le marmonnement, les yeux ouverts, les cris, les sanglots avec pleurs, les sursauts comme si l’enfant avait eu peur, vous en convainquent.

Il n’est pas rare que l’enfant parle à voix haute et raconte tout ce qui lui fait du souci. Un tel enfant se retrouve vite fatigué par le moindre travail intellectuel. Bien souvent, l’enfant veut changer de lit la nuit et se retrouve chez ses parents.

 

Attention aux nombreux cas frustes

Dans les cas frustes qui sont très nombreux, il est important de rechercher si à l’occasion d’une fièvre, l’enfant se met à délirer. C’est ainsi que je suis parvenu récemment à trouver l’indication de Hyosciamus chez un grand enfant tout maigre et tellement réservé que je lui donnais jusqu’à présent Natrum muriaticum, avec un résultat pour le moins mitigé. J’ai été surpris que ce garçon qui ne se révèle pas se mette à se passionner de politique et se lance ainsi dans les affaires publiques. En réalité il souffrait depuis des années de sa petite sœur adoptive, très coquine, qui ne lui laissait plus de place pour vivre. Or donc, se jeune garçon m’explique qu’à chaque fièvre il se met à délirer, il voit la pièce se rétrécir, et sa main enfler démesurément. Voici un petit échantillon des rubriques qui montrent ici Hyosciamus

PSY : ILLUSIONS, imaginations, hallucinations

abandonné, délaissé (voir Seule-Toujours; Voir Abandon, Délire-Furieux, Inconscience-Matin-Lever) : Alum.88b, arg‑n., aur.88b, bar‑c., camph., cann‑i., carb‑an., carb‑v., chin., Cycl., hura., hyos., kali‑br., Kali‑c.88b, Lac‑d.88b, lach.88b, Lact.88b, Lam.88b, Lil‑t., Lith.88b, lyss., Mag‑aust.88b, mag‑m.88b, Nat‑c., Pall., plat., psor.88b, puls.1, rhus‑t.88b, stram., valer.88b, verat.88

agrandissement, d’ / corps, parties du : alum., Hyos.1, op., pic‑ac., stram.

étrange / choses familières semblent : arg‑n., atro., bar‑m., bell., calc., cann‑i., cann‑s.2+7, carb‑an., cic., cocc.3b+7, croc., glon., graph., hyos., kali‑p.3b+7, lyss., mag‑m., med., merc.3b+7, mosch., nux‑m.3b+7, op., petr.3b+7, phos.3b+7, plat., puls.3b+7, ran‑b.3b+7, rhus‑t., staph., stram., sulph.3b+7, thuj.3b+7, tub.3b+7, valer., verat.

fièvre, pendant : carb‑v., hyos., mag‑m., merc., phos., samb., stram.

VIS : AGRANDISSEMENT / objets semblent être agrandis : aeth., apis., atro., berb., cann‑i., cann‑s., caust.3, con., euph., hyos., kreos.3, laur., nat‑m., nicc., nux‑m., onos., op., ox‑ac., phys., verb.

De plus il agitait constamment tout le membre inférieur droit en étant assis, signe banal chez les adolescents, mais qui s’intègre très bien dans le cadre de Hyosciamus.

Kleptomanie.

Avant que ce signe n’ait été bien lissé par l’éducation (enfin je veux dire lorsque l’enfant arrive dans une famille où il reçoit une éducation, comme c’est encore souvent le cas en Suisse, contrairement à la France).

Douceur et gentillesse.

Vous tomberez dans le panneau d’un prétendu Pulsatilla ou Lycopodium. Voici les rubriques qui présentent Puls et Hyos que vous rencontrerez en pratique courante.

PSY : ABANDON, sentiment d’ (Voir Amour, Indifférence) : alum., arg‑n.1, aur., bar‑c., calc., camph., cann‑i., carb‑an., carb‑v., chin., cycl., hura., hyos.88b, kali‑br.1, kali‑c., lac‑d., lach., lact., lam., lil‑t., lith., lyss., mag‑aust., mag‑c.7, mag‑m., meny.3b+7, merc.5, nat‑c., pall., plat., psor., puls., rhus‑t., sec.3b+7, stram., valer., verat.

PSY : ANTICIPATION, suite d’ (Voir Confiance, Désespoir, Entreprendre-Manque, Illusions-Échouer, Impuissance, Réussit-Jamais)

PSY : ANXIÉTÉ / peur, avec : (acon.).

