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Quatrième raison d'être homéopathe
Dr James Compton
Burnett
(Commentaires de Pierre Schmidt)
Les remarques qui
m'ont été faites après le récit de ma troisième raison impliqueraient
que, dans le cas signalé, il ne s'agirait vraisemblablement pas de «
vraie » pleurésie.
Étant donné qu'il
s'agit d'un sujet qui a contracté lui-même et par deux fois une
pleurésie, qui avec cela a souffert douze longues semaines au lit, de
cette maladie; qui a ensuite traîné toute sa vie d'étudiant une
douloureuse séquelle de pleurésie; qui a dévoré tout ce qu'il a pu
trouver dans la littérature médicale concernant les pleurésies; qui a
suivi avec assiduité les conférences du grand Skoda sur les pleurésies
pendant plusieurs semaines avec un intérêt tout ce qu'il y a de plus
personnel, si l'on peut ainsi dire; qui a vu et examiné au cours de ses
études je ne sais combien de cas de pleurésie pendant tous ses stages
dans les cliniques et les hôpitaux; qui de plus a été, comme par hasard,
interrogé à ses examens finaux précisément sur la pleurésie et qui, dans
sa propre pratique ultérieure, a traité un grand nombre de cas de
pleurésie... il importe de le connaître... eh bien ce sujet... c'est
moi-même en personne!
Enfin maintenant,
je peux vous donner ma quatrième raison d'être un homéopathe. Le
gentleman dont il a été question dans ma dernière lettre (l'ami de mon
malade), après s'être remis de ses douleurs aiguës, est allé consulter
un spécialiste pour les affections goutteuses, mais son épaule et son
côté étaient encore tellement bloqués qu'il était incapable dans ces
conditions de remplir ses obligations professionnelles, et après être
resté fidèlement sous le contrôle de son propre docteur pour une période
de temps supplémentaire et cependant n'allant toujours pas mieux,
finalement Quoi? Il vient me consulter! Et que se passa-t-il ! Bryonia
alba. Chelidonium majus et Sulphur, le rétablirent en quelques semaines.
Dans mes débuts,
il me semblait qu'Aconit et Bryonia seuls, s'ils étaient bien étudiés,
et correctement prescrits, pourraient convertir le monde entier à
l'homéopathie; tout au moins, je ne vois pas d'exception à cette
affirmation pour quiconque s'il est vraiment honnête et impartial.
Mais, les préjugés
sont tellement ancrés qu'ils sont tout puissants. Comme Bolingbroke
disait: « Cela peut paraître bizarre, mais c'est pourtant bien vrai dans
la plupart des cas, que si les hommes avaient moins appris, le chemin
les conduisant à la connaissance eût été plus court et plus facile. Il
est vraiment plus court et plus facile de partir de l'ignorance que de
l'erreur pour aller à la connaissance. Ceux qui sont dans l'erreur
doivent commencer par désapprendre avant qu'ils ne puissent travailler
avec fruits; et la première partie de cette double tâche n'est pas, à
bien des égards, la moindre difficulté, et c'est bien pour cette raison
qu'elle est si rarement entreprise ».
Si vous comprenez
déjà les tout premiers éléments de l'homéopathie, je me donnerai la
peine de vous expliquer pourquoi j'ai donné Bryonia, pourquoi il a été
suivi par Chelidonium, et enfin pourquoi Sulphur a dû être ajouté, mais
comme vous êtes, quoi qu'il en soit, ignorant dans cette matière,
considérez cette prescription thérapeutique comme faite empiriquement.
Et en note, il
ajoute: tout ouvrage décrivant les expérimentations homéopathiques de
ces trois remèdes vous fournira amplement les raisons du pourquoi de
cette prescription.
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