Arnica montana

ARNICA  MONTANA

Arnica_montanaJe n’ai pas la prétention d’épuiser cet immense remède en deux documents.

Simple praticien, je suis toujours préoccupé par les signes essentiels. Ceux que j’ai trouvés le plus fréquemment sont présentés, ici, sur deux transparents pour capter l’attention et la mémoire.

Hormis, les « suites de traumatismes, plaies, contusions » où de nombreux confrères même allopathes prescrivent systématiquement Arnica Montana, j’ai principalement mentionné quelques rubriques du Répertoire, parfois rares, qui m’ont ouvert la porte de ce merveilleux remède.

Dans la Peur d’être approché, touché , Arnica est le seul remède au troisième degré. Dans ces comas, on retrouve aussi le malade qui répond correctement aux questions et retombe aussitôt après, dans sa torpeur. En tandem avec Silicea, il se plaint que le lit est trop dur. Encore dans son délire, Il pense qu’il va bien, discordance capitale, caractéristique du remède.

Les rêves d’Animaux, souvent de chiens ou chats noirs, appellent de commencer par Arnica.

 

Arnica 1Dans les Vertiges en fermant les yeux, Arnica est facilement différencié de Lachesis ou Sep qui ne tolèrent pas les vêtements serrés. Theridion, hypersensible aux bruits et Chelidonium aux troubles hépatiques évidents se démarquent sans peine. Surtout, j’attirais l’attention des étudiants sur Conium Maculatum qui présente la modalité inverse d’Arnica, vertiges en ouvrant les yeux.

Dans les commotions cérébrales, les suites de blessures à la tête, Arnica est le remède princeps, entouré de Natrum Sulfuricum (la purge d’autrefois), Hypericum et Cicuta Virosa.

Deux rubriques d Arnica dans la toux sont essentielles :

1/ Epistaxis en toussant,  Arnica se sépare de Drosera qui soutient son thorax et Ipeca qui vomit en plus et exhibe une langue limpide !

2/ Pleurer avant la toux, a guéri beaucoup d’enfants. La fièvre domine Belladona, le mouvement dénonce Bryonia, et enfin, Hepar Sulfur tousse aussi en se découvrant.

Les  éructations amères, putrides et surtout au Goût d’œufs pourris, dès le matin au lever, sont une Key Note. J’ai ajouté, (arbitrairement), quelques remèdes putrides pour compléter la rubrique, mais Arnica est le plus fidèle d’entre tous.

Les froissements, les claquages, les Entorses indiquent souvent Arnica. A partir de cette rubrique, il est possible de remonter à des grands remèdes.

Sur la peau, les téguments, Arnica est riche d’indications depuis les bouquets  de furoncles aux ecchymoses, en passant par les escarres de décubitus.

La rubrique du Répertoire la plus utile dans ma pratique a été Taches Bleues . C’est-à-dire, des taches bleues pétéchiales spontanées sur la peau. Parfois du simple purpura jusqu’à la gangrène de Secale, nous trouvons là une belle brochette de venins et d’acides : Sulfuric Acidum, Phosphorus avec son acide, et Crotalus Horridus accompagné de son commensal Lachesis. Arnica est un grand remède à portée hématologique.

Nous rencontrons encore Arnica dans les ganglions douloureux. Aux phases inflammatoires aiguës, Arnica entoure bien Belledona et Mercurius . Aux phases chroniques, Lycopodium ou Phosphorus se séparent bien par des latéralités opposées. Toujours Arnica se plaint de douleurs « contusives et brûlantes».

Arnica 2Nous retrouvons ces douleurs dans les varices. A côté de végétaux comme Pulsatilla, Carbo Vegetabilis et Lycopus Virginiana, nous avons un grand polychreste Calcarea Carbonica. Les modalités de chaleur et de froid précisent la prescription. La marche est fermée encore par deux grands de la crase sanguine : Hamamelis Virginiana et Fluoricum Acidum.

Nous ne saurions passer sous silence les problèmes, encore hémorragiques et douloureux, de la sphère génitale féminine : Tranchées Utérines. Là, dans cette immense rubrique nous découvrons un arsenal de plantes : Pulsatilla, Chamomilla, Rhus Toxicodendron, Sabina, Hypericum. Un champignon puissant : Secale Cornutum vient appuyer Kalium Carbonicum et Cuprum, grand antispasmodique. A l’instar de Kent, à partir de terribles tranchées utérines, par des modalités éliminatrices, nous arrivons à soulager des patientes sans avoir à recourir aux hormones et aux antalgiques destructeurs.

Enfin, pour finir ce modeste résumé d’Arnica, je ne puis m’empêcher de relater cette curieuse indication : disposition symétrique des éruptions d’acnée de la face et du cou. Cette répartition particulière signe un sous jacent nerveux, psychique évident. Nous retrouvons là, «suite de blessures, contusions morales »…

Arnica Montana, n’est-il pas un grand petit remède ?

PS : Excuses, le document No 1 a subi les outrages conjugués de la Météo et des Années…

 
 

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