Résumé des cours théoriques de deuxième année

Liste des cours théoriques de deuxième année.

Résumés réalisés par Léa, à qui le Docteur Edouard Broussalian exprime ici toute sa reconnaissance.

Package 9

M9T51 – Pharmacodynamie

La pharmacodynamie, ou l’étude des médicaments, est le deuxième point de l’Art de guérir défini par Hahnemann. Il s’agit d’étudier la puissance pathogénétique des médicaments afin de trouver celui dont une partie des symptômes correspond le mieux à la totalité des symptômes caractéristiques du patient. Par conséquent, on comprend bien qu’une connaissance parfaite des médicaments de la matière médicale est indispensable à tout médecin qui se dit homéopathe.
Ce cours introduit aussi une autre notion fondamentale. On ne peut pas connaître les effets des médicaments selon l’appartenance à telle famille de plante, selon une analyse du tableau périodique, ou une quelconque approche conjecturale. L’homéopathie pure ne souffre aucune conjecture ni pensée magique. La seule façon possible d’observer et de connaître les propriétés pathogénétiques pures des médicaments est l’expérimentation sur sujets sains.

 

M9T52 – Expérimentation sur sujets sains

Hahnemann lance encore une fois un pavé dans la mare en affirmant dans le paragraphe 109 de l’Organon qu’il n’y a pas d’autre manière de guérir que l’homéopathie. C’est une science réellement expérimentale, basée sur l’observation et un système de lois bien définies. C’est en fait Hahnemann qui a introduit la démarche expérimentale en médecine.
Le rôle de l’homéopathe est de rechercher constamment la vérité et cela nécessite de persévérer et souffrir, i.e. d’expérimenter sur soi-même les médicaments.
L’expérimentation des propriétés des médicaments se fait sur sujets sains, à doses croissantes et au moyen d’un seul médicament à la fois. C’est seulement lorsqu’on connaît les effets purs des substances homéopathiques qu’on peut ensuite passer à des essais cliniques sur les malades.
M9T53 – Données toxicologiques

Hahnemann est avant tout un grand toxicologue, il a notamment beaucoup étudié la toxicité de l’oxyde blanc d’arsenic. Il est le premier à avoir su utiliser les données toxicologiques de cas d’empoisonnement en les intégrant dans le tableau des propriétés homéopathiques des substances.
Les observations de symptômes d’empoisonnement ont ceci d’utile qu’elles nous révèlent les effets ultimes des substances, qui ne seraient éthiquement pas possible d’expérimenter sur des sujets sains. Elles permettent aussi de déterminer les organes cibles de telle substance et son profil d’action, et donc de déduire quels seront les meilleurs expérimentateurs.
Dans cours nous verrons le parallèle entre la toxicologie et l’expérimentation sous forme dynamisée, immatérielle, avec les différences et les rapprochements à faire entre les deux.

 

M9T54 – Expérimentation : effets primaires et secondaires

Les effets primitifs sont ceux provoqués par un médicament sur la force vitale, tandis que les effets secondaires sont les symptômes produits par celle-ci en réaction à l’influx de la dose. Certains effets primitifs sont dits alternants, car ils sont composés en eux-mêmes de symptômes contraires.
Nous verrons également dans ce cours qu’il est important de ne renouveler une dose que lorsque il est indiqué de le faire,  afin d’éviter la désensibilisation du patient à son remède. Il est donc primordial de laisser la force vitale suivre son cycle de réaction, selon les jours critiques d’Hippocrate.
La notion fondamentale d’idiosyncrasie est également introduite dans ce cours, et sera  détaillée dans le suivant.

 

M9T55 – Idiosyncrasie

Dans ce cours est développée la notion d’idiosyncrasie, qui est la capacité à se trouver dans un état particulièrement morbide après exposition à une substance. Cela survient chez seulement un petit nombre d’expérimentateurs. L’idiosyncrasie peut être comparée à une allergie, et elle dépend à la fois de l’énergie de la substance et de la sensibilité du sujet pour cette substance. Ces personnes hypersensibles sont les meilleurs provers car ils développent aux mieux les propriétés pathogénétiques du médicament. Mais ce sont aussi les personnes les plus délicates à traiter quand elles sont malades… Le corollaire important de cette notion est que tout malade est idiosyncrasique au remède qui est le plus homéopathique à ses symptômes morbides.

