|
36. - I. Soit deux maladies naturelles dissemblables (l'une préexistante etl'autre récente) se
rencontrant chez un même sujet. Si elles sont de forces égales, ou si la plus ancienne est la plus forte, l'affection
récente ne peut se communiquer, le malade étant protégé par la plus
ancienne dont il souffre.
Ainsi un individu déjà atteint d'une maladie chronique
grave, ne sera pas affecté d'une dysenterie automnale, ni de toute
autre épidémie modérée.
D'après Larrey (a) la peste du Levant n'éclate
pas dans les lieux où règne le scorbut, et les personnes atteintes
de dartres n'en sont pas infectées.
Le vaccin contre la variole ne prend pas chez les
rachitiques au dire de Jenner .
Von Hildenbrand assure que les phtisiques
cavitaires ne se ressentent pas des fièvres épidémiques, à moins que
celles-ci ne soient très violentes.
(a)
Larrey - Mémoires et observations,
dans sa Description de I'Egypte, tome 1.
37. -De
même, une maladie chronique ancienne reste inchangée et ne cède
point au traitement médical habituel allopathique, c'est-à-dire avec
des médicaments ne produisant pas chez l'homme en santé un état
morbide analogue à celui qui la caractérise.
L'affection chronique ne cède pas à de tels traitements,
même prolongés pendant des années entières. Cela se vérifie tous les
jours dans la pratique, et n'a pas besoin d'exemples pour être
confirmé. La maladie résiste, sans complications, si ces traitements
sont bénins, inoffensifs (a).
(a) Par contre, si elle est traitée par des drogues allopathiques
violentes, toute une série d'autres maux et combien plus pénibles,
mettant même la vie en danger, viendront alors s'ajouter et se
substituer à la maladie chronique.
|