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Tout traitement purement externe, hélas si
fréquemment appliqué encore aujourd'hui, ayant pour but de supprimer
une affection localisée à la surface du corps sans guérir la
diathèse interne dont elle est issue, constitue une méthode
réellement pernicieuse. Elle est la source principale des
innombrables maladies chroniques étiquetées ou non, sous le poids
desquelles gémit l'humanité entière. Telles, l'éruption scabiéique
de la peau, supprimée par des onguents et des pommades de tous
genres; l'élimination de chancres par des corrosifs, ou la
destruction de condylomes in loco par ligature,
excision ou par cautérisation au thermo-cautère.
Cette thérapeutique exclusivement externe -
thérapeutique suppressive - est une des plus coupables violations
des lois naturelles, et ses graves conséquences ont toujours échappé
à la corporation médicale. Cependant n'est-ce pas l'unique méthode
universellement employée et la seule enseignée dans les Écoles de
médecine officielles jusqu'à ce jour (a)?
(a)
Même dans les cas où la médecine
officielle, fortuitement, prescrit à côté de sa thérapeutique
externe des médicaments internes, ceux-ci ne concourent qu'à
aggraver le mal, puisqu'ils ne possèdent point la vertu spécifique
de le guérir dans sa totalité (*). Au contraire, les traitements
prolongés par ces médicaments affectent l'état général, le
débilitent et surajoutent à l'organisme déjà malade d'autres jougs
sous forme de maladies chroniques médicamenteuses.
(*)
(Car il ne s'agit là que d'une thérapeutique purement symptomatique
et parcellaire -trad.).
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