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247.-Il
convient absolument d'éviter de répéter, même une
seule fois, la prise du remède à un degré identique de
dynamisation, donc sans l'avoir modifiée (a), et encore
moins plusieurs fois de suite (à plus forte raison à intervalles
rapprochés, lorsqu'on veut hâter la guérison).
Ce renouvellement de prises de dynamisations inchangées
n'est pas sans provoquer une opposition réactive de la part de
l'énergie vitale. Il se manifeste des symptômes nouveaux, propres au
médicament, et qui diffèrent de ceux de la maladie en traitement.
Cela a lieu parce que la toute première prise du remède, ayant déjà
produit sur le principe vital la modification qu'on attendait
d'elle, une deuxième prise du même remède non modifiée et égale en
dynamisation, ne trouvera plus l'occasion d'exercer une action
analogue à celle de la première prise, parce que la réaction vitale
a été satisfaite sur ce plan de dilution, et sur ce
plan seulement.
Le malade, par la répétition intempestive du remède pris
à dose non modifiée, contractera ainsi de nouveaux
troubles, relevant exclusivement du médicament, qui s'ajoutent à la
maladie dont il souffre, le mettant en réalité dans un état pire
qu'avant par cette regrettable addition morbide, car, maintenant,
seuls les symptômes du médicament restent actifs, ceux qui ne sont
pas homéopathiques à la maladie naturelle. Il n'en résulte donc pas
la moindre progression vers la guérison mais au contraire une
aggravation réelle dans l'état du malade.
C'est pourquoi, dès l'instant où chaque prise du remède
est légèrement modifiée dans son degré de puissance, c'est-à-dire où
sa dynamisation a été poussée plus avant (voir § 269-270), la
nouvelle force médicamenteuse étant dégagée peut dès lors agir,
parce qu'elle se trouve ainsi portée sur un plan différent non
encore satisfait et favoriser l'avance vers la guérison (l'action
pathogène de la maladie se trouvant progressivement amortie sous son
influence).
(a)
C'est pourquoi on ne pouvait
pas administrer à nouveau au malade, sans lui porter préjudice, à un
intervalle trop rapproché, une deuxième ou troisième prise du
remède, même si son choix était parfaitement homéopathique, par
exemple en lui faisant sucer un seul globule à sec d'une dilution
inchangée, qui cependant avait agi favorablement la première fois.
D'autre part, si au
lieu de donner le remède à sec, il lui avait été administré en
dissolution aqueuse, le flacon n'ayant pas été agité,
en répétant aussi une deuxième ou troisième fois la valeur d'une
cuiller, ou même moins encore, ce remède dont la première prise
avait fait tant de bien, ne provoque plus, sous cette forme
inchangée aucun mieux être, même si on attend plusieurs jours pour
le renouveler.
L'effet de ce remède
n'aurait pas été rendu plus efficace si la préparation originale
avait subi dix succussions, à chaque degré de dynamisation, ou
seulement deux, comme je l'ai recommandé par la suite, supposant que
par là on pourrait éviter l'inconvénient cité au § 247 (addition
morbide). L'inefficacité de ces procédés s'explique par les raisons
énoncées plus haut (trad- saturation thérapeutique - trad).
Mais en modifiant à l'occasion de chaque prise le degré de dynamisation, comme je vais l'exposer, les dits
inconvénients sont écartés même par la répétition fréquente du
remède, même si la dynamisation de celui ci a été poussée à un point
incroyable par des succussions innombrables.
On serait presque
tenté de dire que le remède homéopathique, même le mieux choisi, ne
pourra rétablir le principe vital dans son intégrité et exterminer
l'influence morbide dans les maladies chroniques de façon plus
efficace, que préparé et appliqué sous plusieurs formes différentes
selon ma nouvelle méthode.
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