 

M9T56 – Spécificité médicamenteuse

Chaque médicament a ses effets spécifiques et il n’y a pas deux médicaments identiques. Il n’y a donc pas de succédané possible. Nous verrons dans ce cours les recommandations d’Hahnmann pour les expérimentations sur sujets sains, quelles sont les pré-requis et les règles à suivre. Le Dr. Broussalian insiste également dans ce cours sur l’importance des observations expérimentales scrupuleuses et objectives ; les spéculations de propriétés médicamenteuses selon une famille de plantes ou selon le comportement de l’animal dont la substance est issue ne sont pas admissibles, ne permettent en rien une application thérapeutique et ne font finalement que contribuer au dénigrement de l’homéopathie par ses détracteurs (et à juste raison, sur ce point!).

 

M9T57 – Pathogénésie

Nous apprenons dans ce cours comment mener une expérimentation de façon correcte chez un sujet sain, quelle dose donner et à quelle dynamisation selon la substance utilisée. Nous verrons aussi que lorsque plusieurs doses sont nécessaires à provoquer une réaction, on ne peut pas analyser de façon sûre la chronologie des symptômes ni les effets alternants car des effets primitifs et secondaires se mêlent.

 

M9T58 – Observation du sujet

Dès l’apparition d’un symptôme, l’expérimentateur doit en rechercher les modalités (amélioration par le chaud/froid, en toussant, au mouvement…) et les horaires. Il est nécessaire de faire ces expérimentations sur le plus grand nombre de sujets sains possibles, d’âge, de sexe, de constitution et de tempérament différents, de façon à obtenir une image complète de la pathogénésie d’un médicament. En effet, aucun médicament ne peut révéler l’ensemble de ses symptômes chez un seul sujet.

 

M9T59 – Topologie

En expérimentation, plus les doses sont faibles, plus les effets primitifs seront saillants, non mêlés à des effets secondaires. A noter que des symptômes anciens qui réapparaissent dans le cadre d’un proving appartiennent aussi à la pathogénésie du médicament expérimenté, nous en discuterons en détail.
Il est important d’expérimenter sur soi-même, cela permet de renforcer la force vitale, d’aiguiser son sens de l’observation et d’acquérir la certitude que la capacité des remèdes à guérir tient de leur faculté à altérer la santé ; autant de points indispensables à la bonne pratique du médecin homéopathe.
Ce cours introduit enfin la notion de topologie, un modèle qui permet de représenter la force vitale d’un sujet et l’action des médicaments sur elle. La topologie permet aussi d’expliquer pourquoi il est possible de guérir la majorité des gens avec un nombre limité de remèdes.

 

Package 10

M10T60 – Thérapeutique médicamenteuses (a)

Nous arrivons ici au 3e point de l’Art de guérir : l’application thérapeutique des puissances pathogénétiques. Ce cours marque l’introduction à l’application clinique de tout ce que nous avons appris dans l’Organon jusqu’à maintenant. Nous apprenons ainsi quelques règles de bases, comme le fait que le patient va réagir à un médicament pourvu qu’un certain seuil d’homéopathicité soit atteint, ou bien le fait qu’il est important de commencer si possible par un remède végétal, exploiter une dose au maximum, ne pas changer de remède trop rapidement…

 

M10T61 – Thérapeutique médicamenteuse (b)

Supposer que la maladie est une substance étrangère est une hypothèse matérialiste. En réalité, une maladie est à voir comme une puissance immatérielle négative capable de perturber la force vitale. En fait, médicament et maladie sont équivalents, en ce sens qu’ils sont tous deux des forces capables d’influencer l’énergie vitale. Hahnemann nous introduit ici une notion fondamentale : même la dose de médicament la plus minime excède toujours en énergie la puissance morbide de la maladie naturelle qui lui est similaire. Nous apprenons aussi que la répétition d’une dose dépend du caractère aigu ou chronique de la maladie. Enfin, il faut savoir ne pas traiter les indispositions passagères, qui passent facilement par un changement du mode de vie ou des habitudes et ne requièrent aucun traitement homéopathique. Seuls les miasmes – aigus ou chroniques – nécessitent un remède pour être éradiqués.