PSY : CACHER, désire se : ars., bell., camph., chlol., cupr., hell., hyos., lach., puls., staph.5, stram., tarent.

PSY : COMPAGNIE / désir de (Voir Conformer, Désobéissant) :.

PSY : CONSCIENCIEUX pour des broutilles.

PSY : GESTES, fait des / mains, des / mouvements involontaires :.

PSY : ILLUSIONS, imaginations, hallucinations / mal agi, pense avoir

PSY : ILLUSIONS, imaginations, hallucinations / négligé son devoir, il a.

PSY : JALOUSIE / affections suite de : apis.5+7, hyos.5+7, ign.2, lach.2, nux‑v.5+7, puls.5+7

PSY : MANGER, refuse de : ars., bell., caust., cocc., croc., grat., hyos., ign., kali‑chl., kali‑p., op., ph‑ac., phyt., plat., puls., sep., tarent., verat., viol‑o.

PSY : PEUR / animaux, des / chiens, des : bell., Calc.5, Carc.88, caust., chin., hyos., Lyc.88, Lyss.7+88, Med.88, Nat‑m.88, Puls.88, Sil.88, stram., tub.

PSY : PLEURER, humeur larmoyante (Voir Tristesse, Peur-Tonnerre).

PSY : RELIGION, ferveur religieuse

Répondre abruptement, sèchement.

Dans ce cas vous partirez sur la piste d’un cas de Nux-vomica à tord !

PSY : CALOMNIER, tempérament à  : am‑c., anac., ars., bell., bor., hyos., ip., lyc., nit‑ac., nux‑v., petr., sep., stram., verat.

PSY : COLÈRE / violente

PSY : CONSCIENCIEUX pour des broutilles

PSY : CONTREDIRE, penchant à

PSY : CRITIQUER sévèrement, porté à

PSY : CUPIDITÉ: ars.5, calc.7, chin.7, hyos.1, ip.7, lyc.5, mag‑c.7, merc.7, nat‑c.7, nit‑ac.5, nux‑v.5, ph‑ac.5, puls.5, rhus‑t.5, sep.2, stann.5, staph.5, sulph.5, verat.7

PSY : ESPIÈGLE, taquin (avec fond de méchanceté) (Voir Yeux-Brillants, Brillants-Verre)

PSY : HAUTAIN, arrogant

PSY : IMPATIENCE irritable.

PSY : IMPOLITESSE, grossièreté

PSY : JALOUSIE / affections suite de :

PSY : MÉPRISÉ, affections après avoir été : acon., alum.1, aur., bell., bry., cham., coff., coloc., ferr., hyos., ip., lyc., nat‑m., nux‑v., olnd., par., phos., plat., sep., staph., stront., sulph., verat.

PSY : RÉPONDRE / refuse de.

PSY : REPROCHES / fait des.

PSY : TRAVAIL / intellectuel / impossible.

PSY : TUER, désir de (Voir Pensées-Persistantes-Homicide, Suicide-Noyade) :

Le bébé qui pleure sans raison

Bien souvent, vous croiserez Hyosciamus chez ces bébé qui gémissent ou pleurent sans raison apparente. Fréquemment ils ont le hoquet aussi. Dans ces cas l’enfant ne peut être calmé qu’en le balançant d’avant en arrière. Du coup, la confusion avec Chamomilla et Cina est très fréquente..

L’enfant joyeux ou éthéré

Le petite Hyosciamus peut nous apparaître aussi sous le masque de l’enfant gai, joyeux, qui aime danser, rire et chanter. Vous aurez tôt fait de le prendre pour un cas de Sulfur ou de Carcinosin. Ce genre d’enfants correspond alors à ce qu’on pourrait appeler le Hyosciamus des hautes sphères, il sera volontiers clairvoyant, et sous cet aspect vous allez vous fourvoyer sur la piste de Phosphorus. Et ce d’autant que Hyosciamus présente aussi une tendance hémorragique. Ce genre d’enfant présente une curiosité insatiable, il se réfugie volontiers dans la lecture. Il pose de nombreuses questions et s’intéresse à des sujets scientifiques.

L’abandonné

Toujours à se plaindre pour une chose ou une autre, rien ne va jamais. L’enfant est insatisfait et baigne dans son sentiment d’abandon, comme s’il n’avait pas d’amis. Il le dit d’ailleurs volontiers : il se sent seul et comme si personne ne le comprenait, et qu’il était seul au monde.

Il n’y a qu’un pas pour mettre ici en évidence un sentiment de supériorité, un aspect hautain. Dans une adaptation au sentiment d’abandon ou après avoir été méprisé, le petit Hyosciamus se réfugie dans une tour d’ivoire, se pense au dessus des autres.

