Eventualité dix

Eventualité 10

Véritable rechute après une réaction favorable qui a duré longtemps.
Observation-10
Niveaux : A à B (C).

Diagnostic : antidotage de la dose ou prescription en centésimales.

Disons le tout net : cette éventualité se discute en dose sèche mais pour ainsi dire jamais avec la nouvelle posologie et encore moins avec des doses LM dont l’effet s’accumule avec les prises.

Avec des centésimales, vous serez ainsi poussé à répéter dans des dynamisations croissantes parce qu’elles agissent rapidement, atteignent un pic d’activité, puis tout se dégrade et on a tendance à revenir à la case départ. Ici, il sera académique de distinguer d’avec l’éventualité 9 certains cas où la première dose agit exceptionnellement longtemps et lorsque le patient rechute, vous pourrez observer une absence de réponse à la même dynamisation.

Dans un haut niveau de santé, une si belle réaction initiale qui se retrouve stoppée net ne peut l’être qu’à la suite d’un antidotage : odeurs fortes, drogues chimiques, drogues douces, ou du café, un stress mental ou émotionnel, etc. Une fois la source d’antidote identifiée, il suffit de renouveler la dose avec le réglage qui était correct (par exemple 2 succussions et une goutte diluée dans un verre d’eau). Notez qu’un antidotage éventuel sera d’autant plus facile à déclencher que le niveau de santé est bas, par conséquent ce sera surtout chez ces patients là que vous devrez être draconien avec les règles d’hygiène de vie.

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6 réponses à “Eventualité dix” Subscribe

  1. FloFed 03/02/2014 at 16:42 #

    bonjour Edouard, je note dans l’eventualite 10, la mention de nouvelle posologie? comme je ne suis pas une de tes etudiantes, et cependant francaise et homeopathe classique, expatriee pour La Cause, je me demande! Tu utilises une forme autre que LM ou dose seche unique/ divisee ou ‘plussed’ (diluee et repetee + dynamisee)? Aussi, d’ou sors tu la notion de ‘frein’ a l’aggravation, par l’utilisation du meme remede en 6c ou par friction?. Est ce mentionne dans un texte ou est ce ton experience? merci pour tes explications et pour toutes les info sur le site. Cela me change du ramassis de betises qu’on peut lire de l’autre cote de la Manche, meme dans une revue pour homeopathes ou un forum d’homeopathes que je viens de consulter.
    Florence Fedder, dite FloFed

  2. Belladonna 04/02/2014 at 18:23 #

    Florence ,
    Étudiante en seconde année sur planete Homeo je me permets de vous répondre
    La dose sèche date du 4ieme Organon. S. Hahnemann a ecrit sur la fin de sa vie le 6ieme organon qui préconise la dose liquide afin d’appliquer la quantité minimale
    A chaque prise, la dose sèche envoie le même signal, en quantité excessive ! A la surface d’une seule granule, il y en a de trop.
    La dose liquide permet de tendre vers cette quantité minimale. Elle permet également de décaler légèrement la dynamisation ( par qq succussions supplémentaires) si on est amené a renouveler la prise
    Bref la dose liquide change tout !

    Si on veut encore diminuer la quantité administrée on peut faire olfacter le grain dilué dans de l’alcool ; Cela aussi est décrit dans l’organon 6
    Enfin la friction y est aussi. Je vous souhaite une bonne lecture de cette édition de de merveilleux résultats en l’appliquant

  3. FloFed 05/02/2014 at 23:08 #

    merci Belladonna mais en fait ce n’est pas ca que je demandais, peut etre que je n’ai pas bien formule ma question. J’ai bien lu l’Organon 6 et utilise les dilutions LM preconisees dans cette edition mais aussi des doses seches ou des doses ‘plussed’, tout depend des malades (c’est amusant de penser que Kent a travaille avec ses hautes dilutions sans connaitre l’existence de ce 6eme Organon. Peut etre doit on dire merci a Melanie qui n’a pas fait publier le livre…). Pour en revenir a ma question: qu’entend Edouard par ‘nouvelle posologie’? . J’avais l’impression que c’est autre chose que le LM de la 6eme edition. L’olfaction (pour les parisiennes un peu delicates) ou la friction j’ai le souvenir d’avoir vu cela dans l’Organon mais la notion que cela peut agir comme frein en cas d’aggravation est ou je bute?? c’est dans quel paragraphe? ou est ce l’experience clinique?
    Autre question pour Edouard toujours a propos de 10: si on compare les effets d’un traitement par LM ‘termine; ou par dose seche qui a bien agi (disons une legere aggravation suivie d’une belle amelioration sur tous les plans): est ce qu’un patient est moins a meme d’etre antidote apres traitement par LM maintenant termine plutot que par dose seche qui a bien agi? par cela, je veux aussi demander, est ce que la susceptibilite du patient au remede est probablement mieux satisfaite du fait de son traitement par LM– a niveau de sante comparable? Si je ne suis toujours pas claire alors tant pis et pardon. On verra cela a Alonissos!
    FloFed

  4. admin 06/02/2014 at 19:12 #

    Oui tu m’éclaircis pas trop et on parlera à Alonissos au besoin :) Belladonna t’a fait une réponse qui est très étayée, Merci Nathalie!

    D’abord on peut parfaitement être content avec des doses sèches en donnant un seul globule, mais je me permets d’avoir des réserves au bout de plusieurs dizaines d’années. Si tu l’utilise encore c’est que tu dois encore approfondir l’Organon, c’est une conclusion logique. La nouvelle posologie c’est tout simplement de se débarrasser de la dose sèche. Point :)
    C’est une erreur de croire que l’olfaction est à réserver aux parisiennes délicates, c’est le procédé le plus puissant à mon avis par stimulation directe su SNC.
    Hahnemann décrit la friction pour accélérer le traitement chronique et c’est les expérimentations constantes depuis plus de 12 ans qui m’ont conduit à utiliser la friction aussi pour calmer la plupart des aggravations en cas d’excès de dose. La prise d’une dynamisation plus basse pour limiter les réactions découle de l’étude de ses cahiers parisiens.
    Voilà pour l’essentiel, le reste nécessite de plus longues explications et je te suggère de démarrer un de ces quatre les cours d’Organon ici même :)
    Merci!!

    • FloFed 07/02/2014 at 16:28 #

      Merci pour ces precisions. Je continue d’apprendre pour mieux pratiquer et pour cela j’ecoute aussi les anciens et profite de leur sagesse gagnee au fil des annees!
      FloFed

  5. Athelas 08/02/2014 at 12:45 #

    Édouard,

    Suite à une aggravation similaire, est-ce qu’on peut arguer que, en donnant un frein d’urgence en 6C pour calmer, on recherche de cette façon à en quelque sorte à réduire la sensibilité du patient (partiellement bien sûr) par l’effet toxique périphérique de la dose pondérale ?
    C’est l’hypothèse qui m’est venue à l’esprit pour avancer une explication. Ou faut-il chercher une réponse dans la modification brutale de la fréquence du signal ?

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