 

M10T62 – Le Caducée

Plus la maladie est aiguë, plus nombreux et frappants sont les symptômes, nous apprend Hahnemann. Pourtant, c’est dans les aigus que les homéopathes débutants ratent le plus de cas. Pourquoi ? Parce qu’ils ne gèrent pas bien leur stress, et cela vient de leur manque de connaissance de la matière médicale. La connaissance est le solide bâton du Caducée – symbole de la médecine – et il soutient toute la thérapeutique. Ce cours revient aux origines du Caducée pour un examen approfondi du symbole qu’il représente.

 

M10T63 – Valeur des symptômes

Nous atteignons ici un paragraphe clé du 6e Organon, le §153. On ne doit s’attarder qu’aux symptômes caractéristiques : les plus frappants, originaux, inusités, personnels ; les symptômes communs et vagues ne méritent que peu d’attention, nous dit Hahnemann. Comment ne pas voir ici une contradiction avec le §18 qui nous explique qu’il faut considérer la totalité des symptômes d’un cas pour espérer pouvoir le guérir ? Nous verrons dans ce cours qu’il ne s’agit aucunement d’une contradiction de la part du maître, mais de deux paragraphes qui se complètent et reflètent deux facettes d’une même réalité.

 

M10T64 – Aggravation homéopathique 1

Dans ce premier cours sur l’aggravation homéopathique, nous discutons de plusieurs notions importantes : l’homéopathicité s’évalue en fonction du nombre de symptômes caractéristiques, l’aggravation doit normalement être peu marquée et brève, l’action d’un médicament se focalise sur les symptômes à guérir présents chez le malade, ce qu’est l’effet tache d’huile et enfin, comment bien comprendre les notions d’aggravation semblable et dissemblable en fonction de l’homéopathicité…

 

M10T65 – Aggravation homéopathique 2

La Loi thérapeutique du 6e Organon nous apprend qu’il faut prescrire la plus haute dynamisation possible à la plus faible quantité possible, de façon à limiter au mieux l’aggravation initiale. C’est une révolution que nous apporte ce 6e Organon ! Et c’est seulement avec la nouvelle posologie liquide que nous pouvons y parvenir, qui nous permet de répéter plus fréquemment un médicament sans aggravation pathogénétique en variant légèrement la dynamisation à chaque prise, et donc d’accélérer la guérison. Autant de notions fondamentales qui seront reprises dans les cours suivants.

 

M10T66 – Aggravation homéopathique 3

Les règles à suivre pour limiter le plus possible l’aggravation sont : choisir le meilleur remède possible, donner tout d’abord en dose minime puis l’augmenter progressivement, et varier la dynamisation à chaque prise par des succussions, permettant de répéter le médicament à intervalles rapprochés. La seule aggravation que nous verrons si nous respectons ces règles sera l’aggravation dite tardive, que nous discuterons en détail par la suite. Une autre grande règle à suivre est qu’il ne faut jamais prescrire sur un tableau qui n’est pas fixé, qui est encore en pleine réaction à la suite d’une prise. De même, l’aggravation dissimilaire nous indique que le remède a été mal choisi et il faut cesser toute prise. Enfin, au cas où l’aggravation initiale serait trop vive et non supportable par le patient, prescrire du placebo, faire une friction du remède ou le prescrire en 6CH sont des astuces qui peuvent permettre soit de gagner du temps, soit d’antidoter l’action du médicament.

 

Package 11

M11T67, M11T68, M11T69 – Éventualités

Les éventualités possibles après la prescription d’un remède sont fondamentales à comprendre, car c’est la réaction d’un patient face à une dose qui va nous dicter la conduite à tenir pour la suite. Les 12 éventualités léguées par Kent s’appliquaient à une population en bon niveau de santé, les groupes A et B, rarement C. Nous pouvons décrire aujourd’hui 21 éventualités, du fait de la dégradation des niveaux de santé de la population, allant jusqu’au groupe D. Ces trois cours reprennent les éventualités décrites par le Dr. Vithoulkas, expliquées et commentées par le Dr. Broussalian.