L’enfant sexualisé

Il y a toujours quelque chose de sexuel dans Hyosciamus. Ceci peut être absolument réprimé et caché, ce qui ne vous surprend pas dans ce remède, ou bien évident, avec l’exhibitionnisme. La masturbation est importante dans les deux sexes, les érections fréquentes chez les enfants. Les règles surviennent précocement.

Excitation mentale

Hyosciamus est caractérisé par son trop plein d’idées, pour le prescrire dans les cas peu évidents, il faudra la mettre en évidence. L’immense difficulté ici réside dans le fait que Hyosciamus convient à un large continuum depuis l’infirme moteur cérébral jusqu’aux personnalités brillantes… C’est cette excitation mentale qui mène ensuite aux fameuses hallucinations, au délire, aux anomalies des perceptions.

PSY : IDÉATION / abondante, clarté d’esprit (Voir Mémoire-Acuité) : acon., aesc., agar., alum., ambr., am‑c., anac., ang., arg‑n., ars., asar., aur., bell., bor., bry., caj., calc., calc‑p., cann‑i., cann‑s., canth., carb‑s., caust., cham., chin., chin‑a., chin‑s., cimic., cob., coca., coc‑c., coff., colch., coloc., der., eupi., ferr‑p., gels., glon., graph., hell., hep., hyos., ign., kali‑c., kali‑n., kali‑s., lach., laur., lyc., lyss., merc., mez., morph., mur‑ac., nat‑a., nat‑c., nat‑p., nit‑ac., nux‑v., olnd., op., ph‑ac., phos., pic‑ac., plat., puls., rhus‑t., sabad., sep., sil., spig., spong., staph., stram., stry., sulph., sumb., tab., ter., thea., thuj., tub., valer., verat., verb., viol‑o., viol‑t., zinc.

PSY : ÉLOCUTION, langage

-absurde, sans ; avenir, au sujet de l’ (Voir Pensées-Avenir) ;

-bavardage, moulin à ;

–allongé tout nu sur son lit (Voir Nu) : hyos.

-change rapidement d’un sujet à un ;

-confuse ;

-fort, ;

-incohérente ;

-inintelligible ;

-ivre, comme s’il était ;

-précipitée (Voir Pressé) ;

-raffinée (Voir Manièré) : hyos.

-ridicule : aur., bell., hyos., lach., merl., nux‑m., par., phos., stram., tab.

PSY : IMAGINATIONS

confuses : hyos., phos., stram.1

exaltation de l’imagination.

vivaces, très frappantes, perçues comme réelles (Voir Illusions-Imagination) : acon., carb‑an., cham., coff., croc., cycl., dig., hell., hyos., kali‑br., lach., lact., lyc., meph., naja., nat‑m., op., phos., puls., stram.

PSY : JOVIAL, pétulant, tendance à rire (Voir Gaieté, Plaisanter, Vivacité).

PSY : LOQUACITÉ (Voir Élocution) :.

PSY : MÉMOIRE / acuité de la, réminiscences / souvenirs lui reviennent involontairement, les : hyos.16

PSY : PENSÉES

-pensif (Voir Absorbé, Assis-Immobile, Méditation

-persistantes (Voir Illusions)

-rapides, vives, etc : acon., aesc., ang., caj., cann‑i., caust., cob., coff., hyos., ign., kalm., lach., onos., op., ox‑ac., sabad., valer., verat., viol‑o.

SOM : INSOMNIE / idéation, activité mentale, suite d’ (voir Surexcitation)

SOM : INSOMNIE / surexcitation, suite de (voir Idéation) : ambr., arg‑n., camph., canth., caps., chin., coff., colch., hep.1, hyos., kali‑p., lach., laur., lyc., merc., mosch., nit‑ac., nux‑v., puls., ran‑b., sep., sul‑ac., sulph., Teucr.

Excitation motrice – Paralysie

Certaines fois le point d’entrée ne sera pas la sphère mentale, trop bien protégée et ses signes refoulés. Ce seront les signes physiques qui vous feront remonter la piste du remède.

Hyosciamus est un immense remède d’épilepsie et de convulsions. On voit absolument de tout depuis les contractions, les secousses, jusqu’aux tics.

