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Si l'on excepte les troubles fonctionnels subjectifs
et objectifs qui tiennent à un genre de vie contraire à l'hygiène (§
77), ainsi que ces innombrables intoxications médicamenteuses (§ 74)
produites par des méthodes de traitement irrationnelles,
débilitantes et pernicieuses dont les médecins allopathes aiment
tant à prolonger l'emploi dans des affections souvent légères, la
plus grande partie des maladies chroniques est la conséquence du
développement des trois diathèses (miasmes chroniques) suivantes;
-la syphilis interne,
-la sycose interne,
et surtout, dans une bien plus forte proportion,
-la psore interne
Il ne faut pas oublier qu'avant même l'apparition des
premières localisations vicariantes, tels que l'éruption scabiéique
pour la psore, le chancre ou le bubon pour la syphilis, le condylome
pour la sycose, manifestations externes révélatrices de la maladie
interne qu'elles inhibent pour un temps, chacun de ces agents
infectieux (miasmes) avait déjà envahi l'organisme et en avait
infecté toutes les parties.
Si, par des moyens externes, on supprime les
manifestations localisées susnommées, manifestations suppléantes
dérivant la maladie interne principale, alors, inévitablement, tôt
ou tard, après une période prodromale, vont éclater diverses
manifestations morbides propres à chacune de ces diathèses dont le
caractère spécifique a été déterminé par l'Auteur de la Nature.
C'est ainsi que sont nées une multitude d'affections
chroniques ayant répandu sur l'humanité une misère sans nom qui la
tourmente depuis des centaines et des milliers d'années. Cependant,
aucune de ces affections chroniques ne se serait multipliée à ce
point, si les médecins s'étaient toujours attachés avec conscience à
guérir radicalement ces trois diathèses et à les anéantir par
l'usage intelligent et approprié de remèdes homéopathiques internes,
au lieu de les attaquer par des moyens suppressifs dans leurs
manifestations externes (voir 282 a).
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