 

M11T70 – Homéopathicité partielle – pénurie de médicament 1

Il est possible qu’à cause du fait que la matière médicale est incomplète, on ne puisse trouver un remède parfaitement homéopathique (le similimum) et soyons obligés de prescrire un remède partiellement semblable (un simile). C’est une éventualité rare de nos jours mais il faut comprendre qu’en cas d’homéopathicité partielle, « on ne peut espérer une guérison sans quelques symptômes accidentels », comme nous le dit Hahnemann. Un remède partiel agira, pourvu que son homéopathicité soit fondée sur des symptômes caractéristiques. Puis il faut réadapter la prescription avec un remède couvrant le tableau nouvellement apparu. Il s’agit de la cure dite en zigzag décrite par Kent, qui nous permet de parvenir à la guérison non pas par un seul médicament parfaitement semblable mais par plusieurs médicaments parcellaires. C’est une autre révolution du 6e Organon : la prescription d’un simile est autorisée par la posologie liquide, c’est ce que nous discuterons dans ce cours.

 

M11T71 – Homéopathicité partielle – pénurie de médicament 2

Si deux remèdes rivalisent pour un cas, il ne faut jamais donner les deux en même temps car nous n’avons aucune idée des interactions, ni donner l’un puis l’autre sans réévaluer le nouveau tableau apparu après la prescription du premier, qui peut ne plus correspondre du tout au deuxième remède. Il est important de bien connaître les interrelations entre les médicaments pour conduire au mieux une cure en zigzag. En chronique, il faut toujours baser sa prescription sur la strate active, le groupe le plus récent de symptômes. Et c’est seulement lorsqu’un simile aura épuisé son action bénéfique qu’on s’autorisera à changer de médicament. Nous verrons aussi dans ce cours les différents testings médicaux et comment ils peuvent nous aider à la prescription dans la pratique.

 

M11T72 – Homéopathicité partielle – pénurie de symptômes 1

L’autre cas de figue où nous somme amenés à prescrire un remède partiel est lorsque le cas lui-même présente une pénurie de symptômes. C’est ce qu’on appelle les maladies défectives, et il s’agit la plupart du temps de maladies chroniques. Devant ces cas, il est indispensable d’avoir la connaissance des miasmes chroniques de façon à pouvoir compenser l’absence des symptômes caractéristiques par l’utilisation avec profit des symptômes communs. Plus le niveau de santé est bas, plus les remèdes prescrits seront partiels en raison de la pénurie de symptômes caractéristiques.
Est également expliqué dans ce cours le système de la keynote et la façon de l’utiliser au mieux dans la pratique, avec la technique du bottom-up.

 

M11T73 – Homéopathicité partielle – pénurie de symptômes 2

Dans les cas défectifs, un simile provoquera des symptômes pathogénétiques nouveaux qui appartiennent cependant à la maladie. C’est comme si le remède donnait assez d’énergie au système pour produire des nouveaux symptômes caractéristiques permettant de trouver un remède plus homéopathique derrière. Nous discuterons également des types de symptômes « accidentels » pouvant apparaître après la prescription d’un remède partiel et de différents cas cliniques qui illustrent le système de la keynote et du bottom-up.

 

M11T74 – Homéopathicité partielle – pénurie de symptômes 3

Dans ce cours nous discuterons des traumatismes externes et des remèdes les plus courants à appliquer dans les cas de brûlure, de coupure, d’entorse ou de fracture. Bien sûr, la chirurgie est parfois nécessaire, pour réduire une fracture, stopper une hémorragie, extraire un corps étranger, etc. Mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il ne faut pas en déduire qu’un symptôme externe n’est qu’une affection locale. D’une part parce que lors d’un traumatisme externe, la force vitale réclame toujours un traitement interne pour l’aider dans la guérison, d’autre part parce que les affections locales d’origine non traumatique ne sont finalement que le reflet d’une perturbation interne. Et la guérison locale survient toujours après avoir rétabli l’état général. C’est pourquoi lors d’affections locales, il ne faut pas négliger les symptômes de la partie malade, mais ce sont les signes généraux reflétant l’état de perturbation interne qui nous guiderons le mieux dans la prescription.

