Dilution, dynamisation et posologie en homéopathie

A quoi correspondent les nombres indiqués sur les doses et quelle est leur puissance ?

Pour préparer un médicament homéopathique, il faut à la fois le diluer et le dynamiser. Diluer signifie diminuer la quantité du produit initialement utilisé, que ce soit une plante, un minéral, un venin, …En diluant, on diminue le risque d’intoxication au produit. Le problème, comme disent nos détracteurs, c’est qu’après un certain nombre de dilutions, la substance initiale ne représente guère plus qu’une goutte d’eau dans l’océan. L’idée géniale d’Hahnemann a  été de dynamiser la préparation entre deux dilutions, c’est-à-dire d’imprimer un certain nombre de secousses à chaque nouvelle dilution. C’est cette dynamisation qui va donner de la puissance au produit. Un chercheur en cristallographie s’est « amusé » à photographier la cristallisation d’une goutte d’arnica 9 CH ou 30 CH. Il s’avère que l’image de l’arnica 30 CH cristallisé est beaucoup plus nette et précise que celle de l’arnica 9 CH.

Le nombre inscrit sur le tube correspond au résultat de cette combinaison dilution/dynamisation. Plus il est élevé, plus le médicament est PUISSANT s’il est correctement AJUSTE au CAS.

5 CH < 9 CH <30 CH <1000 K

Quelle puissance pour quel type de trouble ?

Une légende de l’homéopathie française encore enseignée veut que les dynamisations basses (5 à 9 CH) correspondent aux maladies dites lésionnelles, c’est-à-dire touchant les tissus de l’organisme, et les dosages « élevés » (30 CH et au-delà) aux maladies psychiques. Ceci ne se vérifie pas en pratique.  En réalité, la dynamisation comme le médicament doit être adaptée à l’individu et à sa sensibilité. Plus un individu sera sensible, plus il aura besoin de dynamisations basses. Ainsi, quelqu’un de dépressif ne supportera pas forcément une 30 CH d’emblée.  De même il est impossible de guérir une pneumopathie par une 9 CH, en général une 200 est le minimum requis dans nos contrées.

Les enfants et les personnes âgées réagissent mieux aux basses dynamisations (qui correspondent plutôt aux 9 CH à 30 CH, voire 200 K pour les unicistes), les enfants ayant une très bonne énergie vitale, donc ayant une forte capacité de réaction, les personnes âgées parce que l’énergie vitale est faible,  nécessitant plus de précautions.

Il y a 100 ans, les patients présentaient une énergie vitale de base bien meilleure que la nôtre, ils réagissaient mieux à des doses assez basses.

Les unicistes n’hésitent pas à monter en 1000, 10 000 K pour guérir une maladie.

Plus une dose est élevée, plus elle est puissante, comme nous l’avons compris, mais elle agira également plus longtemps.

Plus une dose est basse, plus son action sera courte, et plus elle a de chance d’agir même sans être le similimum. Car la dose homéopathique nécessaire à un moment donné est comme une clef pour l’organisme. Une dose basse peut facilement être reconnue par le corps comme un « passe », et peut agir comme un leurre transitoirement.

Comment s’y retrouver entre les CH, les DH, TM, K,  LM, … ?

Nous ne décrirons pas ici l’étendue de tout ce qui existe.

Les Teintures Mères (TM ) ne sont pas vraiment de l’homéopathie. C’est une base de préparation dans de l’alcool, pas encore dynamisée.

Les DH ou X sont des décimales. Si l’on prend un volume de TM que l’on dilue et secoue dans 10 volumes, on obtiendra une 1 DH. Les DH sont très utilisées en Allemagne et par les complexistes (ceux qui préconisent les mélanges homéopathiques). Elle peut être utile seule dans une maladie grave comme le diabète, car le niveau de santé est tellement abaissé que cela suffira pour déclencher un début de réaction.

Les CH sont les centésimales, soit un volume dilué et dynamisé 100 fois dans 100 volumes correspond à 1 CH. En prenant un volume de 1 CH redilué et dynamisé dans 100 volumes d’alcool ou de sucre, on obtient une 2 CH.

