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Ce qu'on appelle aggravation homéopathique - ou plus
exactement l'action primitive du remède homéopathique - qui paraît
accroître quelque peu les symptômes de l'affection pathologique à
traiter pendant la première ou les premières heures, s'applique plus
volontiers aux maladies aiguës.
Mais quand des remèdes à longue durée d'action ont à
combattre une diathèse chronique ou même invétérée, on
ne doit pas observer de telles exacerbations en cours de traitement,
et en fait on ne les observe pas si on respecte certaines
conditions:
1. si le remède est parfaitement bien choisi,
2. administré à la dose minime appropriée,
3. si la dose n'est augmentée que lentement et
prudemment,
4. et si à chaque nouvelle prise, selon ma nouvelle
découverte, il est quelque peu modifié (a) quant à sa dynamisation (§
247).
La nette exacerbation des symptômes primitifs de la
maladie chronique ne peut se manifester qu'à la fin de pareilles
cures (aggravation tardive) alors que la guérison est
déjà presque ou totalement achevée.
(a) D'après mes dernières
observations pratiques (§ 246), même
les remèdes ayant une longue durée d'action pourront être répétés et
cela également dans les maladies chroniques, à des intervalles
rapprochés, à condition que la dose du remède homéopathique -
préparé selon les indications précises données au § 270 - soit assez petite et, qu'à chaque
prise, la dynamisation ait été de nouveau modifiée par la
succussion.
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