Eventualité dix-huit

Eventualité 18

L’état du patient est en chute libre.
Observation-18
Niveaux : C moyen à début D.

Diagnostic : Incurabilité. Médicament partiel dans un bas niveau de santé.

Si l’expression « ouvrir la boîte de Pandore » n’a pas encore de sens pour vous, c’est le moment ou jamais de bien comprendre ce qu’elle signifie. Vous avez pris les précautions habituelles devant ce cas en bas niveau de santé et pourtant vous assistez à une véritable dégringolade du patient, c’est une chute libre. C’est l’observation de Kent « aggravation prolongée et déclin final du patient. »

Bien sûr, nous pouvons toujours envisager, comme ans l’observation précédente, que la tourmente observée provient d’une dynamisation trop haute, ou d’un dose excessive, mais ici l’état du patient se dégrade de jour en jour. Vous pourrez essayer de limiter les dégâts avec les mesures habituelles, mais cela reste très aléatoire, le recours à la médecine classique sera le seul recours. C’est ici que brille l’allopathie dans toute sa dimension palliative. Finalement tout le dégout que nous inspire l’allopathie provient du fait qu’on traite systématiquement les patients avec des mesures qui devraient être cantonnées à la seule palliation.

Ce genre de réaction se voit aussi si vous avez commis l’imprudence de cesser brutalement un traitement allopathique de longue durée qui « maintenait » le patient. Cela n’a alors pas la même signification. Quoi qu’il en soit, je partage tout à fait l’observation de Vithoulkas[2] qui écrit :

Si on ne peut attendre et qu’un remède plus adapté n’est pas indiqué, le mieux sera de calmer l’affection en cours de façon transitoire par un traitement allopathique tant que la situation ne s’est pas stabilisée. Après cette évolution, si le patient souhaite toujours un traitement homéopathique, vous pouvez reprendre le cas et assez bizarrement, le remède apparaît souvent beaucoup plus clairement ensuite.

Parfois, le recours à des traitements allopathiques est inévitable et qu’on les arrête, l’affection de départ reprend de plus belle, comme on le voit dans des cas d’asthme sévère, où vous avez continuellement recours aux bronchodilatateurs. Plusieurs essais seront parfois nécessaires avant d’atteindre un état de santé qui soit acceptable et où vous n’aurez plus besoin des médicaments chimiques lors d’une aggravation.

A la suite de ces efforts répétés, il semble que le système immunitaire puisse lentement se reconstruire et parvienne finalement à ne plus avoir besoin de cortisone.

Cependant, nous ne sommes jamais certains de savoir si le cas est réellement incurable ou si notre prescription, forcément limitée dans son homéopathicité dans un bas groupe de santé, n’a pas produit une flambée à cause de son effet partiel. Vous comprenez immédiatement tout l’avantage que procure ici la  dose liquide dans la gestion de ce genre d’évènements. Il faudra toujours s’assurer de la direction des symptômes, c’est à dire vérifier si une petite amélioration émotionnelle s’est fait jour par exemple. On pourra alors essayer de « corriger le tir » avec une nouvelle prescription mieux ajustée, car finalement cette libération de symptômes peut finalement aussi permettre de clarifier le tableau.

Sans une profonde compréhension des phénomènes miasmatiques, ce genre de cas restera impossible à traiter. Si les symptômes qui sont en train de flamber n’appartiennent qu’à la pathologie, cela signifie que le miasme est véritablement déchaîné et vous devrez absolument trouver le médicament anti-miasmatique approprié pour freiner et peut être stopper l’évolution.

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