 

M11T75 – Homéopathicité partielle – pénurie de symptômes 4 / Niveaux de santé

Lors d’affections externes d’origine non traumatique, il est formellement interdit d’appliquer un remède en application locale, car cela ne ferait qu’une suppression du symptôme pour refouler le mal plus profondément en interne. De même, il n’est pas sage de prescrire en application locale le remède interne prouvé efficace car le symptôme externe disparaissant plus vite que l’affection interne, on pourrait croire à tort que le malade est guéri. Enfin, Hahnemann introduit ici la notion fondamentale de terminer la guérison par l’anti-psorique, que nous discuterons plus en détail dans les prochains cours.
Ceci nous amène au sujet des niveaux de santé, car un symptôme externe est finalement un compromis pour la force vitale, qui parvient grâce à son niveau d’énergie à contrôler la perturbation dont elle est atteinte en la confinant sur le plan externe, évitant ainsi l’atteinte d’un organe vital. On comprend donc bien que supprimer ce symptôme revient à refouler le mal en interne et à diminuer le niveau d’énergie du patient,  à le faire dégringoler dans son niveau de santé.
En fin de cours, nous verrons comment mieux comprendre l’intrication d’un miasme avec la force vitale à la lumière de la topologie que nous avons déjà étudiée.

 

Package 12

M12T76a – Miasmes chroniques  1

Pour mieux comprendre les miasmes chroniques et la façon dont ils influencent la force vitale et la santé, nous étudierons avec ce cours leurs propriétés. Chacun des miasmes commence initialement par provoquer une affection cutanée spécifique qui, si elle est supprimée par un traitement non homéopathique ou en application externe, refoule la pathologie à l’intérieur de l’organisme. Il s’agit de l’éruption scabéiforme de la psore, l’érythème noueux du miasme tuberculeux, les condylomes de la sycose et le chancre bien connu de la syphilis.

 

M12T76b – Miasmes chroniques 2

Selon l’hypothèse de l’origine infectieuse des maladies chroniques, nous étudierons dans ce cours les différentes particules infectieuses – bactéries, parasites… – qui seraient potentiellement capables de générer un miasme chronique. Il faut deux propriétés à ces germes : la capacité de s’implanter à vie dans l’organisme, et la faculté d’évoluer de façon progressivement défavorable. Des mycobactéries aux spirochètes en passant par les gonocoques, Le Dr. Broussalian nous entraîne dans une petite incursion en infectiologie.

 

M12T77 – Miasmes chroniques 3

Hahnemann nous le rappelle encore : il ne faut jamais traiter les manifestations primaires des miasmes chroniques. Seul le remède anti-miasmatique interne est indiqué et permet la complète guérison. A noter que la psore étant la cause fondamentale de toutes les maladies, la cure d’un malade se termine toujours par l’administration d’un anti-psorique, si on veut éviter toute rechute. Les miasmes chroniques que nous avons étudiés sont la cause principale des maladies chroniques, mais il ne faut pas oublier les intoxications médicamenteuses, qui sont de nos jours une cause importante avec l’administration à tout va de drogues allopathiques. Dans ce cours nous étudierons également un cas clinique brillamment guéri et commenté par Hahnemann, qui illustre la façon de traiter un cas chronique, à la lumière de la connaissance des miasmes.

 

Package 13

M13T78 – Maladies vénériennes

Il est important de rechercher des antécédents de blennorragie, de tuberculose ou de syphilis lorsqu’on suspecte un de ces miasmes être à l’œuvre, afin de le traiter au mieux par l’anti-miasmatique adéquat. De même, il faut toujours se renseigner sur les habitudes de vie des malades, leur situation familiale, leur travail, leurs relations… Car ce sont autant d’indices qui peuvent nous révéler des symptômes caractéristiques et nous mettre sur la piste du remède homéopathique. Et pour ce faire, il faut avoir avec les malades des « conversations répétées », ce qui ne veut pas dire des entretiens infiniment long comme on en voit souvent chez les homéopathies aujourd’hui !
Nous discuterons aussi dans ce cours de la nature du miasme chronique. En effet, on peut penser que la psore n’est pas un miasme infectieux mais le système de défense même de notre organisme…

 

M13T79 – Altérations mentales et émotionnelles

Les affections mentales font partie des maladies défectives que nous avons déjà mentionnées dans les cours précédents. C’est comme si tous les symptômes s’effacent devant un seul qui devient prédominant. De plus, dans toute affection nous dit Hahnemann, l’état émotionnel et mental est toujours altéré, et ce sont parmi les symptômes les plus caractéristiques d’un cas, qu’il faut toujours rechercher, même en aigu. Nous discuterons dans ce cours de ces deux notions fondamentales, qui détruisent beaucoup d’idées reçues…

 

 

Package 15

M15T80 – Pathologies mentales 1

Les maladies mentales et émotionnelles sont des maladies défectives et doivent être traitées de la même manière que toute autre affection. Elles sont le plus souvent le résultat de maintes suppressions, la force vitale n’ayant plus assez de ressource pour répartir harmonieusement la perturbation. Nous verrons à titre d’illustration dans ce cours la description du cas du célèbre malade psychiatrique guéri avec brio par Hahnemann.

