|
249.-
Tout médicament prescrit pour un cas de maladie qui,
dans le cours de son action, provoque des symptômes nouveaux
alarmants, non inhérents à ceux de l'affection à guérir, ne peut en
aucun cas procurer une amélioration réelle certaine (a). Il ne doit
pas par conséquent, être considéré comme ayant été sélectionné selon
les principes homéopathiques.
En pareil cas, il faut, sans tarder
1. Si ces symptômes alarmants empirent, s'empresser
alors de recourir à un antidote (b) pour les neutraliser dans la
mesure du possible, puis administrer un autre remède plus approprié
et plus conforme par ses symptômes pathogénésiques à ceux de la
maladie, ou bien,
2. Si ces symptômes alarmants ne sont pas trop
accusés, donner immédiatement le nouveau remède, pour remplacer
celui qui a été incorrectement choisi.
(a) L'expérience prouve
qu'il est presque impossible d'atténuer assez la dose d'un remède
déjà hautement dynamisé et parfaitement homéopathique pour qu'il ne
suffise point à produire une amélioration sensible dans la maladie à
laquelle il correspond (§ 160 et § 279).
Dans ces conditions
ce serait agir en sens inverse du but qu'on se propose et vouloir
nuire au malade que d'imiter la thérapeutique courante. En effet,
lorsqu'elle n'obtient pas d'amendement ou lorsque les choses
empirent légèrement, la thérapeutique officielle répète le même
médicament, en augmentant encore sa dose, dans la persuasion
illusoire où elle est, qu'il n'a pu agir utilement parce qu'on
l'avait donné en trop petite quantité.
Si le malade n'a
commis aucun écart soit au physique soit au moral, toute aggravation
qui s'annonce par de nouveaux symptômes atteste invariablement et
uniquement que le médicament qui vient d'être donné n'était pas
adapté à ce cas de maladie, mais elle ne prouve jamais que la dose a
été trop faible.
(b)
Un médecin expérimenté et compétent
en homéopathie, prudent et consciencieux dans sa pratique, ne sera
jamais dans la situation d'avoir à administrer un antidote dans sa
thérapeutique quand sa prescription n'a pas été adéquate, s'il
commence, comme il le doit, par prescrire la plus faible dose
possible, par exemple un seul globule N° 00 d'un remède bien choisi.
Si néanmoins de nouveaux symptômes ont apparu, l'ordre dans
l'économie se rétablira par une dose tout aussi minime d'un remède
mieux choisi.
|