Des petites saccades musculaires de fibres isolées sont monnaie courante. Dans la littérature classique vous trouverez « Convulsions lors des règles ». En pratique je n’ai pas rencontré de crise convulsive à ce moment donné mais Hyos est très utile chez des femmes qui voient tout leur état s’aggraver peu avant les règles, qui se mettent à avoir des crampes du bas ventre, des vomissements, de la diarrhée, et aussi des crampes dans les membres lors des règles. Si vous répertorisez chaque singe individuellement vous ne parvenez pas à trouver l’indication du remède. En prenant du recul vous vous dites, « mais bien sûr, en fait c’est un état spasmodique généralisé » et vous évoquez infailliblement Hyosciamus. Dans cette hypothèse cherchez chez ces femmes la présence de jalousie et d’autres spasmes comme l’œsophage en avalant. La réponse que j’aime bien est « je ne suis absolument pas jalouse », ce qui indique une très forte répression de l’inconscient par le cortex.

Les mouvements sont en général désordonnés, non construits. Dans les formes délirantes c’est à cause du trouble de la perception que l’on rencontre tous ces gestes bizarres. Les malades veulent attraper des choses qu’ils voient passer, etc. J’avais vu à l’époque un patient atteint d’un syndrome cholériforme, complètement épuisé, inconscient, à la limite du délire. Les lèvres bougeaient un peu comme s’il essayait de parler. De temps en temps il y avait des saccades musculaires sur sa joue, et sa main droite était agitée de mouvements saccadés, ou d’autres fois il grattait les draps. Hyos 200 le sortit d’affaire en quelques heures.

Chez les enfants : convulsions après une frayeur, notamment chez les enfants qui ont des vers (Cina).

 

Cas cliniques

Cas de Fanny J. Née le 27 Avril 2001

Vue le 12 04 06. Tyrannique

veut monopoliser l’attention

Elle commande

je veux ci et ca

Pdt la grossesse mon mari était dur

c’est mon premier enfant

cette tension avec lui est toujours latente

Histoires famille avec l’hôtel

tensions ds le couple

son mari persuadé qu’elle va se faire avoir par sa famille

elle pas

Son mari est très jaloux et possessif

Exhibe son sexe

Peur du noir

et peur des monstres

A fait des terreurs nocturnes

et des fois se réveille encore en hurlant

(hyosc)

Donné Ign LM1 à sa mère Sandrine

je tiens

je suis le ciment de la famille

Stram LM1.

Revue en septembre. Va très bien. Ne rien faire.

Le 13 11 06. Peu d’effet de Stram.

Elle veut accaparer sa mère rien que pour elle

Elle joue à des jeux pas très innocents avec un copain

Très jalouse

elle veut avoir autant que son frère

Elle ne repousse plus autant son papa

Elle joue surtout avec les jouets de son frère

et son frère

comme si le frère lui appartenait

Hyos LM2.

Le 9 Mai 2007. On a dû monter à un demi-verre de dilution

C’est la reine de tics

Elle plisse le nez

etc

Conjonctivites répétées

suiteà tout épisode aigu

(med)

Hyos XM

Le 14 Novembre 2007. Va super. Prévu Hyos LM.

Hyosciamus dans les situations familiales

En Mars 2005, le petit Hugo a 2 ans. Je le suis depuis un moment, il répond bien à Nux. Son père est ici ce soir

Il a pété les plombs devant le petit

avec sa femme

Va se taper la tête contre les murs

Se jette la tête en arrière

pour se la taper

Ttes les deux heures

il appelle sa mère

depuis qu’il a été malade il y a un mois

Son père a été violent

suspicieux, etc.

et bien entendu jaloux

Hyos LM1.

Revu en Mai 2005. >>

S’énerve encore s’il ne parvient pas à faire qq ch

Joue, plus calme, etc

Commence à transpirer en dormant

depuis un mois

svt cheveux mouillés après la sieste

Pinçait, frappait les autres

>> depuis Hyos

Pas de sel ni charcuterie

Commence à demander du fromage

Adore les cornichons

Aucune maladie de l’enfance

Peur d’avoir la tête mouillée

ne veut plus qu’on lui lave la tête

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(1812-1888) Born in Prussia, educated in Berlin before going to the United States in 1838 to register in the first and only homeopathic medical college in the world in Pennsylvania, known as the Allentown Academy. The Academy closed soon after his outstanding graduation. Considered by many to be one of the most clinically successful homeopathic physicians in our great legacy, Dr. Lippe's countless publications provide a blueprint for homeopathic practice. He helped launch several of the best homeopathic journals ever to be published, including the Organon, the Hahnemannian Monthly, and the Homeopathic Physician.

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