 

M15T81 – Pathologies mentales 2

Souvent, une pathologie organique qui menace d’être fatale se transforme soudain en folie, et les symptômes physiques s’amendent. Il s’agit d’un transfert palliatif de la pathologie physique sur le plan mental. Dans ce genre de pathologie, il faut prendre en compte dans la totalité des symptômes les signes mentaux bien sûr, mais également les signes physiques qui étaient présents avant que l’affection ne dégénère en pathologie mentale.
Ce cours illustre les transferts de pathologies entre les plans physique, émotionnel et mental au moyen d’une allégorie mathématique aidant à la compréhension du phénomène. Nous discuterons également en plus amples détails des pathologies dites mentales et de la conduite à tenir devant de tels cas.

 

M15T82 – Pathologies mentales 3

De même que pour toute maladie chronique, un traitement anti-psorique doit toujours terminer la cure d’une malade atteint d’une affection mentale, afin d’éviter toute rechute en le guérissant de façon définitive. Un tel patient devra ensuite suivre un minimum de règles hygiéno-diététiques, notamment morales. Nous discuterons dans ce cours de la moralité, ou l’hygiène mentale et relationnelle. Et nous verrons également quels sont les médicaments les plus à mêmes d’enrayer une crise psychotique aiguë.
Enfin, il faut savoir différencier un réel trouble mental (résultat d’une affection organique) d’un trouble psychique venant de mauvaises habitudes de vie ou d’éducation. Le premier ne sera que plus aggravé encore par des exhortions amicales et raisonnables, tandis que le deuxième s’en trouvera amélioré,  et ne nécessitera a priori aucun traitement homéopathique mais plutôt la modification des habitudes de vie.

 

M15T83 – Pathologies mentales 4

Certaines pathologies émotionnelles ne sont pas issues d’un trouble organique mais viennent de causes émotionnelles, comme le souci prolongé, l’anxiété, les contrariétés, l’humiliation… Ces troubles sont guéris facilement par des conseils amicaux et raisonnables – d’où l’utilité de la psychothérapie – sauf si le trouble dure depuis longtemps et que l’état physique est déjà diminué. Dans ce cas, un traitement anti-psorique sera nécessaire, pour enrayer définitivement le mal.
A noter également que le médecin doit adopter un comportement adéquat face aux malades qui présentent des affections émotionnelles et mentales. Nous verrons avec Hahnemann quelle est la meilleure conduite à tenir.
Enfin, nous verrons à titre d’exemple ce qu’est le syndrome d’aliénation parentale, un trouble psychique résultant par définition de mauvaises habitudes de vie/d’éducation inculquées par le parent aliénant.

 

M15T84 – Pathologies mentales 5

Le chapitre des pathologies mentales est clos ici avec la déclaration de Hahnemann qui nous dit que la supériorité incomparable et incontestable de l’homéopathie se montre avec le plus d’éclat dans le traitement des patients atteints d’affections mentales résultant d’un trouble auparavant organique.

 

M15T85 – Maladies alternantes 1

Nous entrons maintenant dans un nouveau chapitre, celui des maladies alternantes. Des maladies peuvent se manifester par crises à intervalles réguliers et sont dites périodiques, et d’autres peuvent se montrer par l’alternance à des intervalles incertains de deux ou trois états morbides différents. Ces maladies périodiques ou alternantes relèvent des miasmes psorique, tuberculeux ou syphilitique, mais presque jamais de la sycose.

 

M15T86 – Maladies alternantes 2

Les maladies périodiques, y compris les fièvres intermittentes type paludisme, appartiennent à la catégorie des maladies chroniques. Elles se traitent par un anti-psorique qui est capable en lui-même de provoquer deux ou trois états alternants, ou à défaut, qui est similaire à l’état le plus morbide et le plus particulier. Le meilleur moment pour administrer le remède dans de tels cas pathologiques sera juste à la fin de l’accès périodique, de façon à ne pas aggraver la crise en y ajoutant l’action similaire du remède.
Nous discuterons du caractère d’une épidémie, qui est constituée de symptômes communs à tous les malades – banals ou caractéristiques – et de symptômes particuliers à chaque patient dans la maladie.

