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248.-
Dans ce but, chaque fois, avant d'être
prise, la potion (appelée solution mère) sera dynamisée en exaltant
son degré de puissance (a) (par huit, dix à douze
succussions du flacon). On en fait prendre au malade une ou (si
c'est insuffisant en augmentant progressivement) plusieurs
cuillerées à café ou à thé, à la fois,
1. dans les maladies chroniques, une
fois tous les jours ou tous les deux jours.
2. dans les maladies aiguës, toutes les
6, 4, 3, 2 heures, et dans les cas les plus urgents toutes les
heures ou même à des intervalles encore plus rapprochés;
Ainsi, dans les maladies chroniques, tout remède choisi
selon les principes homéopathiques, même celui à longue durée
d'action, pourra être pris journellement, pendant des mois, avec un
succès toujours progressif. Dès que la potion sera épuisée (au bout
de sept à huit jours, ou si on la donne tous les deux jours en
quatorze à quinze jours) il faudra - si l'indication du remède
persiste - préparer une nouvelle potion. On l'établira, comme il est
dit ci-dessus, en mettant dans la solution un seul ou (bien que
rarement) plusieurs petits globules, mais à un degré différent de
dynamisation (donc plus élevé).
On continuera ainsi aussi longtemps que l'amélioration
persiste, à condition que le malade n'éprouve aucun nouveau trouble
ni malaise important jamais encore ressenti. Car, si cette
éventualité se produit, c'est-à-dire qu'au reste de la maladie
s'ajoute ce groupe de symptômes nouveaux, on se trouvera ainsi en
face d'un tableau changé, modifié, pour lequel il faudra choisir
maintenant un remède différent, adapté plus
homéopathiquement, à la place du précédent, et l'administrer
également par prises répétées comme je viens de l'exposer. Il
conviendra donc de ne jamais le faire absorber sans modifier quelque
peu la potion, avant chaque prise, en lui imprimant de vigoureuses
succussions - le degré de dynamisation est ainsi changé et quelque
peu augmenté.
Par contre, vers la fin du traitement d'une maladie
chronique, alors que le malade est nettement amélioré, il pourra se
produire après la répétition fréquente, presque quotidienne du
remède dont l'homéopathicité est exactement satisfaite, ce qu'on
appelle une aggravation homéopathique tardive (§ 161).
A cause d'elle, ce qui subsiste des symptômes morbides semble
maintenant légèrement s'exacerber (par le fait que seule la maladie
pathogénésique, tellement analogue à l'affection pathologique
primitive, persiste encore).
Il faut alors, ou bien
1. diminuer encore davantage la quantité des prises,
2. les répéter à des intervalles plus espacés, ou
3. interrompre complètement toute médication pendant
plusieurs jours, afin d'observer si la convalescence peut se
poursuivre d'elle-même sans aucune assistance médicale (pharmacopausie).
Dans ces circonstances les symptômes factices résultant
exclusivement de la répétition cumulative du remède homéopathique
disparaissent bientôt d'eux-mêmes et font place à une santé quiète
et sereine.
Le traitement par inhalation n'exige que l'emploi d'une
petite fiole contenant environ quatre grammes d'alcool dilué à 40 %
environ, dans lequel on a dissous en l'agitant un seul petit globule
du médicament. C'est cette préparation que l'on fait aspirer tous
les jours ou tous les deux, trois ou quatre jours, en prenant soin
de la secouer vigoureusement huit à dix fois avant chaque
inhalation.
(a) La préparation de
la solution mère peut se faire de deux façons, selon les
circonstances.
I En potion diluée:
pour les cas ordinaires qu'ils soient
aigus ou chroniques.
II En potion concentrée:
pour les sujets hyperexcitables et
hypersensibles (hyperthyroïdiens, etc...) qui se trouveront mieux
d'utiliser une potion diluée ou superdiluée, à partir de cette
potion concentrée.
I Préparation de la potion
diluée:
On prend 40, 30, 20,
15 ou 8 cuillerées à soupe d'eau (soit 600, 450, 300, 225 ou 120 cc.)
à laquelle on ajoute un peu d'alcool rectifié 90°, ou un petit
morceau de charbon de bois, afin de préserver la solution de toute
altération.
Dans le cas où l'on
choisirait le charbon de bois, il faudra le suspendre à l'extrémité
d'un fil plongeant dans le flacon et le retirer chaque fois que
celui-ci doit être agité.
Le malade fera
dissoudre dans ce liquide, au moment de l'emploi, en général un seul
globule N° 00 imprégné du remède, écrasé dans un peu de sucre de
lait en poudre (car on a rarement besoin de plus d'un seul globule
imprégné de la dynamisation faite scrupuleusement selon la
pharmacopraxie homéopathique)
Cela constituera la solution mère N° 1.
On secouera cette solution mère N° 1
vigoureusement, huit, dix à douze fois avant chaque prélèvement.
II Préparation de la potion
concentrée:
On n'aura pas besoin ici d'une aussi
grande quantité d'eau que dans la préparation précédente.
Après avoir versé 110
cc. d'eau ordinaire (représentant sept à huit cuillerées à soupe
d'eau), dans un flacon d'environ 120 cc., le malade fera dissoudre,
au moment de l'emploi, un seul globule N° 00 imprégné du remède,
écrasé dans un peu de sucre de lait en poudre.
C'est la solution mère N° 1 concentrée.
On secouera cette solution mère N° 1
vigoureusement, huit, dix à douze fois avant chaque prélèvement pour
la préparation ultérieure:
1. De cette solution mère pour cas
chroniques ou aigus, on prélève une cuillerée à soupe qu'on verse
dans un verre contenant environ huit à dix cuillerées à soupe d'eau
ordinaire.
2. On brasse cette solution
plusieurs fois énergiquement avec la cuiller. On en
administre ensuite au malade, selon les recommandations citées au §
248, une seule ou plusieurs cuillerées à thé ou à café à la fois, en rejetant le reste de cette solution.
3. Chaque prise subséquente devra
être préparée à nouveau, toujours en partant de la solution mère N°
1 concentrée.
4. Si le malade est particulièrement
nerveux et très hypersensible, on préparera un second verre d'eau
dans lequel on ajoutera une cuiller à thé ou a café seulement de
cette solution N° 1 concentrée. C'est la solution N° 2.
Après avoir agité de nouveau
fortement cette potion, on en administre une cuillerée à café ou
davantage, en rejetant toujours le reste de la solution.
5. Il est cependant des malades d'une
hypersensibilité si accusée qu'il est nécessaire pour eux de diluer
encore davantage cette médication dans un troisième ou même un
quatrième verre préparé toujours selon les mêmes procédés.
6. Il est essentiel de répéter que
chaque jour, après avoir fait prendre le remède, il faudra jeter ce
qui reste des potions ainsi préparées (solutions appelées N° 1, N°
2, etc...).
7. Le verre dans lequel on renouvelle
le remède sera chaque jour soigneusement lavé à l'eau bouillante.
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