Les Korsakov, contrairement à ce qui est indiqué dans certains sites, correspondent grosso modo aux CH, même si une 30 K sera un peu moins forte qu’une 30 CH. Pour simplifier les préparations, au lieu de changer de flacon à chaque nouvelle dilution et dynamisation, on garde le même, car utiliser 1000 flacons pour préparer une M (1000 K), c’est plus cher et plus de gestion!!

Les LM sont utilisées pour la dose liquide, et sont d’apparition récente, car Hahnemann les décrira  seulement à partir de la 6 ème édition de l’Organon, la dernière, longtemps méconnue. Elles sont plus spécifiquement adaptées aux maladies chroniques. Un minuscule globule de 3 CH est dilué dans 100 gouttes d’alcool et 400 gouttes d’eau. Une goutte de tout ceci est mélangée à 2 ml d’alcool et secoué 100 fois. 1 goutte de ce stock servira à imprégner 500 globules. Ce sera une LM 1.

A la fois plus douces et plus puissantes, elles peuvent être utilisées en deuxième intention, une fois que l’action de la dose a été confirmée lors de l’utilisation d’une K ou d’une 30 CH. Deux têtes sd’épingle sont diluées dans 250 ML d’eau, et un nombre limité et suffisant de succussions et nécessaire entre deux prises, afin de modifier légèrement la posologie. Ainsi, la gamme d’action de la dose est plus large et agit sur tous les différents niveaux d’énergie existants des cellules. Son action semble plus définitive, comme si une fois un niveau d’énergie atteint, il était difficile d’en redescendre.  Les mots manquent pour expliquer ce que l’on expérimente, car nous ne savons pas exactement quel est le mode d’action de l’homéopathie sur un plan scientifique pur.

La LM 1 correspond à quelque chose se situant entre la 6 et la 30 CH. La LM 2 entre la 30 CH et la M K. Un cas peut s’ouvrir avec une LM1, LM 2 rarement LM 3. Ensuite, si le remède est bien indiqué, on monte progressivement de 1 en 1 pour obtenir un continuum de dynamisation. Passer de la LM 1 à la LM 4 est inutile, voire dangereux, car pourvoyeur d’aggravations importantes.

La posologie

Dosage minimum pour effet maximum.

La dose homéopathique agit sur l’ensemble de l’organisme, ne serait ce que lorsqu’on l’approche. Il est possible avec un peu d’expérience de vérifier cette action en prenant les pouls chinois, le réflexe pupillaire, l’étirement musculaire, les pouls au niveau des pieds, pour les ostéopathes au toucher crânien, dans certains cas à l’auscultation etc…

De ceci découle l’importance de ne prendre qu’un médicament homéopathique à la fois car son action est DYNAMIQUE. Sinon, cela revient à écouter plusieurs postes de radio à la fois, ou faire de la chasse aux papillons  en piscine tout en jouant de l’harmonica !!

La dose MINIMALE nécessaire est requise. Un seul globule si possible à chaque prise. (en fonction de sa propre tolérance psychologique !). Plus la quantité est importante, plus le risque d’aggravation est important, plus l’action de la dose durera longtemps.

Il est préférable de mettre le globule en solution (liquide ou alcoolique), ce mode d’action semble préféré par l’organisme, c’est-à-dire plus efficace. Parfois il est nécessaire de diluer encore davantage à partir de la cuillère initiale. Le procédé défie alors les sens humains !

Le mode de prise

La dose sèche peut être mise sous la langue, mise dans de l’eau, respirée sous forme alcoolique (olfaction), frictionnée sur la peau. Chaque mode de prise a ses avantages et ses indications. Le ridicule ne tue plus les homéopathes depuis longtemps, notre objectif est de guérir les malades !

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Une réponse à “Dilution, dynamisation et posologie en homéopathie” Subscribe

  1. Athelas 29/09/2013 at 15:37 #

    En voilà une mise au point ! Avis aux intéressé(e)s. Il s’agit de pas rater le train en marche, car celui-ci, parti dans les années 1920/30, était attendu en gare depuis très longtemps.
    Merci Terrasienna

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