Son usage dans le coryza  par J.H. Marsden M.D, 1865, AHO V2N2

Cathy Mayer, homéopathe et pionnière de l'agro-homéopathie

Cathy Mayer, homéopathe et pionnière de l’agro-homéopathie

Traduction Catherine Mayer

Il y a de cela quelques années, alors que je triturais à la première décimale la racine de cette plante, j’ai pu observer que les muqueuses de Schneider sont affectées de la même manière que lorsque l’on souffre d’un très mauvais coup de froid. Je suis sujet à de fortes attaques de coryza depuis mon enfance et suis très familier avec ses symptômes. J’ai immédiatement remarqué la très grande ressemblance entre les symptômes du coryza et de ceux produits par l’inhalation d’Apocynum pulvérisé.

Cette expérience suggère l’idée que cette plante pourrait être curative dans une affection qui m’a embêté toute ma vie. A la première opportunité qui s’est présentée, j’ai expérimenté le remède sur moi-même, en olfaction et par voie interne. A mon grand bonheur j’ai ressenti un soulagement rapide.

J’ai toujours trouvé, autant que je me rappelle, que lorsque la sécheresse caractéristique du nez s’est installée, elle est suivie d’un écoulement aqueux extrêmement irritant qui durait quelques jours, principalement au niveau des yeux ainsi que des sécrétions abondantes de mucus épais. Quand j’ai utilisé Apocynum, j’ai tout de suite ressenti la première sensation morbide, la maladie dans son intégralité s’atténua puis s’acheva complétement après un jour ou deux. J’ai fréquemment prescrit ce remède dans le coryza infantile souvent fatal chez les très jeunes enfants en entravant leur respiration, et en général les résultats ont étés satisfaisant.

Quoique j’ai pu observer des années de cela les effets pathogénétiques d’Apocynum inhalé, je n’avais pas jusqu’à aujourd’hui rencontré des effets similaires produits par la prise interne du remède.

Apocynum cannabinum

Apocynum cannabinum

Vers la moitié du mois de novembre dernier, j’avais une dame sous mes soins, sujette à l’ascite, pour qui la nécessité d’une ponction devenait imminente ; elle était extrêmement anxieuse d’éviter l’opération et je voulais pouvoir la contenter dans la mesure du possible. Je lui prescris une décoction de la racine fraiche de la plante conformément à une suggestion lue dans « Les nouveaux  provings » du Dr Hale, une petite cuillère toutes les deux heures. Dans la soirée du troisième jour suivant la prise du remède, elle se plaignait de sécheresse et raideur dans le nez, avec des frissons et une sensation de malaise général. Elle me demanda si les symptômes pouvaient provenir du médicament, car elle ne s’était pas exposée au froid et qu’elle n’avait jamais attrapé froid à la tête mais toujours à la gorge et à la poitrine. Elle ne prit pas remède en allant se coucher, se sentant quelque peu fiévreuse pendant la première partie de la nuit, mais au matin, tous les symptômes avaient disparus. Elle reprit le médicament et les symptômes réapparurent l’après-midi et le soir elle arrêta finalement d’en prendre. Le jour suivant, le coryza avait disparu, ainsi que les écoulements usuels  qui s’ensuivaient. J’avais déjà donné la teinture de la racine à cette dame à deux reprises auparavant, en doses considérables, sans jamais obtenir le résultat escompté sur l’hydropisie, mais les deux fois cette personne avait produit une hémorragie utérine, tout en étant ménopausée.

Je voudrais remarquer que pour bénéficier des effets de ce remède dans le coryza, il est prudent de le prendre dès les premiers signes , de persévérer dans son usage et de ne pas s’exposer au froid qui a tendance à aggraver la maladie et neutraliser les effets du remède. Je préfère une inhalation d’une petite quantité d’écorce de la racine réduite en une poudre impalpable.

Et voilà encore un article qui vient bousculer nos idées reçues!  APOCYNUM dans le coryza! Hé bien oui et cette indication est malheureusement tombée en désuétude. Le médicament ressemble beaucoup à NUX-VOMICA et d’autres médicaments frileux dans cette indication. Ce qui frappe dans le rhume débutant qui nécessite APOCYNUM c’est la grande sécheresse des muqueuses nasales avec la très grande frilosité. Ceci n’est rien d’autre finalement que la représentation locale de la diminution générale des excrétions du médicament, d’où son usage classique dans l’oligurie, l’ascite, etc. A vous maintenant de l’essayer. EB.

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