 

M15T87 – Maladies alternantes 3

Le danger de laisser les premiers accès périodiques sans les guérir ou pire, de les supprimer avec des traitements allopathiques, est de réveiller la psore latente, qu’il ne faudra pas hésiter à traiter d’emblée avec des doses de Sulphur ou Hépar-sulphur, pour enrayer son développement. A noter également que des petites doses de China hautement dynamisé peuvent aider à casser la tendance périodique d’une maladie.
Nous discuterons dans ce cours de l’utilité de doses d’homéopathie préventive à la lumière de différentes études, ainsi que de l’utilisation de l’isothérapique dans certaines situations.

 

M15T88 – Posologie 1

Nous voyons maintenant la façon de préparer les médicaments en vue de l’administration, ainsi que de la diète à suivre durant le traitement homéopathique. Hahnemann pose déjà ici une loi fondamentale : toute amélioration qui se dessine franchement contre-indique formellement la répétition du remède. Mais afin d’accélérer le processus de guérison homéopathique tout en mettant en pratique la loi thérapeutique qui veut qu’un médicament soit administré à la dose la plus faible et à la plus haute dynamisation possible, Hahnemann a mis au point deux choses : la posologie liquide, et les doses LM qui sont toutes des hautes dynamisations, même la plus petite d’entre elles, la LM1. C’est ce que nous allons développer dans ce cours.

Package 16

M16T89 – Posologie 2

Le maître nous met ici en garde contre la répétition de doses non modifiées par des succussions :  le patient risque de se trouver plus malade encore. On comprend donc bien ici les limites de l’administration en doses sèches, qui ne nous permettait pas de conduire une guérison sans heurt. Nous verrons aussi ce qu’est la zone thérapeutique, ou l’écart entre la dose minimale capable de provoquer une réaction et la dose maximale qui commence à provoquer des signes pathogénétiques dissemblables.

 

M16T90 – Posologie 3

Si on modifie le degré de dynamisation à chaque prise, il n’y a plus de réactions désagréables, nous affirme Hahnemann. Nous verrons ensemble la posologie qu’il utilisait et la façon dont il préparait sa potion mère, puis nous discuterons de la meilleure posologie à adopter aujourd’hui, sur une population avec un niveau de santé plus dégradé qu’à l’époque des débuts de l’homéopathie.
Enfin, ce cours introduit la notion d’« aggravation tardive » qui devrait être la seule qu’un homéopathe prudent et compétent puisse observer dans sa pratique, et qui signe la fin de l’action d’une certaine dynamisation.

 

M16T91 – Posologie 4

Si le médicaments provoque des symptômes alarmants non similaires à la maladie du patient, alors c’est que le remède a été mal choisi, il est dissemblable à la pathologie, et il faut en stopper l’utilisation pour ce malade. Les premiers signes qui nous informent du commencement de la réaction à une dose sont les modifications de l’état mental et du comportement du patient.
Nous discuterons dans ce cours de l’aggravation semblable et dissemblable, ainsi que de l’effet tache d’huile qui se trouve entre les deux.

 

M16T92 – Règles hygiéno-diététiques

Hahnemann donne une longue liste de facteurs susceptibles d’antidoter l’action d’un remède. Bien sûr, il ne s’agit pas de tout interdire au patient, mais d’imposer des règles minimales d’hygiène de vie afin de conduire au mieux le traitement, surtout dans les bas niveaux de santé, qui sont les plus susceptibles à l’antidotage.  Il faut donc rester pragmatique et clinique.

 

M16T93 – Préparation des médicaments 1

Hahnemann demande à ce que tout médecin homéopathe prépare lui-même ses médicaments, et il nous livre ici le procédé permettant de « dégager et libérer les vertus médicinales immatérielles inhérentes aux substances brutes pour leur usage en homéopathie », c’est le processus de dynamisation. Ce sera peut-être sur ce seul point que nous nous autoriserons une entorse à l’Organon. Mais dans tous les cas, il est vital de nous assurer de la qualité irréprochable des médicaments que nous prescrivons, en vérifiant nous-même la fiabilité des laboratoires et de leurs méthodes de fabrication. Il n’empêche qu’il est de notre devoir de savoir comment préparer les médicaments, au cas où il nous soit demandé de le faire, par exemple dans une situation urgente.

