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161.- Ce qu'on appelle aggravation homéopathique - ou plus exactement l'action primitive du remède homéopathique - qui paraît accroître quelque peu les symptômes de l'affection pathologique à traiter pendant la première ou les premières heures, s'applique plus volontiers aux maladies aiguës.

            Mais quand des remèdes à longue durée d'action ont à combattre une diathèse chronique ou même invétérée, on ne doit pas observer de telles exacerbations en cours de traitement, et en fait on ne les observe pas si on respecte certaines conditions:

1. si le remède est parfaitement bien choisi,

2. administré à la dose minime appropriée,

3. si la dose n'est augmentée que lentement et prudemment,

4. et si à chaque nouvelle prise, selon ma nouvelle découverte, il est quelque peu modifié (a) quant à sa dynamisation (§ 247).

            La nette exacerbation des symptômes primitifs de la maladie chronique ne peut se manifester qu'à la fin de pareilles cures (aggravation tardive) alors que la guérison est déjà presque ou totalement achevée.

 

(a) D'après mes dernières observations pratiques (§ 246), même les remèdes ayant une longue durée d'action pourront être répétés et cela également dans les maladies chroniques, à des intervalles rapprochés, à condition que la dose du remède homéopathique - préparé selon les indications précises données au § 270 - soit assez petite et, qu'à chaque prise, la dynamisation ait été de nouveau modifiée par la succussion.

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