Eventualité six

Eventualité 6

Absence d’aggravation initiale, le patient se dit mieux, mais ne l’est pas réellement. (Miroir de l’éventualité 20 et surtout 21).
Observation-06
Niveaux : A et B, et en dessous.

Diagnostic : prescription parcellaire. Dans les hauts niveaux de santé, vous avez prescrit un simile, dans les bas niveaux de santé au tableau peu apparent c’est une situation normale qui demandera de passer souvent à un autre médicament (cure en zigzag, voir §167 et 168).

Dans cette situation, l’absence de réaction apparente sur le plan émotionnel ou mental doit attirer votre attention. La nouvelle posologie peut très bien limiter les réactions, mais ici vous constatez que seul un petit groupe de symptômes locaux s’est amendé tandis que visiblement la dose n’a eu aucun effet sur l’énergie en général du patient.

C’est la notion de cure en « zigzag » telle que Kent la décrivait. Ce cas de figure se rencontre dans les cas défectifs où même le meilleur homéopathe du monde ne perçoit pas de totalité significative, ce sont les cas du Groupe C ou même D de Vithoulkas. Cependant cela survient aussi avec des homéopathes débutants qui ne perçoivent pas la totalité et sont obligés d’obtenir en une succession de plusieurs médicaments ce qu’un maître aurait accompli directement avec un seul. La notion de succession de remèdes tord définitivement le cou à l’illusion du remède « parfait », « idéal » qui couvrirait un cas pour toute la vie. Cette vision statique a engendré une génération d’homéopathes qui s’acharnent à chercher des médicaments toujours plus nouveaux, en quête d’un Graal imaginaire alors qu’une succession de polychrestes aurait amené leur patient à une guérison.

Chez un patient des groupes A ou B, cela veut dire que votre anamnèse était mal prise. Votre prescription peut ajouter de la confusion si vous la continuez. Le mieux est de stopper toute prise et de reprendre tout le tableau.

Chez les patients de bas niveau de santé, vous serez heureux de ce résultat partiel et c’est par une succession de médicaments approximatifs qu’un jour l’organisme possède assez d’énergie pour afficher des réactions d’aggravation sous la forme d’un épisode aigu. Ce ne sera peut être pas une température à 39° mais ces états aigus, qui ne sont rien d’autre que l’exacerbation de l’état chronique sous jacent, méritent d’être vus en urgence. Vous disposez là d’une fenêtre ouverte sur l’état interne, ce serait vraiment dommage de manquer cela.

Toujours chez ces patients de bas groupe, le résultat ici est volontiers celui produit par la prescription d’un anti miasmatique.

Comparez cette réaction avec son inverse dans l’éventualité 21, où chez un patient de groupe B se produit un forte amélioration E/ ME tandis qu’un petit groupe de symptômes physiques s’aggrave considérablement.

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