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Septième
raison d'être homéopathe
Dr James Compton
Burnett
(Commentaires de Pierre Schmidt)
La septième raison pour
être un homéopathe sera fournie par ma prétention d'affirmer que
l'homéopathie transforme le maladroit qui tâtonne en essayant de traiter
la maladie, en un maître de l'Art de guérir qui soigne le malade.
J'avais l'habitude déjà
depuis 1878 d'utiliser le Vanadium comme remède, dans une
catégorie de cas qui, à part l'homéopathie, sont littéralement
intouchables - je pense, entre autres, à certains cas de dégénérescence
graisseuse et d'athérome artériel. J'avais l'habitude d'administrer du
Phosphore, de l'Antimoine, de l'Arsenic, etc., mais, bien souvent,
n'étais nullement satisfait de mes résultats, car un soulagement ou une
palliation ne pouvait nullement me contenter; ce que je visais, c'était
la guérison. Ainsi, poursuivant mes investigations, je pensais avoir
découvert tout ce qui était possible d'obtenir par ce métal, dont
j'avais étudié avec soin les effets physiologiques dans les « Comptes
rendus de la Société Royale » (Proc. Royal Soc., I875, auteur Priestley.
Vol. I. Nos 4, 5, September 25, I878). J'avais réussi à obtenir les
caractéristiques de cette substance à la lecture d'un article du «
Journal de Physiologie » de feu G.F. Dowdeswell, intitulé « Sur les
changements structuraux produits dans le foie, sous l'influence des sels
de Vanadium ». En un mot, laissez-moi vous dire que cela consiste en une
véritable destruction cellulaire avec élimination des pigments, le foie
étant profondément touché. Je viens d'en avoir un cas typique,
présentant une dégénérescence hépatique avec athérome artériel et de
pénibles algies sur le trajet de l'artère basilaire, chez un sujet
présentant sur le front de larges lésions maculaires pigmentées
accompagnées de profonde adynamie et de tout ce qu'on peut imaginer.
Bref, ma patiente, les
70 ans déjà passés, n'était pas loin de « casser sa pipe » et se
dirigeait prestement vers cette frontière d'où personne ne revient!
Grâce à l'emploi de Vanadium (j'en utilisais le sel ammoniacal soluble)
préparé homéopathiquement et sélectionné suivant la stricte loi
Hahnemannienne, cette dame se rétablit quasi complètement et se maintint
fraîche et gaillarde, portant allègrement maintenant ses 80 ans. (Je
continue encore d'utiliser Vanadium pour les états de dégénérescence
graisseuse et l'athérome artériel, avec toujours plus de satisfaction).
Voilà ce que j'appelle
être un maître de l'Art de guérir, et que pour vous puissiez entièrement
réaliser l'entière indépendance de ma façon d'agir, je puis vous confier
que, jusqu'à cette époque, Vanadium (aussi loin que je me souvienne) n'a
jamais, jusqu'à ce jour, été utilisé en médecine, si ce n'est par
moi-même.
Bien entendu, comme vous
êtes un « médecin classique, dit officiel », vous n'auriez en aucun cas
garde d'oublier votre dignité pour vous mettre à la recherche d'un
remède individuel, s'adaptant rigoureusement à votre cas, en cherchant
humblement et plein d'espoir à appliquer la loi Hahnemannienne! Mais,
passons...
Permettez-moi de prouver
ici cliniquement l'homéopathicité actuelle de Vanadium pour certaines
formes de dégénérescence graisseuse, consacrant ainsi ma septième raison
d'être un homéopathe.
Je ne vais pas vous
troubler davantage avec mes autres cas de Vanadium (Burnett utilisait
un des sels ammoniacaux de Vanadium), car ils ne font que répéter
les mêmes considérations et de plus, n'oubliez pas que j'ai encore 43
autres raisons à vous communiquer.
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