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100. - L'idée que telle épidémie ou telle maladie
sporadique ait déjà existé ou non sous une dénomination quelconque,
n'influence en rien le médecin dans sa recherche des remèdes
répondant à une maladie infectieuse régnante.
La manière d'étudier et celle de traiter de telles
maladies restera toujours la même, quelque nouvelle ou singulière
qu'ait pu être n'importe quelle épidémie précédente. En fait, on
doit toujours regarder l'image caractéristique de chaque maladie
régnante comme une chose nouvelle ou inconnue, et l'étudier à fond,
l'étudier pour elle-même, si l'on veut être véritablement médecin.
Être un praticien consciencieux et scrupuleux de l'Art
de guérir, c'est ne jamais substituer l'hypothèse à l'observation;
c'est n'admettre comme connu, soit en totalité soit même seulement
en partie, un cas donné de maladie dont le traitement nous a été
confié, qu'après en avoir scruté avec soin toutes les
manifestations.
Cette conduite est d'autant plus nécessaire ici que
toute épidémie régnante est, à bien des égards, un phénomène
d'espèce particulière, qui, lorsqu'on l'examine avec attention, se
trouve différer beaucoup de toutes les épidémies antérieures
auxquelles on avait à tort imposé le même nom. Il faut cependant en
excepter les épidémies dont l'agent infectieux reste identique,
comme la variole, la rougeole, etc...
101. - Le médecin qui traite pour la première fois un cas
épidémique, peut ne pas trouver sur le champ l'image parfaite de
l'épidémie régnante, attendu qu'on n'arrive à bien connaître la
totalité des symptômes objectifs et subjectifs de ces maladies
collectives qu'après en avoir observé plusieurs cas.
Cependant, un praticien exercé et consciencieux pourra
souvent dès le premier ou le second malade s'approcher tellement du
véritable état de chose, qu'il en concevra sans retard la
physionomie caractéristique, et que, très rapidement il aura le
moyen de déterminer le remède homéopathique convenable et approprié
pour combattre l'épidémie.
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