 

M16T94 – Préparation des médicaments 2

Hahnemann nous livre ici les recettes de préparation des médicaments, en doses LM et en centésimales. Comment broyer, diluer, dynamiser, en quelles proportions utiliser l’excipient neutre… La méthode de fabrication des médicaments homéopathiques n’aura plus de secret pour vous après avoir étudié ce cours.

 

M16T95 – Préparation des médicaments 3

Le secret des LM réside dans le ratio disproportionnellement plus grand entre la substance et l’excipient, et dans le passage en potions liquides pour la dynamisation. Les LM ont une action de plus longue durée et plus douce, comparées aux centésimales, ce qui en fait les doses de choix dans le traitement des affections chroniques. Nous verrons ainsi dans ce cours les différences, avantages et inconvénients des différents types de doses (LM et centésimales, doses sèche et liquide).
Une notion importante nous est livrée par Hahnemann ici : les affections locales anciennes nécessitent des doses toujours plus croissantes du remède homéopathique.

 

M16T96 – Administration du médicament 1

Hahnemann le dit (après l’avoir lui-même expérimenté!) : il ne faut jamais donner plus d’une substance à la fois, car nous n’avons aucune idée des interactions qu’elles peuvent avoir entre elles et rendrait la conduite d’un traitement homéopathique totalement arbitraire.
Le fait qu’un médicament soit adapté ne dépend pas seulement de l’homéopathicité mais aussi de l’exiguïté de la dose. Une dose trop importante nuit au malade, et peut produire des dégâts plus grands qu’un médicament dissemblable.
Nous verrons  enfin dans ce cours la déclaration de Lippe, qui résume en quelques points fondamentaux toutes les lois de l’homéopathie.

 

M16T97 – Administration du médicament 2

Nous apprenons ici comment déterminer le degré d’exiguïté de la dose pour chaque malade, en fonction de sa sensibilité, de la profondeur de son affection et de l’homéopathicité de notre médicament. Il s’agit d’un choix basé sur l’observation clinique et l’expérience. Mais il est à savoir qu’une dose du remède correctement choisi selon la loi des semblables ne pourra jamais être assez réduite pour ne pas déjà amorcer le début d’une guérison. L’exception à la règle de la dose minimale est un miasme en pleine efflorescence cutanée : il faut dans ce cas le bombarder de larges doses pour casser son activité.
Enfin, un diagramme résume dans ce cours le choix de la dynamisation et de la dose en fonction de la similitude du médicament avec le cas.

 

M16T98 – Administration du médicament 3

Ce troisième cours sur l’administration du médicament détaille la conduite à tenir devant chaque cas selon la réaction à la première dose administrée. Il s’agit en quelque sorte d’un petit guide pratique de comment gérer une guérison homéopathique à la lumière de l’observation clinique de la réaction au médicament (absence de réaction, réaction similaire, dissimilaire, apparition de signes pathogénétiques…). Ce cours est à comparer et mettre en lien avec les 21 éventualités que nous avons déjà étudiées.

 

M16T99 – Administration du médicament 4

La voie orale est la façon d’administrer un médicament la plus commune, mais il ne faut pas oublier l’inhalation pour atteindre les surfaces d’absorption que sont les voies aériennes supérieures et inférieures, ainsi que la friction sur toute surface cutanée saine. De plus, un remède peut être donné à un bébé ou même à un foetus via administration du remède à la mère (transmission par le lait maternel dans le premier cas).

 

M16T100 – Autres méthodes thérapeutiques

Nous abordons dans ce dernier cours sur l’Organon des autres méthodes thérapeutiques décrites par Hahnemann, à savoir l’aimant, le magnétisme animal ou mesmérisme, les bains d’eau pures, les massages… Tout ceci nous amenant à la conclusion que le vivant n’est pas que chimie et physique, mais possède quelque chose de plus, l’énergie vitale, relevant probablement de l’électromagnétisme. Nous discuterons aussi du fait que le médecin est un philanthrope par définition, comme le dit le maître lui-même.

 

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